• Au moins 10 personnes sont mortes de la méningite cérébro-spinale depuis janvier dans la région d'Edward Abue Accrachie, dans le nord du Ghana. Plus de 20 autres personnes attentes de la maladie sont actuellement traités dans plusieurs centres de santé. Les autorités sanitaires de la région d'Edward Abue Accrachie ont invité la population à signaler rapidement tout symptôme de cette maladie.

  • Le taux de prévalence du VIH/sida au Ghana a baissé à 1,9%, contre 2,2% en 2006, selon les autorités du ministère ghanéen de la santé. Toutefois, le directeur du Programme national de lutte contre le sida a tenu à préciser qu'il s'agissait juste d'une stabilité de la séroprévalence. Selon lui, la plus forte prévalence chez la tranche d'âge des 15-24 ans a été enregistrée dans la ville orientale d'Agomanya et dans le district d'Asikuma Odoben Brakwa, dans la région centre, avec un taux de 6,2%.?

  • Contributor | Activisme

    Réunis à Lomé au Togo dans le cadre du quatrième Forum social ouest africain (FSAO 4) les représentants de la société civile ont fustigé dimanche dernier les accords provisoires de libre échange que « l'Union européenne tente d'imposer à certains Etats ACP » et ont invité la Côte d'Ivoire et le Ghana à reconsidérer leur intention de signer des APE intérimaires et individuels.

    Au cours d'une « marche de protestation contre les APE intérimaires et de soutien à la position de la CEDEAO », ayant conduit du Centre togolais des expositions et foires (CTEF) au siège de la Banque d'investissement et développement de la CEDEAO, les représentants de la société civile ont scandé sur plusieurs kilomètres des slogans hostiles aux accords de partenariat économique. Dans la déclaration lue et transmise aux autorités de l'Uemoa et de la CEDEAO, la société civile a fait constater que « l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest présente aujourd'hui le tableau inquiétant et dangereux d'un processus totalement en panne ».

    Cette marche conduite par le président du présidium du quatrième Forum social ouest africain, le professeur Honorat Aguessy du Bénin, est l'une des activités marquant la fin des travaux du forum.

    La quatrième édition du Forum social ouest africain a eu lieu au Centre togolais des expositions et foires à Lomé au Togo les 25, 26, et 27 janvier 2008 sur le thème « Gouvernance et souveraineté alimentaire ». Elle a connu, selon les organisateurs, la participation de plus de 2000 représentants d'organisations de la société civile et de mouvements sociaux venus des seize pays de l'Afrique de l'Ouest et d'autres régions du monde.
    (Voir ci-dessous l'intégralité de la déclaration)

    FORUM SOCIAL OUEST AFRICAIN 4ème EDITION A LOME (TOGO)

    Déclaration de la société civile au FSAO 4
    La quatrième édition du Forum social ouest africain a eu lieu à Lomé au Togo les 25, 26, et 27 janvier 2008 sur le thème « Gouvernance et souveraineté alimentaire » Elle a connu la participation de plus de 2000 représentants d'organisations de la société civile et de mouvements sociaux venus des seize pays de la sous-région et d'autres régions du monde.
    A l'issue des travaux, marqués par d'intenses réflexions sur la situation actuelle de la région en matière d'intégration régionale et de développement comme principaux défis en rapport avec le thème du FSOA, les acteurs de la société civile de l'Afrique de l'Ouest, présents au forum, ont adopté la déclaration suivante :

    Nos constats

    Durant les cinq dernières années, beaucoup d'efforts ont été entrepris par l'UEMOA, la CEDEAO et les Etats membres dans le sens de l'approfondissement de l'intégration régionale;

    Malgré ces efforts, de nombreux défis restent à relever pour rendre effective la libre circulation des biens et des personnes;

    En dépit des efforts de gouvernance et de réformes économiques, la pauvreté reste endémique dans la plupart des Etats de la région et la souveraineté alimentaire est de plus en plus menacée par les politiques commerciales néo-libérales;

    Comme l'ont toujours défendu les organisations de la société civile, la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont reconnu à juste titre que l'Afrique de l'ouest n'est pas prête pour la signature d'un accord de libre échange avec l'Union européenne avant le 31 décembre 2007.

    Malgré cette décision courageuse qui vise à préserver la solidarité et l'intégration régionale, le Ghana et la Côte d'ivoire se sont démarqués en optant pour la signature individuelle d'un accord de partenariat économique (APE) intérimaire avant l'échéance du 31 décembre 2007.

    Cette entorse à l'intégration régionale est intervenue dans un contexte où l'implication de la société civile qui a caractérisé le processus de négociation depuis le début, a cédé la place, à des prises de décision excluant totalement les organisations de la société civile.

    Au total, les négociations commerciales entre l »Afrique de l'Ouest et l'Union européenne se trouvent aujourd'hui dans une impasse avec de nombreuses implications sur la souveraineté alimentaire, l'intégration et la gouvernance régionales.

    L'intégration régionale en Afrique de l'Ouest présente aujourd'hui le tableau inquiétant et dangereux d'un processus totalement en panne.

    Nos exigences

    Face à tous ces constats qui n'augurent pas un avenir meilleur aux citoyens de l'Afrique de l'Ouest, les participants au quatrième Forum social ouest-africain exigent que :

    la Côte d'Ivoire et le Ghana reconsidèrent leur intention de signer des APE intérimaires et individuels;

    la CEDEAO et l'UEMOA veillent au respect scrupuleux des dispositions de leurs Traités actuellement en violation par la Côte d'Ivoire et le Ghana;

    les gouvernements des Etats membres et les commissions de la CEDEAO et de l'UEMOA fassent de l'approfondissement de l'intégration régionale le préalable absolu et non négociable à toute signature d'accord de libre échange avec l'Union européenne ;

    la CEDEAO et l'UEMOA mettent à la disposition des Etats un tableau comparatif des impacts de la signature et de la non signature des APE sur le commerce intra-régional, la stabilité des Etats et le niveau de vie des populations;

    la CEDEAO et l'UEMOA prennent toutes les dispositions pour une participation effective, efficace et plus accrue des organisations de la société civile au processus de négociation, notamment pour le suivi de la mise en oeuvre de la nouvelle feuille de route adoptée par la région et projetant en 2009 la signature d'un APE.

    les ressources appropriées soient mises à la disposition des plates formes nationales de la société civile pour le renforcement des capacités des organisations de la société civile et l'amélioration de la qualité de leur participation au dialogue sur les enjeux de politique économique, de gouvernance et d'intégration régionale.

    Nos engagements

    En appui à nos exigences, nous nous engageons à :

    informer largement l'opinion publique et les citoyens de la région sur la situation actuelle des négociations et les risques qu'elle fait planer sur le processus d'intégration régionale, la stabilité des Etats et le niveau de vie des populations.

    mobiliser nos forces et nos énergies, aussi bien à l'intérieur des Etats qu'au niveau régional, pour sauver l'intégration régionale et relever les autres défis de développement;

    contribuer par nos réflexions, nos actions et nos prises de position, à mieux éclairer les prises de décisions concernant toutes les questions de développement de la région, notamment, le processus d'intégration régionale et les négociations commerciales.

    Fait à Lomé, Togo le 27 janvier 2008

    Tagged under Activisme Ghana

  • Contributor | Gouvernance

    Le vice-président ghanéen, Alhaji Aliu Mahama, a annoncé vendredi que le Ghana avait mis en place un Fonds de développement et de recherche scientifique pour promouvoir la recherche scientifique et technologique dans le pays. Le fonds est une source de financement durable pour le développement de la recherche scientifique et technologique.

    Tagged under Gouvernance Ghana

  • Celtel international, opérateur de téléphonie mobile déjà présent dans plusieurs pays d'Afrique de l'ouest et du centre, va acquérir la majorité du capital de la compagnie ghanéenne Westel (Western Telesystems) pour 120 millions de dollars (plus de 60,8 milliards FCFA).

    Tagged under TICs e Inovação Ghana

  • L’Université de Cape Coast (UCC) au Ghana, a décidé de réduire, en raison des mauvais résultats enregistrés, le nombre d’admission des femmes pour l’année universitaire 2007-2008, allant de 33,5 pour cent l’année dernière à 31,1 pour cent pour la nouvelle année académique. Quelque 3.898 bacheliers avaient été enregistrés samedi à l’Université de Cape Coast.

  • Le 3e atelier d’information et d’échange du projet EuroAfrica-ICT se tiendra lle
    20 et le 21 juillet 2007, Accra, Ghana. Organisé par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest, à travers son initiative CIPACO, partenaire du projet EuroAfrica-ICT.
    Cet atelier du Ghana est destiné spécifiquement aux acteurs de la recherche sur les TIC des pays anglophones de l’Afrique de l’Ouest.

    Tagged under TICs e Inovação Ghana

  • La capitale ghanéenne, redevenue le centre névralgique de l’Afrique, voit affluer des milliers de participants venus assister à l’évènement phare du lancement, début juillet du projet politique de Gouvernement d’Union de l’Afrique. Les signes d’hospitalité se multiplient et les assauts d’amabilité se manifestent à l’approche de la rencontre au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, lointains successeurs des pères fondateurs de l’unité africaine.

    Tagged under Panafricanisme Ghana

  • Contributor | Gouvernance

    Adjoa Nyenyanu avait sept ans lorsque sa mère l’a vendue, avec ses trois jeunes frères et sœurs, à environ 60 dollars, pour qu’ils travaillent avec des étrangers dans des villages de pêcheurs situés le long du lac Volta, au Ghana. « Ma mère m’a appelée un soir pour me dire qu’elle voulait m’inscrire à l’école mais qu’elle n’avait pas les moyens de me payer les frais de scolarité », s’est souvenue Adjoa.

    Tagged under Gouvernance Ghana

  • Mme Fathia Nkrumah, la veuve du premier président du Ghana indépendant, "l'Osagyefo" Kwame Nkrumah, est morte jeudi dans un hôpital au Caire, la capitale égyptienne, a t-on appris vendredi de l'Agence ghanéenne de presse. Le président du Ghana, John Agyekum Kufuor, est passé voir Mme Fathia au cours d'une visite qu'il a effectuée la semaine dernière en Egypte.

    Tagged under Panafricanisme Ghana

  • Un atelier de cinq jours sur la gestion et la résolution des conflits liés à l`eau s`est ouvert lundi à Accra, au Ghana, pour le renforcement des capacités dans le cadre du règlement des conflits internes et trans-frontaliers liés à l`eau, a indiqué la PANA. Organisé par le Réseau ouest-africain pour le renforcement des capacités dans la gestion intégrée des ressources en eau (WA.NET), il regroupe des délégués du Nigeria, de la Gambie, du Ghana et du Kenya.

  • Le Ghana vient d’enregistrer son premier cas de grippe aviaire, détecté dans un élevage de volailles, indiquait ce mercredi monsieur Ernest Debrah, le ministre ghanéen de l’agriculture. Le virus H5N1 a été décelé pour la première fois le 24 Avril dernier à Tema, une cité portuaire située à l’est d’Accra. Il a déclaré que les abords de l’élevage infecté ont été bouclés et mis en quarantaine, et que prés de 1700 volailles ont déjà été abattues.

  • Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Liberia a annoncé l’arrivée de 179 réfugiés en provenance du Ghana, à travers son programme de rapatriement volontaire, appris mercredi APA à Monrovia. Un communiqué de presse publié par le HCR révèle que 152 réfugiés étaient déjà venus à bord d’un bateau panaméen, tandis que 25 autres sont venus mardi à bord d’un avion.

  • L’esprit de Nkrumah et du Pan-africanisme vit toujours au Ghana aujourd’hui à travers ses différentes lois sur la citoyenneté. Le Ghana est le premier pays africain qui offre le droit au retour et au séjour indéfini pour les Africains de la diaspora. Le gouvernement a aussi récemment voté une loi donnant aux Ghanéens de la diaspora le droit de vote.

    Pendant que nous commémorons le Ghana à 50 ans, n’oublions pas le père fondateur du Ghana, Kwame Nkrumah et sa notion de pan-africanisme. Kwame Nkrumah a poursuivi l’indépendance politique du Ghana et s’est engagé pour les luttes contre la domination étrangère dans d’autres colonies africaines. Il a cimenté les liens Arabes-Africains à travers des amitiés spéciales avec le dirigeant égyptien Gamar Abdel Nassar. Il a bien accueilli les combattants pour la liberté de l’Afrique tels que Malcolm X, W. E. Dubois, et George Padmore. Il a créé une station radio continentale (le Service Extérieur de Radio Ghana), qui a contribué à alimenter la lutte de libération en Afrique. Pour y arriver, Kwame Nkrumah a eu la vision de la citoyenneté pan-africaine de tous les peuples d’Afrique.

    50 ans plus tard, le Ghana continue la vision de Kwame Nkrumah dans ses généreuses lois sur la citoyenneté qui contiennent des dispositions donnant un domicile permanent aux peuples de descendance africaine. En 2000, le Ghana a introduit le Code de Lois sur la Double Nationalité « Dual citizenship Act 2000 » grâce auquel un citoyen du Ghana pourrait avoir la citoyenneté de tout autre pays en plus de sa citoyenneté ghanéenne. Une personne d’origine non-ghanéenne pourrait aussi faire la demande de citoyenneté ghanéenne par enregistrement si elle a la résidence ordinaire au Ghana, et par naturalisation si elle a apporté une contribution remarquable au progrès ou à la promotion d’un domaine donné de l’activité nationale.

    Cependant, les critiques de la loi relèvent le fait que le Code de Lois 2000 avait pour intention de récompenser les Ghanéens de la diaspora qui ont acquis une autre citoyenneté mais qui contribuent grandement au développement national du pays. En effet, suivant la promulgation de la loi, Dr. Addo-Kufuor, alors ministre intérimaire de l’Intérieur a expliqué que les Ghanéens non-résidants avaient transféré 400.000.000 dollars EU chaque année pour relancer l’économie du Ghana contre les contributions de l’Investissement Direct Etranger, qui , de 1994 à 2002 avait contribué 1,6 million de dollars EU, ou à peu près 200.000.000 dollars EU. En effet l’acquisition de la nationalité ghanéenne par enregistrement et par naturalisation est sujette à l’habileté de parler et comprendre une langue vernaculaire ghanéenne.

    Néanmoins, le Ghana est la première nation africaine à donner le droit de retour et de séjour indéfini aux Africains de la Diaspora. Sous la Section 17(1)(b) de la Loi sur l’Immigration, l’Acte 573 de 2000, le Ministre pourrait accorder « le droit de demeure » à une personne de descendance africaine de la diaspora avec l’approbation du Président. Certains disent que cette disposition visait à réveiller les Africains Américains riches qui sont retournés au Ghana depuis son indépendance et pris la résidence dans le pays, et à récompenser ceux qui contribuent à la prolifération de l’industrie touristique.

    Malgré les contestations et les points faibles, toutes ces réalisations indiquent la persistance, le dur labeur et l’esprit pan-africain du gouvernement ghanéen, du parlement ghanéen, des Ghanéens ordinaires, et des Ghanéens et autres gens africains de la Diaspora. L’année dernière, le parlement ghanéen a répondu positivement au lobbying des Ghanéens de la Diaspora en adoptant la Loi appelée « Representation of the People Amendment Bill -ROPAB) qui leur a garanti le droit de vote aux élections nationales.

    En décembre 2008, les Ghanéens de la diaspora vont voter pour la première fois durant les élections présidentielles à travers les urnes pour les absents. Leur prochaine action consiste à la mise en cause, à travers les tribunaux ghanéens, d’une disposition se trouvant dans l’Acte de Loi sur la Citoyenneté 2000, qui interdit aux Ghanéens qui ont acquis la citoyenneté d’un autre pays de présenter leur candidature à des postes officiels au Ghana. Vers la fin de cette année, le même groupe qui travaille avec l’institution Benjamin Afrifa of the Africa Federation, Inc. a l’intention de lancer une station TV africaine qui émettra à partir des Etats-Unis. La station TV va émettre sur les affaires de la diaspora africaine de même que sur les affaires continentales. Enfin, les Ghanéens espèrent continuer de porter le flambeau de Kwame Nkrumah, et d’influencer les autres Africains de la diaspora pour qu’ils s’engagent pleinement dans les affaires de leurs propres nations.

    J’espère que tous les pays africains vont suivre le mouvement en nous permettant le libre accès à notre continent sans restriction de visas et sans humiliation administrative. Il est vrai que certains pays africains ont embrassé le pan-africanisme de Kwame Nkrumah et garanti la citoyenneté à des immigrants africains ou à des réfugiés. Par exemple, la Tanzanie a garanti la citoyenneté aux réfugiés burundais au début des années 1990 et offert un séjour à long terme à beaucoup de combattants pour la liberté en provenance du Mozambique, de l’Afrique du Sud et de l’Ouganda. Le Sénégal a étendu la citoyenneté aux réfugiés mauritaniens chassés de leur pays natal en 1989. Ces gestes d’accueil en faveur des Africains comme citoyens dans les autres pays africains doivent être reconnus et encouragés à travers l’Afrique.

    C’est dommage que, dans la plupart des Etats africains, nous continuons de rencontrer et de faire l’expérience de lois peu commodes sur la citoyenneté et sur l’immigration au nom de la « sécurité nationale ». Beaucoup de pays gardent toujours en effet des lois héritées des régimes coloniaux qui soit ont séparé les nations à travers les frontières ou considéré des Africains comme des étrangers sur leur propre continent. Il est souvent plus facile d’entrer dans un pays africain en portant un passeport européen ou nord-américain que, disons, un passeport ougandais.

    Par exemple, le Sénégal, qui se fait voir comme la « Terre des Teranga » garde toujours la loi d’immigration héritée des Français, loi qui rend difficile l’entrée aux Africains portant un passeport des pays qui ne sont pas de la CEDEAO. Ceci ne veut pas suggérer qu’un Sénégalais n’a pas besoin de visa pour entrer en Ouganda, cependant, le processus est moins sophistiqué en particulier pour les visiteurs africains. Pourquoi un pays qui a lutté pour se débarrasser du régime colonial garde-t-il toujours une loi coloniale comme une loi nationale? Pourquoi nous en Afrique n’avons-nous pas de traitement préférentiel les uns pour les autres en tant que membres de l’Union Africaine, à l’instar de ce qui se fait au sein de l’UE ou aux Etats-Unis? Ou bien le mouvement à l’intérieur de l’Afrique est-il un droit uniquement pour les diplomates africains, européens et nord-américains?

    Pour commencer, nous pourrions abolir les régimes de visa pour les Africains en préférence des arrangements régionaux semblables à celles de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC). Nous pourrions également suivre l’arrangement de l’EAC et octroyer des passeports de l’Union Africaine à tous les peuples d’Afrique, du continent africain et de la diaspora de l’Afrique. Ceux qui s’opposent aux frontières libres donnent l’argument comme quoi les gens vont migrer en masse de leurs domiciles/régions où il y a des difficultés économiques et rester indéfiniment dans les pays où il est plus facile de vivre si les frontières sont rendues plus perméables. Cependant, les preuves au sein de la CEDEAO, l’EAC ou l’UE illustrent que là où les frontières sont ouvertes aux membres de la communauté, les gens font des va-et-vient. Chaque jour, des Ougandais, des Kenyans, des Guinéens, des Sénégalais et d’autres personnes au sein de la communauté de l’EAC et de la CEDEAO bougent entre les frontières et rentrent librement à leurs lieux de résidence permanente. En fait, les plus grands pan-africanistes sont les communautés frontalières engagées dans des activités socio-économiques et culturelles quotidiennes à travers les frontières, tels que les Masaai le long de la frontière Kenya-Tanzanie, les Peulh le long de la frontière Sénégal-Mauritanie et les Luo à la frontière Ouganda-Soudan.

    Cependant, une crainte du voisin guide les politiques d’immigration et de citoyenneté sur une plus grande partie de l’Afrique. Les commerçants zimbabwéens qui voyagent à travers la frontière vers le Botswana sont assujettis à des restrictions strictes de visa d’entrée et à des frais élevés même si les deux pays sont des Etats membres de la Communauté pour le Développement de l’Afrique Australe (SADC). Cette tendance, même si elle n’est pas unique, est particulièrement dérangeante quand on vient du Botswana dont le développement économique doit beaucoup au nombre immense de professionnels africains qui ont vécu et travaillé au Botswana pendant plusieurs années. Beaucoup de gens se voient toujours refuser le droit à la citoyenneté suite à des lois injustes sur la résidence qui garantissent un séjour à court terme avec à peine la chance d’être qualifié pour la résidence légale permanente. De façon semblable, beaucoup d’Africains dont les ancêtres furent pris pour aller être des esclaves en Europe et dans les Amériques ont exprimé leur déception quant à être exclus des nouveaux régimes de double nationalité en vogue en Afrique.

    Alors que les Présidents africains appellent les Africains vivant dans la diaspora à participer au développement national, la motivation est accordée à ceux « qui sont partis librement », contrairement à ceux dont les ancêtres furent vendus pour devenir des esclaves. D’autre part, il y a des sentiments parmi les Africains sur le continent selon lesquels il est possible d’être un « national » sans être un citoyen, et que ce dernier statut devrait être réservé à « ceux qui sont restés derrière » qui sont en train d’œuvrer pour le développement national. Par exemple, Oteng-Attakora, un écrivain ghanéen, soutient que même si les Ghanéens se trouvant dans la diaspora ont des liens familiaux et que leurs propriétés transférables pourraient alléger la peine d’un petit nombre de chanceux, ils ne payent pas les taxes ni ne créent des emplois susceptibles de contribuer à la construction nationale.

    En définitive, les Etats africains devraient suivre l’exemple d’Israël qui encourage et en fait sollicite auprès de toutes les personnes d’héritage juive d’immigrer en Israël et soutient le rassemblement de ses exilés. L’Union Africaine pourrait aussi financer une tournée annuelle de l’Afrique (comme le fait Israël pour sa diaspora juive) en vue de visiter la terre natale. Si on le leur demande, les Africains de la diaspora intéressés vont financer leurs propres voyages en terre natale, comme le prouvent les voyages en cours à la Côte du Cap au Ghana, à l’île Gorée au Sénégal et ailleurs où les gens rentrent et font des tournées.

    Il est certain que la diaspora de l’Afrique a un rôle à jouer, non seulement en faisant du lobbying en faveur des droits politiques mais aussi en contribuant au développement national et à la promotion des affaires africaines. Aussi longtemps que nous en tant qu’Africains nous ne nous aurons pas valorisés les uns les autres et n’aurons pas confiance les uns envers les autres, nous ne pouvons pas demander aux autres pays, en particulier ceux de l’ Europe, de l’Asie et des Amériques, de nous valoriser. VIVA OSAJEFO!

    * Doreen Lwanga est une pan-africaniste et une Erudit de Citizenship and Security in Africa (Citoyenneté et Sécurité en Afrique). Elle peut aussi être atteinte à l’adresse [email][email protected]

    * Cet article a d’abord paru dans l’édition anglaise de Pambazuka News n° 294 du 7 mars 2007. Voir :

    * Veuillez envoyer vos commentaires à [email protected] ou commentez en ligne sur pambazuka.org

    Tagged under Gouvernance Ghana

  • Que signifie liberté dans un contexte africain? Un pays peut-il être libre lorsque 75% de son budget sont fournis par des bailleurs de fonds? Pas nécessairement, mais cela ne veut pas dire que l’indépendance du Ghana en 1957 n’est pas digne d’être célébrée. Toutefois, cela veut bel et bien dire qu’il reste beaucoup à faire.

    Le 6 mars 2007, le Ghana va célébrer son « Jubilé d’Or », fréquemment mentionné sous le titre « le Ghana à 50 ans »- cinquante ans d’indépendance de leurs oppresseurs coloniaux, la Bretagne. Les ancêtres m’ont béni en m’offrant l’opportunité d’être témoin de cet événement grandiose. Même si je suis Africain (ou Noir) Américain, comme beaucoup de noirs de l’Amérique du Nord et des Caraïbes, je considère le continent africain comme mon domicile spirituel. J’ai voyagé dans sept pays de l’Afrique de l’Ouest. Je suis pan-africain en termes de sentiments, et par là je veux dire que je suis défenseur de l’unité fonctionnelle des Noirs / Africains du monde entier dans nos intérêts individuels collectifs.

    Dans mon pays natal, les Etats-Unis, les personnes noires en tant que groupe sont toujours, d’après mon évaluation, des citoyens de second rang. Beaucoup trop d’entre nous continuent d’être victimes de la brutalité de la police, d’un système pénal de /d’(in)justice raciste, d’écoles se trouvant en-dessous de normes requises, de soins de santé et de logement inadéquats. C’est pour cette raison que je ne célèbre pas la Journée de l’indépendance américaine le 4 juillet 1776. Je ne salue pas le drapeau américain ni ne chante l’hymne national américain.

    Je proteste non pas parce que je suis anti-Américain ou non-patriotique mais plutôt parce que je marche sur des principes. Le combattant noir américain pour la liberté Frederick Douglass a demandé il y a plus d’un siècle, « Quelle date est pour vous le quatre juillet pour les esclaves? » Grâce, en premier lieu, aux luttes prodigieuses de nos ancêtres, les Noirs Américains ne sont plus des esclaves. Mais nous sommes toujours sans liberté. C’est à partir d’une position d’une personne non-libre, soi-disant Africain Américain qui a fait des va-et-vient au Ghana depuis 1997 que je donne ma perspective personnelle de la signification des célébrations de la Journée d’Indépendance du Ghana.

    Il y a cinquante ans, Osagyefo Dr Kwame Nkrumah, dans son discours de Déclaration de l’Indépendance, s’est exclamé en disant, « Le Ghana, votre pays bien-aimé, est libre à jamais! ». La liberté », cependant, peut être quelque chose de passager. Le Ghana est-il libre aujourd’hui? Que voulons-nous dire précisément par « liberté au Ghana »? Ce qui est peut-être, je pense , le plus instructif et ironique et à propos des célébrations dites « Le Ghana à 50 ans » est que le gouvernement ghanéen est forcé de compter sur les bailleurs de fonds occidentaux, surtout la Bretagne, qui doivent lui donner le financement.

    Cela amène à se demander dans quel sens exactement le Ghana, et par extension l’Afrique, est libre? Et, dans ce cadre, que peut signifier la liberté pour les Ghanéens lorsque plus de 70 pour cent du budget du gouvernement central sont fournis par les bailleurs de fonds européens/occidentaux? Eh bien en guise d’entrées, et ceci est peut-être l’ironie la plus dérangeante de toutes, certains (mais pas tous) érudits et politiciens ghanéens sont forcés d’accepter sans les critiquer les interprétations britanniques du commerce transatlantique des esclaves, du colonialisme, et de ses conséquences. La véritable indépendance devrait signifier que les Africains ont la liberté d’interpréter leur passé dans une perspective d’Africains plutôt que dans celle des Européens- occidentaux (les blancs).

    Ici au Ghana c’est devenu quelque chose à la mode chez les analystes ghanéens de comparer les progrès du Ghana en tant qu’une nation avec ceux de la Malaisie, qui a également obtenu son indépendance en 1957. Dans chaque cas où la comparaison intervient, le commentateur ghanéen aboutit à la conclusion inévitable selon laquelle, comparativement à la Malaisie, le Ghana se trouve bel et bien en arrière dans chaque domaine si l’on se réfère aux indicateurs principaux du développement humain et économique (mortalité infantile, espérance vie, PIB). J’ai toujours été en quelque sorte sceptique quant à l’utilité de tous ces genres de comparaisons. Après tout, les défis sociaux, politiques, et économiques durant la période post-coloniale du Ghana et de la Malaisie respectivement seraient très différents.

    Si, cependant, on voulait faire des comparaisons, une autre juxtaposition instructive serait avec la première nation sub-saharienne à rompre avec la colonisation: le Soudan. C’est vrai le Soudan. On rapporte fréquemment que le Ghana fut le premier pays sub-saharien qui a gagné l’indépendance, mais le Soudan, ayant gagné son indépendance le 1 janvier 1956, a eu environ 14 mois d’avance sur le Ghana. Je soupçonne que cette légère différence historique pourrait avoir quelque chose à faire avec le fait que le Soudan est dominé par les Afro-Arabes—ou, pour le dire en termes plus crus, qu’étant donné ses liens politiques et culturels avec le monde arabe, certaines gens ont tendance à ne pas compter le Soudan dans le club des nations « noires » africaines.

    Cette perception soulève toutes sortes de questions importantes à propos de la politique de l’identité africaine. Ce qu’il importe de noter à ce titre est que le régime de Khartoum et les rebelles du Sud du Soudan n’ont négocié que pendant les quelques dernières années une résolution(très fragile) mettant fin à ce qui fut l’un des conflits les plus longs et les plus négligés sur le continent africain. Plus récemment, la région de Darfur à l’Ouest du Soudan est le centre d’un désastre humanitaire que certains observateurs internationaux sont en train d’appeler génocide. Par conséquent, les vies des Darfuriens ordinaires sont extrêmement précaires comme ils continuent d’être coincés par les groupes rebelles d’un côté et les milices nomades(soi-disant « Janjaweed »), qui sont dits bénéficier du soutien de Khartoum, de l’autre côté.

    Pour sa part, le Ghana a eu l’expérience de quatre coups d’Etats militaires (dont au moins un a présenté les agences américaine et britannique de renseignements comme conspirateurs), de moments sporadiques de violence sponsorisée par l’Etat, et d’une récession grave au début des années 1980. Mais contrairement au Soudan, les Ghanéens n’ont jamais connu les ravages et la dévastation de la guerre civile. Le Ghana est aujourd’hui, malgré la volatilité historique de son gouvernement central et les profondes divisions politiques entre les deux partis politiques principaux, la Convention Démocratique Nationale (NDC) et le Nouveau Parti Patriotique (NPP), une nation relativement stable. Alors que cela pourrait être prouvé de façon empirique, je suis de l’avis que cette stabilité a quelque chose à faire avec les efforts inlassables de Kwame Nkrumah de propager le nationalisme pan-africain.

    Ce qui est indiscutable, cependant, est que l’indépendance du Ghana fut un exploit de l’élite ghanéenne, des gens comme Kwame Nkrumah et J.B. Danquah, des Afro-occidentaux comme W.E.B. Du Bois et Marcus et Amy Jacques Garvey, et des milliers d’autres noirs radicaux bien connus et moins connus de la diaspora qui ont pris l’identité de la lutte anti-coloniale africaine. Par-dessus tout, l’indépendance du Ghana fut accomplie par des Côtiers de l’Or (Ghanéens) qui ont refusé d’abandonner leur dignité même lorsqu’ils étaient confrontés aux obstacles les plus écrasants. En d’autres termes, l’indépendance du Ghana fut un exploit panafricain de haute signification. Cette histoire, je soupçonne, est bien connue à beaucoup de lecteurs du présent article.

    Ce qui est moins connu est que les courants de l’inspiration révolutionnaire qui a alimenté la lutte contre la subordination raciale n’ont pas coulé dans un seul sens à travers l’Atlantique. Spécifiquement, l’indépendance ghanéenne et la lutte pour l’indépendance africaine en général avait des implications concrètes pour le mouvement de liberté des noirs des Etats-Unis. Tout d’abord et avant tout, l’exemple d’Osagyefo Dr Kwame Nkrumah qui dirigeait une nation africaine et encourageait les noirs de la diaspora de « retourner » sur le continent africain a revitalisé la lutte anti-raciste des noirs Américains.

    Pourquoi, par exemple, est-il que si peu d’entre nous avons appris à l’école quoi que ce soit sur la visite de Martin Luther King au Ghana en 1957 pour les cérémonies de l’indépendance du Ghana? Pourquoi ne nous apprend-on jamais à propos de l’impact énorme que cette expérience a eu sur la pensée de King? Pourquoi savons-nous si peu de choses sur les deux visites de Malcolm X au Ghana? Par-dessus tout, pourquoi ne nous apprend-on jamais que le gouvernement des Etats-Unis voyait la coopération entre Africains Américains et Africains du continent comme une menace contre les « intérêts nationaux » (c-à-d une menace contre les intérêts des élites blanches et leurs collaborateurs qui n’étaient pas de l’élite et/ou non-blancs), et ont pris des mesures concrètes pour anéantir cette menace perçue?

    Je soulève ces questions parce qu’elles sont cruciales si jamais nous devons être réellement libres et indépendants. Bien que nous ayons franchi de grands pas, nous les Africains n’assumons pas encore le contrôle de notre destin. La liberté et l’indépendance doivent être réclamées de manière consistante, on doit se battre pour elles avec ténacité, elles doivent être jalousement gardées, et défendues avec vigueur. Je ne suis pas afro-pessimiste. Il passe rarement un jour ici au Ghana sans que je sois inspiré par la gracieuseté, l’optimisme, la créativité, et la résilience des Ghanéens. En effet, mes expériences m’ont convaincu que, comme John Kufuor l’a affirmé, tout n’est pas que « sombres » en Afrique. Le Ghana et, comme Kwame Nkrumah dirait, les Africains en général, avons beaucoup de raisons de célébrer. Mais il y a toujours un volume considérable de travail à faire. Que sera votre contribution?

    * Le Frère Kwame Zulu Shabazz peut être rejoint à l’adresse: [email][email protected]

    * Cet article a d’abord paru dans l’édition anglaise de Pambazuka News n° 294 du 7 mars 2007. Voir : [email protected] ou commentez en ligne sur pambazuka.org

    Tagged under Gouvernance Ghana

  • Contributor | Gouvernance

    L’annonce a été faite après une réunion à huis clos des chefs d’Etat et de gouvernement participant au sommet de l’Union africaine qui s’est ouvert ce lundi à Addis-Abeba : le Ghana assurera la présidence de l’Union africaine en 2007. Confronté à une forte opposition, le Soudan a renoncé à sa candidature, évitant une paralysie du sommet.

    Tagged under Gouvernance Ghana

  • Contributor | Gouvernance

    L'ancien secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Kofi Annan, est attendu mardi soir dans son pays où il sera accueilli à l'aéroport d'Accra. Le président John Kufuor, le vice-président Alhaji Aliu Mahama, plusieurs personnalités dont des membres du gouvernement, des chefs traditionnels et des membres du corps diplomatique feront le déplacement pour saluer Kofi Annan.

    Tagged under Gouvernance Ghana

  • Contributor | Ressources

    Depuis que les frais de scolarité ont été supprimé l’année dernière, les églises et centres communautaires ont transformé leurs établissements en salles de classes et l’Education nationale tente au mieux de faire face à l’explosion des nouvelles inscriptions dans les écoles primaires. L’année dernière, plus de 616 000 nouveaux élèves se sont inscrits dans les écoles primaires et collèges du pays – soit une hausse de 16,6 pour cent.

    Tagged under Ressources Ghana

  • Contributor | Arts

    Le ministre ghanéen des Transports, Dr Richard Anane, a démissionné mercredi après des pressions venues de membres du Nouveau Parti Patriotique (NPP , au pouvoir à Accra). Cette décision est intervenue à la suite de recommandations faites au Président John Kufuor deux semaines auparavant, par la Commission des droits de l’Homme et la Justice administrative (CHRAJ), qui a demandé la démission de Dr Anane pour « abus de pouvoir, corruption et conflit d’intérêts ».

    Tagged under Arts Ghana

  • Contributor | Gouvernance

    Au sein de l’équipe de développement et en coordination avec le chef de projet et le lead programmeur, vous serez en charge de l’écriture des scripts
    • intégration et ajustement du level design
    • amélioration du gameplay en collaboration avec les game designers et les infographistes

    Tagged under Gouvernance Ghana