• L'UE soutient M.Ouattara et veut le départ de M. Gbagbo, tandis que la CEDEAO et l'UA se sont efforcées de présenter un front unifié sur le sujet de la Côte d'Ivoire, l'UE a continué a soutenir M. Ouattara et à encourager l'isolement de M. Gbagbo. La liste des cibles des sanctions ne cesse de s'allonger, mais une terrible confusion règne quant aux implications de ces sanctions. Etant donné le peu de progrès des efforts de médiation et le maintien des solutions militaires comme option de réserve, les sanctions européennes semblent suivre de plus en plus les stratégies économiques soutenues par MM. Ouattara et Soro.

  • Ce que l’on craignait- la reprise de la guerre civile en Côte-d’Ivoire - est-il en train d’arriver, alors que la communauté internationale a les yeux tournés vers la crise dans les pays arabes ? Cela y ressemblait fort : les combats entre armées rivales ont repris dans l’ouest du pays, à la frontière libérienne, et ceux d’Abobo, un quartier populaire d’Abidjan, qui se prolongent, provoquant un exode.

  • Contributor | Gouvernance

    De plus en plus de voix s’élèvent à l’intérieur comme à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, au niveau des ivoiriens de la diaspora, pour que la nouvelle monnaie de la république de Côte d’Ivoire soit battue dans les plus brefs délais. Au moment où la signature de Laurent Gbagbo est mise en doute par l’UEMOA, ce dernier doit tenir compte des aspirations de son peuple. Car le complot international contre la Côte d’Ivoire est toujours aussi violent.

  • Contributor | Gouvernance

    Est-ce l’hallali pour le régime de Laurent Gbagbo avec la fermeture de certaines banques ? L’argument économique va jouer un rôle déterminant dans le dénouement de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. La BCEAO, la Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest, vient de durcir sa position à l’égard des banques qui ne respecteraient pas ses directives en soutenant les activités économiques et financières du gouvernement de Laurent Gbagbo. La question est de savoir comment les banques ivoiriennes, livrées au régime de Gbagbo, vont appliquer une telle mesure. D’autant que la représentation nationale de l’institut d’émission de la zone monétaire est désormais sous le contrôle militaire du gouvernement de Gbagbo. Que feront-elles si au moyen de la force, et contre leur gré, elles venaient à enfreindre la fatwa de la BCEAO ?

  • Contributor | Gouvernance

    Premier ministre d’Alassane Ouattara, le président reconnu par la Communauté internationale de la Côte d’Ivoire, Guillaume Soro a invité le 17 février son peuple à une révolution à la manière tunisienne ou égyptienne pour bouter dehors Laurent Gbagbo. Il soutient que son peuple n’a plus le temps d’attendre la mise en place des solutions du panel de l’Union africaine, même si l’initiative est à saluer. Il invite les jeunes et les citoyens à utiliser les téléphones portables et tous autres moyens de communication tout en invitant les militaires à refuser toute utilisation de la force contre les citoyens qui ont décidé de prendre la rue pour bouter Gbagbo dehors.

  • Contributor | Gouvernance

    L`Opération des Nations Unies en Côte d`Ivoire renforce sa capacité de frappe en se dotant de trois hélicoptères de combat et en maintenant sur place 500 soldats de la mission de l`Onu au Libéria. Ces éléments vont renforcer la « capacité de dissuasion » des forces onusiennes dans une crise ivoirienne où des convois UN sont mis à rude épreuve par une hostilité des manifestants qui réclament le « départ immédiat » de la force onusienne.

  • Les cinq chefs d'Etat du panel constitué par l'Union africaine (UA) plancheront ce week-end à Nouakchott en Mauritanie sur le dossier de la crise ivoirienne. Ils se rendront ensuite le lundi 21 février à Abidjan pour discuter avec Alassane Dramane Ouattara (ADO), le président élu, et Laurent Koudou Gbagbo, le président sortant. Ces mini-sommets de la dernière chance se tiennent toutefois dans un contexte de sérieux affaiblissement du camp Gbagbo. En effet, à tour de rôle, les banques internationales ferment leurs portes.

  • Après le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui a appelé le 10 février, à une résolution urgente de la crise en Côte d'Ivoire, qui "aggrave la situation humanitaire", c'est au tour de l`Organisation internationale pour les migrations (OIM) de tirer la sonnette d'alarme. Selon cette organisation, près de 82.000 personnes ont dû abandonner leur maison pour fuir les violences post-électorales en Côte d`Ivoire. Ces violences ont fait plus de 296 morts selon l’ONU. Quelque 42.000 sont restées à l`intérieur du pays et 34.500 ont fui au Liberia. Environ 2.585 autres se sont réfugiés au Mali, tandis que quelque 1.800 Guinéens sont retournés vivre dans leur pays. Un petit nombre d`Ivoiriens a aussi été enregistré au Burkina Faso, au Niger, au Bénin et au Togo.

  • Contributor | Gouvernance

    Le voyage avorté les 6 et 7 février dernier des trois députés français de l’UMP à Abidjan, voyage qui devait être utilisé comme caution politique par le camp du président sortant Laurent Gbagbo, appelle quelques réflexions : ces députés français représentaient-ils le peuple, le gouvernement et l’Etat français ? Cette Interrogation est d’autant plus opportune que l’argument justifiant ce voyage était de « porter un regard le plus objectif possible sur la situation ivoirienne ».

  • La décision prise par l’UEMOA (Union monétaire ouest-africaine) de fermer le robinet de la BCEAO à ses agences affecte au plus haut point le clan de l’actuel occupant du Palais présidentiel en Côte d’Ivoire. Certes Gbagbo a pu soutirer une importante somme d’argent dans les caisses de l’Agence Nationale et de ses succursales, mais cela ne peut couvrir ses nombreuses charges. «En décembre, Laurent Gbagbo a payé tout le monde. En janvier, il a retenu les salaires des enseignants et les pensions des retraités. Nous ne savons pas si c’est un retard. Nous devons observer de près comment cela évolue. (…). Il doit rencontrer d’énormes difficultés pour continuer à avoir des ressources financières», apprend-on à l’ONU.

  • Contributor | Gouvernance

    Le « Boulanger d'Abidjan » (surnom donné à Gbagbo en raison de son aptitude à rouler son monde dans la farine) cherche avant tout à ne pas s'aliéner le soutien de ses partisans, malgré la stratégie d'étranglement financier déployée par la communauté internationale. Pour payer les fonctionnaires et l'armée, il a besoin d'environ 70 milliards de francs CFA par mois (137 millions d'euros). Afin de ne pas voir ses réserves fondre trop vite, il a décidé de ne plus honorer le service de la dette extérieure.

  • Contributor | Gouvernance

    Le contrôle de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est le théâtre d’une âpre bataille en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara a annoncé le 26 janvier la fermeture des agences ivoiriennes de la banque ouest-africaine. Il réagit ainsi à la décision du président Gbagbo qui, le même jour, a ordonné par décret la réquisition des bureaux de la BCEAO après que la banque avait révoqué son accès aux comptes nationaux le 29 janvier. Ces développements surviennent après la démission forcée du gouverneur ivoirien de la BCEAO, Philippe-Henry Dacoury-Tabley, proche de Laurent Gbagbo et accusé d’avoir autorisé le décaissement de quelque 60 milliards de francs CFA (91,5 millions d’euros) en faveur de son régime.

  • Contributor | Gouvernance

    Les Forces nouvelles de Côte d’Ivoire (FNCI, ex-rébellion) récusent l’idée émise le 29 janvier par les leaders de l’Union africaine (UA), selon laquelle un panel de chefs d’Etat sera mis en place pour résoudre pacifiquement la crise en Côte d’Ivoire. Il s’agit des présidents d’Afrique du Sud, du Burkina, de la Tanzanie, de la Mauritanie. Les Forces nouvelles ont interpellé le président sud-africain, Jacob Zuma et l'Afrique du Sud pour "ne pas s'opposer, ni ruser avec la Démocratie en Afrique".

  • Contributor | Gouvernance

    La décision de Laurent Gbagbo de mettre fin à l’accréditation de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire a beau être considérée comme «nulle et de nul effet », par le gouvernement d’Alassane Ouattara, rival du chef d’Etat ivoirien sortant, autant que par Paris, elle risque de créer quelques désagréments aux voyageurs français. Des Français arrivés à l’aéroport d’Abidjan avec un « visa Coulibaly » — du nom du nouvel ambassadeur ivoirien en France favorable à Ouattara et reconnu par Paris — ont été refoulés à l’aéroport par des policiers qui les attendaient.

  • Contributor | Gouvernance

    Ce que tout le monde redoutait a fini par se produire le 28 janvier en Côte d’Ivoire. A la tête d`importants détachements des Forces de défense et de sécurité, le ministre de l`Economie et des Finances du gouvernement de Laurent Gbagbo a fait irruption dans les locaux de la Banque centrale d`Abidjan-Plateau où il a, sous la menace des armes, obligé deux responsables de la banque à lui ouvrir les portes du caveau afin d`accéder au coffre-fort. Le ministre de Gbagbo s`y est donc introduit pour faire l`état des lieux et se servir. L`acte que vient de poser Gbagbo est d`autant plus grave qu`il viole les principes fondateurs de la Bceao.

  • Contributor | Gouvernance

    Le procureur Luis Moreno Campo de la Cour Pénale Internationale a pris son bâton pour une démarrer une enquête sur les allegations de violences dirigées contre les forces onusiennes en Côte d’Ivoire avant de lancer des mandats d’arrêt internationaux. Un doute cependant demeure : comment Gbagbo réagirait-il face à cette présence du juge si ses hommes sont accusés ?

  • La Côte d’Ivoire ne doit pas devenir un nouveau Rwanda, un nouveau Congo des années 60 ou un Biafra du XXIème siècle ! Puisse cet appel guider de quelque sagesse l’ensemble des initiatives qui foisonnent au chevet d’une situation ivoirienne aux bords de l’explosion.

  • Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement du président sortant ivoirien Laurent Gbagbo "rejette la démission forcée" du gouverneur ivoirien de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'ouest (BCEAO), proche de M. Gbagbo, a déclaré hier le porte-parole de ce gouvernement. Il "rejette la démission forcée de l'Ivoirien Philippe-Henry Dacoury-Tabley, gouverneur de la BCAO", a ajouté le porte-parole dans une déclaration. "Le gouvernement de la République de Côte d'Ivoire appelle la population, les opérateurs économiques et financiers à la sérénité. Toutes les dispositions sont prises pour assurer le fonctionnement régulier du système bancaire ivoirien", a conclu le porte-parole.

  • Contributor | Gouvernance

    Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo hausse le ton. Il vient de retirer ses accréditations à l'ambassadeur de France, Jean-Marc Simon. Cette décision du président ivoirien sortant fait suite à l'accréditation par Paris d'un nouvel ambassadeur de Côte d'ivoire, Ali Coulibaly, nommé par Ouattara. Mais elle intervient alors que le camp Gbagbo vient de subir une nouvelle défaite sur le front diplomatique. Un sommet des chefs d'Etat de l'UEMOA a décidé samedi 22 janvier que le gouverneur de la BCEAO, Philippe-Henri Dacoury-Tabley, proche de Gbagbo devait démissionner. Ce qu'il a fait.

  • Le médiateur de l`Union africaine (UA) pour la crise ivoirienne, Raila Odinga, a une nouvelle fois quitté Abidjan le 19 janvier sur un constat d`échec, avant d`être "récusé" par le camp du président sortant Laurent Gbagbo, qui refuse toujours de céder le pouvoir. Le médiateur de l`UA "a failli à sa mission et nous ne sommes plus prêts à le recevoir ici en Côte d`Ivoire. Nous récusons M. Odinga", a déclaré le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Gbagbo. Alassane Ouattara semble auss avoir tourné la page de la médiation et souligne que l`intervention militaire ne saurait tarder.