• Contributor | Gouvernance

    Huit magistrats dont six du parquet et deux du siège, sont interdits d’exécuter leur fonction jusqu’à nouvel ordre. Des poursuites disciplinaires sont engagées contre eux pour abus d’autorité, abandon de poste, corruption et extorsion de fonds. La ministre de la Femme, de la famille et de l’enfant a prévenu que d’autres juges pourraient être frappés par la sanction. Selon elle, il s’agit de la manifestation de l’application de l’Etat de droit dans tout le pays.

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    Premier producteur mondial de café avec une production estimée cette année à 1,4 million de tonnes, la Côte d’Ivoire déclare une capacité pouvant atteindre jusqu’à 3 millions de tonnes l’an. Selon un responsable du ministère ivoirien du Commerce, il a été demandé aux producteurs de faire un bon nettoyage de leurs plantations et un encadrement va suivre. En attendant la matérialisation de la réforme annoncée, entre 10 et 15% de ces plantations ont déjà pu être renouvelées.

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    Les enquêteurs des Nations unies viennent de sortir un rapport accablant pour les leaders pro-Gbagbo, en exil en Afrique de l'Ouest. Ceux-ci clament régulièrement que la lutte armée ne fait pas partie de leur philosophie et pourtant, d'après les cinq experts de l'ONU, plusieurs dignitaires de l'ancien régime continuent d'organiser la déstabilisation de la Côte d'Ivoire. Selon les informations des experts des Nations unies. Des opérations sont menées depuis les pays voisins pour compromettre les efforts de la Cedeao et de son président en exercice -en l'occurrence, le président ivoirien Alassane Ouattara.

  • L'ex-patron de la garde républicaine, le général Brunot Dogbo Blé figure au nombre des prévenus accusés par la justice ivoirienne d'assassinat, d'enlèvement et d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Pour certains observateurs, le "rouleau compresseur" de la justice se met maintenant en marche contre les auteurs des violences et crimes post-électoraux. D'autres personnalités civiles et militaires devraient suivre dans la perspective d'amener les acteurs des violences à rendre compte de leurs actes. Des organisations de défense des droits de l'homme se sont réjouies de cette démarche et ont exhorté les autorités ivoiriennes à traduire en actes la fin de l'impunité afin que tous les coupables répondent de leurs actes devant les tribunaux.

  • Dix ans après la mort de l’ancien général Robert Gueï, quatre soldats dont des piliers sécuritaires de l’ex-régime de Laurent Gbagbo sont inculpés pour son assassinat. Pour son parti, l’UDPCI, ce sera une étape obligée du processus de réconciliation. Surnommé « le père Noël en treillis », Robert Gueï a dirigé, pendant dix mois la junte militaire installée en Côte d’Ivoire suite au coup d’Etat du 24 décembre 1999 contre le président Henri Konan Bédié. Les partisans de Gueï attribuaient, au régime, la mort de leur chef. C’est ce que le camp Gbagbo a toujours récusé.

  • Plus d’un an après la crise postélectorale qui a secoué la Côte d’Ivoire entre décembre 2010 et avril 2011 après la présidentielle, une centaine d’enfants ayant fui les combats dans l’ouest du pays, attendent toujours de retrouver leurs parents. Dans une déclaration publiée le 20 septembre à Abidjan, le CICR révèle avoir identifié en 2011 quelque 837 enfants séparés de leurs parents et vivant principalement dans les camps de réfugiés au Libéria et en Guinée. La Croix-Rouge dit avoir rétabli le contact familial pour au moins 610 d'entre eux, dont la plupart n’ont pas encore donné un avis favorable pour regagner leurs parents en Côte d’Ivoire, par peur de revivre une crise.

  • Deux ONG réclament que la société Trafigura, basée au Royaume-Uni, comparaisse au pénal dans le cadre de l’affaire Probo-Koala. En 2006, 100 000 Ivoiriens avaient été intoxiqués suite à l’épandage de déchets toxiques appartenant à la multinationale. Un rapport accablant de plus de 230 pages intitulé "Une vérité toxique" et publié, mardi 23 septembre, conjointement par Greenpeace et Amnesty International fait ressurgir la complexe affaire du cargo-poubelle Probo Koala.

  • Le 17 septembre 2012, le Conseil national de la presse (CNP, organe de régulation de la presse écrite), a levé la suspension provisoire touchant l’ensemble des journaux de l’opposition, proches de l’ancien président Laurent Gbagbo. Le président du CNP a inscrit cette décision "dans le cadre des médiations en cours avec le Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (patronat) et la Commission dialogue, vérité et réconciliation".

  • Cela fait tout juste dix ans. Le 19 septembre 2002, le général Robert Gueï était assassiné, à Abidjan, au moment même où un coup d’Etat manqué se transformait en une rébellion - les Forces nouvelles contre le régime de Laurent Gbagbo - qui a pris le contrôle du nord et de l’ouest du pays. Dix ans après, les circonstances de la mort de l’ancien chef d’Etat ne sont toujours pas élucidées. Pour son parti, l’UDPCI, ce sera une étape obligée du processus de réconciliation. Robert Gueï a dirigé, pendant dix mois, la junte militaire installée en Côte d’Ivoire suite au coup d’Etat du 24 décembre 1999 contre le président Henri Konan Bédié.

  • La Cour pénale internationale (CPI) vient de rejeter la demande de mise en liberté provisoire de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l’humanité et détenu à La Haye. Un rejet qui intervient moins d'un mois avant l'audience de confirmation des charges qui pèsent contre lui, prévue le 13 août. Les réactions en Côte d'Ivoire. Selon un cadre du FPI, il n'y a aucune déception due au rejet de la liberté provisoire pour l'ancien chef de l'Etat. Le parti dit être confiant dans l'issue de l'audience de confirmation des charges, qui doit commencer le 13 août.

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    La Côte d’Ivoire n’est sans doute pas le pays d’Afrique le plus touché par le fléau de l’excision, les dernières statistiques exploitables datant de 2001, donnaient une prévalence sur le plan national de 44,5% de femmes, d’adolescentes et de petites filles excisées, dont 19% chez les catholiques, 33,5% à Abidjan et 74,6% dans le nord du pays musulman. C’est de ce nord, plus précisément de Katiola à 400 kilomètres d’Abidjan, qu’est venue la surprise, quand est tombé le 18 juillet le verdict d’un procès, condamnant neuf femmes âgées de 46 à 91 ans à un an de prison et 50 000 FCFA (75 euros) d’amende, pour l’excision d’une trentaine de petites filles en février dernier, au cours d’une cérémonie rituelle. Il faut maintenant espérer que le verdict prononcé le 18 juillet, fasse date. Les condamnées n’iront sans doute pas en prison en grande partie à cause de leur âge, mais il aura un grand retentissement et fournira des arguments à tous ceux qui luttent contre

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    En Côte d’Ivoire, neuf femmes ont été condamnées, mercredi 18 juillet, à Katiola dans le nord du pays, à un an de prison et 50 000 francs CFA d’amende pour l'excision d'une trentaine de fillettes. C’est une première, saluée à Abidjan par les Nations unies. Agées de 46 à 91 ans, les 9 femmes condamnés ont été reconnues coupables de « mutilation génitale féminine » pour 4 d'entre elles, et de « complicité » pour les 5 autres. Mais en raison de leur âge, les 9 condamnées ne seront pas incarcérées.

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    Toujours en exil, Charles Blé Goudé dénonce le manque de liberté de l’opposition ivoirienne pro-Gbagbo. Et demande des gages d’équité à la justice de son pays pour pouvoir y rentrer librement. Interview.

  • Des dizaines de milliers de combattants ayant participé au conflit post-électoral de 2010-2011 en Côte d’Ivoire seraient toujours armés et potentiellement dangereux, a déclaré l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), qui appelle à la mise en place urgente d’un programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR). La principale difficulté consiste à identifier les anciens combattants, car la plupart se sont cachés ou vivent dans des camps de réfugiés.

  • En Côte d’Ivoire, les auditions sur le fond d’une vingtaine de proches de l’ex-président Laurent Gbagbo commencées le 31 mai dernier doivent prendre fin dans une dizaine de jours. Un juge d’instruction et un représentant du procureur sont à Korhogo, dans le nord du pays, pour entendre cinq détenus, dont un militaire soupçonné des pires crimes, le général Dogbo Blé. Deux jours d’auditions sont au programme pour l’ex-commandant de la Garde républicaine, qui s’est vu signifier deux nouveaux chefs d’inculpation : crimes de sang et génocide. C’est le sixième Ivoirien à être accusé de génocide par la justice nationale.

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    La Côte d'Ivoire a obtenu vendredi 29 juin l'annulation de la quasi-totalité de sa dette par le Club de Paris, après avoir déjà vu cette semaine sa dette allégée par le FMI et la Banque mondiale. Le Club de Paris, qui regroupe des créanciers publics, et le gouvernement de Côte d'Ivoire se sont entendus pour annuler la dette du pays à l'égard de cette institution à hauteur de 6,5 milliards de dollars. Ceci représente 99,5% de ce que devait la Côte d'Ivoire aux créanciers du Club de Paris, selon un communiqué. L'annulation porte sur 1,77 milliard de dollars de dettes dans le cadre de l'initiative de traitement de la dette renforcée (PPTE).

  • Adressée lundi 25 juin au doyen des juges d’instruction de Paris par le fils de Laurent Gbagbo, Michel, une plainte vise l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne et ancien Premier ministre, Guillaume Soro, de même que neuf commandants des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ». Le 11 avril à Abidjan, Michel Gbagbo avait été arrêté avec son père après plus de quatre mois de crise et dix jours de combats intenses dans la capitale ivoirienne.

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    Le chef de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) Albert Koenders a dénoncé le 14 juin à Abidjan "l'instrumentalisation" de la mort de sept Casques bleus dans l'ouest du pays par certains médias ivoiriens. M. Koenders qui intervenait à l'ouverture du forum régional sur le rôle des médias dans la promotion de la paix en Afrique de l'Ouest s'est insurgé contre "le mauvais traitement de l'information" effectué par des journaux. Sept soldats du contingent nigérien de l'ONUCI ont été tués le 8 juin. La presse ivoirienne s'est largement fait l'écho de cette attaque, en s'adonnant parfois à divers commentaires.

  • Une audience prévue le 18 juin devra permettre aux juges de déterminer si les preuves rassemblées sont suffisantes pour la tenue d'un procès contre Laurent Gbagbo. La défense demande à la chambre de "déclarer que la CPI n'est pas compétente pour la période et les faits visés dans le mandat d'arrêt délivré à l'encontre de Laurent Gbagbo le 23 novembre 2011", selon l'avocat français de ce dernier. Premier ex-chef d'Etat remis à la CPI, Laurent Gbagbo, 66 ans, est écroué à La Haye depuis le 30 novembre. Il était auparavant détenu dans le nord de la Côte d'Ivoire. Il est soupçonné par la CPI d'être "coauteur indirect" de crimes contre l'humanité commis lors des violences post-électorales de 2010-2011.

  • Les 27 et 28 avril la classe politique ivoirienne s’est retrouvée pour asseoir un processus de dialogue-réconciliation. Pour la société civile de ce pays il n’y a là rien de nouveau mais plutôt une répétition d’actes déjà posés. Et hier comme aujourd’hui, l’initiative porte dans sa conception les germes d’un échec relatif.