• Contributor | Gouvernance

    Le Premier ministre français a affirmé à Abidjan que la France était déterminée à rester le partenaire économique "le plus proche" de la Côte d'Ivoire. La France est le premier partenaire commercial de la Côte d'Ivoire, où opèrent environ 140 filiales de groupes français et quelque 500 PME françaises, un record en Afrique subsaharienne. Paris a déboursé 350 millions d'euros en urgence pour "aider les autorités à financer les salaires de la fonction publique et les dépenses sociales". A cette aide s'ajoutent 100 millions d'euros pour aider les entreprises ivoiriennes et françaises victimes des crises de 2004 et 2011.

  • Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement d’Alassane Ouattara a désormais une feuille de route. Le chef d’Etat ivoirien s’est donné six mois pour relever trois défis majeurs : la sécurité, la réconciliation et la reconstruction, au terme d’un séminaire gouvernemental de 48 heures, qui s’est achevé le 7 juillet. Il a conseillé aux différents ministres d’effectuer « des visites de terrain en vue de s’imprégner des réalités des populations ». Il a aussi exigé « une harmonisation des coûts des infrastructures, des équipements et même du simple matériel de bureau dans tous les

  • Houphouët-Boigny se méfiait de la Chine. « Envahissante », confiait-il aux Français. Après sa mort, les autorités chinoises ont juré de faire d’Abidjan une des bases stratégiques de leur puissance en Afrique. L’intervention militaire française dans la crise postélectorale ivoirienne a été vécue comme un cauchemar par Pékin. Un cauchemar silencieux. Un silence à la chinoise. D’après le rapport « La Chine en Afrique » publié le 21 avril 2011 par Renaissance Capital, les échanges entre le continent noir et l’Empire du Milieu pourraient atteindre 400 milliards en 2015. Devant ce tableau, Pékin espère secrètement que l’intervention militaire française au pays d’Houphouët-Boigny participe des derniers soubresauts d’une puissance en déclin.

  • Contributor | Gouvernance

    Alassane Ouattara a engagé, le 5 juillet les ministres ivoiriens à "veiller à la bonne mise en œuvre" de son programme de gouvernement "Vivre ensemble" en les exhortant à "insuffler un nouvel élan" à la vie socioéconomique et politique de la Côte d’Ivoire. Il a, en outre, précisé à ses ministres que "l’accent devra être mis sur la restauration et le renforcement des bases démocratiques" du pays, "la réunification et la consolidation des piliers de l’Etat, à travers l’armée, la sécurité, la justice, la fonction publique, l’administration territoriale, et l’image extérieure de la Côte d’Ivoire".

  • Le pays dirigé par Alassane Ouattara reste une poudrière, en attendant l’avènement hypothétique de la confiance entre les anciens combattants des deux camps. Le risque sécuritaire paraît sérieux. «Sous Laurent Gbagbo, il y avait un axe entre le Nord et Ouagadougou, et sous Ouattara, il risque d’y avoir un axe entre le Sud et Accra», souligne un diplomate en poste à Abidjan. En cause: le repli vers le Bénin, le Togo et d’autres pays, via Accra, la capitale du Ghana voisin, de partisans de Laurent Gbagbo interdits de séjour en Europe, et qui pourraient réarmer.

  • Contributor | Gouvernance

    A la demande d'Alassane Ouattara, le procureur de la CPI a déposé une demande d'enquête sur les crimes commis en Côte d'Ivoire après l'élection présidentielle. Une requête qui pourrait se retourner contre le président ivoirien. Selon les documents, rapports et témoignages rassemblés par le procureur, "au moins 3 000 personnes ont été tuées, 72 ont disparu et 520 ont fait l'objet d'arrestations et de détentions arbitraires" en Côte d’Ivoire. Or, le camp d’Alassane Ouattara pourrait lui aussi se voir reprocher des exactions - dans l'ouest du pays et à Abidjan.

  • Contributor | Gouvernance

    L’historien et philosophe camerounais Achille Mbembe dénonce toujours l’imbrication du militaire dans le politique au pays d’Alassane Ouattara. Pour lui, «tout est à reprendre, à repenser» en matière de démocratie en Afrique. L’«afropolitanisme», concept de son invention, n’est ni le panafricanisme des pères des indépendances, ni la négritude chère à Senghor et Césaire. Cette citoyenneté créole, telle que l’auteur en fait quotidiennement l’expérience en Afrique du Sud, «est une manière d’être au monde qui refuse, par principe, toute forme d’identité victimaire».

  • Un mois après la prise de fonction officielle du président Alassane Ouattara, l’insécurité continue de miner la Côte d’Ivoire. Les Forces républicaine de Côte d’Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) sont accusées de participer au climat de terreur e, représailles notamment envers des partisans du président sortant Laurent Gbagbo. Elles participeraient également à des actes de banditisme dans le pays où nombre d’anciens policiers et gendarmes rechignent à reprendre le travail de crainte de subir les rétorsions des soldats vainqueurs.

  • Inculpé à Monrovia pour "mercenariat", dix Libériens sont suspectés d’avoir sévi en Côte d’Ivoire pendant les violences postélectorales. La date du procès n’a pas été annoncée. Après la chute de l’ex-président Laurent Gbagbo le 11 avril, ses derniers fidèles, dont des miliciens et des mercenaires étrangers, ont fui en masse vers l’ouest, en direction du Libéria. Sur leur chemin, plus de 200 civils auraient été tués selon les nouvelles autorités.

  • Les soldats des Forces républicaines de Côte d’Ivoire quadrillent les quartiers réputés favorables au président sortant Laurent Gbagbo et y procèdent à des exécutions sommaires, dénonce une enquête de l’ONG Human Rights Watch. Plusieurs dizaines de personnes ont été exécutées. Des femmes sont violentées et violées. L’organisation affirme également avoir documenté 54 exécutions extrajudiciaires dans des lieux de détention officiels et officieux.

  • Contributor | Gouvernance

    Arrivé jeudi 12 mai au Sénégal, où il effectue sa première visite en tant que chef d’Etat, Alassane Ouattara a eu droit à tous les honneurs. D’abord, c’est dans l’avion présidentiel sénégalais qu’a voyagé l’Ivoirien. Abdoulaye Wade s’est ensuite déplacé en personne sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar pour l’accueillir à sa descente de l’avion. Dans un éditorial intitulé « Akwaba, Monsieur le président ! », le quotidien pro gouvernemental Le Soleil ne tarit pas d’éloge sur les relations entre les deux pays et sur cette visite « historique ». La presse privée s’interroge elle sur le choix de Dakar.

  • Contributor | Gouvernance

    Sur le lit de l'injustice, des tâtonnements face aux problèmes sérieux, de la corruption, de l'impunité et de l'absence de recours fiables pour la plupart des citoyens, se sont développés un sentiment de frustration et un désir de se faire justice à soi-même. Le Burkina, est, dans ce contexte "un produit hautement inflammable" et la moindre étincelle peut être fatale.

  • Spécialiste de la Côte d’Ivoire, ex-rédacteur en chef de La lettre du continent (revue de référence sur l’information africaine) et auteur de nombreux ouvrages sur l’Afrique, Antoine Glaser estime qu’Alassane Ouattara pourrait être tenté par la stratégie suivante: laisser la Cour pénale internationale (CPI) instruire le procès du couple Gbagbo et du général Blé Goudé, tandis que les tribunaux ivoiriens jugeraient la nomenklatura de l’ancien régime. Contrairement à ce qui s'est fait dans l'Afrique du Sud postapartheid, la Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation est, en Côte d'Ivoire, un habillage politique.

  • Le président ivoirien Alassane Ouattara a décrété un deuil national de trois jours à partir du 12 mai, en hommage aux victimes de la crise post-électorale, qui a fait près de 3.000 morts selon les autorités. Officiellement proclamé président le 5 mai, Alassane Ouattara a pris le pouvoir le 11 avril, après l’arrestation à Abidjan de l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo, à l’issue de 15 jours de guerre, principalement à Abidjan.

  • Contributor | Gouvernance

    Comment comprendre le conflit post-électoral en Côte d’Ivoire ? Une partie de la réponse se trouve dans des raisons historiques liées au modèle économique choisi à l’indépendance, au problème de la propriété et à ce concept dangereux qu’est l’ivoirité. Le concept d’ivoirité a été officiellement abandonné en 2003, à la faveur des accords de Marcoussis, mais il a durablement gangrené le pays.

  • A leur arrivée le 6 mai à l’aéroport d’Abidjan, les avocats français de Laurent Gbagbo se sont vus refuser l’entrée en Côte d’Ivoire alors qu'ils étaient venus assister à la première audition de leur client devant la justice ivoirienne. «Manifestement, on ne veut pas que le président Gbagbo soit défendu. Je suis très pessimiste sur l'avenir d'un régime qui traite les avocats de cette manière », s’est insurgé Me Vergès. Son visa, délivré par le consulat de Nancy n’avait pas été validé par l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, selon les autorités ivoiriennes de l'aéroport.

  • Contributor | Gouvernance

    La procédure judicaire lancée par le camp Ouattara contre le président ivoirien déchu connaît déjà des ratées. Laurent Gbagbo devait être auditionné le 6 mai par la justice ivoirienne, alors qu’il aurait dû l’être mercredi. Ses avocats ont demandé quelques jours de plus pour mieux se préparer. Les auditions ont été instaurées sur l’impulsion d’Alassane Ouattara dans le cadre de l’ouverture d’une enquête préliminaire par le nouveau procureur de la République d’Abidjan, Simplice Kouadio Koffi. Elle doit réunir suffisamment d’éléments pour inculper Laurent Gbagbo assigné à résidence à Korhogo, dans le nord du pays, avant que des poursuites ne soient lancées contre lui, devant une juridiction nationale ou internationale, comme l’a promis le président en place.

  • Contributor | Gouvernance

    Alassane Ouattara a été officiellement proclamé président de la République de Côte d'Ivoire, le 5 mai, par Paul Yao N'dré, président du Conseil constitutionnel ivoirien, après cinq mois de crise. Le Conseil constitutionnel "proclame M. Alassane Ouattara président de la République", a déclaré Paul Yao N`Dré, président du Conseil et proche de M. Gbagbo. Pourtant, le 3 décembre 2010, c'est le même Paul Yao N'Dré qui avait proclamé Laurent Gbagbo réélu président avec 51,45% des suffrages au scrutin de novembre, déclenchant une crise dont il n'avait sans doute pas mesuré l'ampleur.

  • Un dernier assaut conduit avec les forces onusiennes et française a permis à Alassane Ouattara de mettre fin au règne de Laurent Gbagbo. On peut dire que la légalité a fini par s’imposer devant une longue confiscation du pouvoir, mais pour Maurice Fahé le triomphe de la République, du moins la faillite du national-ethnisme, au lieu de consacrer l’émancipation totale du peuple du joug de l’impérialisme international, montre bien au contraire la Côte d’Ivoire telle qu’elle a toujours été, une semi-colonie outrancièrement dominée par l’impérialisme». Et que le peuple ivoirien a encore des luttes à mener pour la démocratie, la justice et l’égalité sociales.

  • Le 25 avril 20011, à Banjul, lors du Forum des ONG de la 49e session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples (CADHP), un panel composé des leaders de la société civile africaine s’est tenu sur la situation post électorale en Côte d’Ivoire. Il est apparu que les femmes ivoiriennes, après leur mobilisation exemplaire lors du processus électoral, ont été les plus grandes victimes de la crise post électorale à travers les assassinats, les pillages systématiques, les viols, les déplacements massifs, les menaces et le traumatisme psychologique vécu.