Algérie : Ces enfants nés dans les maquis islamistes

Nés au maquis pendant la “sale guerre”, beaucoup d’enfants n’ont pas d’existence légale, comme si l’Algérie avait du mal à leur donner, leur reconnaître un nom. Combien sont-ils aujourd’hui ces enfants nés d’une union avec seulement la lecture de la Fatiha — rituel exigé par la loi, mais non suffisant pour une reconnaissance légale du mariage — durant la “sale guerre” et qui n’ont pas d’existence civile ? “Ils seraient environ 500, ils ont entre 3 et 15 ans”, avance le chargé de la commission de mise en application des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Devenus un fardeau pour l’État algérien, pris en étau entre le carcan juridique, les contraintes religieuses et la hantise de rouvrir des plaies non encore cicatrisées de la décennie noire, le sort de ces enfants continue à être entouré d’un silence gêné.