• Charles Blé Goudé, chefs des Jeunes patriotes de Côte d’Ivoire, a lancé un appel à tous les jeunes de Côte d'Ivoire àse rendre dès le 21 mars à l'état-major pour se faire enrôler dans l'armée « afin de libérer la Côte d'Ivoire ». Les Forces de défense et de sécurité (FDS), fidèles au président sortant, affrontent depuis plusieurs semaines à Abidjan des insurgés favorables à Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale. Mais pour Blé Goudé, « ce n'est pas Ouattara qui mène la guerre, c'est l'ONU ».

  • Human Rigths Watch a publié un rapport sur la Côte d’Ivoire, détaillant l’horreur de la guerre civile qui embrase ce pays. Des crimes abominables venant surtout des éléments pro-Gbagbo, mais aussi du camp de Ouattara. Et ils se déroulent dans conditions et à une échelle telle que HRW parle de crimes contre l’humanité. Revue de l’horreur.

  • Le samedi 12 mars 2011, le Colonel Major à la retraite Dosso Adama a été arrêté à un barrage militaire au niveau de l'Ambassade des Etats-Unis à Abidjan par des éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), placées sous le commandement du gouvernement de Laurent Gbagbo. Depuis, ses proches sont sans aucune nouvelle de lui. Le Colonel Dosso s'avère en fait être la dernière victime collatérale d'une des dérives du conflit politique ivoirien qui semble désormais cibler une catégorie bien particulière de personnes qui se trouvent considérées, en raison de leur passé militaire, comme des menaces. Et ce, alors qu'ils n'aspirent généralement qu'à jouir d'une retraite bien méritée.

  • Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo s'est dit prêt, le 18 mars, à un "dialogue" avec son rival Alassane Ouattara et a appelé les combattants du camp adverse à "déposer les armes", au moment où l'escalade des violences fait craindre une guerre civile. Réagissant pour la première fois officiellement à la déclaration du sommet de l'Union africaine du 10 mars à Addis Abeba, qui avait confirmé l'élection de M. Ouattara comme président ivoirien lors du scrutin de novembre 2010, M. Gbagbo a dit "prendre acte des cadres de discussion proposés" par l'UA.

  • Les violences post-électorales en Côte d'Ivoire ont fait 18 morts durant la semaine écoulée, portant le bilan à 410 tués depuis fin 2010, a annoncé, le 17 mars, le porte-parole de la mission de l'ONU en Côte d'IvoireL. Le 16 mars, l'Onuci avait appelé à "mettre un terme immédiatement" à l'"escalade de la violence" dans le pays, en particulier à Abidjan, où la situation menace de dégénérer en guerre civile. A en croire l'organisation, "les risques sont importants de voir les affrontements s'étendre en très peu de temps à l'ensemble de la ville, avec des conséquences importantes sur la sécurité des civils".

  • Contributor | Gouvernance

    L’ancien président Sénégalais, actuellement secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, s’est montré très hostile à Laurent Gbagbo pour qui il souhaite que des mesures plus radicales soit prises, afin que ce dernier finisse devant la CPI. Des paroles au vitriol qui contrastent avec le personnage qu’il incarne. Nous vous proposons ici l’intégralité de cette interview dans laquelle il a abordé la situation critique du Japon après le tremblement de terre suivi par un violent Tsunami qui a cédé sa place à une menace nucléaire sérieuse, non seulement pour le Japon mais aussi pour le monde entier.

  • Des dizaines de milliers de réfugiés qui fuient les combats en Côte d'Ivoire continuent d'affluer dans l'est du Liberia, aggravant les difficultés de ravitaillement et faisant peser la menace d'une déstabilisation régionale. Les appels à l'aide rencontrent jusqu'ici peu d'écho, la situation en Côte d'Ivoire passant au second plan des préoccupations internationales en raison des crises au Japon et en Libye.

  • La Côte d’Ivoire est dans une impasse politique depuis l’annonce des résultats contestés du deuxième tour des élections présidentielles qui se sont déroulées en novembre 2010. Afin de comprendre l’impact de cette situation pour les femmes et les organisations des droit de la femme, l’Association for women rights in development (AWID) s’est entretenue avec deux femmes qui défendent les droits de la femme. Il s’agit de Mata Coulibaly, présidente de SOS Exclusion et de Honorine Sadia Vehi Toure, présidente de Générations femmes du troisième millénaire (GFM3) ainsi qu’avec une politicienne ivoirienne qui préfère garder l’anonymat et à laquelle nous avons donné le pseudonyme de Sophie.

  • Depuis le début de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, peu d’observateurs ont effectué une analyse des chiffres publiés par la Commission Electorale Indépendante et par le Conseil Constitutionnel. Cette analyse permet pourtant d'y voir beaucoup plus clair... Les chiffres de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et ceux du Conseil Constitutionnel (CC) sont identiques, à l’exception des sept départements où les votes ont été annulés. Mais au regard de tout cela, si les résultats du premier tour validés par le camp Gbagbo et le conseil constitutionnel sont corrects, Alassane Ouattara est in fine le vainqueur de la présidentielle 2010 en Côte d’Ivoire.

  • Le Conseil national de la presse (CNP), organe officiel de régulation de la presse écrite en Côte d’Ivoire, a annoncé le 12 mars avoir obtenu du ministère de l’Intérieur la « levée de saisie» des journaux proches d’Alassane Ouattara. Les activités de distribution de tous les journaux peuvent donc être reprises dès ce 14 mars. Le CNP, organe de régulation de la presse locale, s’est pengagé à poursuivre les négociations avec les autorités gouvernementales pour « éviter à l’avenir que de telles mesures pénalisent toute la presse nationale ».

  • Les forces fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, ont mené le 12 mars pendant plusieurs heures une offensive appuyée par des hélicoptères et blindés, dans le quartier d'Abobo, fief de son rival Alassane Ouattara et nid d'insurgés en plein Abidjan. Le camp Ouattara a dénoncé des "tueries aveugles" de "civils innocents", qualifiant l'opération, la première d'envergure depuis le début de la crise post-électorale fin novembre, d'"offensive du désespoir" du pouvoir. Quartier le plus peuplé d'Abidjan, ville dans la ville avec quelque 1,5 million d'habitants, Abobo est devenu l'épicentre de la crise, qui a fait près de 400 morts dans le pays selon l'ONU.

  • Le doute n’est plus permis : en Côte d’Ivoire, tous les indicateurs montrent qu’il y a bien une guerre civile. N’en déplaise à ceux qui continuent à manier les euphémismes, à commencer par la Communauté internationale, laquelle semble frappée de cécité et continuer à croire que l’escalade est réversible. En Côte d’Ivoire, le camp du président sortant, Laurent Gbagbo, s’est surarmé, et celui d’ADO et des ex-rebelles également. A ce stade de pourrissement de la situation, on ne peut que verser dans des questions et des questionnements.

  • Alors que l’Union africaine a confirmé, le 10 mars, la victoire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle, Laurent Gbagbo a rejeté cette décision comme toutes les conclusions du panel des chefs d’Etat médiateur. Des recommandations qui n’ont pas été rendues publiques mais qui ont suscité des réactions négatives de la part du camp du président sortant.

  • La crise ivoirienne s’enlise. Trois mois après l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, le pays vit toujours avec ses deux présidents. L’intervention militaire extérieure agitée pour faire tomber le régime Gbagbo n’étant pas une solution facile à mettre en œuvre, l’approche des sanctions économiques et financières a été mise en avant. Pour Pierre Sané, « il est légitime de se demander si cet acharnement résulte du seul contentieux électoral du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010».

  • Une nouvelle donne se signale dans le conflit ivoirien. L’un des chefs militaires qui a joué un rôle important au moment déclenchement de la guerre civile dans ce pays, en 2002, se signale à nouveau. Parole du Général Ibrahima Coulibaly dit IB, Gohi Drihone Faya a publié un communiqué, le 27 février, pour revendiquer, au nom de celui-ci, ls combats déclenchés à Abidjan, dans le quartier d’Abobo. Ceci à travers une organisation dénommée le Commando invisible qui dit n’agir ni au nom de Ouattara ni des Forces nouvelles.

  • Les populations de Koumassi, commune située au Sud d’Abidjan, est le théâtre d’affrontements meurtriers entre pro-Ouattara et pro-Gbagbo, fuyant massivement mercredi 2 mars leurs domiciles à la recherche d’asile dans d’autres communes de la capitale économique ivoirienne. La semaine dernière, c’est la commune d’Abobo au nord d’Abidjan qui a vu ses habitants sortir par milliers pour des communes « paisibles » notamment Yopougon et Cocody. Certains avaient carrément quitté la région d’Abidjan pour celle de l’Agnéby (Agboville). Abobo, commune très favorable à Alassane Ouattara a abrité des combats entres des forces pro-Gbagbo et le « commando invisible », faisant des dizaines de morts.

  • L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a produit un rapport "inexact" relatif à une prétendue livraison d’hélicoptères d’attaque à la Côte d’Ivoire par le gouvernement biélorusse, a reconnu le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix. Selon M. Le Roy, le Bélarus a vérifié qu'aucune compagnie privée biélorusse n'avait de contrat d'armement en Côte d'Ivoire.

  • Abidjan a connu le 3 mars de nouvelles violences avec la mort d’au moins six femmes, tuées par balles par les forces de l’ordre fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo qui ont dispersé un rassemblement dans le quartier d’Abobo, favorable à Alassane Ouattara. Plusieurs centaines de femmes s’étaient réunies et scandaient les slogans "Gbagbo, dégage !", "on ne veut pas de Gbagbo" et "Alassane président". Les Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales au dirigeant sortant, arrivés à bord notamment d’un blindé, sont accusés d’avoir tiré dans la foule. Alors que la situation intérieure se dégrade rapidement, aucune issue politique ne se dessine.

  • Alors que le Secrétaire général de l’ONU a réitéré le 24 février son soutien à la tentative de médiation de l’Union africaine en Côte d’Ivoire, le Chef de la police de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a tiré la sonnette d’alarme sur la mobilisation de milices armées par le clan de Laurent Gbagbo et la préparation d’une guerre civile si la médiation venait à échouer. « Les Jeunes patriotes, par exemple, et d’autres milices sont réactivés. Nous observons une campagne pour les réactiver, les recruter et les former. Ils ont annoncé publiquement leur ambition de faire monter jusqu’à 12.000 membres sur Abidjan. C’est un défi auquel la Police de l’ONU doit faire face et doit se préparer », a-t-il souligné.

  • La peur commence à gagner les forces de défense et de sécurité (Fds) loyales à Laurent Gbagbo. Elles lèvent progressivement les barrages à Abobo, commune favorable à Ouattara. Les attaques répétées des dispositifs des éléments des forces de défense et de sécurité (Fds) à Abobo les ont contraint à revoir leur positions. Elles décident de ne plus obéir aux ordres de leurs supérieures hiérarchiques. C’est du moins le constat fait ces 24 heures dans certains endroits stratégiques avec la levée de certains barrages. La peur du camp Gbagbo de voir l’armée se retourner est désormais palpable notamment à travers la communication d’Etat relayée en grande partie par la Rti.