• Des centaines de nouveaux fermiers commerciaux noirs risquent d’être expulsés au cours des prochains mois en raison de leur incapacité à rembourser les emprunts qu’ils ont contractés auprès du gouvernement pour acheter leurs propriétés, allouées dans le cadre de la réforme agraire. En juillet, la Land Bank, une banque publique qui apporte des financements et des conseils aux agriculteurs noirs et joue un rôle crucial dans la recherche de solutions contre le déséquilibre racial en matière de propriété des terres, a indiqué au Parlement que plus de 350 exploitations agricoles allaient devoir être reprises si les fermiers continuaient à ne pas rembourser leurs emprunts.

  • La gestion des déchets des équipements électriques et électroniques devient de plus en plus préoccupante au Sénégal. Le flux de matériel entrant dans ce pays était estimé à 1 250 tonnes en 2000 et à plus de 5 800 tonnes en 2007. Selon les statistiques de l'Organisation des Nations-Unies, les déchets des équipements électriques et électroniques représentent 20 à 50 millions de tonnes par année. Et la moitié de cette 'e-poubelle occidentale' est reversée dans les pays en voie de développement.

  • Au Sénégal, l'érosion côtière menace le tourisme, la deuxième source de recettes de ce pays d'Afrique de l'ouest. Les autorités cherchent à éradiquer le fléau, mais la riposte reste encore timide. En 2006, l'érosion côtière avait rasé une bonne partie de Rufisque, dont un cimetière de cette ville située à l'est de Dakar, la capitale sénégalaise. Un programme régional de l'UEMOA, doté d'un fonds global de 141 milliards de FCFA, va allouer au Sénégal 'un financement total de 10 milliards de francs CFA pour construire des digues contre l'érosion côtière, au plus tard en 2013.

  • La Cour permanente d'arbitrage de La Haye a rendu le 22 juillet un arrêt redéfinissant les frontières de la région pétrolière d'Abyei que se disputent le gouvernement de Khartoum et les ex-rebelles du Sud-Soudan. Les frontières orientales du territoire ont été légèrement déplacées vers l'ouest, accordant à l'Etat fédéral soudanais l'essentiel de ses gisements pétroliers, dont celui de Heglig, mais pas leur totalité. Les deux parties, qui avaient soumis en 2008 leur litige à la Cour, avaient promis de respecter sa décision concernant ce territoire surnommé "le Cachemire soudanais".

  • Une maladie mortelle est en train de décimer les stocks de poissons du bassin fluvial Zambèze, mettant en péril la sécurité alimentaire et les moyens d'existence des populations rurales dans cette vaste zone partagée par sept pays, a averti, le 21 juillet, la FAO). Selon une alerte émise par le Système mondial d'information et d'alerte rapide (SMIAR) de cette organisation, le Syndrome ulcératif épizootique (EUS, selon son acronyme anglais) est causé par le champignon Aphanomyces invadans, qui forme de vilaines lésions sur les poissons et engendre un taux élevé de mortalité.

  • Les gouvernants africains sont de plus en plus préoccupés par le niveau de pollution atmosphérique engendré principalement par les secteurs du transport et de l’industrie. C’est pour trouver les voies et moyens pour faire face à ce fléau qu’une conférence internationale sur l’amélioration de la qualité de l’air s’est tenue cette semaine à Abidjan. Cette conférence qui concerne les villes d’Afrique de l’Ouest et du Centre est organisée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le ministère de l’Environnement en collaboration avec l’Association des raffineurs africains (ARA).

  • Les revenus illégaux provenant de la contrebande rivalisent avec les PIB des pays d’Afrique de l’Ouest, alimentent les conflits et la corruption et engendrent des maladies, selon un récent rapport d’évaluation des menaces des trafics, de l’Office contre le crime de l’ONU. Selon le rapport, le trafic de contrebande menace l’application de la loi, la démocratie et la santé des habitants à travers cette région qui offre aux criminels “des ressources, une situation stratégique, une gouvernance faible et un réservoir inépuisable de recrues qui ne voient guère d’autre alternatives que la criminalité pour survivre”.

  • 15 tonnes de sachets non biodégradables ont été récupérés à travers la ville de Kinshasa au cours de l'opération baptisée "1Kg de sachet contre 1 dollar", initiée il y a près d'un mois par le Parti écologiste congolais (PECO). La vice-présidente du PECO sollicite maintenant l'appui du gouvernement afin d'intensifier cette opération en vue de débarrasser la ville de Kinshasa des sachets non biodégradables. Estimée à près de 10 millions d'habitants, la population de Kinshasa produit chaque jour près de 250 tonnes de déchets solides, selon des spécialistes.

  • Le Bénin pourtant habitué aux calamités des saisons pluvieuses, vient de lancer un appel désespéré à la communauté internationale. Le pays sollicite une aide d’urgence pour soulager les populations qui subissent dans les quartiers et habitations inondés, des conditions de vie dramatiques aux niveaux sanitaire et du logement, sans compter les dégâts économiques, surtout dans la partie méridionale du pays. Malgré les moyens mis en oeuvres pour aider les communes touchées à Porto novo et à Cotonou, les pluies continuent et la situation s’empire à certains endroits.

  • Selon une étude de scientifique australienne, l’un des aliments de base dont dépendent des millions d’Africains, le manioc, serait menacé d’ici 20 à 30 ans. L’équipe de chercheurs australiens a analysé des plants de manioc et de sorgho dans le cadre de plusieurs scénarios de changement climatique, avec un intérêt tout particulier pour les différents taux atmosphériques de CO2. Avec 710 ppm de dioxyde de carbone, le taux de toxine était beaucoup plus élevé tandis que le taux de protéine chutait. Dans ces conditions, toute personne dépendant largement du manioc pour se nourrir, particulièrement pendant des périodes de sécheresse, serait spécifiquement menacée d’un risque d’empoisonnement aux hétérosides cyanogénétiques.

  • La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) a autorisé le Mozambique à tuer 60 éléphants, au lieu de 40, chaque année. Le ministre mozambicain de l'Agriculture a déclaré que son pays accueillait favorablement cette augmentation, du fait que cette mesure permettra au gouvernement mozambicain de régler le conflit entre les êtres humains et les animaux sauvages, notamment les éléphants qui détruisent souvent les cultures.

  • Le Parti écologiste de la République démocratique du Congo (PECO) a demandé au gouvernement d'exhorter les usines de fabrication des sachets d'emballe en RDC de fabriquer des sachets biodégradables. C’était à l'occasion de démarrage de l'opération de ramassage des sachets non biodégradables à Kinshasa dénommée "1 Kilo de sachets contre 1 dollar US". La proportion des sachets jetés à Kinshasa, une mégapole de près de 10 millions d'habitants, est évalué à 250 tonnes par jour.

  • L’exploitation du pétrole depuis 2003 au Tchad a généré plus de 4,3 milliards de dollars de recettes, «dépassant largement les estimations de départ», a indiqué le 29 juin le secrétaire exécutif du Groupe international consultatif du Projet d’exportation pétrolière et d’oléoduc Tchad-Cameroun, Jacques Gérin. Selon lui, «cette recette représente sur 5 ans plus de 250% des recettes attendues sur 25 ans par le Tchad, alors que les programmes de capacitation à la gestion des ressources pétrolières ne sont pas encore assimilés.»

  • La pollution causée par un demi-siècle d'exploitation du pétrole dans le sud du Nigeria est l'un des exemples les plus dérangeants de la "malédiction" que peuvent constituer des ressources naturelles, a annoncé Amnesty International dans un rapport accablant publié le 30 juin. Dans son épais rapport, AI dénonce, entre autres, le fait que les gens qui vivent dans cette région doivent boire de l'eau polluée, faire la cuisine et laver leur linge avec cette eau, manger des poissonscontaminés par le pétrole et d'autres toxines.

  • Le ministre de l'Industrie congolais a annoncé le 20 juin à Kinshasa, pour « avant septembre », de nouvelles normes permettant une prise d'arrêtés interdisant la production locale et l'importation des emballages non biodégradables. « Avant le mois de septembre 2009, le Comité national de normalisation va adopter les normes sur les emballages en sachet et en papier. Dès que nous aurons adopté ces normes, je prendrai un arrêté qui fera en sorte que plus aucun sachet en plastique, qui n'est pas conforme à ces normes - donc, non biodégradable - ne pourra plus entrer sur notre territoire », a déclaré le ministre.

  • Une campagne internationale d'urgence face au criquet nomade menée en Afrique orientale et méridionale a permis d'éviter une catastrophe entraînée par une recrudescence massive de criquets en Tanzanie, a annoncé le FAO le 24 juin. L'intervention rapide a réduit de manière significative les infestations de criquets nomades, empêchant de ce fait une invasion en bonne et due forme, qui aurait pu avoir une incidence dramatique sur les cultures vivrières dont se nourrissent quelque 15 millions de personnes dans la région.

  • L'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a lancé le 18 juin à Genève une initiative appelée " Info météo pour tous" visant à améliorer le réseau des prévisions météo en Afrique face à l'impact grandissant du changement climatique. Grâce à cette initiative, jusqu'à 5000 stations météo vont être installées ces prochaines années. M. Annan, est le président du Forum humanitaire mondial basé à Genève

  • La convention relative à la création de l'Agence panafricaine de la Grande muraille verte a été signée la 23 juin à Bamako. ?Il s’agit d’une ceinture de végétation plurispécifique large de 15 kilomètres et qui s'étendra sur une longueur d'environ 7000 km reliant le Sénégal à Djibouti en passant par Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Nigeria, le Niger, le Tchad, le Soudan, l’Éthiopie et l’Erythrée. C’est lors d’un sommet de l’Union africaine en 2005, que le président nigérian d’alors, Olesegun Obasanjo, avait proposé la création d'une muraille verte pour le Sahara.

  • Le premier congrès des forêts d’Afrique de l’Ouest s’est tenu 15 au 18 juin 2009 à Ouagadougou, pour définir une stratégie de bonne gestion du paysage forestier sous-régionale. En Afrique de l’Ouest, les forêts sont sujettes à la baisse de la biodiversité. On estime que près de 900 000 hectares de forêts et terres boisées disparaissent par an. Organisé avec l’appui de la Fédération nationale des communales forestières de France (FNCOFOR), ce congrès devrait aboutir à l’adoption d’une stratégie régionale de création et de gestion durables des forêts communales.

  • Un temps contrôlées par la Banque mondiale, les recettes du brut tchadien sont désormais entièrement gérées par l’État. Une partie des fonds engrangés a ainsi permis de réarmer le pays pour faire face aux attaques rebelles. S’il a pu ne faire qu’une bouchée de ces combattants qui ont fait incursion le 4 mai sur le territoire tchadien en provenance du Soudan ; bien équipés en moyens anti­aériens (missiles Sam-7, canons de 37 mm) et antichars (missiles B-10, bazookas SPG montés sur des véhicules tout-terrain), le chef de l’État le doit aux armes qu’il a acquises avec l’argent du pétrole.