• Des attaques de fermes par dizaines, une trentaine de fermiers assassinés sauvagement. Le rapport rendu le 23 août 2015 par la Commission sud-africaine des Droits de l’Homme donne froid dans le dos. Il dénonce des meurtres brutaux qui restent impunis et fragilisent la communauté agricole. Le sujet fait polémique depuis que la commission sud-africaine des Droits de l’homme a rendu son rapport le 23 août 2015. La commission a répertorié au moins 144 attaques de fermes depuis début 2015. Des attaques violentes qui se sont soldées par l’assassinat de 33 fermiers.? ?Le rapport note que contrairement aux idées reçues, les fermiers noirs sont aussi vulnérables que les fermiers blancs.

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  • Il faut s’attendre à un nouvel avis du Groupe de travail du Conseil des Droits de l’homme, qui avait déclaré la détention de Karim Wade arbitraire. L’Etat du Sénégal, à travers ses avocats, a exposé sa version de l’affaire devant cet organe et obtenu la promesse d’une seconde lecture de la plainte de l’ancien ministre d’Etat, condamné à six ans de prison pour enrichissement illicite. Les conseils dépêchés en Suisse pour cette cause ont déclaré hier que «le groupe de travail a promis de réexaminer le dossier du Sénégal».

  • Faustin Facho Balaam, vétérinaire, chef traditionnel de Canton actuellement en exil en France, a témoigné au procès de Hissein Habré pour décrire ce dernier comme le principal responsable de la guerre qui a éclaté entre le Gouvernement d’union nationale du Tchad (Gunt) et les Forces armées nationales du Tchad (Fant). Il reproche à Habré d‘avoir torpillé les accords de Lagos qui prévoyaient une unification du pays avec le soutien de la France et des Etats-Unis. Témoignage…

  • Sous le régime de l'ex-président Hissène Habré (1982-1990), la faim tuait bien plus que la torture dans les prisons tchadiennes, a affirmé vendredi 11 septembre, un ancien responsable d'Amnesty International, devant le tribunal spécial qui juge l'ex-dirigeant à Dakar. La plupart des morts n’était pas liées aux «tortures mais à ce qu’on a appelé la diète noire, la privation de nourriture mais aussi de boissons et de manque de soins médicaux», a-t-il affirmé. «La nourriture était en quantité tellement petite que le prisonnier en mourrait», a-t-il précisé. Amnesty International a d’ailleurs publié plusieurs rapports sur le Tchad pendant que Habré était au pouvoir et l’ancien employé de l’organisation a détaillé plusieurs formes de tortures pratiquées à l’époque.

  • L’enquête de personnalité est habituellement un acte très important dans un procès d’assises. Mais celle sur Hissène Habré a déçu. L’expert, Mme Diop, a en effet rencontré de grandes difficultés. « Pendant toute la durée de l'enquête, pendant les trois mois, nous n'avons pas pu parler à M. Hissène Habré, et encore moins le voir. Donc, ça a été la première grande difficulté », a-t-elle expliqué à la cour. La famille d’Hissène Habré a également refusé toute question.

  • La première semaine du procès Habré se termine, après cinq journées intenses marquées par le coup de colère du prévenu lundi 7 septembre. Un prévenu qui a ensuite décidé de se murer dans le silence, alors que les experts s'efforçaient de dresser son portrait. Pour les avocats commis d'office qui défendent Hissène Habré, le fait marquant de cette première semaine aura été la violence déployée pour faire comparaître le prévenu. « Le procès a été ouvert de façon très brutale, explique Me Mbaye Sène, avec la comparution forcée de l’accusé». La cour a, de son côté, pris ses responsabilités en signant une ordonnance qui oblige Hissène Habré à assister à son procès jusqu'au verdict. Une ordonnance saluée par les victimes et leurs avocats.

  • Les ressortissants du Mali et du Cameroun doivent désormais se munir d'un visa d'entrée dans chaque pays, ce qui n'était pas le cas depuis 1964, année de sa suppression, du temps des anciens présidents Modibo Keita et Amadou Ahidjo pour le Cameroun. Les porteurs d'un passeport diplomatique ou de service ainsi que certaines catégories professionnelles comme les sportifs sont exonérés de visas. Le ministre camerounais des relations extérieures Pierre Moukoko Mbodjo en expliquant le contexte de cette signature a indiqué que c'est dans le cadre d'un ajustement, notamment dans des engagements vis-à-vis de la Cemac, mais aussi au regard du contexte sécuritaire.

  • Installé dans le Parc Uhuru à Nairobi, le monument qui rend hommage au Mau Mau a été financé à hauteur de 124 000 euros par le gouvernement britannique, qui a présenté des excuses pour les crimes commis sous la colonisation. Il montre une femme donnant de la nourriture à un combattant Mau Mau. Les deux personnages ont le visage détourné l'un de l'autre, comme ce fut la coutume pendant l'insurrection, de sorte qu'ils ne pouvaient pas s’identifier au cas où ils seraient capturés par les autorités britanniques. La répression coloniale a été très violente face au soulèvement des Mau Mau qui revendiquait au nom du peuple Kikuyu les terres fertiles possédées par les colons blancs et auxquelles les Kényans n'avaient pas accès.

  • A Libreville, il ne fait pas bon être identifié comme «étranger», et avoir un certificat de nationalité ou être né dans le pays ne protège pas toujours de la vindicte populaire. Enquête sur un malaise…

  • Troisième grand groupe de migrants, avec les Syriens et les Afghans, à tenter de rejoindre l’Europe, les Érythréens ont de multiples raisons de chercher à quitter leur pays, soumis depuis 22 ans au régime dictatorial du président Issayas Aferworki. «On veut partir ! N’importe où, mais partir !», lancent de jeunes Érythréens qui tuent le temps sous une toile de tente dans le camp de réfugiés d’Hitsats, en Ethiopie, à quelques kilomètres de la frontière érythréenne. Le nombre de jeunes en uniforme en atteste : une des causes principales du départ est le service militaire obligatoire, officiellement de dix-huit mois, mais qui peut durer des décennies. Et en fait de service militaire, les jeunes sont souvent employés aux tâches les plus ingrates par l’Etat, sans salaire.

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  • Il a 10 ans mais en paraît à peine 7. Au milieu de ses amis qui se bousculent dans la cour de récréation, sous le crachin, l’enfant bafouille, une fois passé les premiers rires. Pourquoi a-t-il franchi la frontière ? Pour faire comme les autres, ceux qu’ils voyaient s’en aller. Il vit dans la région. A ses yeux, la frontière n’est une rivière qu’on traverse. Ses parents ? Ils sont restés en Erythrée. Le petit gaillard est coincé. Les processus de rapatriement, autrefois assurés par le Comité international de la Croix-Rouge, sont grippés depuis 2009. Dans le centre pour enfants d’Endabaguna, dans le nord de l’Ethiopie, 172 mineurs de 6 à 17 ans attendent qu’on statue sur leur sort.

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  • Les casques bleus de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) ont instauré une "zone désarmée" à Bambari, fief des rebelles musulmans de la Séléka en lutte contre les milices chrétiennes "anti-balaka". Les combats ont repris dans cette localité située dans le centre du pays lorsque des miliciens ont décapité un jeune musulman de 19 ans, affirmant agir en représailles à des exactions de la Séléka. La guerre entre milices chrétiennes et rebelles musulmans a fait plusieurs milliers de morts et plus de 800.000 déplacés depuis la brève prise du pouvoir par les combattants de la Séléka en 2013.

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  • Des hommes lourdement armés présentés comme des Peuls appartenant d'une part, à l'ancien chef rebelle tchadien Baba Laddé et, d'autre part venant d'ailleurs, ont multiplié leur présence dans plusieurs villages de la sous préfecture de Batangafo (nord de la République Centrafricaine). Selon les habitants de Batangafo, cela fait plusieurs semaines que ces hommes armés règnent en maîtres dans les champs des villageois. Cette situation a poussé les villageois à abandonner leurs parcelles pour se réfugier à Batangafo-centre où ils vivent dans des conditions difficiles.

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  • L’opposant burundais Patrice Gahungu, porte-parole de l’Union pour la paix et la démocratie (Upd), a été assassiné par balles à Bujumbura, alors qu’il rentrait chez lui. Il a été assassiné par des hommes armés encore non identifiés. Les tueurs utilisent visiblement les mêmes procédés depuis que les assassinats de responsables politiques se sont multipliés, suite à réélection à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. En moins de deux mois en effet, il s’agit du quatrième assassinat ciblé d’un membre de l’opposition au Burundi.

  • La Cour pénale internationale a demandé à l'Afrique du Sud d'expliquer pourquoi elle n'avait pas fait arrêter Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide et crimes de guerre, à l'occasion du sommet de l'Union africaine, à la mi-juin. L’Afrique du Sud doit remettre aux juges de la Cpi, au plus tard le 5 octobre, «ses vues sur les événements entourant la présence d’Omar el-Béchir au sommet de l’Union africaine à Johannesburg les 13, 14 et 15 juin 2015».

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  • Depuis quelques jours, la question d’une menace de rapatriement qui planerait sur 199 Togolais réfugiés au Nigeria, se pose avec acuité dans la presse togolaise. A en croire le chef de la diplomatie togolaise, cette affaire d’expulsion des Togolais du Nigéria n’est pas la première. Cependant, le gouvernement fait des pieds et des mains pour leur venir en aide. Le gouvernement a mis en place les moyens de transports pour les ramener à Lomé et une fois arrivée, ils seront été pris en charge par le ministère de l’Action sociale. Selon les informations, ces Togolais auraient quitté le Bénin où ils étaient depuis 2005 pour des raisons liées à l’élection présidentielle de cette année.

  • Le président zimbabwéen Robert Mugabe a signé la nouvelle loi interdisant les licenciements massifs qui ont touché les entreprises publiques et privées du pays à la suite d'une décision de la Cour Suprême. Les syndicats estiment qu'au moins 30 000 emplois ont été supprimés depuis la décision de la Cour Suprême qui a rendu en juillet un arrêt autorisant les employeurs à renvoyer des salariés, à condition de leur donner un préavis de trois mois. Plusieurs entreprises en proie à de profondes difficultés financières en ont profité pour dégraisser, et parmi elles la radio-télévision nationale Zimbabwe Broadcasting Corporation, qui a licencié 300 personnes, ou encore l'opérateur téléphonique Econet. La municipalité de la capitale Harare avait elle licencié 3.000 employés pour alléger sa masse salariale.

  • L’ancien président du Tchad, Hissein Habré, dont le procès pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et de torture, reprend le 7 septembre, a éconduit ses nouveaux avocats, Mes Mbaye Sène, Mounir Balal et Abdou Gningue, commis par les Chambres africaines extraordinaires (Cae) pour sa défense, prétextant qu’il ne les connaît pas. Ouvert le 20 juillet, le procès de l’ex-président tchadien afin de permettre à ses avocats commis d’office de préparer sa défense. Au premier comme au deuxième jour du procès, Hissein Habré, au pouvoir entre 1982 et 1990, avait été conduit de force devant la Cour d’assises des Cae. Hissène Habré, 72 ans, refuse aussi de reconnaître les Chambres africaines extraordinaires, une juridiction créée en 2013 par le Sénégal et l’Union africaine pour le juger.

  • Outel Bono est assassiné à Paris par un tueur professionnel, rue de la Roquette, alors qu’il montait dans sa voiture, le 26 août 1973. Il était à Paris pour annoncer la naissance du Mouvement démocratique de rénovation tchadienne (Mdrt). L'homme était donc connu pour être un opposant politique au régime du président François Tombalbaye, qui a dirigé le Tchad de 1960 à 1975, avec le soutien de la France. Après ses études à Toulouse, ce médecin rentre au pays en 1972 et avec quelques amis, il dénonce les dérives autoritaristes du pouvoir en place : parti unique, arrestation des opposants, culte de la personnalité. Il est incarcéré à plusieurs reprises. Persécuté par le régime, il s’exile en France en 1972. Un grand flou entoure cette affaire et l'auteur de l'assassinat.

  • Le gouvernement sierra léonais a offert 1 000 dollars de récompense pour toute information pouvant mener à l’arrestation d’un gang suspecté d’avoir violé et tué une jeune fille. Le corps d’Hannah, une adolescente prostituée a été retrouvé la semaine dernière sur une plage de la capitale Freetown, avec du sable fourrée sans la bouche. Une veillée a été tenue jeudi 27 août afin de lui rendre hommage et des activistes des Droits des femmes, les parents de la jeune fille ainsi que des représentants de l’Onu étaient présents. Une campagne en ligne a été lancée et le ministre de la Parité, Moijueh Kaikai, très émue, a déclaré que l’affaire était en discussion en Conseil des ministres. Personne n’a été arrêté pour le meurtre. Les activistes ont rappelé que le viol avait été utilisé comme arme pendant la guerre civile du pays.