• L’élection présidentielle de fin 2016 s’éloigne en République démocratique du Congo (Rdc). Les retards aumulés pour l’organisation du scrutin risquent d’ouvrir une période d’incertitude et plonger le pays dans l’instabilité. Joseph Kabila, l’opposition et la communauté internationale peuvent-ils encore éviter le pire ? Analyse.

  • Contributor | Activisme

    Amnesty International vient de publier un rapport intitulé « Voilà pourquoi on meurt ; les atteintes aux droits humains en Rdc».

  • En Rdc, le climat se tend et le pouvoir se raidit à mesure que se réduit le délai constitutionnel en vue de la tenue de l’élection présidentielle. Le dernier à en avoir fait les frais n’est autre que Moïse Katumbi, dont le combat en faveur du respect de la Constitution en Rdc n’est pas du goût du régime du président Joseph Kabila. Mercredi 24 février, le dernier gouverneur de l’ex-Katanga s’est rendu en compagnie de son épouse et de ses enfants à l’aéroport international de la Luano. Destination Kashobwe, une localité du district du Haut-Katanga, son fief natal. Après les formalités d’usage, Moïse Katumbi et sa famille ont pris place à bord d’un avion privé loué pour l’oasion. Mais des agents de l’ANR sont montés alors à bord de l’aéronef et leur indiquent sans aucune forme de procès que l’avion ne peut finalement quitter le tarmac.

  • Six activistes du Mouvement citoyen "Lutte pour le changement" (Lucha) ont été condamnés à deux ans de prison pour "désobéissance à l’autorité". Ils avaient été arrêtés à Goma une ville de l’Est du pays, lors d’une journée "ville-morte" décrétée par l’opposition. Ils portaient sur eux des pancartes sur lesquels on pouvait lire des slogans exigeant l'organisation de la présidentielle dans les délais fixés par la Constitution. Déférés devant la justice, ils ont été ausés notamment d'association de malfaiteurs, une infraction passible de la peine mort en Rdc. Lors du procès, le tribunal a requalifié les faits et a finalement condamné les six prévenus à deux ans de prison pour "désobéissance à l'autorité". La défense envisage de faire appel de cette décision de justice.

  • Contributor | Gouvernance

    La Cour constitutionnelle congolaise annoncé mercredi 24 février, avoir approuvé neuf candidatures, dont celle du président sortant Denis Sassou Nguesso, pour l'élection présidentielle anticipée du 20 mars. Des dix dossiers enregistrés, seul celui de Luc Parfait Tchinianga Mavoungou, un inconnu sur la scène politique, a été invalidé. La candidature de M. Sassou Nguesso, 72 ans et qui brigue un troisième mandat de suite, a été rendue possible après un changement de la Constitution qui limitait à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. Le 20 mars, il affrontera notamment trois de ses anciens ministres - André Okombi Salissa, Guy-Brice Parfait Kolélas et Claudine Munari - ainsi que Pascal Tsaty Mabiala, ancien ministre du président Pascal Lissouba (1992-1997).

  • Le directeur national d’investigation criminelle de la République d’Angola a affirmé samedi 24 janvier 2015 à Mbanza Congo en province de Zaire (nord) frontalière du Bas-Congo (ouest de la RD Congo), qu’« il y a la drogue qui vient de São Paulo au Brésil, passe par Kinshasa et entre en Angola par route ». Selon Angop, « il a considéré l’Angola comme un potentiel pays de trafic et de consommation de drogues en provenance de l’Amérique du Sud, plus concrètement du Brésil, dont la province de Zaire est le point de transit de la drogue pour la Rdc et vice-versa ». En juillet 2014, Actu-maroc.com avait rapporté que « les éléments de la police judiciaire de l'aéroport Mohamed V ont arrêté un ressortissant congolais en provenance de la ville brésilienne de São Paulo et à destination de Kinshasa avec en sa possession 5 kilos de crack».

  • Les Nations unies ont dénoncé la mort ou la disparition de plusieurs dizaines de civils, victimes selon elles de policiers congolais lors d'une grande opération antibanditisme à Kinshasa entre novembre 2013 et février 2014. "L'opération 'Likofi' ['coup de poing' en lingala, ndlr] a fait au moins 41 victimes", neuf lors d'"exécutions sommaires", et 32 de "disparitions forcées", écrit le Bureau des Nations unies aux Droits de l'homme dans un rapport publié mercredi 15 octobre à Kinshasa. Le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé, ajoute le rapport, notant que les enquêteurs de l'Onu ont dû faire face à des difficultés diverses comme la réticence des proches des victimes et de plusieurs témoins à s'exprimer, par peur de représailles. ??

  • Que cogite-t-il ? Partira ? Ne partira pas ? Tripatouillera-t-il la Constitution ? Ne la tripatouillera-t-il pas ? Osera-t-il défier Barack Obama ? ‘’Joseph Kabila’’ n’est plus qu’une simple équation qui se décline, pour l’heure, par des questions variables à souhait.

  • Pour de nombreux Congolais qui luttent pour la démocratisation effective de leur pays, il est avéré que depuis l’accession du Congo-Belge à la pseudo-indépendance, le pouvoir politique a toujours été sous-tutelle de Washington, maître d’œuvre de la stratégie qui a conduit à l’élimination de Lumumba. Et les Américains sont vus aujourd’hui par les Congolais comme des pyromanes qui ont allumé un incendie mais qui ne veulent l’éteindre qu’à moitié.

  • Mardi 8 avril 2014, plus de 400 ressortissants de la Rdc étaient forcés de «rentrer chez eux». Grossissant du même coup le nombre de personnes ayant dû traverser le fleuve Congo parce qu’indésirables sur l’autre rive. Plus de 8000 personnes expulsées au total.

  • Kinshasa et les rebelles du M23 ont entériné formellement à Nairobi, jeudi 12 décembre, la fin de leur conflit dans l'est de la République démocratique du Congo, plus d'un mois après la défaite militaire de la rébellion. A Kinshasa, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende a déclaré qu'il "n'y a pas d'accord" mais "deux déclarations unilatérales" et un communiqué qui annonce "la fin des pourparlers de Kampala", la capitale ougandaise où des négociations ont eu lieu de décembre 2012 au 3 novembre 2013 sans aboutir à la signature d'un accord de paix.

  • Contributor | Gouvernance

    La dépouille de l'ancien président congolais, Mobutu Sese Seko, mais aussi celle de l'ancien Premier ministre Moïse Tshombe, vont être rapatriées en Rd Congo, a déclaré mercredi 24 octobre, le président Joseph Kabila. Le rapatriement des sépultures de ces deux anciens dirigeants congolais faisait partie des recommandations adressées au début du mois au président Kabila par les "concertations nationales". L'ex-président du Zaïre est décédé le 7 septembre 1997 à Rabat, au Maroc, où il a été inhumé. Cette mort en exil était l'épilogue d'une lente agonie.

  • Contributor | Gouvernance

    Joseph Kabila briguera-t-il un troisième mandat en 2016 ? En l’état actuel de la Constitution de la Rd Congo, la réponse paraît négative. « Le nombre et la durée des mandats du président de la République [cinq ans, renouvelable une seule fois, NDRL] ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle », dit le texte. Pas évident que les proches de Joseph Kabila, réélu en 2011, l’entendent de cette oreille. «Depuis quelques temps, les manœuvres se concoctent dans les officines des partis politiques » pour faire émerger l’hypothèse d’une révision de la Constitution pouvant permettre à Joseph Kabila de se représenter en 2016, croit savoir le président national de l’Association africaine des droits de l’homme. Un sentiment partagé par la Conférence épiscopale nationale du Congo.

  • Contributor | Gouvernance

    Le cas du président congolais Joseph Kabila est un exemple malheureux d'une haute personnalité sanctionnée par la communauté internationale. Le jeudi 27 juin, alors que Joseph Kabila se préparait à se rendre à Maputo, il a reçu de cette dernière un télégramme lui signifiant de ne pas aller au sommet de la Sadc prévu dans la capitale mozambicaine. Joseph Kabila est déclaré «persona non grata» à Maputo. Avant cet incident, Washington a rejeté l'accréditation de Jean Claude Masangu comme ambassadeur du Congo aux Etats-Unis. Pour eux, Joseph Kabila a mérité ces sanctions car il a tenu tête au secrétaire général de l’Onu qui a préconisé un dialogue franc et sincère incluant toutes les forces vives de la Nation pour résoudre la crise de légitimité en Rdc.

  • Dans une lettre datée du mardi 7 mai, Human Rights Watch demande au chef de l’Etat congolais Joseph Kabila de « mettre fin à l’impunité pour les auteurs de graves violations des droits de l’homme ». Pour Human Rights Watch, le gouvernement congolais ne devrait conclure d’accord avec aucun chef de guerre ayant commis des exactions, quelle que soit son appartenance politique, ethnique ou autre.

  • Le Mouvement du 23 mars (M23), en rébellion contre le gouvernement de la Rd Congo depuis mai dernier, a destitué, mercredi 27 février, le président de la branche politique, Jean-Marie Runiga, qu'il accuse de soutenir le général mutin Bosco Ntaganda. Et pendant ce temps à Kinshasa, lors d’une conférence de presse, Lambert Mende, le ministre porte-parole du gouvernement, a tenu à couper court à tous les projets de dialogue national qui fleurissent en ce moment dans la classe politique congolaise.

  • Contributor | Gouvernance

    La famille du premier Premier ministre congolais Patrice Emery Lumumba, assassiné en 1961, souhaite que le gouvernement de Kinshasa l'appuie dans le procès qui pourrait avoir lieu en Belgique, a affirmé jeudi 13 décembre l'un de ses fils, Roland Lumumba. Plus de cinquante ans après les faits, la justice belge a annoncé mercredi 12 décembre qu'elle allait lancer une enquête sur l'assassinat de l’un des héros des indépendances africaines toujours populaire aujourd'hui et dont la famille met en cause dans sa mort d'ex-responsables belges. Estimant que l'ex-Congo belge était alors plongé dans un conflit armé, elle soutient que la mort de M. Lumumba pouvait dès lors être considérée comme un crime de guerre.

  • Entre abus sexuels, trafics et voyeurisme macabre, la Monusco, mission des Nations Unies au Congo s’avère être un vrai gâchis. Juste bons à parader, il est difficle de dire pourquoi tous ces casques bleus qu’elle chapeaute sont sur le territoire congolais. Pourtant, ils sont venus garantir la paix, l’intégrité du pays et surtout protéger les populations civiles livrées aux massacres et exactions des troupes rwandaises sans qu’elle ne bouge quand elle ne détale !

  • Contributor | Gouvernance

    Le président de la République démocratique du Congo (RDC) est-il menacé de mort par ses propres gardes du corps ? C'est ce que révèle une information publiée par le quotidien local Congo Times, citant des sources proches de l'armée. D'autres informations font état d'un large mouvement de manipulation des militaires, derrière lequel des officiers seraient impliqués. S'y ajoute l'implication d'autres mouvements rebelles extérieurs comme celui des Forces nationales de libération, un groupe burundais qui a commis plusieurs carnages dans les villages frontaliers, précisément dans ceux de hauts-plateaux d'Uvira, au Sud-Kivu.

  • Entre Paris et Kinshasa, c’est désormais « je t’aime, moi non plus ». L’escalade verbale est à son comble. Pour preuve, la dernière sortie médiatique du porte-parole du gouvernement. Lambert Mende n’y est pas allé par le dos de la cuillère pour prendre à partie le président François Hollande et les médias français. L’allure prise est telle que l’on craindrait une rupture diplomatique. Faudrait-il en arriver là? D’aucuns conseillent aux deux parties de tempérer leurs ardeurs, d’aplanir leurs différends avant de clamer la tempête. Cela au bénéfice de leurs peuples respectifs.