• Le ton monde entre Nairobi et Mogadiscio après l'arrestation au Kenya d'un diplomate de l'ambassade de Somalie, détenu pendant plusieurs heures. Depuis un mois, les autorités kényanes mènent une campagne d'arrestations massives dans le pays qui selon les organisations des droits de l'homme cible en majorité les personnes de l'ethnie somali. «Une violation sérieuse de l'immunité diplomatique», c'est ainsi que le Premier ministre somalien Abdiweli Sheikh Ahmed qualifie cette détention du consul Syad Mohamed Shire à Nairobi par la police kényane. Il a affirmé dans un communiqué, lundi, sa préoccupation concernant les arrestations de Somaliens, dont, «beaucoup contribuent de manière significative à l'économie du pays». Plusieurs centaines, accusées d'être sur le territoire kényan illégalement, ont été expulsées, des milliers d'autres arrêtées, parfois pendant plusieurs jours.

  • Suite à la disparition de vingt et un bérets rouge, un Collectif des femmes et parents de bérets rouge disparus est constitué pour que justice soit faite. L’un des objectifs dudit Collectif a été atteint avec la découverte de 21 corps de bérets rouges dans un charnier à Diago près de Kati. Le cri de cœur de la présidente du Collectif des femmes et parents de bérets rouge disparus, Sagara Bintou Maïga, est que justice soit faite. Elle s’oppose à une quelconque liberté provisoire pour le Général Amadou Aya Sanogo.

  • Le meneur du coup d’Etat militaire de mars 2012 ayant plongé le Mali dans le chaos, Amadou Sanogo, déjà accusé de « complicité d’enlèvement», a été en début de semaine inculpé de «complicité d’assassinat», ont indiqué jeudi 24 avril, des sources judiciaires. Incarcéré depuis fin 2013, le général Sanogo, qui a été entendu pour la première fois sur le fond du dossier, a été cette fois-ci officiellement inculpé de «complicité d’assassinat», a déclaré Me Tiessolo Konaré, un des avocats du chef de l’ex-junte malienne. Et selon le code pénal malien, un prévenu inculpé de «complicité d’assassinat» risque la peine de mort.

  • Depuis plus de vingt ans, la Somalie est ravagée par la guerre civile. Au point que des millions de Somaliens ont fuit leur pays pour se réfugier à l’étranger. Si bien que le Royaume Uni, ancienne puissante colonisatrice, connaît aujourd’hui une très forte diaspora somalienne. Lassées par la situation, les autorités britanniques auraient décidé dernièrement de rapatrier 50 000 Somaliens en situation irrégulière vers leur pays d’origine. Mais devant l’absence d’effectivité du gouvernement fédéral de transition somalien, c’est vers la région semi-indépendante du Somaliland que le pays d’Elisabeth II se serait tourné pour organiser cette opération.

  • Contributor | Ressources

    La nation malienne a rendu, le jeudi 17 avril, un dernier hommage à Mme Kéïta Mariam Travélé, épouse du premier président du Mali, Modibo Kéïta, décédée le 14 avril. Des funérailles nationales ont été organisées à cette occasion sur le Boulevard de l’Indépendance en présence du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, du Premier ministre, Moussa Mara, des membres du gouvernement, des présidents des institutions de la Républiques, les représentants d’institutions accréditées dans notre pays ainsi les parents, amis et compagnons de lutte du président Modibo Kéïta. Elle a été élevée au grade Grand officier de l’Ordre national du Mali, à titre posthume, par le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta.

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  • Le président malien Ibrahim Boubacar Kéita a annoncé la désignation prochaine d'une personnalité chargée de conduire les pourparlers avec les groupes rebelles pour une paix durable, indique un communiqué publié mercredi 16 avril à l'issue du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Moussa Mara. M. Kéita a précisé que les pourparlers se feront "comme le stipule l'article 21 de l'accord de Ouagadougou, avec l'ensemble des communautés du nord, pour obtenir une paix durable conforme aux intérêts et aspirations de notre peuple".

  • Contributor | Gouvernance

    Au cours de sa visite de deux jours au Sénégal, le président de la République malienne, Ibrahim Boubacar Keïta, a accusé le Mouvement nationale de libération de l’Azawad (Mnla) de jouer un double jeu. Le Mnla s’était rendu à Moscou, en Russie, au mois de mars dernier, pour faire entendre sa voix à un pays qui est membre du Conseil de sécurité de l’Onu. Le chef d’Etat malien accuse ce groupe Touareg d’avoir demandé des armes, lors de cette visite, pour préparer la guerre contre le gouvernement.

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  • Human Rights Watch a accusé vendredi 11 avril, les autorités kényanes d'utiliser les Somaliens et Kényans d'ethnie somali comme "boucs émissaires", alors que des milliers de personnes ont été arrêtées depuis début avril et une centaine d'autres expulsées vers la Somalie. Entre 3.000 et 4.000 personnes ont été arrêtées dans le pays depuis le 4 avril, principalement à Nairobi dans le quartier d'Eastleigh, à forte population somalienne ou kényane d'ethnie somali, et retenues dans des postes de police ou des stades pour des contrôles d'identité et des interrogatoires. Les autorités kényanes ont présenté cette opération policière comme une réponse à la menace terroriste, après qu'une série d'attentats ou de tentatives d'attentats attribués aux islamistes somaliens shebab aient secoué le pays.

  • Contributor | Arts

    Le gouvernement du Mali et ses partenaires se sont donné quatre ans pour réhabiliter le patrimoine culturel détruit lors de l’occupation islamiste du nord du pays en 2012. Les travaux seront exécutés sur la base d’un plan d’action soutenu par l’Unesco et financé à hauteur de plus de onze millions de dollars par l’Union européenne (UE), la France, la Norvège et la Suisse. En plus de la réhabilitation du patrimoine culturel endommagé pendant l’occupation, les actions vont porter sur la protection des manuscrits anciens ainsi que sur la formation des conservateurs de ces manuscrits. Un total de 4.203 manuscrits anciens de Tombouctou ont été brûlés par les islamistes qui y ont aussi détruit 14 des 16 mausolées inscrits sur la liste du patrimoine mondial.

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  • Contributor | Gouvernance

    Au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes de la nation, le pouvoir, après la démission du Premier ministre Oumar Tatam Ly, a choisi de s’installer dans l’invention de bouc émissaire. C’est désormais la machine du sectarisme et de l’intolérance qui est en marche. Comme le dit le slogan de feu Joseph Ki Zerbo, «tu te couches tu es mort». Et cette agitation orchestrée autour de la démission du Pm est la preuve que le régime perd son sang froid.

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  • Contributor | Gouvernance

    Un communiqué officiel a annoncé samedi 5 avril la nomination d’un nouveau Premier ministre au Mali. M. Moussa Mara, jusqu’alors ministre de l'Urbanisme et de la Politique de la ville a été chargé de former un nouveau gouvernement. Le communiqué ne précise pas les raisons de la démission du gouvernement. Oumar Tatam Ly avait été nommé chef du gouvernement en septembre dernier, au lendemain de l'investiture de M. Keïta, qui tournait la page de 18 mois de crise politico-militaire ayant divisé et meurtri le pays. Le nouveau premier ministre, un banquier de 50 ans, ancien conseiller spécial du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), était l'un des artisans du programme économique du président Keïta.

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  • Un pool de quatre avocats conseils auront en charge la défense du président malien, suite à la décision prise par le gouvernement malien d’intenter un procès contre «Le Monde», un journal français, accusé d’écrits diffamatoires et d’atteinte à l’honorabilité du président malien. Le président Ibrahim Boubacar Kéita aura-t-il la tâche facile face à une France déchainée qui lui en veut tant ? Difficile de répondre par l’affirmative. Tant des signes révélateurs d’un vaste complot contre son régime se révèlent de plus en plus. Et les « révélations » du journal «Le Monde» ne seraient que la face visible de cette opération de déstabilisation qui se met progressivement en place.

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  • Cinq mois après l’assassinat de nos confrères de Rfi, Ghislaine Dupont et de Claude Verlon qui ont été enlevé et tués le 2 novembre 2013 à Kidal, on ne sait toujours rien sur l’auteur ou les auteurs de ce crime malgré l’annonce de l’ouverture de deux enquêtes simultanément à Paris et à Bamako. Le juge malien chargé du dossier, Mahamadou Kassogué, ne s’est toujours pas déplacé sur les lieux de crime pour des raisons de sécurité. Ce qui veut dire qu’il n’a donc rencontré aucun témoin, et le principal suspect, Baye Ag Bakabo, que certains ont dit avoir aperçu à la frontière avec l’Algérie. Un magistrat malien a reproché à l’armée française de «ne rien faire pour faciliter les investigations». L’hypothèse privilégiée est celle d’un rapt qui aurait mal tourné. Mais pourquoi ?

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  • Prévue par la Constitution de 1992, la Haute cour de justice malienne a été mise en place jeudi 27 mars par les députés de l'Assemblée nationale. Composée de neuf députés et de neuf suppléants assistés par trois magistrats professionnels, elle aura pour tâche de juger les anciens chefs d'État et ministres soupçonnés de haute trahison ou de crimes pendant l'exercice de leurs mandats. S'il n'est pas clairement énoncé, l'objectif de cette nouvelle Haute cour de justice sera notamment de poursuivre la procédure judiciaire engagée contre l'ex-président Amadou Toumani Touré, renversé par un coup d'État militaire le 22 mars 2012. En décembre 2013, le gouvernement malien avait annoncé son intention de juger ATT pour "haute trahison". Depuis qu'il a été renversé, ce dernier est réfugié à Dakar, au Sénégal. Les autorités maliennes accusent notamment l'ancien chef d'État, alors commandant en chef des forces armées, de ne pas avoir empêché la conquête du Nord par la rébellion touarègue puis par les groupes islamistes armés.

  • Après 129 travailleurs déjà licenciés sans droits et malgré les remontrances de l’Etat, la mine d’or de Sadiola s’apprête à mettre à la rue 500 travailleurs qui, eux non plus, ne bénéficieraient d’aucun droit. Le Mali est l’un des pays dont le sous-sol est fortement riche en or. En témoignent les gisements qui se font découvrir à tout moment dans certaines régions du Mali, entre autres à Kayes, Sikasso. Et pourtant, au Mali, n’importe quelle femme ne peut pas s’offrir un gramme d’or à cause du prix élevé pour la bourse moyenne. La plupart de l’or extrait est envoyé à l’extérieur. Les exploitants locaux de l’or le font dans une situation déplorable avec son cortège de malheurs (détérioration de l’environnement, maladies etc.) Les exploitants d’or étrangers qui ont signé de gros contrats lamentables avec l’Etat malien contre les intérêts du pauvre citoyen s’enrichissent et enrichissent leurs pays au détriment du peuple malien. Pire, sur certains sites aurifères du Mali, les travailleurs sont obligés de se soumettre aux tracasseries et aux caprices des responsables qui font la loi.

  • Au Kenya, le gouvernement a ordonné le rapatriement de tous les réfugiés somaliens dans les camps du nord du pays, à Dadaab et Kakuma, dans un contexte d'insécurité grandissant. Le ministre de la sécurité invoque une urgence sécuritaire. Le dimanche 23 mars au sud de Mombasa, des hommes ont ouvert le feu dans une église de quartier tuant six personnes et quatre boîtes de munitions vides ont été retrouvées dans le sous-sol du Nakumatt Junction, un grand supermarché de Nairobi, créant la panique. Le ministre a promis un renfort de 500 policiers dans la capitale et la ville côtière, et a également annoncé la fermeture des centres d'enregistrement de réfugiés à Nairobi, Isiolo et Garissa. Le ministre appelle aussi sans détour les Kenyans à dénoncer les immigrés clandestins, qui selon lui, doivent rester dans les camps de Kakuma et de Dadaab.

  • Dans un article publié le vendredi 28 mars, «Le Monde» fait état d’une «mise en cause pour corruption du président malien» dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Paris contre l’homme d’affaires Michel Tomi. La présidence malienne dénonce «un article [qui] vise à salir l’honneur d’un homme» et à «jeter le discrédit sur les efforts de toute une nation». Selon le communiqué officiel des services de la présidence malienne, le chef de l'Etat malien a pris l'attache d'avocats locaux et français afin «d’étudier toutes les suites judiciaires possibles, y compris en termes de mesures urgentes et à titre conservatoire».

  • Contributor | Ressources

    Depuis le mois de décembre, le rapatriement des travailleurs illégalement immigrés sur le sol saoudien, s’apparente à des déportations organisées. Plus de 26 000 Somaliens ont été renvoyés vers leur pays. Malheureusement, le gouvernement de Mogadiscio peine à assurer leur accueil où l’on dénonce sur place des conditions de sécurité quasi inexistantes.?Dès le moment où les autorités saoudiennes ont commencé à mettre en œuvre leur politique de répression contre les travailleurs immigrés illégaux, les autorités somaliennes n’avaient pas pris les mesures idoines et se retrouvent aujourd’hui débordées par le flux incessant de personnes qui arrivent presque chaque jour dans la capitale Mogadiscio.

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  • Auteur du putsch du 22 mars 2012 contre l'ancien président Amadou Toumani Touré, l’ancien capitaine «promu» général Amadou Haya Sanogo a été transféré vers Sélingué, à 150 kilomètres au sud de la capitale, près de la frontière avec la Guinée. Depuis son arrestation le 27 novembre 2013, il était placé en détention à l’école nationale de la gendarmerie de Faladié, à Bamako. Le juge qui avait fait arrêter Amadou Haya Sanogo aurait décidé de le transférer parce qu'il était en «contact indirect avec certaines personnes, notamment d'autres militaires inculpés, et que cela pouvait nuire à la découverte de la vérité». Amadou Haya Sanogo est accusé de «complicité d'enlèvement de personnes» dans l'enquête sur la disparition d'une vingtaine de «bérets rouges», des commandos parachutistes fidèles à l’ancien président Amadou Toumani Touré qui avaient échoué dans leur contre-coup d'État le 30 avril 2012.

  • Contributor | Gouvernance

    La Coalition du peuple pour l’Azawad (Cpa), une nouvelle organisation regroupant « toutes les communautés du nord du Mali », a été créée cette semaine par un ex-cadre du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla touareg), a annoncé jeudi 20 mars son fondateur. La Cpa est consacrée à la défense des « droits légitimes » du peuple de l’Azawad (nord du Mali) dans le processus de négociations prévues avec Bamako, a indiqué son président Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, ancien haut cadre du Mnla. Elle mène le « même combat politique » que le Mnla, mais dans un esprit moins «va-t-en guerre», a observé M. Assaleh. Plusieurs membres du Mouvement arabe de l’Azawad (Maa) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua), deux autres organisations arabe et touareg, ont déjà rallié la Cpa, ainsi que la grande majorité des «militaires» du Mnla, soit 8.000 hommes.

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