• La condamnation à mort, par un tribunal de Tripoli, de Baghdadi al-Mahmoudi, suscite un début de controverse à Tunis. L'ancien Premier ministre de Mouammar Kadhafi y avait été détenu avant d'être extradé en Libye dans des conditions peu glorieuses. Tous s’attendaient à cette sentence, prononcée mardi 28 juillet par un tribunal de Tripoli. Baghdadi al-Mahmoudi peut-être même plus que les autres alors qu’il venait d’échapper à une tentative d’empoisonnement à la prison d’Al-Hadhba à Tripoli où il est détenu depuis 2012. Il faut dire que rien dans l’affaire de Baghdadi al-Mahmoudi n’a suivi un cours normal. Son dossier, alors qu’il est civil, a été joint à ceux des fils Kadhafi et de plusieurs anciens hauts responsables sécuritaires.

  • Le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa, facilitateur de la Communauté de développement d'Afrique australe (Sadc), se rendra au Lesotho pour faciliter la paix et la stabilité dans le royaume, a annoncé mercredi 29 juillet, son porte-parole, Ronnie Mamoepa. Au cours de sa visite prévue jeudi 5 août, M. Ramaphoesa informera les acteurs politiques clefs ainsi que les autres acteurs concernés des Termes de référence pour l'établissement de la Commission d'enquête de la Sadc sur les récents événements dans le pays. Le sommet des chefs d'Etat double Troïka de la Sadc, organisé le 3 juillet à Pretoria, a décidé d'établir une commission d'enquête indépendante sur les circonstances entourant la mort de l'ancien commandant de l'armée du Lesotho, Maaparankoe Mahao, et son déploiement avec effet immédiat. M. Mahao a été tué en juin après avoir été renvoyé par le Premier ministre Pakalitha Mosisili. Son décès a plongé le pays dans l'incertitude.

  • L’ancien chef d’état-major général des Forces armées de la Guinée-Bissau, José Zamora Induta, bénéficie d’une protection rapprochée assurée par l’Etat bissau-guinéen depuis son retour d’exil au Portugal. Des agents de sécurité surveillent désormais la résidence du général, une décision prise suite à une réunion du Conseil de sécurité nationale. Le gouvernement a aussi calmé les inquiétudes de la communauté internationale réitérant qu’il ne voyait aucune menace pour la sécurité de l’Etat tout en rappelant les efforts en cours pour consolider la paix en Guinée-Bissau. On rappelle que le contre amiral José Zamora Indura a décidé de retourner à Bissau après son exil au Portugal en 2012 suite au coup d’Etat militaire et après avoir été renversé et détenu par son adjoint d’alors le général Antonio Indjai.

  • Un Ghanéen de 36 ans a été condamné à 10 ans de prison ferme pour avoir tenté de tuer le Président Mahama. Le coupable qui répond au nom de Charles Antwi serait un déséquilibré mental. Détails…

  • Destination la Gambie où le président a fêté, il y a quelques jours, le 21ème anniversaire de son accession au pouvoir. A cette occasion, Yaya Jammeh a pris une décision historique : l'amnistie de dizaines de condamnés à la peine capitale ou à perpétuité pour trahison. Sont aussi concernés par cette soudaine mesure de clémence, mais sous certaines conditions, des Gambiens condamnés pour meurtre et des trafiquants de cannabis. Yaya Jammeh a aussi dans la foulée, libéré une douzaine de proches des participants à la tentative de coup d'Etat du 30 décembre dernier, qui étaient détenus sans jugement. Comment interpréter ces gestes du tout-puissant chef de l'Etat gambien qui a instauré un climat de peur sur son pays depuis des années ?

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  • Le président américain s'est entretenu lundi 27 juillet avec le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn. L’Ethiopie est un partenaire important des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme. La sécurité dans la région a donc occupé l'essentiel des entretiens. Barack Obama a notamment salué les efforts d'Addis Abeba contre les shebabs et a évoqué le cas préoccupant du Soudan du Sud.? Comme attendu, cette visite de Barack Obama a permis de mettre en lumière le rôle stratégique régional essentiel d'Addis Abeba. L'Ethiopie est par exemple en première ligne en Somalie pour lutter contre les islamistes shebabs. Avec 4 400 hommes, le pays est le premier contributeur de la force panafricaine de l'Amisom.

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  • Les députés proches de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré ont saisi le Conseil constitutionnel pour annuler la mise en accusation de l’ex-dirigeant pour "haute trahison", dénonçant une "chasse aux sorcières". Les députés du parlement intérimaire ont voté le 16 juillet la mise en accusation de M. Compaoré devant la Haute cour de justice pour "haute trahison" et "attentat à la Constitution". Neuf députés proches du camp de M. Compaoré ont "introduit un recours en anticonstitutionnalité" de cette décision, a déclaré Mathieu Somé, un responsable juridique du Congrès pour la démocratie et le progrès. Le parti a aussi introduit un recours contre les mises en accusation des membres de son gouvernement qui ont été faites par le Cnt pour "coups et blessures volontaires, assassinats et complicités de coup et blessures et d’assassinats".

  • Nouveau massacre du groupe islamiste Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria. Dix pêcheurs ont été égorgés par les insurgés près du Lac Tchad. L’attaque s’est produite la semaine dernière dans trois villages, sur les rives du lac Tchad, dans le nord-est du Nigeria en évitant d'utiliser des armes à feu pour ne pas attirer l'attention des soldats de Baga. A Bundaram, ils ont tué quatre personnes, puis à Fishdam, ils ont tué deux personnes, et à Kwatar Mali, ils ont tué quatre personnes, a indiqué le président du syndicat des pêcheurs de l'Etat de Borno, Abubakar Gamandi. Les habitants de Baga avaient repris leurs activités dans la région considérée comme débarrassée de Boko Haram. La secte islamiste a intensifié ses attaques depuis l'entrée en fonction fin mai du nouveau président nigérian Muhammadu Buhari, faisant plus de 800 morts en deux mois.

  • Plusieurs militants de l’opposition ont été interpellés àrLuanda pour «rébellion» et «attentat contre le président angolais Jose Eduardo dos Santos. Une dizaine d’activistes de plusieurs mouvements contestataires du régime angolais ont été arrêtés mercredi 29 juillet, lors d’une manifestation qui visait à réclamer la libération de 14 jeunes activistes dont le célèbre rappeur Luaty da Silva Beirão. Ils sont soupçonnés par les autorités de vouloir porter atteinte à la sécurité du pays. Ces militants s’opposeraient au régime du président José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 36 ans. Ils auraient récemment réclamé la démission du chef de l’État lors de rassemblements organisés dans la capitale, Luanda.

  • Onze pays africains réunis en sommet en Mauritanie, sur la Grande muraille verte, ont réclamé lundi 27 juillet, la levée des "sanctions" imposées au Soudan, sous le coup d'un embargo commercial américain et dont le président Omar el-Béchir fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale. Cette agence de la Grande muraille verte, qui vise à stopper l'avancée du désert du Sahara, comprend le Burkina Faso, Djibouti, l'Erythrée, l'Ethiopie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan et le Tchad. Le conflit qui fait rage depuis 2003 entre le gouvernement et des insurgés dans cette région a fait plus de 300.000 morts et déplacé 2,5 millions de personnes. Omar el-Béchir a quitté Nouakchott et la Mauritanie, ne faisant pas partie des pays africains signataire du traité instituant la Cpi, il n'y a pas été inquiété.

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  • Trente-huit personnes ont été arrêtées dans la région algérienne de Ghardaïa, en lien avec les affrontements intercommunautaires qui ont fait 22 morts. Les services de sécurité ont également saisi un fusil de chasse, des cocktails molotov et des dizaines d'armes blanches, selon des communiqués séparés de la police et de la gendarmerie. Les affrontements entre mozabites ibadites et arabes malékites ont cessé mercredi 29 juillet après une nuit de violences dans laquelle 22 personnes sont mortes, dont 19 dans la seule ville de Guerara. Pour la première fois depuis le début de la crise en décembre 2013, des armes à feu ont été utilisées, poussant le président Abdelaziz Bouteflika à confier à l'armée, en première ligne face aux groupes armés islamistes, de rétablir l'ordre dans la région.

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  • Un bateau commercial yéménite avec à son bord 216 personnes fuyant la guerre au Yémen est arrivé mercredi 29 juillet à Djibouti. Ces réfugiés, tous de nationalité yéménite et pour la plupart des femmes et des enfants, semblent en bonne santé. Les autorités djiboutiennes ont annoncé que le pays connaît depuis le 10 juillet 2015 une reprise de l'afflux des réfugiés yéménites. Par ailleurs, selon des informations relayées par les médias locaux, le gouvernement se préparerait même à un afflux massif de réfugiés en provenance du Yémen, alors que des informations prévoient l'intensification prochaine des hostilités dans les régions limitrophes du détroit de Bab-El Mandeb qui sépare les deux pays. Djibouti, qui partage une frontière maritime avec le Yémen, accueille sur son sol plusieurs milliers des réfugiés yéménites.

  • C’est l’un des Etats les plus fermés de la planète. Il est dirigé d’une main de fer par le président Issayas Afeworki depuis son indépendance, en 1993. Un journaliste et écrivain en exil dresse le portrait de son pays…

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  • L'implication de la Communauté de Médina Baye du Sénégal, est vivement souhaitée dans la résolution de la crise contre Boko Haram.Cette confrérie qui compte beaucoup de disciples au Nigéria est réputée dans son implication dans la recherche de la paix dans de nombreux conflits religieux voire ethniques en Afrique. La confrérie de Médina Baye du Sénégal est présente dans tous les Etats du Nigéria où elle compte beaucoup de disciples. Un atout qu'imams, érudits, universitaires, intellectuels veulent utiliser comme levier dans la recherche de la paix dans les zones menacées par la secte terroriste Boko Haram.

  • Dans un document 118 pages qu’elle a élaborée afin d’éclairer la lanterne de l’opinion, la cellule de communication mise en place par les proches et souteneurs de Hissène Habré a qualifié les Chambres africaines extraordinaires qui juge ce dernier d’institution agissant sous la dictée des bailleurs de fond.? «Le procès du Président Hissein Habré n’est pas celui d’un dossier africain, comme on a parfois pu le dire. Non ! Son procès est et sera le procès de la justice africaine, la justice de ceux qui, à l’échelle africaine et mondiale, massacrent, violent, torturent, corrompent, détruisent et pillent en toute impunité, dans le mépris total des populations et des droits des citoyens. Une justice sous ordre, sous le garrot des bailleurs de fonds, et dont le Président Hissein Habré n’est que le bouc émissaire jeté en pâture par l’opinion publique internationale», renseigne le document. Détails…

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  • La coalition nigéro-tchadienne qui combat la secte Boko Haram s’est retirée de la ville de Damasak au Nigeria. De sources sécuritaires, le retour des eaux du Lac Tchad et de la Komadougou Yobé ainsi que la saison pluvieuse ont rendu la zone difficile d'accès et impraticable pour les mouvements des troupes, et par conséquent périlleuse pour les militaires nigériens et tchadiens. Les forces de ces deux pays ont également attendu en vain l'arrivée des militaires nigérians à Damasak comme cela avait été convenu par les chefs d'Etats de la sous-région.

  • L’armée malienne a tué plusieurs jihadistes dans le sud du pays, limitrophe de la Côte d’Ivoire, et détruit leur principal camp situé dans une forêt qui jouxte la frontière, a affirmé jeudi 16 juillet un officier de l’armée malienne sur le terrain. Selon une autre source militaire malienne, "des armes, des munitions, des motos, ainsi que des documents stratégiques" ont été saisis dans le camp. Une source humanitaire sur place a précisé que deux militaires maliens avaient été blessés au cours des opérations. Bien que les jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette vaste région à la suite du lancement, en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, des zones entières échappent encore au contrôle des autorités maliennes comme des forces étrangères.

  • Selon un responsable éthiopien, une trentaine d'hommes armés auraient été tués en tentant d'entrer dans le pays. La police éthiopienne aurait également procédé à plusieurs arrestations. Les deux pays, séparés depuis 1994, entretiennent des relations houleuses qui s'étaient même matérialisées par une véritable guerre entre 1998 et 2000. Aujourd'hui, alors que l'Erythrée est au ban de la communauté internationale, l'Ethiopie est, à l'inverse, considérée comme un allié majeur des puissances occidentales.

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  • Les rebelles ougandais de la Lra (l'Armée de Résistance du Seigneur) de Joseph Kony ont mené plusieurs attaques ciblées contre les localités de Aza, Gbodjo, Malatcha, Ngoudja, Bangana en l'espace d'une semaine. Les populations sont replongées dans une nouvelle ère de terreur et de désolation après une longue période d’accalmie. ??Selon les informations, les attaques portent le mode opératoire de la Lra : incursion éclaire, pillage systématique des commerces, exaction sur les populations civiles, incendie des maisons et prise d'otages. Le sous-préfet de Bria, lance un Sos en direction des forces de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique (Minusca), basées dans la région afin de voler au secours de sa population en détresse.

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  • Après l’attaque meurtrière qui a fait 38 morts et presque autant de blessés à Sousse, le 26 juin, la Tunisie déclare la guerre au terrorisme. Le gouvernement a annoncé une série de mesures pour lutter plus efficacement contre le terrorisme. Parmi elles, une décision plutôt inattendue : la construction d’un mur de sable. Celui-ci s’étendra sur près de 220 kilomètres sur les 500 que compte la frontière entre la Tunisie et la Libye, du poste frontalier de Ras Jdir à de Dhiba. Le but ? Mieux contrôler le trafic frontalier de marchandises et d’individus. Les autorités tunisiennes veulent empêcher l’entrée d’armes, mais également éviter aux Tunisiens de traverser la frontière pour aller s’entraîner dans des camps jihadistes en Libye. Car, comme les deux assaillants du musée du Bardo, Seifeddine Rezgui, le responsable de l’attaque de Sousse s’est formé au maniement des armes en Libye.