• Au fil des jours la liste des présidents africains "anti Cpi" s'agrandit. Après les diatribes du Premier ministre éthipien, des présidents guinéen et rwandais, c'est au tour du président équato-guinéen de s'en prendre à son tour à la cour pénale internationale. Mais là où le président Alpha Condé et le président Paul Kagamé critiquaient simplement la Cpi Téodoro Obiang demande aux pays membres de se retirer purement et simplement de la Cpi. Il a ensuite rappelé que la Guinée équatoriale n'était pas membre de la Cour pénale internationale, et qu'il n'avait jamais été d'accord avec les pratiques de la Cpi.

  • La Cour d'appel de Paris a débouté le président équato-guinéen de ses poursuites en diffamation contre le Comité catholique contre la faim et pour le développement. Aucun membre de l'ambassade, pas d'avocats. Pourtant à l'origine de la procédure, la présidence équato-guinnéène n'a pas pris la peine d'être représentée au tribunal. En 2009, dans le rapport qui a entrainé les poursuites judiciaires, le Ccfd accusait le clan Obiang d'avoir détourné entre 500 et 700 millions de dollars. L'un des auteurs, Jean Merckaert estime que le rôle des ONG est de mettre les hauts responsables de la Guinée Equatoriale face à leurs responsabilités.

  • Dans son opération de séduction auprès des entrepreneurs espagnols, le ministre équato-guinéen, Agapito Mba Mokuy, a confié que les Espagnols venant en Guinée n'auront bientôt plus besoin de visas. En Guinée équatoriale, les citoyens des Etats-Unis, généralement des entrepreneurs et des travailleurs du secteur pétrolier n’ont pas besoin de visa pour entrer dans le pays. Une telle mesure élargie aux ressortissants espagnols fera certainement réagir les voisins de la sous-région, notamment les Gabonais et les Camerounais, qui doivent encore s'acquitter de formalités complexes et du paiement de sommes importantes pour obtenir le précieux sésame,...

  • Contributor | Gouvernance

    La Guinée équatoriale a saisi la Cour internationale de justice dans l'affaire des biens mal acquis qui concerne les patrimoines de dirigeants africains en France. La requête de Malabo vise à faire cesser les poursuites engagées par la justice française contre Teodorin Nguema, fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema. Des juges d'instruction français tentent de faire toute la lumière sur l'acquisition, par trois chefs d'Etat africains, de somptueux biens immobiliers en France. Son hôtel particulier parisien, estimé à quelque 500 millions d'euros, avait alors été saisi à Paris.

  • Contributor | Gouvernance

    La Guinée équatoriale ne digère pas l'affaire des "biens mal acquis". Et menace Paris de représailles diplomatiques et commerciales. Le 19 avril, dans un discours fleuve, le chef de l'État est allé jusqu'à accuser l'Europe de vouloir recoloniser l'Afrique. Enfin, il y a le discours rassurant qu'il tient à ses partenaires économiques. El Presidente a fait passer des consignes pour que ses compatriotes ne s'en prennent ni aux ressortissants de l'Hexagone ni à leurs sociétés. Il arrive que quelques fonctionnaires zélés compliquent leurs démarches administratives, mais rien de vraiment alarmant. Une seule manifestation, très encadrée, a vu 2 000 personnes se rendre devant l'ambassade de France pour demander des explications.

  • Teodoro Nguema Obiang, ministre des Forêts et de l’agriculture de Guinée équatoriale est accusé de corruption et de détournements de fonds publics. Ce qui choque les auteurs de l’enquête, c’est non seulement que ces faits sont avérés, mais le plus grave c’est qu’il réussit toujours à se voir délivrer un visa d’entrée aux Etats-Unis malgré les restrictions qui sont en principe sensées être appliquées à tous ceux qui auraient des liens directs ou indirects avec la corruption, ceci conformément à une loi signée en 2004 par le président George W. Bush et renforcée par une autre votée par le Congrès américain en 2007.