• La Cour suprême a tranché. Karim Wade et ses trois coaccusés n’auront pas droit à un second procès. Le 20 août, la haute juridiction a rejeté l’ensemble des moyens de cassation invoqués par les avocats du fils de l’ancien président sénégalais. Considérant Karim Wade comme un prisonnier politique, ses supporters sont décidés à accentuer la pression sur le président Macky Sall, qu’ils accusent de chercher à évincer un possible rival à la prochaine présidentielle. À la veille de sa condamnation, en mars, le fils d’Abdoulaye Wade avait en effet été désigné candidat officiel du parti lors d’une primaire sans véritable concurrent.

  • Le torchon continue à bruler entre le Rwanda et le Burundi, cette fois-ci Kigali accusant les autorités burundaises d’avoir arrêté une trentaine de ses ressortissants à la frontière entre les deux pays et de les avoir conduit vers des destinations inconnues. Le gouvernement rwandais s’est adressé au Burundi, par le biais de l’ambassade du Rwanda à Bujumbura et du ministère burundais des Affaires étrangères, pour protester contre cette arrestation. La chef de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikiwabo, qui donne cette précision sur son compte Twitter, affirme que sur la note verbale adressée à Bujumbura figurait une trentaine de noms de Rwandais, ainsi que les circonstances de leurs arrestations.

  • La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monusco) a annoncé qu'elle cesserait en septembre de nourrir près de 7 000 ex-rebelles congolais et étrangers, expliquant qu'elle manquait de fonds et que Kinshasa devait prendre le relais. Une source à la Monusco a précisé que le chiffre de 6.800 évoqué comptaient "sûrement" les femmes et les enfants cantonnés avec les ex-rebelles, mais elle n'a pas pu préciser quel pourcentage ils représentaient. La Monusco gère un programme de désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation des rebelles étrangers. La gestion des camps d'ex-combattants, congolais ou non, revient à la Rdc, et la Monusco apporte une aide alimentaire et logistique. La Monusco reste une des plus grandes missions onusienne au monde avec quelque 20 000 hommes et un budget annuel de 1,4 milliard de dollars.

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  • L’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est (Eala) a demandé aux politiciens kenyans de s’abstenir d’entretenir une guerre économique avec l’Ouganda, avertissant que cela affecterait négativement l’intégration entre leurs deux pays.?Les députés de l’Eala ont réagi à la polémique notée au Kenya à propos d’un accord bilatéral signé la semaine dernière autorisant l’Ouganda à exporter du sucre vers le marché kényan. La polémique entretenue par l’opposition kényane au sujet de cette affaire pourrait créer une tension inutile et impacter négativement sur les relations commerciales entre les deux pays. L’accord signé lors de la visite de trois jours du président Uhuru Kenyatta à Kampala a débouché sur l’exportation du sucre bon marché ougandais au Kenya, alors que Nairobi approvisionnera aussi Kampala en lait et produits à base de viande bovine. Le leader de l’opposition kényane, Raila Odinga a cependant exhorté ses partisans à boycotter le sucre importé d’Ouganda. Il a fait valoir que l’importation du sucre ougandais allait certainement tuer l’industrie sucrière déjà en difficulté au Kenya.

  • Pour la première fois, les autorités marocaines ont autorisé une organisation sahraouie de défense des droits humains, l’Association sahraouie des victimes des violations graves des Droits de l’homme commises par l’État du Maroc (Asvdh), à s’enregistrer légalement, a indiqué, lundi 24 août, Human Rights Watch. Une annonce qui survient dix ans après que cette organisation du Sahara occidental, connue pour être très critique envers le gouvernement, a déposé sa demande, et neuf ans après qu’un tribunal a jugé que le gouvernement l’avait illégalement empêchée de s’enregistrer.

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  • La légende de la musique africaine Salif Keita appelle à la protection des personnes atteintes d'albinisme, alors que la Tanzanie prépare les élections générales d'octobre dans un climat de peur face à la montée des attaques de sorcellerie visant des albinos. "Il est complètement inacceptable que des êtres humains en sacrifient d'autres, c'est le produit de l'ignorance", a déclaré le musicien malien, lui-même albinos. Pas moins de 76 albinos ont été tués depuis 2000, leurs membres pouvant être revendus pour des pratiques occultes aux alentours de 600 dollars (530 euros) et leurs corps entiers atteignant 75 000 dollars (66 150 euros), d'après des experts des Nations Unies. ?Ils sont des dizaines à avoir survécu après avoir été attaqués et amputés vivants. Salif Keita espère qu'en prenant la parole et en continuant à jouer sa musique, acclamée dans le monde entier, il pourrait aider à mettre un terme à ces attaques, dont les victimes sont souvent des enfants.

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  • La Cour d’assises des Comorres, comptant cinq dossiers entre ses mains, attend toujours la convocation d’une session. Selon le procureur général, ces affaires sont bouclées depuis longtemps, mais faute de moyens, la convocation de cette juridiction n’est plus possible. Ce blocage a de lourdes conséquences car il pèse sur les droits des personnes placées en détention provisoire dans ces dossiers criminels. Selon le procureur général, parmi ces dossiers criminels, «des détentions provisoires ont été prononcées, il y a deux ou trois ans. Ces gens se trouvent en prison et attendent le jour de leur jugement. Ces détentions prolongées constituent une violation flagrante des droits des détenus».

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  • Les Etats-Unis sont en train d’envisager de retirer le Burundi de la liste des pays sub-sahariens qui bénéficient du programme Agoa. Ce programme soutient l'économie des pays africains en leur facilitant l'accès au marché américain. C’est ce qu’a annoncé, la sous-secrétaire d'Etat aux Affaires africaines. Dénonçant les «efforts continus du président Pierre Nkurunziza pour violer l’accord d’Arusha et briguer un troisième mandat», Washington menace les autorités burundaises de sortir le pays du programme African Growth and Opportunity Act (Agoa). C’est la deuxième fois que les Etats Unis tentent d’exclure le Burundi de ce programme. Lors de la dernière présidentielle, le gouvernement américain avait déjà décidé de suspendre son assistance technique à la Commission électorale burundaise. L’Agoa a été renouvelé pour dix ans, le 29 juin dernier, par Barack Obama.

  • L'usage de la torture et autres mauvais traitements contre des membres de l'opposition politique, ou supposés tels, semble se répandre et s'aggraver au Burundi depuis qu'a éclaté fin avril un mouvement de contestation contre le 3e mandat du président Nkurunziza, finalement réélu le 21 juillet, écrit l'organisation de défense des droits de l'Homme. Selon les témoignages recueillis par Amnesty International (Ai) dans un rapport intitulé « Dites-moi juste ce que je dois avouer », tant la police que le Service national de renseignement multiplient les tortures : les détenus sont frappés avec des câbles électriques, matraques, barres de fer, violemment piétinés, menacés de mort ou font l'objet de simulacre d'exécution.

  • En Afrique du Sud, la Commission sud-africaine des droits de l'homme a rendu un rapport sur la criminalité qui vise les fermiers. Depuis le début de l'année, au moins 148 attaques de fermes ont été répertoriées dans le pays, et 33 fermiers sont morts assassinés. Mais contrairement aux idées reçues, les fermiers noirs sont aussi vulnérables que les fermiers blancs. Selon la Commission sud-africaine des Droits de l'homme, «les meurtres brutaux de fermiers» restent trop souvent impunis alors qu'ils fragilisent gravement la communauté agricole. Dans son rapport, la Commission sud-africaine des Droits de l'homme constate en revanche que les crimes de fermiers n'ont pas de motivations raciales, contrairement aux stéréotypes très répandus en Afrique du Sud.http://rfi.my/1O2YMeK

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  • Cela fait des semaines que la chef de la police sud africaine est dans la tourmente. Depuis que les conclusions de la Commission d'enquête sur le drame de Marikana ont été rendues publiques. Mise en cause dans ce rapport, Riah Phiyega est désormais visée par une enquête officielle, sur son aptitude à occuper son poste. Pour l'heure, la présidence n'a pas indiqué si elle sera suspendue le temps que durera cette investigation. Il y a quelques semaines, Riah Phiyega a transmis un argumentaire écrit à Jacob Zuma, pour défendre ses compétences mais sa position est de plus en plus fragile.

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  • Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a commémoré lundi 24 août le quatrième anniversaire de l'attaque de Boko Haram contre le siège des Nations unies à Abuja. Un attentat qui avait fait 21 morts. Le personnel de l'Onu en mission en Afrique est régulièrement la cible d'attaques. Actuellement, les Nations unies mènent neuf missions de maintien de la paix sur le continent africain. Ce sont les Casques bleus de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali où quelque 9 000 militaires de l'ONU sont déployés, qui paient le plus lourd tribut. Bilan.

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  • En République centrafricaine, les affrontements intercommunautaires se poursuivent à Bambari, dans le centre du pays. La mort d'un jeune musulman à une trentaine de kilomètres de la ville, jeudi 20 août, a mis le feu aux poudres. Des jeunes musulmans s'en étaient pris à des populations chrétiennes. Ces premiers combats avaient fait plusieurs morts et une dizaine de blessés. Des heurts ont à nouveau éclaté, dimanche 23 août, faisant de nouvelles victimes. Du côté des Ong, on s’appuie habituellement sur les chiffres donnés par le Comité international de la Croix-Rouge, mais l’organisation ne travaille plus sur le terrain depuis qu’un de leurs membres a été poignardé. Par conséquent, elle ne donne plus de bilan.

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  • L’ex-conseiller à la sécurité nationale du Nigeria, Sambo Dasuki, a été accusé de possession illégale d’armes à feu, a annoncé, lundi 24 juillet, le Département de la sécurité d’Etat (Dss), qui réfute toute chasse aux sorcières contre des responsables du régime précédent. Le Dss avait déclaré en juillet que ses agents avaient découvert de nombreuses armes lors de perquisitions simultanées effectués dans trois des propriétés de Sambo Dasuki dans sa ville natale de Sokoto (nord) et dans la capitale Abuja. Selon un communiqué de la Dss, les perquisitions étaient "basées sur des informations crédibles" liant l’ancien conseiller à des "actes susceptibles de porter atteinte à la sécurité nationale". Il a été "inculpé au tribunal sur la base de preuves obtenues jusqu’ici qui se rapportent à la possession d’armes à feu sans permis", précise le communiqué.

  • Plusieurs hommes d’affaires ont été arrêtés pour leur implication présumée dans l’assassinat d’un enfant de 5 ans. Le corps de la victime a été découvert le 3 août dernier à Dschang, dans l’ouest du Cameroun. Un des auteurs présumés a avoué à la police que le meurtre de l’enfant « était conforme à un rituel dont faisaient partie une vingtaine d’homme d’affaires ». La police a affirmé avoir des éléments accablants qui ont permis d’interpeller et de placer en garde à vue ces hommes d’affaires. Les enlèvements d’enfants, les mutilations de cadavres et les trafics d’organes sont en recrudescence au Cameroun, dans le cadre de pratiques rituelles à des fins d’obtention de pouvoir ou d’enrichissement.

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  • Le gouvernement camerounais a décidé de recenser toutes les cartes Sim en circulation sur le territoire pour renforcer les mesures de lutte contre Boko Haram. L'ensemble des opérateurs de téléphonie mobile a jusqu'à la fin du mois d'août pour répertorier et enregistrer leurs clients. Au Cameroun, environ 18 millions de puces sont en circulation sur une population d’environ 22 millions d’habitants. Un client peut acheter jusqu’à dix cartes Sim auprès des vendeurs de rues, sur présentation d’une carte d’identité, sans que celle-ci soit enregistrée ni que son numéro soit associé aux puces. Une pratique que le gouvernement camerounais s’est engagé à interdire.

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  • Suite aux attentats qui ont frappé Maroua et Fotokol depuis la mi-juillet, les autorités camerounaises ont annoncé un renforcement de la sécurité, notamment dans le nord du pays. Le point sur les principales dispositions…

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  • Condamné à vingt ans de prison pour assassinat, le commandant Anselme Séka Yapo s'est pourvu en cassation. La Cour de cassation examinera son dossier en novembre prochain. Le 4 août dernier, le tribunal militaire d’Abidjan avait condamné le commandant Anselme Séka Yapo, ex-aide de camp de Simone Gbagbo, à 20 ans de prison pour «assassinat» durant la crise post-électorale de 2010-2011. Celui que l’on surnomme «Séka Séka» a été reconnu coupable, après deux mois de procès, d’avoir assassiné le chauffeur de l’ancien ministre chargé des Droits de l’homme et actuel porte-parole du Rassemblement des républicains, Joël N’Guessan, appelé comme témoin. Il a également été radié du corps de la gendarmerie.

  • Le Burundi tourne au casse-tête pour Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Onu, dont les envoyés spéciaux sont l'un après l'autre récusés. Après l’Algérien Saïd Djinnit, qui, en juin, a essuyé les foudres de l’opposition avant de jeter l’éponge, le Sénégalais Abdoulaye Bathily (par ailleurs représentant de Ban Ki-moon en Afrique centrale) a, début juillet, affronté la vindicte du Cndd-Fdd, le parti au pouvoir. Le secrétaire général s’interroge donc sur l’opportunité de lui trouver un remplaçant, même si le nom du Marocain Jamal Benomar, envoyé spécial pour le Yémen jusqu’au mois d’avril, est parfois avancé. Le problème est que le gouvernement burundais (qui n’a pas officiellement récusé Bathily) paraît peu enclin à la conciliation.

  • L'accord de paix d'Alger pour le Nord du Mali est entré dans sa phase d’application. Mais plus d'un mois après la signature du texte à Bamako, certains groupes armés retardent la formation du comité de suivi, mettant en péril l'ensemble du processus. Explications.