• Le président américain Barack Obama a levé le jeudi 19 novembre, les sanctions imposées contre l'ex-homme fort du Liberia Charles Taylor, qui purge au Royaume-Uni une peine de 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité. Cette mesure, largement symbolique, met fin à des sanctions vieilles d'une décennie à l'encontre de l'ancien président libérien et ses proches pour leur rôle dans la guerre civile en Sierra-Leone (1991-2002) qui a fait quelque 120 000 morts et des milliers de civils mutilés.? Il avait comparu devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, accusé d'avoir aidé et encouragé une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de ce pays en fournissant armes, munitions et autres aides logistiques au Front révolutionnaire uni en échange de diamants.

  • Les ressortissants sénégalais vivant en Gambie sont sur les nerfs. Comme en 2003, ils craignent que le dictateur gambien Yahya Jammeh ne les utilise comme monnaie d'échange face aux autorités sénégalaises. Sous le couvert de l'anonymat, ils informent que l'administration Jammeh n'a vraiment jamais été le protecteur et le bienfaiteur des Sénégalais comme il veut le faire croire. Car, Yahya Jammeh et son régime ont en effet multiplié cette année l'imposition de nouvelles taxes par les services de l'immigration gambienne, les municipalités, les services du trésor public et les impôts et domaines gambiens sans compter les multiples descentes d'agents de la police qui, pour une raison ou une autre, trouvent toujours des raisons de puiser dans le tiroir-caisse des Sénégalais vivant en Gambie. Nos compatriotes sont si pressés par une fiscalité incompréhensible

  • Le régime dictatorial de l’Érythrée provoque l’exil de milliers de migrants illégaux. Beaucoup fuient un service militaire qui s’apparente à une réquisition de la population masculine. Que sait-on de l’Érythrée, le premier pourvoyeur africain de réfugiés en Europe?? Pas grand-chose, à part les récits qu’en livrent ceux qui l’ont quittée. Des histoires de récits de service militaire à vie, d’absence de liberté, d’économie au ralenti…

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  • Vingt ans après la disparation du juge Bernard Borrel, des scellés «importants» ont été détruits dans l'enquête sur son assassinat à Djibouti, indique la famille. Le magistrat détaché à Djibouti avait été retrouvé mort en 1995. L'enquête piétine depuis, empoisonnant les relations entre Paris et Djibouti. Parmi ces scellés détruits, «une soixantaine d’objets» selon la famille de Bernard Borrel, un briquet, une montre, une sandale et des bidons d'essence retrouvés sur les lieux du drame à Djibouti. Des objets sur lesquels comme par hasard la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a demandé en septembre dernier que de nouveaux actes soient effectués, notamment l'analyse d'une trace papillaire.

  • Près de 60 000 ivoiriens vivent encore exil sur environ 300 000 qui avaient fui leur pays au fort des violences post-électorales de 2010 qui ont fait au moins 3 000 morts, estime le Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés et quelque 239 000 réfugiés ivoiriens ont été rapatriés jusqu’à fin octobre 2015. Les opérations de rapatriement ont dû être suspendues en raison de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Avec la fin officielle de l’épidémie au Liberia et en Sierra Leone, le gouvernement ivoirien a annoncé en juin la reprise des opérations de rapatriement volontaire

  • Depuis le 26 décembre 2013 et les événements qui ont embrasé Bangui, la Centrafrique semble s'enfoncer inexorablement dans un nouveau cycle de haines intercommunautaires. La capitale a connu une nouvelle poussée de violences fin octobre 2015. Des violences qui contaminent la province. Ces derniers jours, deux villes où l'ambiance est particulièrement tendue semblent s'enflammer, en particulier Bambari et Batangafo.

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  • Depuis la réélection de Pierre N’Kurunziza à la tête du Burundi pour son très contesté troisième mandat, le pays semble avoir perdu sa sérénité à jamais. Il ne se passe plus de jour sans affrontements meurtriers entre insurgés et forces de l’ordre. Une situation qui a empirée le week-end dernier à cause d’une opération de désarmement décrétée par le pouvoir et qui a visiblement réveillé les vieux démons des attaques ciblées. A défaut de sombrer dans la très redoutée et redoutable guerre civile que tout le monde craint désormais pour ce tout petit Etat, c’est le règne du règlement de compte sanglant entre partisans et opposants du président N’Kurunziza. Les populations sont prises au piège et ne savent plus à quel saint se vouer.

  • S’il y a une affaire qui fait couler en ce moment beaucoup d’encre et de salive, c’est celle des écoutes téléphoniques qui mettent en cause le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, et le général Djibrill Bassolé, dernier ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré. Si du côté burkinabè, les autorités ne sont pas passées par quatre chemins pour mettre le général Djibrill Bassolé aux arrêts bien avant la diffusion du document, le Front populaire ivoirien a demandé l’ouverture d’une enquête parlementaire. Et ce, pour faire la lumière sur les graves allégations qui sont faites, au-delà du coup d’Etat contre les institutions du Burkina Faso, sur la mort de Désiré Tagro, un proche de Laurent Gbagbo et sur celle de Ibrahim Coulibaly, ex-chef de guerre du commando invisible tombé en disgrâce et tué dans des conditions tout aussi obscures.

  • Le procès de 17 jeunes opposants au régime du président José Eduardo Dos Santos. Un procès suivi de près par les Ong, dont Amnesty international, qui réclament depuis plusieurs mois leur libération, en réponse à quoi le gouvernement a dénoncé les «tentatives d’ingérence étrangère dans les affaires internes de l’Angola». Les accusés estiment quant à eux que tout est joué d’avance. Ils sont étudiants, professeurs, journalistes, tous âgés de 18 à 33 ans et ils sont accusés d’actes préparatifs à une rébellion et à un attentat contre le chef de l’Etat. Les 17 jeunes opposants dont le procès s’est ouvert à Luanda ont été arrêtés en juin dernier. Ils étaient réunis pour discuter autour d’un livre sur la désobéissance civile. Ils risquent jusqu’à 12 ans de prison.

  • Les tabous sont brisés et les Algériens osent en parler plus librement. Mais les lois sanctionnant la pédophilie ne sont pas toujours appliquées de façon ferme. Au vu des statistiques données par les organismes spécialisés et étalées dans la presse, il s’agit d’un véritable fléau que domine, de façon dramatique, le kidnapping, suivi, dans des proportions inquiétantes, par l’assassinat. Le réseau Nada pour la défense des droits de l’enfant a révélé que les enfants sont en perpétuel danger ! Ils sont des milliers à avoir été victimes de rapt. Quelque "1.000 à 1.500" cas signalés chaque année. Selon les spécialistes "les enlèvements, dont sont victimes les enfants, sont suivis de viol sexuels". La violence qui frappe les enfants ne s’arrête pas seulement au kidnapping. Et pour cause, des enfants ont été enlevés par des voisins et autres membres de la famille pour faire chanter les parents.

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  • Deux semaines après la mise en garde de l'Onu sur le risque de famine au Soudan du Sud, les Ong sont forcées de constater leur impuissance, n'ayant pas accès aux zones les plus menacées, en raison de la violence incontrôlée qui y règne. Fin octobre, trois organisations des Nations unies, le Fonds pour l'enfance (Unicef), l'Organisation pour l'agriculture et l'alimentation (Fao) et le Programme alimentaire mondial (Pam) avaient prévenu que plus de 30 000 personnes risquaient de mourir de faim au Soudan du Sud, faute d'aide d'urgence. En dépit de l'accord de paix signé le 26 août, les combats n'ont jamais cessé entre forces gouvernementales et rebelles, et la communauté internationale ne peut rien faire d'autre que de reprocher aux deux camps de bloquer l'acheminement de cette aide.

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  • Plusieurs dizaines d'enfants ont été tués dans des combats qui font rage au Soudan du Sud en violation d'un accord de paix, a indiqué l'Onu. Les combats dans l'Etat d'Unité dans le nord du pays, selon l'Onu, se "sont intensifiés" au cours des récentes semaines "avec de graves conséquences pour les civils", et 40 000 personnes souffrent de famine. Le rapport établi par le bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) liste également de manière détaillée des meurtres commis dans une seule région dans l'Etat d'Unité au cours de deux semaines. Ainsi, dans la région de Leer dans l'Etat d'Unité, dont les forces gouvernementales et rebelles se sont âprement disputé le contrôle, au moins 80 civils ont été tués du 4 au 22 octobre. Au moins trois quarts des personnes tuées étaient des enfants.

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  • Les autorités sénégalaises ont lancé une vaste opération de prévention du terrorisme religieux, en s’attaquant, pour la première fois, au milieu sensible des imams et prédicateurs, considérés jusqu’ici comme intouchables. L’ampleur de ce coup de filet dans les milieux islamistes est sans précédent dans ce pays à majorité musulmane, qui pratique un islam dit «confrérique», généralement modéré et tolérant. L’opération a commencé au début du mois d’octobre par l’interpellation, puis l’incarcération, d’un professeur de lycée qui exerce aussi en tant qu’imam dans une mosquée de la ville. Il a été arrêté pour apologie du terrorisme religieux, insulte à des chefs d’État étrangers et atteinte à la sûreté de l’État, aux institutions et aux symboles républicains.?

  • Le président rwandais Paul Kagame s’est inquiété de la situation au Burundi voisin, englué depuis six mois dans une grave crise politique, accusant ses dirigeants de «massacrer» du «matin au soir» leur population, dans un discours prononcé vendredi 6 novembre. M. Kagame s’exprimait 24 heures avant l’expiration de l’ultimatum lancé par le président burundais Pierre Nkurunziza à ses opposants pour qu’ils déposent les armes, et alors que les relations entre les deux pays voisins sont au plus bas. Bujumbura accuse Kigali de soutenir ses opposants, voire de servir de base arrière à une rébellion naissante.

  • Plusieurs partis de l’opposition ont décidé d’organiser des rassemblements et des actions de désobéissance civile dès le mois de décembre en République démocratique du Congo. Ils ont annoncé ces actions au terme d’une convention de trois jours à Kinshasa. Ces manifestations ont pour but d’empêcher le président Joseph Kabila à rester au pouvoir, ont fait savoir les leaders de ces formations politiques. En effet, ils sont convaincus que l'actuel chef de l'Etat ne veut pas organiser les élections dans les délais constitutionnels afin de s'accrocher au pouvoir.

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  • Une haut responsable des Nations Unies a considéré la vague d'enlèvements d'albinos au Mozambique comme une violation "grave" des Droits de l'homme. Le représentant de l'Onu femmes au Mozambique a déclaré que la discrimination contre les albinos est intolérable. Depuis décembre 2014, lorsque le premier cas d'enlèvement a été signalé, il y a eu des dizaines de crimes commis contre des citoyens albinos. Quelque 91 personnes, tous des Mozambicains, avaient été arrêtés pour ces crimes. Huit d'entre eux avaient été jugés et condamnés à des peines de prison allant jusqu'à 20 ans, et d’autres attendant encore leur jugement.

  • Depuis sept longues années, le pouvoir ne parvient pas à s’entendre avec l’opposition radicale sur les termes d’un rapprochement bénéfique à tous les deux. Il n’a pas réussi non plus à l’écarter totalement, malgré un dialogue conclu en 2011 sans sa présence, ni des élections municipales, législatives et présidentielles également ficelées sans sa présence. Aujourd’hui, la majorité semble prendre conscience qu’elle est condamnée à dialoguer avec cette opposition-là, et pas une autre. La Cupad, l’aile dite modérée de l’opposition, s’évertue aujourd’hui à jouer les facilitateurs d’un dialogue alourdi par des tonnes d’amour-propre et de stéréotypes. La société civile aussi s’est mise à la tâche.

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  • L’ambassadrice de France à Madagascar a récemment déclaré que les Iles Eparses situées à proximité de Madagascar et revendiquées par ce pays appartiennent à la France. Son verdict est sans appel. Le chef de l’Etat français et son Premier ministre ont cru bon de ne pas en rajouter. Côté malgache, le chef de l’Etat reste silencieux. Le Premier ministre Jean Ravelonarivo s’énerve car il prétend qu’une stratégie est en place. Le ministre Rivo Rakotovao affirme que la solution dépend de Hery Rajaonarimampianina et François Hollande. Les autorités malgaches et françaises comprennent mal et sous-estiment la levée de boucliers de l’opinion publique. Celle-ci est révoltée avec justesse contre l’Etat malgache qui est passif face à l’offensive néocolonialiste de l’Etat français.

  • Plusieurs dizaines de Tunisiens ont été enlevés dans l’ouest de la Libye par des hommes armés pour obtenir la libération d’un Libyen détenu en Tunisie, ont annoncé les autorités et les familles des otages. Dans une Libye en proie au chaos, où deux gouvernements se disputent le pouvoir, les groupes armés ont pour habitude d’enlever des étrangers qui leur servent de monnaie d’échange pour obtenir la libération de Libyens emprisonnés à l’étranger. Le ministère tunisien des Affaires étrangères a confirmé les enlèvements et a dit être en contact avec les autorités libyennes.

  • Le Parlement libyen non reconnu a mis en cause la crédibilité de l'ancien émissaire de l'Onu pour la Libye, Bernardino Leon, après sa nomination à un important poste aux Emirats arabes unis, considérés comme un acteur du conflit libyen.??Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, le président du Congrès général national (Cgn), Nouri Abousahmein, a réagi à l'embauche de l'Espagnol Bernardino Leon au poste de directeur général de l'Emirates Diplomatic Academy basé à Abou Dhabi. Cet établissement forme les futurs diplomates du pays et fait la promotion de la politique étrangère des Emirats qui soutiennent les autorités rivales du Cgn.

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