• Le ton monte entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo. Les autorités ougandaises reprochent à Kinshasa d’avoir établi un poste sur les rives transfrontalières du Lac Albert. Le 10 juin, les autorités congolaises ont appelé leurs voisins au calme. Une étude sur le tracé exact de la frontière entre les deux pays est en cours. La vraie raison de ce nouveau conflit est le pétrole. En septembre 2008, le groupe pétrolier canadien Heritage Oil a annoncé la découverte d’une réserve de pétrole aux alentours du lac Albert. Selon la compagnie, il s’agirait de la plus grosse réserve pétrolière jamais découverte en Ouganda. Son potentiel de production quotidienne est estimé à plus de 14 000 barils.

  • La situation au Nigeria n'est pas prête de s'améliorer. Alors que le Mouvement pour l'Emancipation du Delta du Niger (MEND) a de nouveau rejeté, le 5 mai, une offre d'amnistie du président nigérian Umaru Yar'Adua, ce principal groupe armé du sud pétrolifère du Nigeria, a donné, le lendemain, 72 heures aux employés du secteur pétrolier pour quitter la région. Annonçant même une "attaque imminente" de grande ampleur, le MEND annonce qu’il "ne fera pas de distinction entre les tribus, les nationalités ou la race lorsqu'elle balaiera la région", ajoute le texte.

  • Le ciel sera probablement moins clément cette année. Le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) annonce que la pluviométrie, au cours des trois prochains mois, est très incertaine. Les prévisions affichent des déficits par rapport à la moyenne et des poches de sécheresse. Or, la production agricole dans le Sahel dépend grandement de la pluie, surtout de sa bonne répartition spatio-temporelle. Le CILSS invite les Etats et les populations à anticiper sur les mesures à prendre por une bonne saison agricole à laquelle tient tant la sécurité alimentaire, oh ! combien importante pour la stabilité de nos Etats.

  • L’introduction de la perche du Nil dans les années 60 dans les grands lacs d’Afrique de l’est, a entraîné la disparition de 65 % des espèces de poissons d’eau douce. Le lac Victoria comptait 300 espèces endémiques, il y a quelques années et bien moins qu’aujourd’hui. Entre la jacinthe, la fougère, la salade d’eau, les « plantes sales » menacent tout l’écosystème des lacs et grands fleuves en Afrique. Les menaces se précisent et menacent la vie de millions de personnes, de villages, villes et animaux.

  • L’eau d’un bassin de stockage, à la mine d’or de Barrick, au nord de Mara, en Tanzanie, s’infiltre à travers des murs de l’ouvrage, poussant les villageois locaux à craindre que leurs sources d’eau ne soient contaminées. Un équipement de surveillance a détecté des niveaux de pH anormalement faibles dans le fleuve Tigithe, dans le district de Tarime, dans le nord de la Tanzanie, depuis le 4 mai suite à une période de fortes pluies. Les villageois ont signalé que l’eau étaient devenue rougeâtre.

  • Le 5 mai 2009, un drame se produit sur l’avenue de la Prison, dans la commune de Barumbu : un immeuble de trois niveaux en construction s’affaisse. Bilan : trois personnes tuées et d’importants dégâts matériels enregistrés. Sont morts le maçon, son beau-frère et un ouvrier qui se trouvaient au premier niveau. L’immeuble, construit sur un terrain marécageux et propriété d’un homme en uniforme, a été rasé après le drame. Le journal Le Potentiel avait, en novembre 2008 tiré la sonnette d’alarme sur le danger qui se profilait à l’horizon dans le secteur de l’immobilier à Kinshasa. D’autres catastrophes de ce genre sont à redouter.

  • Va-t-on vers l'extinction des crocodiles au Nigeria ? L'exploitation et le commerce illégaux de leur peau dans le nord du pays pourrait bien avoir définitivement raison d'ici quelques années de ces sauriens. Dans un très bon mois, une tannerie peut traiter entre 16.000 et 20.000 peaux de crocodile,. En période creuse, 2.000 à 4.000 peaux finissent dans les puits de la tannerie. La viande est vendue sur les marchés dans le sud du pays, tandis que les peaux, une fois tannées, sont exportées vers l'Inde, l'Arabie saoudite et dernièrement la Chine.

  • Le manque de modération dans la pratique de la pêche avec des filets pélagiques observés ces dernières années en Algérie a eu comme conséquence immédiate de faire fuir la sardine au-delà des trois miles marins. Une sérieuse menace pèse donc sur les ressources halieutiques algériennes, dont 80% vivent près des côtes. Dès lors, une question s'impose : comment parvenir au plus vite à régénérer nos stocks de poisson ? Cette situation de déstockage massif de la faune marine côtière aurait pu être évitée si des règles élémentaires de pêche dans la zone de trois miles marins avaient été appliquées à la lettre.

  • Le dernier cyclone qui a frappé Madagascar a favorisé l'éclosion des larves de criquets dans le sud. Selon le dernier bilan, 45 000 hectares au total ont été infestés, de décembre 2008 à avril 2009, principalement dans la région Atsimo Andrefana. Deux espèces dangereuses sont redoutées dans cette invasion : le criquet migrateur malgache (valala vao) et le criquet nomade (valala mena elatra). Le premier est le plus dangereux pour le pays. Pouvant produire jusqu'à cinq générations par an, il est responsable des différentes invasions acridiennes qui ont frappé la Grande île à la fin des années 90 et en 2000.

  • Quelque 12 millions d’abeilles seront détruites en Afrique du Sud en raison d’une maladie qui tue les larves de ces insectes et menace la production de fruits et légumes, a prévenu l’Organisation nationale des apiculteurs, le 5 mai. La seule façon de lutter contre la loque américaine est de brûler les ruches concernées, annonce-t-on. Deux cents d’entre elles, contenant chacune environ 60.000 abeilles, sont déjà infectées dans le sud de la province du Western Cape (sud-ouest). Les apiculteurs attendent l’aide du ministère de l’Agriculture pour les détruire, prévenant que la maladie pouvait se propager dans l’ensemble du pays.

  • La Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) vient de lancer un appel à la communauté internationale pour l'adoption de mesures d'urgence visant à sauver le Lac Tchad qui pourrait disparaître d'ici 20 ans. Les sécheresses induites par le réchauffement climatique et l'activité humaine auraient entraîné une chute de 90% de sa surface depuis 1964. Le sommet des chefs d’Etat de la CBLT vient donc de lancer un appel pour sauver le Lac Tchad.

  • La crise mondiale frappe les forestiers au moment où la lutte contre l’exploitation illégale commençait à s’imposer. Des milliers d’emplois sont menacés.Tout allait bien. En 2007, l’Afrique centrale a exporté 7,9 millions de m3 de bois brut vers l’Europe (60 %) et la Chine (30 %), en hausse de 6 % par an depuis 2004. Et la RD Congo, où l’exploitation reprenait progressivement, se préparait à exporter entre 6 millions et 10 millions de m3 par an à elle seule. « Nous avons enregistré une chute de 26 % des ventes au quatrième trimestre de 2008 », expliquent les dirigeants de l’exploitant forestier français Rougier. « Au Cameroun, à la fin de 2008, on s’attendait déjà à 2?000 licenciements », ajoute Samuel Nguiffo, directeur du Centre pour l’environnement et le développement (CED), qui fait autorité dans ce domaine en Afrique centrale. Il parle de 20?000 emplois directs et indirects menacés dans son pays et autant en RD Congo. « Plus de 6?000 emplois sont supprimés », a annoncé, le 3 avril, le ministre ivoirien des Eaux et Forêts. La filière bois en Côte d’Ivoire emploie 15?000 personnes.

  • L'ère du tout pétrole s'achève au Nigeria. Les autorités, soutenues par des investisseurs privés, ont décidé de mettre le paquet sur l'agriculture : un milliard d'euros pour refaire de ce pays un géant agricole, à l'abri des crises alimentaires. Fin mars dernier, le gouvernement, avec l’aide du secteur privé, a réussi à mobiliser 200 milliards de nairas (environ 1 milliard d’euros) pour financer le secteur agricole. Priorité à la construction de pistes rurales et de silos de conservation des produits, à la formation des agriculteurs, à l’achat de tracteurs, au crédit aux producteurs, etc. Ces initiatives s’inscrivent dans une vaste politique de relance agricole destinée à préserver le pays des crises alimentaires.

  • Trente jours après son lancement officiel au profit des 13 communes du district d’Abidjan, l’opération ville propre affiche ses premiers résultats. Dans l’ensemble des communes d’Abidjan, les allées et venues des camions chargés d’ordures se sont accrues ces dernières semaines. Il s’agit de débarrasser la capitale ivoirienne de ses dépôts d’immondices datant de plusieurs années. L’évaluation à mi-parcours démontre que 149.167 tonnes d’ordures ont été enlevées en un mois, sur les 166.667 tonnes que l’opération prévoyait de ramasser sur la même période. Mais ce sont 504. 000 tonnes de déchets sauvages qu’il faut évacuer du district d’Abidjan.

  • A Butembo, importante ville économique au nord de Goma, les caisses d’emballage des motos importées d’Asie sont réutilisées par les habitants tantôt pour construire à moindre frais des cabines de téléphone ou des latrines, tantôt comme bois de chauffe… Pour le service de l’Environnement, c’est une aubaine qui peut limiter la déforestation. Depuis près d’une année, les habitants de Butembo se désintéressent ainsi, petit à petit, des matériaux locaux de construction au profit du bois d’emballage des diverses marchandises importées, notamment des motos venant d’Asie.

  • L'Ethiopie va renforcer sa stratégie pour la production électrique neutre en carbone, ou développement vert, a déclaré le 13 avril le Premier ministre Meles Zenawi. Lors d'une conférence de presse, M. Meles a indiqué que la conception du projet hydroélectrique Gilgel Gibe III dans le sud-ouest de l'Ethiopie tient autant compte de l'impact social et environnemental que de la faisabilité économique. L'évaluation de l'impact environnemental du projet a été menée entièrement par le gouvernement éthiopien, la Banque africaine de développement, qui a financé le projet, ainsi que par des financiers indépendants, a-t-il indiqué.

  • En valorisant les ordures ménagères, une société ivoirienne met en place l’une des premières applications africaines du protocole de Kyoto. Utiliser les ordures ménagères pour produire de l’électricité et des engrais organiques, l’idée a séduit la Société ivoirienne de traitement des déchets (Sitrade), qui gère des décharges d’ordures ménagères autour d’Abidjan. Le principe est relativement simple. En se décomposant, les déchets produisent du méthane, un gaz à effet de serre très nocif. SITRADE a décidé de le capter au lieu de continuer à le laisser s’échapper dans l’atmosphère et de l’utiliser pour produire de l’électricité.

  • Une étude rendue publique le 26 mars à Dakar a révélé que 82 des 104 entreprises du Syndicat Professionnel des industries et des mines du Sénégal (Spids) enquêtées ignore le cadre réglementaire régissant l'attitude à tenir face aux normes liées à l'environnement. Les résultats portant sur l'état des lieux de la situation environnementale des entreprises du Syndicat Professionnel des industries et des mines du Sénégal (Spids) a révélé plusieurs irrégularités dans le comportement des entreprises face au respect des normes en matière environnementale.

  • La ville de Goma et le territoire de Nyiragongo dans la province du Nord-Kivu (est) en République démocratique du Congo(RDC), sont menacés par une activité particulière des volcans Nyiragongo et Nyamulagira. Selon l'Observatoire volcanologique de Goma, cette activité est caractérisée par la présence des signes précurseurs des séismes et des épisodes des tremolos volcaniques de grande amplitude. La plupart des éruptions qui se sont produites dans le champ des volcans actifs de la région de Virunga ont toujours été précédées par des signes précurseurs similaires.

  • De nouvelles règles quant au contrôle de la pollution industrielle seront en vigueur à partir du 1er avril 2009 à Maurice. Une amende sera imposée aux industries qui les enfreindront. De ce fait, dans les trois mois suivant l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi, toute société produisant de l’alcool, de la bière et autres boissons, des denrées alimentaires, des produits pharmaceutiques, ou procédant à l’élevage de bétail, entre autres, devra conduire un audit des déchets industriels.