Les fréquentes visites du chef de l’Etat sénégalais, Me Abdoulaye Wade, en Guinée Conakry et ses éloges en direction du chef de la junte guinéenne, Moussa Dadis Camara, font beaucoup de tort aux ressortissants sénégalais, installés dans ce pays. Les Guinéens hostiles au président putschiste s’en prennent aux Sénégalais, à cause du soutien supposé du président Wade envers son homologue Moussa Dadis Camara.
Une organisation de la société civile vient d’être mise en place à Dakar (Sénégal), pour travailler au renforcement des droits humains en Gambie. La Coalition pour les droits humains en Gambie regroupe des gambiens établis à Dakar, des Sénégalais et quelques organisations nationales et internationales de la société civile et de défense des droits humains suivants : ?Amnesty International, section Sénégal, Réseau Interafricain pour les Femmes, Médias Genre et développement (FAMEDEV), ?Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), Gambia Press Union (GPU - Syndicat des journalistes de Gambie)?-Organisation Nationale des Droits de l’Homme (ONDH)?- Rencontre africaine pour le Défense des droits de l’Homme (RADDHO), Radio Alternative Voice for Gambians (AVG), Réseau Presse et Parlement du Sénégal (REPPAS), Syndicat des Professionnels de l’information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS).
Dans le cadre de son plan d’action à court terme, la Coalition a rencontré le 25 août 2009 des membres des missions diplomatiques européennes basés à Dakar et couvrant la Gambie. Ont prit part à cette rencontre, les représentants des ambassades d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, de France, d’Hollande et de Suède.Cette rencontre a permis à la délégation de la coalition de présenter la situation qui prévaut actuellement en Gambie en mettant l’accent sur les nombreux cas de violation des droits de l’homme notamment avec l’emprisonnement récent de six journalistes, la disparition non encore élucidée du Chief Ebrima Manneh, l’arrestation de nombreux villageois illégalement accusés d’anthropophagie, tout ça avec la complicité de juges mercenaires nigérians.
Une documentation très fournie sur les violations de droits de l’homme a été remise aux diplomates. Ces derniers ont assuré la coalition de l’intérêt avec lequel ils suivent cette affaire et promettent de ne ménager aucun effort pour que la question des droits humains en Gambie figure en bonne place dans les agendas de discussion. La Représentante de la Suède dont le pays assure présentement la présidence de l’union Européenne s’est engagée à transmettre à qui de droit, pour que l’information sur les droits humains en Gambie soit prise en compte avant le prochain sommet.
Cette rencontre avec les ambassades fait partie des activités à court terme destinées à mettre la pression sur le régime de Banjul pour le pousser à respecter les droits des Gambiens, à libérer les journalistes emprisonnés et à respecter la liberté d’expression et la liberté de la presse.
Pour plus d'informations, contacter :
Libasse HANE?Coordonnateur?+ 221 33 867 95 87 ou +221 77 545 42 97Tagged under ActivismePendant que les chefs d’Etats se réunissent à Kinshasa, les peuples de l’Afrique Australe se rassembleront aussi en septembre 2009 sous les auspices des Réseaux de la Solidarité du peuple de l’Afrique Australe. La rencontre vise à promouvoir un processus de bas en haut conduit par les peuples pour réclamer une Communauté des Etats de l’Afrique Australe (SADC) tournée vers la Solidarité des peuples et la Coopération du développement dans la région.
Le sommet 2009 se tiendra sous le thème de ‘Réclamer la SADC pour la Solidarité du Peuple et de la coopération du développent : assumer la responsabilité de notre ressources pour la sécurité et la justice du peuple’.
Le Sommet du Peuple joue plutôt un rôle de plateforme où les peuples de la région SADC se réunissent et débattent différents sujets concernant leurs vies quotidiennes.
Le Sommet de 2009 se focalise sur les questions suivantes :
- Le besoin de souligner le rôle joué par les forces extérieures dans le conflit de la RDC.
- Montrer la violation des droits de l’homme au Congo.
- La dette et la dépendance de l’aide.
- Des changements climatiques et la crise d’énergie.
- La santé et la sécurité sociale.
- La Privatisation des services essentiels.
- La pauvreté et le chômage
- L’insécurité alimentaire et La faim.
- La justice commerciale.A partir du premier Sommet du Peuple qui a eu lieu à Windhoek, en Namibie, le nombre d’organisations populaires et d’activistes de tous les pays de la SADC a régulièrement augmenté jusqu'un total d’environ 300 organisations à Maseru, au Lesotho, en 2006, 400 à Lusaka et plus de 500 à Johannesburg, Afrique du sud en 2008.
Le Sommet du Peuple donnera aux peuples de la région un espace et une occasion pour partager leurs expériences et mettre en place des stratégies de recommandations pour le sommet des chefs d’états. Le sommet sortira avec une Déclaration de Peuples qui sera partagée avec celui de la SADC.
* Simbiso Marimbe Marasha st chargé de la Communication et de l’Information - [email][email protected] - Téléphone : numéro +263 4 776830/1 - Website:www.zimcodd.org.zw
* Veuillez envoyer vos commentaires à [email protected] ou commentez en ligne sur
Tagged under ActivismePlus de cinq cents mineurs, non syndiqués, ont séquestré plusieurs de leurs contremaîtres à deux cents mètres sous terre, et cela pendant plus de vingt-quatre heures avant de les relâcher le 10 juillet. Les mineurs ont organisé un sit-in dans la mine de Crocodile River, une mine de platine appartenant à la compagnie canadien,e Eastplats, située à moins de cent kilomètres au nord-ouest de Johannesburg. Les mineurs, des travailleurs temporaires engagés par des entreprises sous-traitantes, souhaitaient contraindre leurs employeurs à les embaucher à plein temps.
Tagged under ActivismePlusieurs grands chantiers sont suspendus en Afrique du Sud. Depuis le 8 juillet, le secteur de la construction est en grève illimitée. Environ 70 000 personnes ont arrêté de travailler à l’appel des syndicats, dont la National Union of Mineworkers (NUM), la plus grande organisation syndicale du pays qui regroupe des mineurs, des ouvriers de la construction et de l’énergie. Les chantiers les plus affectés sont ceux des infrastructures pour la Coupe du monde 2010 qui doit se dérouler le 11 juin prochain. D’après un membre de la NUM interrogé par afrik.com, les 50 000 constructeurs qui y travaillent ont interrompu leurs activités.
Tagged under ActivismeDes membres du Parlement ougandais de la région de Teso ont annoncé le 7 juillet qu'ils entameraient une grève de la faim de deux jours pour attirer l'attention sur le sort de leurs concitoyens exposés à la famine. Selon le président du Groupe parlementaire de Teso, ce mouvement débuterait le 13 juillet. Le ministre de la Gestion des catastrophes et des Réfugiés annonce que plus de 600 000 personnes dans la région étaient au bord de la famine en raison des sécheresses prolongées qui ont conduit à de mauvaises récoltes. Les experts attribuent cette situation au réchauffement climatique En 2007, la région de Teso a subi des inondations suivies de longues périodes de sécheresses.
La situation de la Guinée est très claire et n’a même pas besoin de trop de commentaires: L’économie s'est fortement fragilisé ces derniers temps, en raison de la forte corruption qui a caractérisé le règne de feu Lansana Conté, la lutte des clans au sommet de la hiérarchie étatique, la paralysie de l'appareil judiciaire pour sanctionner les prédateurs de l’économie; bref tous les indicateurs sont au rouge vif. Et comme le dit le chef de l'Etat lui-même, au pouvoir depuis le coup d’Etat du 23 décembre 2008 : "le pays est sur les carreaux".
Tagged under ActivismeLe maire de la ville de Bujumbura a annulé le 29 mai une manifestation destinée à dénoncer la recrudescence de la criminalité à Bujumbura, à l'appel de plus de 300 organisations de la société civile. Le dernier crime en date, qui avait suscité le plus d’émoi dans l’opinion publique nationale et internationale, avait coûté la vie à l’ancien vice-président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME), Ernest Manirumva, en avril dernier. Les manifestants entendaient ainsi faire pression sur l’Etat burundais pour que s’accélèrent les procédures d’enquête sur les tenants et aboutissants ainsi que le mobile du meurtre. Des enquêteurs du FBI, la police fédérale américaine, ont été appelés en renfort.
La justice malienne est perturbée par une vague de remous syndicaux. D’abord déclenchés par le Syndicat Autonome de la Magistrat, puis aussitôt relayé par un autre syndicat, le nouveau mouvement s’est abattu comme une chape de plomb sur le fonctionnement de l’État. Le processus électoral n’en est plus la grande victime, mais plutôt des usagers ordinaires impuissants et condamnés à prendre leur mal en patience, s’accommodant d’une privation de services élémentaires inhérents à l’administration de la justice. L’étendue des revendications n’a pas évolué depuis le premier mouvement déclenché et suspendu dans la foulée des élections communales de 2009, en avril. Elles portent essentiellement sur la revalorisation de l’indemnité de judicature, pour les magistrats, et l’institution d’une indemnité spéciale pour le personnel des greffes et parquets.
Frappés de plein fouet par la cherté de la vie, les Burkinabès crient leur ras-le-bol. Las d’attendre des réponses satisfaisantes à leurs doléances et déçus par les promesses non tenues du gouvernement, différents syndicats, organisés en coalition contre la vie chère, ont mené, les 12 et 13 mai, un vaste mouvement de grève générale. La coalition regroupe 17 syndicats de la fonction publique et vise à rappeler au gouvernement burkinabè ses engagements. Depuis 2005, ceux-ci décryptent à la loupe, sans succès, les incidences financières de leurs avancements annuels sur leur bulletin de salaire.
Tagged under Activisme Burkina FasoUne société sénégalaise, Tropicasem, filiale de la française Limagrain, s’est engagée depuis 2006 dans une demande de certification auprès de l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), pour s’approprier des semences d’oignon dit Violet de Galmi (http://pambazuka.org/fr/category/features/55590). Or il s’agit d’une variété que les paysans africains utilisent depuis plus d’un siècle qu’elle a été mise au point dans un village nigérien dont elle porte le nom, Galmi. Face à cette forfaiture qui risque de les priver de la libre utilisation de ces semences, les paysans africains ont réagi.?Pambazuka News vous propose leur déclaration.
Face à la démarche initiée, auprès de l'Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), par la société sénégalaise Tropicasem, filiale de Limagrain (société coopérative française spécialisée dans la vente de semences), en vue de la certification à leur profit, des semences de l'oignon violet de Galmi, les organisations membres de la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN) Niger réunies en assemblée générale extraordinaire, ce jour, jeudi 16 avril 2009, au siège de la Plate Forme Paysanne, font la déclaration suivante :
Considérant que la variété d'oignon dite « Violet de Galmi » est une variété originalement nigérienne, qui détient son nom de la localité d'où elle a été domestiquée : Galmi est un village de la Commune de Doguéraoua, Département de Birni N'Konni, Région de Tahoua en République du Niger. C'est seulement par la suite, au vu de ses qualités, que cette variété a été vulgarisée dans les pays de la sous région ouest africaine;?
Considérant que les communautés locales nigériennes (les paysans), à l'instar des autres paysans du monde, ont des droits collectifs sur les plantes traditionnelles cultivées, qu'ils ont domestiquées et/ou améliorées, et qui constituent leur patrimoine génétique ;?
Considérant que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme garantit que «toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété » et que « nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété »;?
Considérant que le Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, garantit le droit à la propriété, et la libre disposition, par les peuples, de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ;?
Considérant que la souveraineté pour la protection et la sauvegarde de sa diversité biologique est reconnue à chaque Etat, par la Convention de Rio ;??
Soucieux du respect des droits sociaux, économiques et culturels, des communautés nigériennes ;?
Dénoncent avec énergie, le comportement des sociétés françaises et/ou leurs filiales au Niger, de manière générale, et spécifiquement, la tentative de spoliation orchestrée par Tropicasem, société coopérative sénégalaise spécialisée dans la vente de semences, avec la complicité de la multinationale française Limagrain ;?
Considèrent l'action de Tropicasem et de ses complices comme un vol, une confiscation des efforts de plus d'un siècle des communautés d'agriculteurs de Galmi, ainsi qu'une violation des droits de ces communautés locales. Elle constitue, un immense mépris pour les agriculteurs africains en général et les paysans nigériens en particulier.?
Dénoncent et condamnent le silence et le mutisme complice des autorités compétentes nigériennes, dont, sans la foire sur les semences organisée au Sénégal, contribueront à sacrifier les intérêts des paysans nigériens et du Niger tout entier;?
Interpellent le gouvernement nigérien, à prendre rapidement toutes les dispositions pour contrecarrer la demande de Tropicasem, auprès de l'OAPI, avant la fin du délai réglementaire qui échoit en août 2009, sans préjudice de poursuites judiciaires contre cette société ;?
Appellent les organisations de la société civile notamment les organisations paysannes et les personnes ressources, soucieuses du respect des droits humains, de la dignité humaine, de justice, et de l'avenir de l'agriculture paysanne, à unir leurs forces pour soutenir et apporter assistance aux communautés nigériennes, pour faire échec à la tricherie de Tropicasem et de l'OAPI.?
?
* Fait à Niamey, le 16 avril 2009?- La Coordination Nationale de la Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain (COPAGEN) – Niger* Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne sur
Tagged under ActivismeL’intersyndicale des travailleurs de la Société nationale des télécommunications du Sénégal (SONATEL) menace d’aller en grève générale si France Télécom (FT) ne renonce pas à sa volonté de devenir actionnaire majoritaire de leur entreprise. Un protocole d’accord avait été signé le 8 avril dernier entre l’Etat du Sénégal et France Télécom. Il devait aboutir à terme à la cession de 9,7 pour cent des actions de l’Etat à FT, moyennant 200 milliards de francs CFA. Une fois entérinée, cette transaction allait faire de la multinationale française l’actionnaire majoritaire de la Sonatel, avec 52 pour cent des actions de la société sénégalaise.
Plusieurs dizaines de Mauritaniens opposés au coup d'Etat du 6 août, dont des parlementaires, ont organisé le 22 avril un sit-in à l'Assemblée nationale pour dénoncer le programme "électoral unilatéral" de la junte qui prépare un scrutin présidentiel pour le 6 juin. Le sit-in s'est tenu à l'appel du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD, coalition de partis, syndicats et organisations) et le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) qui ont déjà annoncé leur intention de boycotter l'élection.
Tagged under ActivismeMonsieur le Président de la République,
J’avais pris naguère la liberté de vous alerter sur le cas de Thomas-Alexandre Dumas dit le général Dumas en vous demandant de lui attribuer la Légion d’honneur à titre posthume.
Vous avez bien voulu répondre à cette requête par courrier en date du 23 octobre 2008 par lequel, sans écarter explicitement cette demande, déjà formulée à mon initiative, et sans succès, auprès de Monsieur Jacques Chirac, président de la République française, vous rappelez que « Le code de la Légion d’honneur réserve désormais, dans le mois qui suit leur décès aux soldats morts au combat » les décorations à titre posthume. Ces dispositions, prévues par le Décret n° 81-998 du 9 novembre 1981 art. 1 (Journal Officiel du 11 novembre 1981) ont été effectivement ajoutées par votre prédécesseur, Monsieur François Mitterrand. Elles ne me paraissent pas, cependant, s’appliquer exactement au cas d’espèce.
Je me permets à cet égard de rappeler que l’article 3 du code dispose que « Le Président de la République est grand maître de l'Ordre. Il statue comme tel, en dernier ressort, sur toutes questions concernant l'Ordre. Il prend la présidence du conseil de l'ordre quand il le juge utile. » Outre ce pouvoir, le code de la Légion d’honneur peut être réformé par décret du président de la République. Tel fut le cas récemment pour l’attribution de la Légion d’Honneur aux anciens Premiers ministres.
Vous avez donc toute latitude, Monsieur le président de la République, d’interpréter le code de la Légion d’Honneur et s’il ne paraît pas adapté à tous les cas de figure, de le réformer par décret.
J’ai noté avec satisfaction qu’il est inutile de vous rappeler les mérites du général Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie dit Alexandre Dumas puisque vous écrivez dans votre courrier qu’il était « un ardent républicain, encore trop peu connu des Français» ; que l’œuvre de Driss Sans Arcidet qui vient d’être inaugurée, à mon initiative, relevez-vous, place du général-Catroux à Paris «mieux qu’une décoration […] rappellera à tous ce que la France doit au général Dumas »
Vous vous réjouissez que, par l’installation de ce monument « s’efface ainsi l’affront fait à sa mémoire en 1943 » et qu’on rende ainsi hommage « à l’un des plus grands hommes que la Caraïbe a donnés à la France.»
Si je me félicite, comme vous, qu’une œuvre monumentale à la mémoire du général Dumas, réalisée, c’est vrai, à mon initiative et après sept années de combat opiniâtre, et financée par la ville de Paris, orne désormais une place de Paris, les amis du général Dumas, chaque jour plus nombreux, apprécieraient que l’État s’engage significativement pour permettre au général Dumas de retrouver sa place dans la mémoire populaire. S’ils ont salué, à l’inauguration, la présence de M. Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l’Egalité des Chances, qui avait répondu à leur invitation, les amis du général Dumas n’ont pas eu le plaisir, en revanche, d’y croiser aucun membre du gouvernement. Et les mêmes fonctionnaires du ministère de la Culture, qui avaient refusé, en 2006, d’inscrire le bicentenaire de la mort du général Dumas sur la liste des commémorations nationales ont refusé, en 2009, la moindre participation de l’État à l’organisation de cette journée historique. On pourrait y voir comme une divergence profonde par rapport au sens de votre lettre.
Il me semble donc que si la France a une « dette », comme vous le dites, vis-à-vis du général Dumas, rien ne peut se substituer à un geste fort du Chef de l’État pour s’en acquitter. Et le plus beau geste serait de faire en sorte que le général Dumas figure dans l’ordre national de la Légion d’honneur. Cela nous semble possible de deux manières. Soit à la faveur un décret modificatif du code pour reconnaître que la Légion d’Honneur peut être, à titre exceptionnel, attribuée à titre posthume à des personnes qui avaient qualité pour faire partie de l’ordre, mais que les préjugés ou une réglementation contraire aux droits de l’homme ont manifestement écartées de manière injuste.
Vous ne pouvez ignorer que si Alexandre Dumas est le seul général de l’histoire de France à avoir été privé de cette décoration, c’est à cause de la couleur de sa peau et du fait qu’il était né esclave, fils d’esclave.
Vous ne pouvez ignorer que l’ordre de la légion d’Honneur a été créé le 19 mai 1802 et l’esclavage rétabli le lendemain, que les militaires « noirs » et « de couleur » furent bannis de l’armée française et assignés à résidence par deux arrêtés consulaires secrets du 29 mai 1802.
Vous ne pouvez ignorer que les « nègres et autres gens de couleur » furent interdits à l’entrée du territoire par un texte de juillet 1802.
Vous ne pouvez ignorer qu’une circulaire du 8 janvier 1803 proscrivit les mariages dits « mixtes ».
Je pense donc que vous admettrez que, dans un pareil contexte, il était peu probable que la légion d’honneur fût attribuée au général Dumas, qui pourtant, la méritait plus que tout autre.
Ce serait faire honneur à l’Ordre et lui donner tout son sens que d’y admettre enfin le général Dumas. C’est d’ailleurs un grand chancelier, le général Février, qui fut à l’origine du premier monument, abattu par les collaborateurs en 1943.
Les récentes recherches que j’ai pu mener ouvrent une autre voie. Le général Dumas avait reçu en 1798 un sabre d’honneur du général Bonaparte. C’était au moment de la prise d’Alexandrie. Il en fait mention dans un rapport de captivité que j’ai récemment publié, dont je vous ai adressé un exemplaire (Le Diable noir) et dont l’original est conservé au musée de Villers-Cotterêts.Au moment de la création de l’Ordre, tout titulaire d’un sabre d’honneur y était admis de droit. Ainsi, le général Dumas était-il membre de droit de la Légion d’Honneur. Mais les circonstances plus haut évoquées l’ont empêché de faire valoir ce droit.
Il me semble que lorsque des textes contraires aux Droits de l’homme empêchent un Français de faire valoir ses droits, aucune prescription de peut être opposée à la réparation de cette injustice et que, par conséquent, le grand maître de la Légion d’Honneur peut parfaitement ratifier par décret l’appartenance de plein droit du général Dumas à cet Ordre.Vous avez exprimé à maintes reprises votre attachement à la promotion de la « diversité ». Comment pourrait-on promouvoir la diversité sans réhabiliter les plus grandes figures de cette « diversité » ?
La France est aujourd’hui confrontée à une crise grave Outre-mer. Comment résoudre cette crise si celui dont vous dites vous-mêmes qu’il est «l’un des plus grands hommes que la Caraïbe a donnés à la France» n’est pas enfin reconnu comme un général français à part entière et, à ce titre, décoré de la Légion d’Honneur comme tous les généraux français l’ont été depuis 1802 ?
Les Antillais réclament justice et ils ont raison. Cette justice n’est pas seulement économique. Elle est aussi symbolique, vous le savez bien.
Quel symbole plus fort que de rendre enfin justice à ce brave Antillais jusqu’ici méprisé par la nation ?
Et quelle meilleure manière que de rendre hommage aux esclaves et à leurs descendants que de voir le Chef de l’État se rendre, le 10 mai, place du général-Catroux, muni de la croix symbolique qui honorerait l’un des plus valeureux d’entre eux ?
C’est pourquoi, en vous rappelant qu’une demande similaire vient de vous être transmise par Monsieur le maire de Villers-Cotterêts, où repose le général Dumas, (demande qui ne fait que refléter l’opinion de la France dite profonde, révoltée par le racisme et l’iniquité) j’ai l’honneur de solliciter, Monsieur le Président de la République, à la faveur d’un nouvel examen de ce dossier, l’admission, par décision posthume ou de plein droit, comme vous voudrez, du général Dumas dans l’ordre national de la Légion d’Honneur et je prie les femmes et les hommes de bonne volonté, sans distinction de couleur, de se joindre à cette requête dictée non seulement par l’humanité, mais par le simple par le bon sens.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Signer la pétition pour que le Président de la République française attribue la Légion d'Honneur au général Dumas :
* Claude Ribbe, écrivain, dirige l’Association des amis du général Dumas
* Veuillez envoyer vos commentaires à [email protected] ou commentez en ligne sur
Tagged under ActivismeUne foule de quelque 5.000 personnes a assisté à Khartoum aux obsèques de neuf hommes originaires du Darfour exécutés le 13 avril après avoir été reconnus coupables d'avoir trempé dans l'assassinat, en 2006du rédacteur en chef d'un journal en langue arabe. En dépit d'un importante présence policière, ce défilé a donné lieu à des débordements. Des participants, dont certains scandaient des slogans en faveur de rebelles du Mouvement de Libération du Soudan, ont incendié trois magasins et une dizaine de véhicules et en ont endommagés d'autres.
Tagged under ActivismeEn raison de la grève nationale des travailleurs de la santé au Gabon, qui dure depuis trois mois, les hôpitaux publics renvoient chez eux des personnes gravement malades. Le principal syndicat de travailleurs de la santé, le SYNAPS, a prévenu que le service minimum serait aussi suspendu fin avril si leurs revendications de longue date concernant les salaires et les conditions de travail n'étaient pas satisfaites. Les professionnels de la santé sont en grève au Gabon depuis le 12 janvier, à l'exception d'une courte interruption en mars suite au décès de la Première dame du Gabon.
Les membres du syndicat national des personnels de santé (Synaps) du Gabon sont revenus le 3 avril sur le front social, menaçant de suspendre à nouveau le service minimum dans les hôpitaux du pays, à partir de la fin du mois d’avril. Ils réclament la prime de servitude promise par le gouvernement. Ils avaient lancé un mouvement de grève le 12 janvier dernier, qu’ils avaient suspendu le 14 mars. «Nous faisons encore confiance à ce gouvernement jusqu’au 25 du mois d’avril. Si jusqu’à cette période il n’y a pas de prime de servitude, le personnel de santé devrait avoir une autre attitude», a averti le président du Synaps.
La situation a empiré depuis le 31 mars dans le milieu hospitalier au Burundi, suite à l'entrée en grève des derniers infirmiers qui officiaient encore dans les différents hôpitaux publics du pays sur fond de revendication de meilleures conditions salariales. Les blouses blanches sont entrées dans la danse au sixième jour d'une grève "illimitée" des médecins spécialistes et généralistes pour les mêmes raisons de salaires "insuffisants". Le gouvernement s'est déjà déclaré "incapable" de trouver l'argent nécessaire pour satisfaire les revendications salariales des grévistes, après plus de 4 mois de laborieuses négociations.
Les chemins de fer du Mali sont dans une crise profonde. La direction générale prévoit de restructurer la société, avec la mise au chômage de 376 agents. Transrail-Sa, selon sa direction, aurait connu des difficultés qui ont entraîné des crises financières et opérationnelles, ainsi qu’un retard dans l’exécution du plan d’investissement. Différents engagements ont été pris pour redresser la société, mais la situation n’a pas évolué.
En partenariat avec d’autres associations du Mali, du Burkina-Faso, du Togo et de France oeuvrant pour la défense des droits humains, le Mouvement des Sans Voix du Mali (MSV) tient un forum du 3 au 5 avril 2009, sur le thème : “Les luttes sociales actuelles dans le contexte politique du Mali, 18 ans après la Révolution de Mars 1991”. Pour ses responsables, le constat que les conditions de vie des citoyens n’ont pas changé, comme pour dire que le changement s’est tout simplement limité à un changement de régime.
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