La directrice provinciale de Luanda de l'Assistance et Réinsertion Sociale a fait état, le 5 janvier, de la remise de 266 enfants à leurs parents en 2008, dans le cadre du programme de localisation et réunification familiale. Les adolescents rétirés de la rue et intégrés dans la société ont passé à faire un travail de sensibilisation auprès de ceux qui se trouvent encore dans la voie publique à changer d'attitude et à participer aux programmes de formation exécutés par la Mairie de Luanda.
Tagged under Gouvernance AngolaLe représentant de l'OMS en Angola a reaffirmé le 5 janvier, à Luanda, la suspicion de la manipulation de cadavres de singes dans la forêt soit à la base de surgissement de l'épidémie d'Ébola, qui sévit dans la province de Kassai occidentale, en RD Congo. Selon la source, jusqu'à ce jour, on ignore encore le réservoir du virus, mais on suspecte que les chasseurs et femmes qui fréquentent la forêt aient été en contact direct avec des cadavres de singes infectés.
Tagged under Alimentation & Santé AngolaLes autorités “compétentes” de l’administration dirigée par le gouvernement de José Eduardo dos Santos ont autorisé la démolition du Marché de Kinaxixe. En autorisant un tel fait, ce gouvernement a détruit un patrimoine africain hérité de la colonisation qui nous a co-engendré en tant que nation. Il a détruit et jeté à la poubelle une partie de la mémoire collective de la ville de Luanda et du pays. Un centre commercial moderne va être érigé à la place du Marché de Kinaxixe, par des personnes qui détiennent le pouvoir et/ou en sont clients.
Avant le Marché de Kinaxixe, le Palais de D. Ana Joaquina avait déjà subi le même sort. Réagissant à ce délit, Lúcio Lara, député du MPLA, a apporté à l’Assemblée nationale un morceau des décombres de cet édifice. En protestant, il a pleuré comme les millions de victimes de cet acte. Un geste osé avec lequel [selon mon entendement] il a remis en cause le chef de son parti [le MPLA], du gouvernement et de l’État angolais, José Eduardo dos Santos.
Si l’on tient compte de la grande concentration du pouvoir qui caractérise son mandat, ainsi que de l’énormité de cet agissement de la part de ses agents et de l’impunité totale dont ceux-ci ont bénéficié, cet acte ne peut pas lui être étranger.
En outre, dans plusieurs bidonvilles, les maisons des pauvres ont été démolies. Leurs habitants ont été abandonnés dans les décombres de leurs maisons ou, sous la menace des armes de l’Etat, ont été jetés dans des dépotoirs de pauvreté comme ceux implantés par le gouvernement du MPLA à Calemba, Zango et Panguila, ces emblématiques quartiers endo-coloniaux pour « indigènes », paradoxalement construits en Angola après la « décolonisation ». Le chansonnier populaire auquel le MPLA a eu recours lors de la mobilisation populaire chantait : Nous avons été envoyés à l’étable comme si nous étions des bœufs>, alors que l’administration coloniale portugaise inaugurait cette façon d’agir à Luanda. Aujourd’hui, objectivement, le gouvernement du MPLA reproduit les agissement du colonialisme portugais. ?
Ces dépotoirs – “post coloniaux” – de pauvreté sont la matérialisation du paradigme d’urbanisation des banlieues de notre capitale adopté par le gouvernement du MPLA. Ce sont des réceptacles de personnes issues de la majorité pauvre et exclue de la population de Luanda, expulsées de la ville, de l’État [des services et des revenus] pour que le gouvernement et des particuliers réalisent, dans les lieux qu’elles occupaient, des projets, y compris des « projets sociaux » où ces victimes d’une exclusion extrême n’ont pas de place. Ces quartiers pour « indigènes », construits après le colonialisme portugais, donnent corps à la phase planifiée de l’apartheid social, [économique, politique et culturel], avec lequel José Eduardo dos Santos engendre un régime endo-colonialiste en se servant de sa fonction de président du MPLA et de président de la République. ?
L’intention manifestée publiquement, liée à des actes administratifs en phase d’exécution, indiquent que d’autres “espaces du peuple” et beaucoup de nos maisons seront démolies pour que d’autres particuliers se servent de nos espaces. Il y a suffisamment d’indices, tout particulièrement au niveau des revenus qui seront générés, pour faire croire que ceux qui seront servis sont ceux que la guerre n’a pas empêché d’accumuler des richesses pharaoniques, alors qu’elle a empêché de faire ce qu’il fallait pour le bien-être général.
Nos espaces publics et privés sont en train d’être spoliés et utilisés, ou de devenir propriété privée pour la réalisation de projets dits à des « fins également publiques ». Nous savons tous, évidemment, que toute entreprise commerciale sert toujours le public, vend au public, etc. Mais est-ce que le « service public » de particuliers doit nécessairement être obtenu par la destruction du patrimoine collectif et par l’expulsion de tous les autres ?
C’est publiquement connu qu’en Angola les entreprises d’État étant déjà privatisées, des lieux de la ville et d’autres patrimoines publiques ont été, ou sont objet de gestion ou d’appropriation par des particuliers après avoir subi les effets d’une « administration gouvernementale » négligente aux effets désastreux. Ceci au nom d’un prétendu « redressement » et de « l’intérêt de l’État », comme il a été souvent dit.
Ainsi, les souhaits et les droits des membres de toute une société sont en train d’être annulés au bénéfice de la constitution du patrimoine et du remplissage de coffres de particuliers qui, de cette façon, s’imposent aux autres comme s’ils étaient les « propriétaires » de notre pays. Cette façon d’agir, vu la dimension qu’elle prend, place José Eduardo dos Santos, les agents et les clients du pouvoir, dans la condition de co-propriétaires d’un pays transformé en une immense « Ferme Angola ». Mais ce qui est étonnant c’est que la « Ferme Angola » continue à être référée par ses prédateurs comme étant un pays et un État de droit démocratique, avec l’approbation de la Communauté internationale.
La Communauté internationale – pour qui les Droits de l’homme, l’État de droit et la démocratie sont essentiels au développement humain – reste muette face au fait endo-colonial qui s’agrandit en Angola chaque jour. Elle est devenue complice pour ne pas mettre en péril ses affaires avec la « Ferme Angola ». Elle n’a pas honte de cet agissement qui ne peut plus être dissimulé, comme le dévoilent les éloges faits à la gouvernance dont le chef du gouvernement du MPLA est destinataire. Tel a été le cas avec le Premier ministre portugais, José Socrates, à l’occasion de la Foire internationale de Luanda, la FILDA 2008. Mais pour ces représentants de la Communauté internationale «démocrate», au regard de la considération qu’ils ont réellement pour les questions humaines, tout est ou reste une question d’économie et de « développement ». Les justifications présentées par leur partenaire endo-colonialiste son alors « bien » comprises et dûment accueillies.
Le développement local, construit avec et pour ceux qui vivent dans ces espaces, allié à la conservation des symboles de l’histoire du développement de la ville, de la configuration de son espace urbain, de son mobilier et de sa culture ancestraux, en tant que fondements de la culture angolaise, ne donnent pas de garanties ni ne génère des recettes pour la caisse des « chefes-de-posto1 » de la « démocratique économie de marché » angolaise en construction, en pleine réfection selon le modèle colonialiste. Au contraire, tel que l’indique sa destruction, il constitue une menace ou un frein aux facteurs du développement endo-colonialiste.
Les valeurs et les espaces identitaires d’une société dominée représentent toujours une menace pour toute dictature. Ils gardent vivante la mémoire collective des communautés, ils maintiennent leur cohésion et ils préservent leur capacité de résistance. Dans le cas angolais, ces valeurs sont en train d’être effacées pour que nous soyons effacés en tant que citoyens et devenions un zéro dans le calcul général d’une économie politique qui nous réserve, à l’avenir, la place consolidée de serviteurs dociles d’une dictature endo-coloniale. Objectivement, le projet de société endo-coloniale reproduit en chacun de nous le monangabê2 colonial dont, de nos jours, aucun Jacinto – poète irrévérent – ne se satisfait, ni n’incite à la rébellion devant ce que cet état de choses est en passe de générer.
A ce rythme, à l’avenir, notre mémoire ne retiendra que l’œuvre du chefe-de-posto José Eduardo dos Santos et du MPLA, « son » parti. Le MPLA est le premier et le principal otage de l’hégémonie personnelle que dos Santos exerce sur l’Etat et sur le pays. Nous courrons le risque d’arriver à une situation où les registres diront qu’avant lui il n’existait rien. Tout ce que nous serons en tant qu’êtres humains et en tant que pays, nous le devrons à la saga prédatrice des biens matériels et culturels de la communauté angolaise perpétrée par l’endo-colonialisme. Cette dernière n’est qu’une réédition du colonialisme qui l’a précédé. Nous aurons alors la perception que l’Angola est une invention de José Eduardo dos Santos. L’histoire l’enregistrera comme étant le démolisseur du patrimoine et de la mémoire collective de l’Angola et le bâtisseur des plus grandes fortunes du capitalisme angolais le plus réactionnaire, dont bénéficie une minuscule minorité de personnes.
Le nom d’une certaine Isabel [comme celui de la sainte portugaise qui a fait le Miracle des roses, en transformant les pains en roses] survolera, indifférent à la souffrance « générale », le « paradis » capitaliste réactionnaire angolais. Tout près, à côté et/ou en dessous, dans l’enfer de la pauvreté angolaise, les enfants ont de moins en mois de pain ! Ils meurent massivement avant l’âge de cinq ans ; leurs parents ne vivent pas au-delà de quarante ans. C’est connu, n’est-ce pas ? Après une existence sans avoir été reconnu par l’Etat [sans même avoir eu une carte d’identité], ils sont enterrés dans des cimetières clandestins qui seront ensuite enfouis par des propriétés privées qui, dans certains cas, ne laissent même pas les morts reposer en paix. Par conséquent on peut conclure que ni pendant ni après leur vie ils n’ont eu une existence humaine. N’est-ce pas ?
Tout indique que si nous laissons cette stratégie se mener jusqu’à ses dernières conséquences, une fois que notre mémoire collective nous aura été totalement arrachée, il ne restera de notre citoyenneté que son « écorce ». Nous ne serons alors, en tant que citoyens, que de simples enveloppes. Nous aurons été ainsi transformés par notre réduction, du point de vue politique, au statut de « citoyens en apparence », ce qu’en fait la majorité d’entre nous est déjà, dans le contexte politique actuel.
Dans cet avenir sombre que laisse prévoir l’endo-colonialisme de José Eduardo dos Santos, notre essence citoyenne - qui de nos jours pose déjà problème – sera ce que pourra produire notre abandon dans des entrepôts de pauvreté et de décombres matériels et culturels, où [dans l’apartheid eduardin] notre citoyenneté s’affaiblira sous la surveillance des chimbas et autres sipaios3 qui utilisent contre nous les armes de « l’État » de la « Ferme Angola », devenue pays spolié à «des inutiles sauvages », devenue aussi otage sous la garde de la bande des collaborateurs de ce dictateur.
Répondant à l’appel endo-colonialiste pour la réalisation de ce projet, des partenariats ont déjà été créés entre de compétents prédateurs étrangers et des prédateurs angolais, via la création de sociétés prétendument « nationalistes », avec des critères de co-propriété selon lesquels les agents économiques angolais détiennent plus de 50% du capital de la société. Citant un Angolais surnommé « le poète majeur », on peut dire que nous sommes effectivement devant le becqueter du corps africain inerte qu’il a dénoncé. La seule différence c’est que cette fois-ci la becquée a été autorisée et réalisée les yeux secs, sous la direction de José Eduardo dos Santos, l’héritier du sceptre du pouvoir du poète-médecin qui a été le premier président de l’Angola, Dr. Agostinho Neto.
Si nous tous nous nous résignons, si nous nous laissons anesthésier par les miettes qui tombent de la table du palais du chefe-de-posto endo-colonial ou par la peur de lutter pour la liberté, ce pervers projet économique, politique et culturel endo-colonial qui est en train de structurer l’existence de l’Angola sera concrétisé comme une violation réussie, extrême et élaborée, de notre condition naturelle d’êtres [humains], libres et pourvus de droits, à peine formellement « respectés » dans la « démocratie » eduardine.
Et alors, comme l’a dénoncé le chanteur angolais Dog Murras, l’Angola sera toujours un bon pays pour tout le monde sauf pour les Angolais. Comme je l’ai déjà dit et il n’est pas de trop de le répéter comme le démontre la complicité de la Communauté internationale [de toute façon, silencieuse, absente et/ou déjà complice aussi par agissement], la situation de l’homme angolais n’est pas la principale préoccupation des « démocrates humanistes » occidentaux. En effet, on ne voit pas une préoccupation se manifester sur ce sujet, de la part des États du Nord occidental « plus développé » représentés en Angola.
Cependant, au niveau du discours et des normes nationales et internationales, avec des répercussions sur leurs dispositifs juridiques, ces États sont les champions mondiaux des Droits de l’homme. Comment comprendre cette incongruité entre la pratique et la norme juridico-politique à laquelle ils doivent se soumettre ?
La situation des Droits de l’homme en Angola n’est pas une préoccupation des États européens et de la Commission européenne [représentée en Angola par sa Délégation], dont les agents et les investisseurs dans l’économie endo-coloniale eduardine [tels que des « mendiants aveugles de la rue », pliés par le besoin d’obtenir la générosité du chefe-de-posto Dos Santos] ne prennent position qu’en fonction de leur appétit pour le pétrole, l’expansion de leurs marchés et l’exploitation d’autres ressources naturelles de notre pays, tels que le diamant et autres minerais, qui, après la guerre, sont redevenus accessibles comme au temps de la colonisation.
Ils ne voient l’Angola que comme un el dorado, où ils peuvent facilement réaliser des richesses, au lieu de, et avant tout, la percevoir comme un espace d’êtres humains semblables à eux. Ils ne nous voient pas comme des êtres qui leur ressemblent, dotés d’une sensibilité et de ce fait capables de souffrir et d’avoir du plaisir à vivre, possédant des faiblesses qui les font faillir, mais aussi des potentialités pour se développer.
Face au regard silencieux de la Communauté internationale, nous sommes en train de subir l’assaut pour la conquête du marché par des agents ou des clients d’un pouvoir qui est exercé dans une promiscuité avec des affaires privées. C’est inauguration d’un conflit en Angola qui peut évoluer vers une nouvelle guerre civile, indésirable à tous points de vue. Par conséquent, ceci n’est pas un souhait. Ce n’est qu’une lecture de la réalité des faits, que nous présentons ici en guise d’alerte. Parler de guerre sera certainement considéré par beaucoup comme une exagération, car jusqu’à présent ce conflit est perçu, de façon erronnée comme étant pacifique. Cependant, dans ce conflit, des armes ont déjà été utilisées.
Cette guerre a déjà des morts et des blessés. Seul celui qui n’a pas encore compris ce conflit dans sa forme réelle et la menace potentielle qu’il constitue pour la paix, peut minimiser cette alerte. Tout particulièrement, minimisera ce conflit celui qui est désinformé et/ou perturbé par les registres de la galopante croissance économique angolaise et par la méconnaissance des rituels de la « démocratie » [pratiqués (ndt)], qui définissent le contexte angolais comme étant une farce de démocratie. Cependant, à plusieurs reprises, la conquête du marché a déjà été tachée par la privation abusive de liberté, par des coups de bâton et même par le sang de beaucoup de citoyennes et de citoyens. Jusqu’à présent nous n’avons enregistré que le sang versé par des victimes de l’assaut sur la terre urbaine et sub-urbaine de Luanda.
La Guerre de la Terre, initiée en Angola par la spoliation des terres, est dénoncée par des organisations de la société civile, elles-mêmes ignorées et poursuivies par les institutions nationales, celles-ci étant soutenues par une attitude minimaliste de la Communauté internationale. C’est ce que je pense sur ce qui est en train d’arriver. Car, jusqu’à présent, dans cette guerre, seuls ceux qui détiennent le pouvoir, leurs agents et leurs clients, utilisent la violence. Ils utilisent l’autorité, les armes de l’Etat et les entreprises de sécurité privées contre le peuple qu’ils expulsent de ses espaces. D’ailleurs, des membres du personnel des Nations Unies et d’ONG européennes ont déjà été témoins de ces faits et les ont rendus publiques. Que veut-on obliger le peuple à faire pour que son cri de secours soit entendu et suscite une action adéquate pour garantir le respect de ses droits ?
Heureusement que jusqu’à présent, en défense des victimes, on n’a eu recours qu’à la dénonciation de l’accaparement des terres. Une dénonciation qui reste pacifique et publique, menée en accord avec les dispositions de la Loi angolaise et des normes internationales et adressée aux entités nationales et internationales. Malgré cette dénonciation, les agents qui accaparent les terres bénéficient d’une totale impunité en Angola et à l’étranger, où beaucoup de violeurs (des Droits de l’homme, ndt) se promènent en toute dignité, comme si un mérité était attaché à cela. Par contre, l’accès à la justice est interdit aux victimes, alors qu’elles en ont besoin.
Ce sont là les faits qui caractérisent l’accaparement de la terre en Angola. Quels que soient les jugements qui en découlent, ces faits ne changent pas et ne peuvent être traités que par des organes judiciaires autonomes et impartiaux pour que les victimes puissent bénéficier de la justice qui leur fait défaut.
Ce conflit qui se développe est, à grande échelle, une conséquence des résultats de la guerre civile précédente entre les « mouvements de libération », inaugurée dans les années soixante pour l’emprise sur l’État et menée alors essentiellement par le MPLA et le FNLA. C’est le MPLA qui a réussi à s’emparer du pouvoir en 1975, dont la violence [interrompue à l’occasion de plusieurs trêves après la fin de la guerre froide] ne s’est arrêtée qu’en 2002, avec la victoire militaire du MPLA sur l’UNITA. Le FNLA s’était retiré de la guerre dans les années quatre-vingt, quand l’UNITA est devenue le principal opposant politico-militaire du MPLA. En effet, depuis la fin de cette guerre (mais aussi pendant sa phase finale), tant le pouvoir politique que les biens publiques sont utilisés comme des butins de guerre aux mains des vainqueurs pour la création de richesse privée. Ce qui est en train d’engendrer le conflit généré par l’assaut vers le marché et vers la terre.
Il est important et pertinent de rappeler ici que la guerre civile entre Angolais a été initiée et poursuivie au nom de la « légitimité » idéologique d’une « révolution » générée par le MPLA. Une «révolution » qui appelait la fin du capitalisme en Angola et l’éradication de la domination impérialiste occidentale en Afrique.
Cependant, compte tenu de l’actuelle insertion économique et politique des dirigeants du MPLA, aux antipodes des postulats de ce processus révolutionnaire, cette « révolution » n’a pratiquement servi qu’à la création d’un parti-État super puissant, garant de l’absolutisme conquis. Et seule, dans une certaine mesure, la nécessité de fabriquer une farce « démocratique » pour sa préservation arrive à le mitiger.
Cette « révolution » a été aussi jetée à la poubelle de notre histoire, trahie par les ex « révolutionnaires » qui, eux mêmes, l’avaient imposée et continuent à imposer l’hégémonie du MPLA sur l’Administration de l’Etat. Cette hégémonie, héritage de la dictature du monopartisme constitutionnel du MPLA, est l’élément clé du maintien au pouvoir, dont les ex « révolutionnaires » [maintenant des capitalistes réactionnaires – « opprobre » que le MPLA utilisait pour désigner les capitalistes] auraient déjà du s’être débarrassés en la jetant à la poubelle de l’histoire, comme il l’ont fait avec la « révolution » qui l’a installée. Mais le parti-État n’est plus constitutionnel depuis 1991. Où en sommes-nous alors ?
Dans un absolutisme « révolutionnaire » mitigé par une « démocratie », ou dans une démocratie avec un Etat de droit de fait, formellement institué ? Qui peut décider de la mise en place de cet Etat de droit et comment ?
A ce rythme [tant au niveau national qu’au niveau international], il me paraît qu’une réorientation de la politique angolaise vers une situation qui freine vraiment l’évolution de l’endo-colonialisme en Angola ne peut avoir lieu que quand un autre février inscrira les noms de nouveaux héros dans l’histoire de la libération de l’Angola. Malheureusement, sur cela j’ai des doutes.
Sincèrement, je manifeste ce doute parce que, jusqu’à présent, l’impression que j’ai c’est que les protestations honnêtes et pacifiques des communautés lésées, associées à nos protestations ainsi qu’à celles d’entités non gouvernementales internationales, n’ont pas servi à grand chose. Par ailleurs, l’expérience – de ceux à qui le pouvoir de José Eduardo dos Santos accorde plus importance qu’à nous – nous a appris qu’il nous servira moins encore, après chaque nouveau coup, de continuer à apporter à l’Assemblée nationale, de façon angélique [comme l’a fait le député du MPLA, Lúcio Lara] « des morceaux de nous mêmes démolis et de les mouiller avec nos larmes » dans cette cathédrale de production d’apparences qui créent la fantaisie de la « démocratie angolaise pour montrer et plaire aux autres ».
M. dos Santos, lui même, a contribué directement à la fin de nos illusions quand [ tout en étant au moins honnête envers sa personne, même s’il montre qu’il ne se soumet pas à la loi] il a dit aux Angolaises, aux Angolais et au reste du monde que la démocratie et les droits de l’homme ne nourrissent pas quiconque. Cependant, il faut reconnaître que le régime endo-colonial, que dos Santos est en train de mettre en place, non seulement n’est pas une vue de l’esprit, mais ses incidences et revenus révèlent la cohérence de la pensée de José Eduardo dos Santos avec la pratique de ce régime.
A ce stade de l’oppression endo-coloniale, il ne nous reste qu’à rappeler à M. dos Santos – chefe-de-posto de la « Ferme Angola » - et à tous ses serviteurs et clients, que celui qui sème le vent récolte la tempête. Cependant, c’est aussi avec ma plus profonde conviction que j’exprime ici mon souhait que cette récolte ait lieu dans un septembre d’électeurs plutôt que dans un février de héros. Toutefois il me paraît que c’est la deuxième hypothèse que la gouvernance prédatrice de M. dos Santos semble semer. Après les élections législatives du 5 septembre 2008, il n’y a plus d’indicateurs sur l’avenir qui nous est réservé. Il nous faut de la patience, de la lucidité dans la perception de l’évolution du contexte, de l’intelligence et de la fermeté dans la prise de positions pour que nous puissions effectivement nous libérer avec l’urgence qui s’impose. ?
* Luiz Araujo est le Directeur SOS Habitat, une ONG angolaise. ? ?
* Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Tagged under Gouvernance AngolaL'ambassadeur de l'Angola en RD Congo Joao-Baptista Mawete, a démenti le 10 novembre toute présence de soldats de son pays aux cotés des Forces armées de la RDC (FARDC) à Goma, dans le Nord-Kivu, au cours d'un point de presse à Kinshasa, reconnaissant toutefois que Luanda forme depuis longtemps des militaires et des policiers congolais.
Tagged under Sécurité humaine Angolahttp://www.pambazuka.org/images/articles/74Fr/angola_33ansplustarde_l.j… septembre 2008, l’Angola a connu les deuxièmes élections législatives de son histoire. Un événement qui a eu lieu trente-trois ans après l’accession du pays à l’indépendance. Mais, cette fois, dans un contexte différent qui permet d’entrevoir une nouvelle ère démocratique. En parcourant l’évolution de l’Angola indépendante, José Patrocinio évoque les pesanteurs qui ont gêné l’évolution politique dans ce pays et évoque les changements qui permettent, à partir des dernières élections, d’entrevoir un nouvel avenir.
Avec la Révolution des œillets au Portugal, le 25 avril 1974, s'ouvre une page dans l'histoire de ce pays colonial et de ses colonies d’alors. C’est à cette époque que ’Angola entre dans un processus de décolonisation qui le conduit à l'indépendance, le 11 novembre 1975. Pendant ce processus de transition, nombreux ont été les espaces de participation ouvertes aux Angolais. Des commissions ont été créées dans tous les domaines, pour les étudiants, les travailleurs, etc. Les espérances liées à la construction démocratique étaient partout manifestes. Les manifs se multipliaient et les grèves se déclenchaient un peu partout dans le pays. Les mots d'ordre se mélangeaient dans ce contexte marqué par la révolution portugaise et l’affirmation de différents mouvements de libération nationale (FNLA, MPLA et UNITA).
A partir de là, de nouveaux partis sont ainsi apparus. Quelques-uns avec un évident legs historique, d’autres étant de simples créations liées à l’évolution du moment. Des campagnes volontaires sont lancées avec un esprit révolutionnaire : récolte du café, du coton et de l’ananas, déchargement de bateaux, vaccination et distribution de lait, jusqu'à l'alphabétisation.
Ce scénario d'espoir et d’espérance n'a pas duré longtemps. Les mouvements de libération font parader leurs armées. Les provocations de groupes radicaux de la droite anti-indépendantiste sèment la panique. Dans le panorama qui se crée ainsi, la main extérieure se fait évidemment sentir. L’Angola se transformait en une scène où se jouait la réalité la plus cruelle de la guerre froide.
La majorité des Portugais et des descendants de Portugais, mais aussi beaucoup d'Angolais, ont alors commencé à fuir le pays, mettant en place des ponts aériens en direction du Portugal. Les principaux ports comme ceux de Lobito et de Luanda ont vu s’empiler des bagages de toutes sortes : boîtes, petites caisses, voitures, etc., on emportait tout ce qu’on pouvait prendre avec soi.
Dans les villes et villages, les conflits entre les forces armées des différents mouvements de libération, commencent à marquer le vécu des populations. De petites trêves sont signées, mais l'armée portugaise n'intervient pas. Quelques jours avant l'indépendance, l’Angola est envahie à partir de la région sud, par l'armée sud-africaine et au nord par l'armée zaïroise (actuelle RD Congo). Les confrontations militaires prennent alors une autre tournure et le MPLA résiste seulement dans Luanda. Entre alors en scène l'armée cubaine.
Au même moment où Augustin Neto, au nom du MPLA, proclame à Luanda l'indépendance de l'Angola et la naissance de la République Populaire d'Angola, Jonas Savimbi leader de l'UNITA, annonce, à la Nouvelle Lisbonne (actuelle Huambo) la constitution de la République Démocratique d'Angola. Mais devant l’avancée du MPLA, appuyé par la troupe cubaine, l'UNITA abandonne tous les centres urbains pour se maintenir dans les zones rurales. Le nouveau pouvoir instaure un système politique et économique socialiste. Le contrôle de l'Etat s’impose dans toutes les sphères, avec la centralisation du pouvoir et la politisation de la sphère publique. Devant la terreur toujours présente de la police secrète, toute initiative est alors enlevée à la société civile.
Quand les accords tripartites sont signés, conduisant au départ des armées sud-africaines et cubaines, le pays voit alors s’installer une économie incontrôlée. Malgré tout, les conditions sont propices à une nouvelle tentative et en 1991 un cessez-le-feu est signé entre le gouvernement (MPLA) et la guérilla (UNITA). La Constitution révisée permet le pluripartisme, promeut l'économie de marché et élargit les libertés individuelles. La société civile s'organise et les associations apparaissent.
Le peuple réagit de manière euphorique devant l'espoir qui s'ouvre. Mais l'erreur du passé n'est pas corrigée. Les deux armées du MPLA et de l’UNITA, sous le regard des Nations Unies et des observateurs internationaux, se font face. La surenchère s’installe dans les discours propagandistes de la campagne électorale. Faible et sans expérience, la société civile est absente du débat. Les premières élections sont organisées en septembre 1992 et voient la population voter massivement et pacifiquement, démontrant au monde entier sa fierté d'appartenir au concert des nations libres et démocratiques. Mais le rêve ne dure pas. La guerre reprend et s’étend à tout le pays.
Le conflit durera plus de dix ans. Les associations qui naissent interviennent plus dans l'urgence et dans l’humanitaire. Ils vont en gagner de l'audience et de l'expérience, élevant leurs voix et en occupant l'espace politique avec des propositions et des revendications. Quand le leader de l'UNITA, Jonas Savimbi, est assassiné, la guerre prend fin, avec la signature d’accords de Paix. On est alors en 2002.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, a vécu ses deuxièmes élections législatives, le 5 septembre 2008. Dans un contexte différent. Il n’existe plus qu’une seule armée. La Société civile peut participer de façon directe et active aux débats. Le pays présente un des plus grands indices de croissance économique au monde, avec une économie liée à la production pétrolière. Les médias publics sont monopolisés par le gouvernement et par le MPLA. Mais la presse privée affiche les propos sensationnels et gène souvent l’Etat. Les partis d'opposition sont fragiles et divisés. Ils n'offrent pas tous des alternatives et nombre d’entre eux ont eu à être mêlés à des scandales. Le président de la République s'implique directement dans la campagne électorale de MPLA en se dirigeant la liste de ce parti.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, continue à présenter les pires indices de développement humain au monde, dans un contraste saisissant avec ses indices de croissance économique. La corruption et le clientélisme sont partout. Des condominiums de luxe s’accaparent des terrains et délogent des milliers d'Angolais. Des milliers d'enfants meurent de paludisme, de tuberculose et autres maladies diarrhéiques. Les espaces publics sont transformés en infrastructures privées pour l'élite.
Mais la société civile a adhéré au processus électoral depuis son début, en développant des campagnes d'éducation civique électorale. Il a produit matériel informatif, organisé des débats, discuté les lois. Il consolide son espace d’évolution, est reconnu par le pouvoir et s’est posé en observateur des élections. Le grand défi est désormais que s'instaurent définitivement le processus d'éligibilité des pouvoirs d'Etat, l'élimination du fantôme de la guerre, la participation de la société civile et la décentralisation du pouvoir.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, est allée aux urnes. Le peuple afflue en masse vers une nouvelle aube. De façon pacifique, civique et responsable, il a dit à nouveau qu'il ne veut plus guerre.
L’ANGOLA, 33 ANS PLUS TARD, croit à nouveau que le processus d’alternance au pouvoir est en marche. Indépendamment des résultats des partis politiques sortis des urnes, le peuple angolais a gagné dans la défense de la Paix et de la Démocratie.
*José Patricínio est coordinateur de l'ONG Association Omunga, dont le siège est à Lobito, Benguela – Ce texte est paru, sous sa version originale, dans l’édition portugaise de Pambazuka (http://www.pambazuka.org/pt/category/features/50697)
* Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
Tagged under Gouvernance AngolaAvec la Révolution des œillets au Portugal, le 25 avril 1974, s'ouvre une page dans l'histoire de ce pouvoir colonial et de ses colonies d’alors. L’Angola entre dans un processus de décolonisation qui lui conduit à l'indépendance le 11 novembre 1975. Pendant ce processus de transition, nombreux ont été les espaces de participation ouvertes aux Angolais. Des commissions ont été ainsi créées dans tous les domaines, pour les étudiants, les travailleurs, etc. Les espérances liées à la construction démocratique étaient partout manifestes. Les manifs se multipliaient et les grèves se déclenchaient un peu partout dans le pays. Les mots d'ordre se mélangeaient dans ce contexte marqué par la révolution portugaise et l’affirmation de différents mouvements de libération (FNLA, MPLA et UNITA).
Tagged under Gouvernance AngolaLes Services angolais de l'immigration et des étrangers (SME) ont rapatrié dès la fin du mois de septembre au moins 228 étrangers qui se sont installés illégalement dans la province de Lunda Norte (nord) en Angola, a déclaré le 8 octobre un responsable des SME. Parmi les 228 immigrés clandestins, 195 venaient de la RDC, 18 de la Guinée, sept du Mali, quatre de la Côte d'Ivoire, trois de la République du Congo et un de la Guinée-Bissau.
Tagged under Ressources AngolaLe parti au pouvoir en Angola, le MPLA, a largement remporté les élections législatives du 5 septembre avec 81,64% des voix, soit un total de 191 députés sur 220, selon les résultats définitifs annoncés le 16 septembre par la Commission nationale électorale (CNE). Son principal opposant, l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), a obtenu 10,39% des suffrages, a annoncé le président de la CNE.
Tagged under Gouvernance AngolaL'Angola va assumer, à partir de janvier 2009, la présidence rotative de l'Organisation des pays exportateurs de Pétrole (OPEP) à la suite de la nomination, le 11 septembre, de son ministre Desidério Costa. M. Costa, qui aura pour vice -président Galo Chiriboga, ministre équatorien des Mines et de l'Energie, a été nommé lors de l'assemblée ministérielle de l'Organisation, clôturée le 10 septembre à Vienne, en Autriche.
Tagged under Gouvernance AngolaPour la première fois depuis quinze ans, l’Angola a connu des élections des législatives le 5 septembre. Les dernières élections, en 1992, avaient débouché sur une reprise de la guerre civile. Ce scrutin parlementaire, remporté par le parti au pouvoir, le MPLA, constituait un test crucial pour ce pays qui présente la plus forte croissance économique au monde.
Tagged under Gouvernance AngolaEnviron un tiers des candidats aux futures élections législatives en Angola sont des femmes, grâce à un nouveau quota imposé par le gouvernement. La règle des 30 pour cent a été conçue pour amener plus de femmes dans le parlement du pays, mais à mesure que la campagne évolue, les femmes continuent d'être en marge de la politique angolaise. Elles sont à peine visibles lors des rassemblements et avec quelques-unes seulement occupant de hautes responsabilités dans des partis.
Tagged under Genre & Minorité AngolaPlus de 5.000 Congolais refoulés d'Angola sont sans assistance dans la province du Bas-Congo, dans l'ouest de la RD Congo, annonce le Comité permanent inter agences. Parmi ces refoulés enregistrés entre janvier et août 2008, on compte 1.800 femmes et 200 enfants dont la situation sur place est préoccupante, à en croire le document, qui cite l'un des responsables de la Caritas/Bas-Congo.
Tagged under Sécurité humaine AngolaLe rapatriement des Congolais d’Angola se poursuit à un rythme inquiétant, en dépit des assurances données par les autorités congolaises et angolaises. Selon une source angolaise, 42 Congolais, qui vivaient en situation migratoire illégale dans la municipalité de Kuimba, province de Zaire, ont été rapatriés vers la RDC. Selon les services angolais de Migration et Etrangers (SME), les Congolais ont été arrêtés durant des opérations de recherche et détention des immigrants illégaux réalisées.
Tagged under Sécurité humaine AngolaPlus de 600 ressortissantes de la Rd Congo expulsées d’Angola, arrivées dans quelques localités de la province du Kasaï occidental (centre), auraient été victimes de violations sexuelles commises par les militaires et policiers angolais, selon la mission de l’ONU en RDC (MONUC). Plusieurs cas de violations de droits de l’homme auraient également été relevés à la suite des mauvais traitements infligés aux expulsés.
Tagged under TICs e Inovação AngolaDans une correspondance adressée à l'Ambassadeur de la République d'Angola en RD Congo, avec copies pour information aux autorités congolaises et au chef de la Monuc, l'Organisation non gouvernementale dénommée « Action pour le Développement Intégral de la Femme » a exprimé sa vive protestation au gouvernement angolais au regard des actes d'abus sexuels constamment répétés sur les femmes congolaises lors des opérations de refoulement des populations étrangères en territoire angolais.
Tagged under Sécurité humaine AngolaLe ministre zambien des Affaires étrangères a lancé le 26 juin à Genève, en Suisse, un appel à la communauté internationale pour aider son pays à rapatrier 7.000 réfugiés angolais. Prenant la parole à l'occasion de la 42e réunion du comité permanent du comité exécutif du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Mme Susan Sikaneta a déclaré que 27.000 réfugiés angolais vivent en Zambie.
Tagged under Sécurité humaine AngolaParmi les femmes qui arrivent dans les différentes régions de la province du Kasaï Occidental, faisant partie d'une nouvelle vague de quelque 27.000 personnes expulsées d'Angola, beaucoup ont subi des violences sexuelles, selon un représentant des autorités sanitaires locales. Selon le porte-parole de la mission des Nations Unies en RDC (MONUC), quelque 22.230 citoyens congolais expulsés d'Angola entre la fin du mois de mai et le 9 juin se trouvent actuellement entre Kahungua et Tembo, à quelque 95 kilomètres de la frontière angolaise.
Tagged under TICs e Inovação AngolaDes organisations ecclésiastiques et de développement basées en Grande Bretagne exigent que ce pays ainsi que d’autres entretenant d’étroites relations bilatérales avec l’Angola, adoptent une position plus ferme contre les violations répétées des droits de l’homme dans ce pays. Les pressions surviennent après que Luanda eut ordonné la fermeture du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme en prélude à la tenue des premières élections législatives dans le pays depuis la fin de la guerre civile qui a duré 27 ans.
Tagged under Sécurité humaine AngolaLe gouvernement angolais a décidé d'attribuer, à partir de ce mois de juin, une pension mensuelle en Kwanza (monnaie locale) équivalant à 500 dollars américains aux musiciens ayant 35 ans de carrière ou âgés de 60 ans, a annoncé le Secrétaire général de l'Union des artistes et compositeurs angolais (UNAC), Belmiro Carlos. A travers cette action, le gouvernement tente d'atténuer les difficultés rencontrées par des artistes.
Des propositions de réforme du Code pénal angolais suscitent des débats contradictoires au sein de l'opinion publique en Angola, entre ceux qui pensent que les personnes séropositives qui infectent délibérément les autres doivent être punies et ceux qui s'y opposent. La loi actuellement en discussion veut instaurer une peine de prison d'une durée de trois à 10 ans pour ceux qui transmettent volontairement des maladies infectieuses, y compris le VIH.
Tagged under Alimentation & Santé Angola
Pagination
- Page précédente
- Page 7
- Page suivante