• L’Europe s’émeut des actes commis par des criminels qu’elle qualifie d’«islamistes» et qui collent aux musulmans comme la crotte de chien colle aux semelles du promeneur, mais elle oublie que les réfugiés Syriens ou Irakiens méritent aussi sa…

  • Dans un contexte de crises et de conflits, de guerres et d'accaparement des terres et des ressources, les populations les plus vulnérables du monde se trouvent contraintes à des mouvements migratoires. Mais plus qu’une solution les migrations sont devenues un problème. Et l’Afrique se trouve en devoir de trouver ses propres solutions.

  • Les Etats africains préfèrent évacuer une question qui est le signe de leur propre échec. Les jeunes qui partent, avec la certitude de jouer leur vie à la roulette russe, matérialisent la faillite des politiques d’emploi et le désespoir qui s’attache à des vies dont le futur semble sans issue.

  • Pourquoi les Africain-e-s sont-ils/elles si nombreux-ses à fuir vers l'Europe ? On cite souvent les guerres, les conflits armés, les violations des Droits de l'Hhomme, l'instabilité politique, les discriminations, la pauvreté, les conséquences du changement climatique et les catastrophes naturelles. On oublie de parler de l'« écocide », la destruction des moyens de subsistance par l'exploitation sans précaution des matières premières.

  • Accueillir les immigrant-e-s africain-e-s en Europe et dans les autres pays développés n’est pas seulement une question morale ainsi que l’affirment certains universitaires. Il s’agit plutôt d’une responsabilité pour le mal et les perturbations causés par le changement climatique. Mais aussi pour l’exploitation des ressources rendue possible par des rapports de force économiques et politiques biaisés.

  • La fermeture des frontières européennes contribue à accentuer l’attraction exercée par le Nord sur les habitant-e-s du Sud Global qui, à défaut d’alternatives, se mettent en route pour l’Europe avec d’autant plus d’espoirs. Le metteur en scène Riadh Ben Ammar, qui milite pour la liberté de circulation, a écrit une pièce de théâtre sur le sujet. Selon lui, si la législation leur permettait de voyager librement entre les pays du Sud et ceux du Nord, beaucoup ne resteraient pas en Europe.

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  • Il serait faux de dire que l’introduction de la citoyenneté et du contrôle des déplacements a eu lieu simplement pour protéger le territoire vis-à-vis de l’étranger. L’un des principaux motifs était en fait le contrôle des citoyens et l’obtention d’un moyen de distinguer voyageurs, expatriés et déserteurs.

  • Celui ou celle qui quitte son pays pour se réfugier à l’étranger vit dans la crainte perpétuelle de la reconduite à la frontière, du racisme et de la violence. Arrivés en Europe, les réfugié-e-s vivent dans des conditions désastreuses et doivent vivre de longues années sans savoir s’ils finiront par obtenir le droit de rester ou s’ils devront repartir. Les femmes réfugiées sont particulièrement défavorisées.

  • Les rapports économiques inéquitables et les conséquences des exportation d’armes poussent les habitant-e-s de nombreux «pays du Sud» à quitter leurs terres natales. L’Allemagne et l’Europe ont leur part de responsabilité dans ce phénomène contre lequel il est plus que temps de réagir.

  • L’appel à la journée ville morte de la coalition «Ça suffit» a été largement suivi dans différentes villes du Tchad, le 24 février. Les associations entendaient empêcher le président Idriss Déby de briguer un cinquième mandat lors de la présidentielle du 10 avril prochain. A Ndjamena, les commerces et marchés ont été paralysés. L’administration a ouvert, mais a tourné au ralenti. Ndjamena avait des allures de jours fériés. Les marchés, échoppes, écoles étaient fermés. Il n’y avait pas beaucoup de transports, les rues étaient plutôt désertes. Une chose est sûre, la société civile vient de montrer qu’elle peut mobiliser contrairement à l’opposition qui n’a pas réussi à faire sortir la foule pour sa marche pacifique, interdite par les autorités.

  • Mahamat Brahim Ali, ancien officier de police tchadien, est le père de la jeune lycéenne Zouhoura, qui a subi un viol collectif après avoir été séquestrée durant cinq jours. Une affaire qui a enflammé le Tchad, provoquant des manifestations massives, d’autant qu’elle a été violée par des fils de hauts gradés de l’armée et de ministres. Installé en France, dans la ville de Nancy, depuis 2005, après avoir reçu trois balles, Mahamat Brahim Ali revient sur le viol de sa fille. Interview

  • Le Swaziland va bientôt introduire un programme de protection des témoins qui prévoit que dans des circonstances particulières, une personne peut acquérir une nouvelle identité. 
Ceci entre dans le cadre du projet de loi de protection des témoins qui n’a pas encore été présenté au Parlement par le ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles. Ce projet de loi détermine si oui ou non un témoin doit bénéficier du programme de protection sur la base de preuves présentées à la cour et compte tenu de ses antécédents judiciaires. Les détenus peuvent également demander à entrer dans le programme de protections des témoins s’ils sentent que leur sécurité ou celle d’un proche est sérieusement menacée.

  • La paix n’existe que sur le papier au Soudan du Sud et après plus de deux ans de guerre civile, les violences continuent sans répit. Mais dans la lutte pour leur survie, les civils sont confrontés à un autre ennemi encore plus insidieux : la faim. La région est tenue par la rébellion, opposée au gouvernement du président Salva Kiir. La population y meurt de faim, les différentes factions empêchant l’aide alimentaire d’arriver dans ces zones. Il y a quelques jours, l’Onu a décidé de passer outre cette interdiction et envoyé plusieurs de ces camions au-delà de la ligne de front pour rejoindre cet avant-poste isolé.

  • L'Afrique du Sud a annoncé, le mercredi 24 février, le retrait de ses troupes du Darfour à compter du 1er avril. L'armée sud-africaine est engagée depuis 2008 dans les opérations de maintien de la paix conjointe de l'Onu et de l'Ua dans la région. Le président sud-africain n'a pas explicité cette décision surprise, qui pourrait compliquer l'action de la Minuad dans la région.

  • Plus de 80 000 personnes obligées de fuir les combats ces dernières semaines au Darfour : c'est le déplacement de population le plus important depuis dix ans, selon les Nations unies. Les combats ont repris il y a un mois dans cette région de l'ouest du Soudan où la guerre a commencé en 2003. Des tribus locales avaient lancé une rébellion contre Khartoum, pour dénoncer la domination des Arabes au pouvoir et l'absence d'investissements au Darfour. Depuis, les groupes rebelles se sont divisés, des milices pro-gouvernementales sont entrées en jeu et il y a quelques mois, le président soudanais a décrété une trêve. Mais le cessez-le-feu n'est pas respecté.

  • Le ton monte dangereusement entre le Rwanda et le Burundi : dans un série de messages sur son compte Twitter, le président Paul Kagame a répondu sans ambages aux ausations portées jusqu’aux Nations Unies par le Burundi, qui a dénoncé le soutien que Kigali apporterait aux rebelles armés. Pour Kagame, il s’agît d’une «stratégie de diversion» visant à reporter sur quelqu’un d’autre un problème interne. Il a aussi ausé son voisin burundais de ne pas commanditer des massacres de masse, mais des assassinats ciblés au fur et à mesure, ajoutant : « il s’agît, si on peut dire, d’une solution finale… ».

  • En Rdc, le climat se tend et le pouvoir se raidit à mesure que se réduit le délai constitutionnel en vue de la tenue de l’élection présidentielle. Le dernier à en avoir fait les frais n’est autre que Moïse Katumbi, dont le combat en faveur du respect de la Constitution en Rdc n’est pas du goût du régime du président Joseph Kabila. Mercredi 24 février, le dernier gouverneur de l’ex-Katanga s’est rendu en compagnie de son épouse et de ses enfants à l’aéroport international de la Luano. Destination Kashobwe, une localité du district du Haut-Katanga, son fief natal. Après les formalités d’usage, Moïse Katumbi et sa famille ont pris place à bord d’un avion privé loué pour l’oasion. Mais des agents de l’ANR sont montés alors à bord de l’aéronef et leur indiquent sans aucune forme de procès que l’avion ne peut finalement quitter le tarmac.

  • Six activistes du Mouvement citoyen "Lutte pour le changement" (Lucha) ont été condamnés à deux ans de prison pour "désobéissance à l’autorité". Ils avaient été arrêtés à Goma une ville de l’Est du pays, lors d’une journée "ville-morte" décrétée par l’opposition. Ils portaient sur eux des pancartes sur lesquels on pouvait lire des slogans exigeant l'organisation de la présidentielle dans les délais fixés par la Constitution. Déférés devant la justice, ils ont été ausés notamment d'association de malfaiteurs, une infraction passible de la peine mort en Rdc. Lors du procès, le tribunal a requalifié les faits et a finalement condamné les six prévenus à deux ans de prison pour "désobéissance à l'autorité". La défense envisage de faire appel de cette décision de justice.

  • L’association Portes Ouvertes et l’Association chrétienne du Nigeria, main dans la main, contre les persécutions de chrétiens. Les deux associations ont lancé en début de semaine un appel, depuis Abuja, la capitale fédérale du pays, dans le but de faire entendre la voix de la communauté chrétienne, de plus en plus persécutée dans le pays. Dans son dernier Index mondial des persécutions des chrétiens, publié au début du mois de février dernier, Portes Ouvertes expliquait que la situation des chrétiens du Nigeria a empiré, ces personnes subissant toujours plus de persécutions. Depuis 2006, dans ce pays menacé notamment par le terrorisme islamique, plus de 11 500 chrétiens ont été tués. Et plus de 13 000 églises ont été fermés, ou détruites, ainsi que plus de 1,3 million de chrétiens déplacés, depuis l’an 2000

  • La semaine dernière, la capitale de la Mauritanie a connu des scènes spectaculaires de foules massées devant les entrepôts de riz. La situation d’endettement est telle que la Mauritanie peine aujourd’hui à importer des produits de première nécessité. Deux chiffres éclairent la dégradation de la capacité d’importation du pays. En 2008, le dollar valait 230 ouguiyas, la monnaie locale. En février de cette année, la monnaie américaine était égale à… 347 dollars. Soit 50% de dévaluation en huit années, autant d’importations en moins de produits de première nécessité. Résultat: la misère, visible à l’oeil nu, dans les rues de Nouakchott.