• Quatre militaires français, dont un colonel, ont été renvoyés devant les assises par une juge du tribunal aux armées de Paris pour le meurtre d’un Ivoirien, mort étouffé dans un blindé français en 2005 en Côte d'Ivoire. Le général Poncet a lui bénéficié d'un non-lieu. Le colonel Eric Burgaud, soupçonné d'avoir donné l'ordre de tuer Firmin Mahé, est renvoyé pour complicité d'homicide volontaire, tout comme un militaire à bord du VBL. Un deuxième soldat à bord du blindé est renvoyé pour homicide volontaire tandis que le conducteur du véhicule, le brigadier Lianrifou Ben Youssouf, est renvoyé pour omission d'empêcher un crime.

  • Contributor | Gouvernance

    Un mois après le lancement de l’opération d’encasernement et de démobilisation des combattants des Forces nouvelles (ex-rébellion ivoirienne) à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire, ils déclarent ne plus y croire et refusent d’être "démobilisés à crédit". Ils conditionnent leur soumission à ce programme de retour à la paix au paiement du pécule qu’on leur a promis à cet effet. Selon les autorités ivoiriennes, le processus officiel d’encasernement et de démobilisation des ex-combattants, qui a débuté le 15 juin à Korhogo, dans le nord, devrait se dérouler dans le centre, le centre-ouest et l’ouest du pays. Mais, les conditions financières et matérielles n’étant pas réunies, cela n’avance pas normalement. Les Forces nouvelles disposent de 5.000 places, dont deux généraux, dans la nouvelle armée ivoirienne.

  • C’est pour qu’ils révèlent leur source que Théophile Kouamouo, directeur de la rédaction du quotidien Le Nouveau courrier, Oula Saint Claver, rédacteur en chef et Stéphane Guédé, directeur de la publication, ont été interpellés par la brigade criminelle d’Abidjan. Convoqués par le procureur de la République, ils s’étaient vus appelés à révéler leurs sources après avoir publié des documents d’une enquête portant sur un scandale lié à la filière café-cacao. La justice ivoirienne a brandi contre eux la menace d’une accusation de «vol de documents».

  • Contributor | Gouvernance

    La Côte d’Ivoire est depuis 11 ans dans l’anormalité : son économie est dans un effondrement vertigineux et le peuple croule sous le poids de la misère. Dans la recherche des solutions, tous les accords supposés ramener la paix au pays d’Houphouët Boigny, sont restés de grosses déceptions. Au plan national, de tergiversation en tergiversation, les Ivoiriens ont fini par être dégoûtés des hommes politiques dont l’intérêt semble se trouver ailleurs. La situation est lourde de dangers.

  • Contributor | Gouvernance

    Depuis la marche programmée le 15 mai dernier par la jeunesse houphouétiste et annulée in extremis par leurs leaders (Bédié et Ouattara), c’est l’accalmie sur le front politique. Les hommes politiques ivoiriens, opposition et camp présidentiel confondus, se sont comme passés le mot pour s’accorder deux mois de répit. Exit les grands meetings, les tournées de pré-campagne dans le pays profond, les mots d’ordre de rassemblement sur la place publique… Mais le magma pourrait entrer en ébullition à partir de la mi-juillet.

  • Contributor | Gouvernance

    En Côte d’Ivoire, la réunion sur les élections entre le président Gbagbo, l’ancien président Bédié et l’ancien Premier ministre Ouattara, qui avait été annoncée le 7 juin dernier, s’est enfin tenue mercerdi 30 juin 2010 sans déboucher sur une date de la présidentielle. En se séparant, les trois ténors de la vie politique ivoirienne ont fait assaut d’amabilité et de sourires devant les objectifs. « L’ambiance » était tellement bonne qu’ils ont décidé de se revoir dans quelques semaines pour, alors, fixer la date tant attendue. Les dirigeants politiques ivoiriens font ainsi durer le suspense.

  • Le chef de l'Etat ivoirien se préparerait à se débarrasser de son chef de gouvernement, garant des accords politiques de Ouagadougou. La tenue de la conférence des présidents le 29 juin, à l’Assemblée nationale, montre que la situation se complique de plus en plus pour Guillaume Soro, secrétaire général des Forces nouvelles. En s'associant à l'enquête parlementaire réclamée par la mouvance parlementaire (Pdci-Rda, Udpci, Solidarité), sur des manipulations opérées sur la liste électorale, le front populaire ivoirien (Fpi) a déposé une résolution qui vient ruiner les espoirs du chef de gouvernement.

  • Contributor | Gouvernance

    Le président Laurent Gbagbo a décidé de prendre le taureau par les cornes en ce qui concerne les accusations de fraude au concours de police, de détournement de fonds dans le cadre du pèlerinage à La Mecque et de l’indemnisation des victimes de déchets toxiques. Face à ces accusations portées contre le ministre de l’Intérieur, le chef de l’Etat ivoirien a décidé de saisir le procureur de la République.

  • Contributor | Gouvernance

    L’opinion est actuellement portée à croire que la démobilisation des combattants des forces nouvelles sera effective maintenant en Côte d’Ivoire. Les opérations de désarmement et de cantonnement ont débuté le 15 juin 2010 sans fausse note. L’encasernement dans la ville de Korhogo a commencé normalement. Douze mille volontaires sont concernés par les opérations qui doivent se poursuivre jusqu’au 25 juillet prochain. Le désarmement des combattants des forces nouvelles est un pas important pour le retour à la paix en Côte d’ivoire. Mais faudrait-il qu’une volonté politique des acteurs de la crise ivoirienne se manifeste et ouvre la voie à l’élection présidentielle reportée plusieurs fois.

  • Contributor | Gouvernance

    L’opération « mains propres » débutée en 2007 avec les arrestations inattendues d’une vingtaine de barons de la filière café - cacao ne s’est pas arrêtée à cette affaire. En effet, des sources concordantes font état de ce que cette opération s’étend sur bien de secteurs d’activité. Le chef de l’Etat ivoirien, toujours selon nos sources, donnera des coups de serpillière dans l’administration publique. Le dernier Conseil des ministres qu’il a présidé en dit long à ce sujet. En effet, selon une copie du communiqué de cette réunion, le chef de l’Etat a signé un décret portant organisation du ministère de la Fonction publique et de l’Emploi ainsi que d’autres décrets liés au premier.

  • Contributor | Gouvernance

    ELa lenteur du processus ivoirien commence à rendre sceptique le médiateur Blaise Compaoré. Le 2 juin, sur France 24, il a averti qu'il pourrait cesser, en 2010, tout effort direct de « facilitateur » des accords de paix signés en 2007 à Ouagadougou. Menace, agacement, coup de pression ? Quoi qu'il en soit, le président burkinabé reste persuadé que l'élection présidentielle tant attendue - elle est sans cesse repoussée depuis la fin du mandat du président ivoirien, Laurent Gbagbo, en 2005 - se rapproche à grand pas.

  • Le regroupement et l’encasernement des rebelles en Côte d’Ivoire, pour la nouvelle armée, débutera le 15 juin. Selon le chef d’état-major des Forces armées des forces nouvelles, qui en a fait la déclaration le 26 mai, les camps militaires de Bouaké, Korhogo (nord), Man (ouest) et Séguéla (nord-ouest) accueilleront les hommes retenus. Les armes fonctionnelles seront regroupées dans des magasins alors que les armes non fonctionnelles seront détruites.

  • Contributor | Gouvernance

    International Crisis Group met en garde contre les dangers qui menacent le processus électoral ivorien. L'ONG estime que la Côte d’Ivoire pourrait sombrer à nouveau dans la violence, faute de mesures adéquates pour sécuriser la campagne électorale et le scrutin présidentiel à venir. Si les responsables politiques ne se décident pas immédiatement à accélérer le rythme du processus électoral et à abandonner les discours incendiaires, si l’ONU et les autres partenaires étrangers de la Côte d’Ivoire ne mettent pas rapidement en place les mécanismes politiques et sécuritaires à même de prévenir la violence, poursuit-il, le processus de paix ivoirien risque de dérailler, avec des conséquences graves pour la Côte d’Ivoire et ses voisins.

  • Contributor | Gouvernance

    Le président ivoirien Laurent Gbagbo s'est entretenu le 10 mai avec l'opposant et ex-chef de l'Etat Henri Konan Bédié, en plein blocage du processus de sortie de crise censé conduire à un scrutin présidentiel reporté depuis 2005. Cette rencontre inhabituelle entre les deux hommes s'est tenue au domicile de M. Bédié, , en présence du Premier ministre Guillaume Soro. Les échanges, qui ont duré plus de deux heures et constitue un pas dans la recherche d’une issue à la crise politique.

  • Contributor | Gouvernance

    Laurent Gbagbo n’est visiblement pas prêt à mettre un terme à son jeu favori qui est celui de la balançoire. Ce jeu consiste à faire un pas en avant, et un autre en arrière. C’est ce jeu qui lui a permis de faire stagner le processus de sortie de crise et de le maintenir toujours à la case de départ. Alors que certains optimistes voulaient se permettre quelque rêverie, après l’annonce tapageuse de la tenue des élections cette année par le chef de l’Etat, celui-ci fait ressurgir son habitude de prendre une décision et de la compromettre en même temps.

  • Contributor | Gouvernance

    L’opposition ivoirienne hausse le ton. Il faut dire qu’après trois mois d’interruption, le processus électoral, qui redémarre lundi 10 mai, n’a guère de quoi la satisfaire. Le président Gbagbo voulait que la liste électorale soit auditée. Elle sera revisitée de fond en comble, y compris la liste dite « blanche », celle qui est composée de 5,3 millions de noms et à laquelle l’opposition ne voulait pas qu’on touche. Prenant donc les devants, le Rassemblement des houphouëtistes lance une mise en garde. Pas question pour le RHDP de tolérer des « radiations arbitraires et fantaisistes qui priveraient des citoyens de leur nationalité ».

  • Contributor | Gouvernance

    En principe, si la date donnée lors de la dernière rencontre à Ouagadougou du Cadre permanent de concertation (CPC) avait été respectée, l’on serait aujourd’hui en pleine préparation des élections en Côte d’Ivoire. Mi-avril début mai, avait-on annoncé, mais tous les acteurs étaient conscients que cet intervalle, indicatif de surcroît, sera repoussé aux calendes ivoiriennes. Eux-mêmes n’y croyaient pas. La suite, on la connaît.

  • Contributor | Activisme

    Les Ivoiriens peuvent pousser un ouf de soulagement. La grève des transporteurs déclenchée le 12 avril 2010 a pris fin le 16 avril. Les syndicats associés des transporteurs initiateurs de cette grève qui aura duré cinq jours fermes l’ont eux-mêmes confirmé, en appelant à la reprise du travail. Ils ont levé le mot d’ordre de "grève illimitée" et rassuré la population qu’elle pourra enfin être dûment servie. Après ce mouvement, des baisses ont été notées sur le prix du carburant.

  • Vigilance accrue le 15 avril Bouaké, fief de l’ex-rébellion des Forces nouvelles en Côte d’Ivoire. Ce regain de psychose a laissé penser à une attaque armée contre cette ville. Les ex-rebelles ont alors sorti l’artillerie lourde et multiplié des patrouilles. Des habitants joints au téléphone rapportent que tôt le matin, des mouvements de soldats se tenant sur des pick-up surmontés d’armes à longs canons (Dca) étaient visibles aux points névralgiques de la ville. L’impasse politique en Côte d’Ivoire, avec le report répété des élections, a fait monter la tension.

  • Six ans après la disparition du journaliste Guy-André Kieffer à Abidjan, le 16 avril 2004, le principal suspect devait être libéré le 16 avril. L'Ivoirien Jean-Tony Oulaï vient de passer deux ans et demi en détention provisoire, soupçonné qu’il est d'avoir dirigé le commando responsable de la disparition du journaliste franco-canadien. Sa libération intervient à la suite d'une décision d'un juge des libertés et de la détention, confirmée par la cour d'appel de Paris. Lors de sa disparition, Guy-André Kieffer enquêtait sur des malversations, notamment dans la filière cacao, impliquant des proches du pouvoir.