Les politiques portant sur le changement climatiques doivent plonger leurs racines dans les principes des droits humains
À l’occasion de l’ouverture de la conférence de Copenhague sur le changement climatique, vingt experts des droits de l’homme des Nations Unies, parmi lesquels Olivier De Schutter, ont déclaré que « des négociations sur le changement climatique se soldant par de faibles résultats menacent de porter atteinte aux droits de l’homme ». Le Rapporteur Spécial a lancé un avertissement : seules des politiques sur le climat profondément enracinées dans un régime de droits de l’homme peuvent garantir que les impacts sur les plus vulnérables seront minimisés».
Vous pouvez regarder le message vidéo (en anglais) du Rapporteur Spécial sur sa chaîne Youtube (http://www.youtube.com/user/TheRightToFood#p/a/u/0/m7cryLIrVqw).
« Il ne s’agit pas ici d’un débat théorique. Il existe des situations réelles de violations des droits à l’alimentation liées aux politiques sur le climat ». Plus encore, le professeur De Schutter insiste : « Renforcer le droit à l’alimentation et atténuer le changement climatique sont des actions qui peuvent se soutenir mutuellement. Les pays doivent exploiter les synergies existant entre la lutte contre le changement climatique et le combat contre la faim : des modes de productions agro-écologiques novateurs comme l’agroforesterie et une agriculture avec des apports externes réduits améliorent la production alimentaire et les revenus ; leur impact est également positif sur le climat grâce à une diminution de l’utilisation des carburants fossiles et au stockage de carbone dans le cas de l’agroforesterie ».
Le message du Rapporteur Spécial repose sur un nouveau rapport qu’il avait commandé à l’Institut des droits de l’homme de l’Université de Columbia à New-York. Ce document relève l’échec des régimes relatifs au changement climatique et aux droits de l’homme à coordonner leurs programmes et à coopérer pour s’apporter des bénéfices mutuels, malgré l’objectif commun de protection du bien-être de l’homme.
Vous pouvez consulter le communiqué de presse « Les politiques portant sur les changements climatiques doivent plonger leurs racines dans les principes des droits de l’homme pour être cohérentes avec la lutte contre la faim » (en anglais) et le rapport « Changement climatique et droit à l’alimentation. Une étude détaillée » (en anglais, publié par la Fondation Heinrich Böll) sur notre site Internet.
* L’équipe du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation : [email][email protected]
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Tagged under ActivismeLaurent Gbagbo a opté pour la méthode radicale, en vue de mettre fin à la grève des greffiers qui paralyse le système judiciaire depuis plusieurs jours. Ce mouvement est survenu à un moment crucial du processus de sortie de crise avec, notamment, le règlement des contentieux sur la liste électorale provisoire en vue du scrutin présidentiel dont la période est fixée fin «février-début mars 2010». Gbagbo a ainsi autorisé le gouvernement à procéder à des recrutements pour remplacer les grévistes.
Tagged under Activisme Cote d’IvoireLes centrales syndicales guinéennes exigent une augmentation des salaires et des pensions de retraite, tous secteurs confondus, de 100%, au courant de ce mois de décembre. Faute de quoi, elles vont déclencher une grève générale. Dans une missive en date du 30 novembre, les syndicalistes demandent aussi l'instauration du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), ainsi que la restitution des corps des victimes de la répression du 28 septembre dernier. Ils veulent également la libération des détenus de ces évènements et l'arrestation de leurs auteurs.
Tagged under ActivismeExpulsée du Maroc le 13 novembre dernier, Aminatou Haidar entame sa troisième semaine de grève de la faim aux Canaries. Elle réclame le droit de retourner au Sahara Occidental. Celle qu’on surnomme la « Ghandi sahraouie » a reçu plusieurs distinctions internationales dont « le prix courage civique 2009 ». Dans le hall de l’aéroport de Lanzarote (Canaries), elle attire tous les regards. Privée de son passeport par les autorités marocaines, la militante réclame son retour au Sahara Occidental. Elle est proche du Front Polisario, un groupe armé soutenu par l’Algérie qui milite pour l’indépendance de cette région, située au sud du Maroc.
Tagged under ActivismeLes centrales syndicales guinéennes exigent une augmentation des salaires et des pensions de retraite, tous secteurs confondus, de 100%, au courant de ce mois de décembre. Faute de quoi, elles vont déclencher une grève générale. Dans une missive en date du 30 novembre, les syndicalistes demandent aussi l'instauration du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), ainsi que la restitution des corps des victimes de la répression du 28 septembre dernier. Ils veulent également la libération des détenus de ces évènements et l'arrestation de leurs auteurs.
Tagged under ActivismeDu 25 novembre au 10 décembre, apprêtez-vous à cliquer sur votre souris, à faire jouer les muscles de vos doigts dans l’envoi des SMS et à faire appel à toute votre énergie pour prendre contrôle de la technologie pour mettre fin à la violence faite aux femmes.
«Réapproprie-toi la Technologie! est une campagne collaborative pour quiconque utilise l’internet et la technologie pour protester contre la violence faite aux femmes. Initiée par le programme d’appui aux réseaux des femmes d’APC (PARF d’APC) en 2006, et construite par divers mouvements d’individus, d’organisations, de collectifs et de communautés, la campagne fait partie des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre décidés par les Nations Unies et qui commencent le 25 novembre de chaque année.
Nous avons le droit de modeler, de définir, de participer à, d’utiliser et de partager la connaissance, l’information et la technologie et de créer des espaces numériques qui sont sûrs et égaux. Réapproprie-toi la Technologie ! invite tous les usagers des technologies de l’information et de la communication (TIC) – spécialement les filles et les femmes mais aussi les hommes et les garçons- à s’emparer de la technologie et à l’utiliser consciencieusement pour changer les rapports inégaux de pouvoir.
Réapproprie-toi la Technologie! se tiendra partout dans le monde, y compris en Argentine, au Brésil, en Colombie, au Cambodge, en République démocratique du Congo (RDC), en République du Congo, en Malaisie, au Mexique, au Pakistan, aux Philippines, en Afrique du Sud, et en Ouganda dans le cadre des efforts du PARF d’APC pour réaliser l’objectif du millénaire pour le développement numéro 3 qui est de promouvoir l’égalité du genre et d’autonomiser les femmes.
Tagged under ActivismeParis, Nairobi, Dakar, Ouagadougou, Genève, le 11 novembre 2009 – Le 21 septembre 2009, lors d'une émission diffusée à la télévision et à la radio nationale, le Président de la République de Gambie, Yahya Jammeh, a menacé de tuer tous ceux qui chercheraient à saboter ou à déstabiliser son gouvernement, notamment les défenseurs des droits de l'Homme et tous ceux qui les soutiennent [1].
Parce qu'il n'est pas acceptable qu'un président de la République menace impunément de porter atteinte à l'intégrité physique des défenseurs des Droits de l'Homme, et parce qu'elles réitèrent leur soutien à la résolution adoptée le 11 octobre 2009 par la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP) qui a son siège à Banjul (Gambie) sur la détérioration de la situation des droits de l'Homme en République de Gambie[2], nos organisations ne participeront pas aux travaux de la 46ème session ordinaire de la CADHP qui doit se tenir, du 11 au 25 novembre 2009, à Banjul. Cette décision a été prise du fait de l'absence de changement d'attitude des autorités gambiennes sur la question des défenseurs des Droits de l’Homme depuis la déclaration du président Jammeh et l'absence de réaction publique de l'Union africaine (UA) à ces propos ainsi que sur l'éventualité d'un changement de siège de la CADHP.
Nos organisations sont en effet vivement préoccupées par le contexte fortement hostile dans lequel interviennent les défenseurs des Droits de l'Homme et les journalistes en Gambie, où les entraves à la liberté d’expression, les arrestations, détentions arbitraires, assassinats et harcèlements judiciaires à leur encontre sont récurrents. Nous rappelons notamment que l'assassinat, en décembre 2004, de l’un des plus illustres journalistes gambiens, M. Deyda Hydara, n'a toujours pas été élucidé. Ces violations contreviennent ouvertement aux précédentes résolutions de la CADHP sur la situation des droits de l'Homme en Gambie, qui ont appelé les autorités nationales à «respecter les droits des journalistes et autres défenseurs des droits de l'Homme».[3]
Cette hostilité affirmée à l'encontre des défenseurs des Droits de l'Homme est par ailleurs contraire à l'accord de siège conclu entre l'UA et la Gambie. Dès lors, le maintien en Gambie du siège de la CADHP, organe de l'UA chargé de promouvoir les Droits de l'Homme et des peuples et d'assurer leur protection en Afrique, remet fortement en cause la crédibilité de cette instance, qui représente un lieu d'expression indispensable pour les défenseurs des Droits de l'Homme.
Nos organisations appellent le président gambien à revenir sur ses propos et déclarer publiquement son soutien au travail des défenseurs des Droits de l'Homme et rappellent que les autorités gambiennes se sont engagées à garantir l'intégrité physique et morale des défenseurs qui participeront à la 46ème session de la CADHP[4].
En outre, nous appelons une nouvelle fois l'UA à condamner fermement les propos tenus par le Président gambien et à considérer le transfert du siège de la CADHP dans un État membre garant du respect des libertés fondamentales, notamment d'expression, d'association, de réunion ou encore d'opinion aux fins de permettre aux défenseurs qui souhaitent participer aux sessions de la CADHP d'exprimer ouvertement et sans craintes leurs préoccupations et recommandations sur la situation des droits de l'Homme dans leurs pays respectifs.
Nos organisations, qui ne participeront pas aux travaux de la 46ème session ordinaire de la CADHP, observeront néanmoins avec attention les conclusions et recommandations qui seront adoptées lors de cette session. La CADHP demeure en effet pour nos organisations une instance fondamentale pour la protection et la promotion des droits de l'Homme sur le continent africain.
NOTES
[1] Cf. Communiqué de la FIDH, La Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples ne doit pas rester en Gambie.http://www.fidh.org/La-Commission-africaine-des-droits-de-l-Homme-et communiqué de presse de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme, programme conjoint de la FIDH et de l'OMCT, et de Front Line diffusé le 25 septembre 2009.[2] Préoccupée par les propos tenus par le président Yahya Jammeh, la CADHP a adopté, le 11 octobre 2009, une résolution appelant l'UA à examiner la possibilité de convoquer sa 46ème session ordinaire dans un autre pays et à envisager le transfert du siège du secrétariat de la Commission, établi à Banjul. Suite aux consultations entre la Commission de l'Union africaine, la CADHP et les autorités gambiennes, et après l'engagement de ces dernières d'assurer la sécurité et de garantir la liberté d'expression de tous les participants, l'organisation de la 46ème session de la CADHP a été maintenue en République de Gambie.
[3] Résolution de la CADHP sur la situation des droits de l'Homme en République de Gambie, Abuja, Nigeria, Novembre 2008.
[4] Cf. Communiqué de presse de la CADHP du 22 octobre 2009,http://www.achpr.org/francais/Press%20Release/press%20release_46_OS.pdf
* Les signataires : Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (RADDHO), Union interafricaine des droits de l'Homme (UIDH), Fédération internationale des Associations des chrétiens contre la torture (FIACAT
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Tagged under ActivismeLa commémoration est spécialement dédiée à la présentation des progrès faits dans la mise en œuvre de la Convention sur l’Elimination de toutes formes de Discrimination à l’égard des Femmes (CEDAW). L’événement représente également une opportunité pour faciliter le partage d’expériences et de savoirs ainsi que pour présenter les contributions des parties prenantes impliquées dans la promotion et la mise en œuvre de CEDAW, notamment les agences de l’ONU, l’Union Africaine (UA), les Communautés Economiques Régionales, les organisations de la société civile et les partenaires de développement.
Alors que les parties prenantes font un état des lieux de la mise en œuvre de la Plateforme d’Action de Beijing, 15 ans après son adoption, il est espéré que la réunion de révision des ministres africains donnera l’opportunité de faire l’inventaire des contributions que CEDAW a apporté pour assurer l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes pendant les 30 dernières années. La commémoration du 30e anniversaire de CEDAW ; dans le contexte de la procédure de révision, entre autres, sera l’occasion de mettre en lumière les liens entre CEDAW et la Plateforme d’Action de Beijing, tout autant que permettra de faciliter l’articulation de stratégies pour l’utilisation de mécanismes innovants de mise en œuvre de CEDAW pour tracer la mise en œuvre de la Plateforme d’Action de Beijing.
Les célébrations se dérouleront durant les réunions de préparation pour Beijing +15 de la Commission économique et sociale de l’ONU. L’événement comprendra :
a) Une session matinale plénière durant laquelle un rapport sera présenté sur les progrès faits par les pays africains dans la mise en œuvre de CEDAW ;
b) Des témoignages seront donnés par des femmes dont les vies ont été positivement affectées par la mise en œuvre de CEDAW ; et
c) Un des experts du Comité de CEDAW parlera des défis de la mise en œuvre de CEDAW, considérant le contexte des problèmes émergents pour la région Afrique.
Participeront les délégués des réunions CEA Beijing +15, ONG, experts de CEDAW et agences de l’ONU.
La commémoration fait partie intégrante des Evénements de Beijing +15
http://www.uneca.org/acgs/beijingplus15/
CEDAW, Vivant dans la Vie des Femmes !
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Tagged under ActivismePlusieurs milliers de Sénégalais ont manifesté le 6 novembre à Dakar, à l'appel de l'opposition, pour "demander la démission" du chef de l'Etat Abdoulaye Wade, présenté comme "le président corrupteur" depuis l'affaire des 133 000 euros offerts à un agent du FMI. En tête du défilé, un manifestant portait sur la tête une valise estampillée "Alex Segura", du nom du représentant du Fonds monétaire international (FMI) auquel la présidence avait remis "100. 000 euros et 50. 000 dollars", selon le FMI. Le chef de l'Etat avait expliqué que son aide de camp s'était "trompé sur la somme" à donner au fonctionnaire en guise de traditionnel "cadeau" d'adieu. "
Mutations abusives, suspensions intempestives, emprisonnements controversés… Les magistrats burundais sont depuis quelques mois la cible du gouvernement qui fait pression sur eux dans les affaires politiques. Au mépris de l’indépendance de la Justice. Les juges se sont mis en grève pour se faire entendre. Le 22 octobre ils se sont rassemblés devant le Parquet général de Bujumbura. Pas d’audiences ce jour-là, pour réclamer la réhabilitation de trois magistrats suspendus par le ministre de la Justice en septembre.
Appel de Cotonou contre les faux médicaments : de qui se moque t-on?
Jacques Chirac, ancien président de la République française, aux côtés de six chefs d’Etats Africains et des chefs de délégations, a lancé, le 12 octobre 2009, au palais des Congrès de Cotonou, au Bénin, un appel à la mobilisation et la lutte contre la production et la distribution de faux médicaments. Il faut se demander de qui on se moque ! La vente des médicaments périmés ou contrefaits est un business international impunément entretenu par des grandes firmes pharmaceutiques identifiables en Occident et dans certains pays émergents.
Au Bénin comme au Cameroun, au Nigeria ou dans d’autres pays en développement où le médicament de la rue fait recette, des autorités politiques et administratives, pour des intérêts égoïstes, ont formalisé le phénomène en faisant payer taxes et impôts aux vendeurs de ces poisons ; la répression n’étant que poudre aux yeux de l’opinion.
C’est un crime contre l’Humanité ! Une violation flagrante du Droit à la santé qui entrave fondamentalement le développement socio économique et humain de ces pays ; les auteurs de ce crime devraient être poursuivis.
Monsieur Chirac, chers dirigeants, est-il encore besoin de vous rappeler que les patients risquent au quotidien leur vie en consommant ces médicaments parce que leur pouvoir d’achat est très faible, parce que le médicament de qualité leur est financièrement inaccessible?
Les richesses mondiales sont inéquitablement reparties. C’est la conséquence directe de l’extrême pauvreté et de la faim dont la réduction serait le début d’une véritable lutte contre les médicaments de qualité douteuse.
Hier, Alma Ata, la Déclaration d’Abuja ou les Objectifs de Développement du Millénaire ; demain, peut-être la convention de Genève contre les faux médicaments. Ces conventions et traités, parmi tant d’autres, n’auront un impact réel sur la santé des populations qu’à travers une volonté politique réelle.
Avant «l’appel de Cotonou», la vente des médicaments contrefaits et périmés était florissante. Après la parade folklorique de la capitale béninoise, ce commerce va sereinement se poursuivre ; il va même s’intensifier aussi longtemps que les dirigeants Africains n’observeront pas la santé comme un droit fondamental à la base de tout développement.
*ACTHU est une organisation a but non lucratif qui s'investit dans la lutte contre les inégalités dans l'accès aux soins -
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Tagged under ActivismeLe Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 206ème réunion tenue le 15 octobre 2009, a suivi des communications du Commissaire à la paix et à la sécurité et de l’Envoyé spécial du Président de la Commission en Guinée sur la situation en Guinée, à la lumière des dernières développements survenus dans ce pays et des résultats de la 8ème session du Groupe international de contact sur la Guinée tenue à Abuja le 12 octobre 2009.
Le Conseil a fermement condamné les tueries, ainsi que les actes délibérés de violence contre des civils non armés et les viols commis sur des femmes par des unités armées placées sous l’autorité du CNDD lors d’une manifestation pacifique organisée le 28 septembre 2009. Le Conseil a exigé des autorités de fait en Guinée qu’elles prennent les mesures nécessaires pour prévenir la répétition ou de pareilles violences et la détérioration de la situation. Le Conseil a, en outre, soutenu l’appel pour la libération de toutes les personnes détenues et le respect de la liberté d’expression.
Le Conseil a fait siens le communiqué publié par la Commission le 29 septembre 2009 et celui de la 8ème réunion du Groupe de contact, en particulier l’invitation faite au Secrétaire général des Nations unies, en liaison avec la CEDEAO et l’UA et avec le soutien du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme, de mettre en place une Commission internationale d’enquête pour faire la lumière sur les évènements du 28 septembre 2009, afin que les responsables soient traduits en justice.
Le Conseil s’est réjoui de la tenue prochaine, le 17 octobre 2009, d’un Sommet extraordinaire de la CEDEAO, pour examiner la situation en Guinée et au Niger et attend avec intérêt les conclusions de cette réunion.
Le Conseil a réitéré sa décision du 17 septembre 2009 d’imposer des sanctions appropriées à l’encontre du Président du CNDD et d’autres individus, civils et militaires, si d’ici au 17 octobre 2009, les autorités de fait ne confirment pas formellement l’engagement du Président du CNDD que ni lui-même, ni les autres membres du CNDD, ni le Premier Ministre ne se présenteront à l’élection présidentielle et observeront la neutralité attendue de la junte dans la conduite du processus électoral. Le Conseil a demandé à la Commission, en liaison avec la CEDEAO et les partenaires de l’UA, de prendre les dispositions nécessaires en vue de la finalisation des mesures à prendre et de l’élaboration de la liste des individus devant être visés par les sanctions, et de lui en faire rapport.
Le Conseil a apporté son plein appui aux efforts que déploie le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso dans sa mission de médiation, conformément au mandat qui lui a été donné à cet effet par le Président en exercice de la CEDEAO à la suite de la requête faite par le Président de la Commission dans le prolongement des conclusions de la 7ème réunion du Groupe de contact tenue à New York, le 22 septembre 2009.
Le Conseil a convenu de se réunir à nouveau pour examiner la situation en Guinée et au Niger, à la lumière des conclusions du Sommet extraordinaire de la CEDEAO.
Addis Abéba, le 15 octobre 2009Tagged under ActivismePour une solidarité nationale et internationale avec les forces démocratiques de Guinée !
Le lundi 28 septembre 2009 à Conakry, l’armée du capitaine Dadis a délibérément tiré sur des populations désarmées, tuant des citoyens innocents qui manifestaient de manière pacifique, violé de manière barbare et inhumaine des femmes, traumatisant des enfants. Le bilan de cette tuerie planifiée est lourd, trop lourd. Des centaines de morts, des milliers de blessés et un peuple pris en otage par l’armée. On croyait définitivement tournée la page des dictatures sanguinaires sur notre continent. Force est de constater que ce « cancer » sévit encore ! Un « cancer » entretenu par tant de richesses minières dont l’exploitation (permis, etc.) est totalement opaque et le narcotrafic) !
L’ordre militaire parasitaire règne en Guinée. Le capitaine Dadis et l’armée ont du sang sur les mains.
Le capitaine Dadis doit partir immédiatement et les coupables de cette tuerie jugés et punis.
La solidarité internationale doit agir pour un retour, sans plus attendre, à un ordre civil et l’organisation d’élections libres et démocratiques. Le peuple Guinéen souverain décidera s’il y a lieu de dissoudre cette armée dont 50 ans de règne ont fini de convaincre de sa lourde responsabilité dans l’état de déliquescence du pays.Nous, anciens de l’Association des Etudiants Sénégalais en France (AESF), renouant avec nos traditions de solidarité agissante, particulièrement active s’agissant de l’Afrique, telle que nous y avons été formé dans le cadre de la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France (FEANF) prendrons toutes les initiatives pour aider et relayer les actions de la société civile et politique guinéenne, pour dénoncer ce régime criminel et pour faire pression sur toutes les institutions internationales et les Etats. L’objectif immédiat : ne pas relâcher les efforts pour barrer la route à Dadis et compagnie, pour des élections libres et démocratiques et la constitution d’un gouvernement civil en Guinée au service des populations meurtries.
* Le comité provisoire des anciens de l’Association des Etudiants Sénégalais en France (AESF) : Pr Maguèye Kassé, Pr Buuba Diop, Maître Mame Adama Gueye, Brahim Haidar
* Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne sur
Tagged under ActivismePlus de 150 personnes ont été arrêtées en Afrique du Sud, où les manifestations contre la pauvreté et les mauvaises conditions de vie s'intensifient depuis le début de la semaine dernière. Le 15 octobre, 19 personnes ont été blessées par des tirs de balles en caoutchouc à Diepsloot, quartier pauvre au nord de Johannesburg. Les images des forces de l'ordre tirant des balles en caoutchouc pour disperser la foule des émeutiers évoquaient les années sombres de l'apartheid et la répression sanglante du régime police ségrégationniste.
Tagged under ActivismeConsidérant le communiqué de presse du REPAOC pour la paix et la démocratie en Guinée en date du 23 décembre 2008, suite à la prise du pouvoir par le CNDD du capitaine Moussa Dadis Camara,
Considérant la répression sanglante d’une manifestation pacifique tenue dans un stade à Conakry par la junte militaire au pouvoir ce lundi 28 septembre 2009,
Considérant la violation des droits de l’homme et les atteintes à la dignité de la femme observées en ce moment en Guinée,
Considérant l’insécurité qui règne en ce moment en Guinée et qui constitue un frein à une vie paisible, vecteur du développement économique et social,
Considérant l’incapacité du capitaine Moussa Dadis Camara de maîtriser son armée,
Le Réseau des Plates Formes d’ONG d’Afrique de l’Ouest et du Centre (REPAOC) en solidarité avec le peuple guinéen épris de paix et toute la communauté des organisations qui travaillent pour la promotion des droits humains :
- Condamne avec la dernière énergie la répression sanguinaire et inhumaine de ce lundi28Septembre2009qui a fait plus d’une centaine de morts innocents,
- Exige que les auteurs de cet acte odieux et crapuleux soient poursuivis par la justice internationale,
- Demande au capitaine Moussa Dadis Camara de ne pas se présenter à l’élection présidentielle et d’organiser dans les plus brefs délais des élections transparentes conformément à ses engagements.
- Se félicite des actes posés par la communauté internationale et exige de la France, de l’Union Africaine et de la CEDEAO plus de fermeté pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel démocratique en Guinée.
Le REPAOC présente ses condoléances aux familles éplorées et réaffirme son soutien à la société civile guinéenne.
Pour le REPAOC, les signataires :
- CFRONG (Bénin),
- CONGAD (Sénégal),
- SPONG (Burkina Faso),
- FONGDD (Guinée),
- FECONG (Mali),
- RODADDHD (Niger),
- CILONG (Tchad),
- FONGTO (Togo),
- PLATONG (Cap¬Vert),
- TANGO (Gambie).* REPAOC est le Réseau des Plates-formes nationales des ONG d’Afrique de l’Ouest
* Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne sur
Tagged under ActivismeDéclaration d'Abidjan
A l'initiative du Comité régional de pilotage de la société civile pour le Programme Communautaire de Développement (PCD), appuyé par la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les plateformes et réseaux d'organisations de la société civile engagés dans l'intégration régionale et le développement communautaire se sont donnés rendez-vous du 4 au 9 octobre 2009 à Abidjan (Côte d'Ivoire) pour jeter les bases institutionnelles et stratégiques de leur implication dans l'élaboration et la mise en oeuvre et le suivi du Programme communautaire.
La rencontre s'inscrit dans un processus de dialogue et de co-planification entre la CEDEAO et la société civile, représentée par le Comité régional de pilotage, pour mettre la démarche participative et l'action citoyenne à contribution dans le processus d'élaboration, de mise en oeuvre et de suivi-évaluation du Programme communautaire de développement de la CEDEAO.
Les participants ont pris acte de la volonté politique des chefs d'Etat de la région exprimée à travers la vision 2020 dont le message fort est « Passer de la CEDEAO des Etats à la CEDEAO des peuples ». Les représentants de la société civile se sont attelés à répondre aux missions de la rencontre d’Abidjan (1) en se prononçant sur l’implication de la société civile dans le PCD, et (2) en formulant des recommandations sur les dix axes du PCD en vue de faire prendre en compte les préoccupations de la société civile et des populations de la région.
Les travaux ont été marqués par d'intenses réflexions sur les enjeux et défis de l'implication de la société civile dans le processus de formulation, de mise en oeuvre et suivi-évaluation du PCD, comme cadre stratégique d'opérationnalisation de la vision des Chefs d'Etat à l'horizon 2020.
A l’issue de la rencontre, les participants recommandent que les axes stratégiques du PCD soient étoffés et élargis en tenant compte de certaines questions de fonds jugées prioritaires par les organisations de la société civile. Il s'agit notamment des questions de paix et de démocratie, de reconstruction des Etats fragilisés par les crises et les guerres ainsi que la prise en compte des besoins de mobilisation citoyenne et de dialogue sur l'ensemble des axes.
Tout en saluant la volonté de la Commission de la CEDEAO d'impliquer la société civile dans l'élaboration et la mise en oeuvre du Programme communautaire de développement (PCD), les délégués de la société civile présents à Abidjan réclament plus de transparence dans la conduite du processus aux niveaux des pays.
Ils s’engagent à :
- renforcer leur participation au processus d’élaboration et de mise en œuvre d’un PCD de la CEDEAO en vue d’une mise en œuvre effective de la vision 2020 ;
- contribuer à donner au PCD un contenu intégrant les préoccupations essentielles des populations de la Communauté, et à forger un agenda de développement propre à la Région Afrique de l’Ouest tenant compte du contexte international et des défis liés à la paix, la gouvernance démocratique et à la libre circulation des personnes et des biens;
- Interpeller les Etats sur l’impérieuse nécessité d'assurer la participation effective et transparente des acteurs de la société civile à tout processus d'élaboration, de mise en oeuvre et de suivi des politiques et programmes de développement, notamment PCD.Les participants invitent leurs représentants au sein du Comité régional de pilotage à plus d'effort pour assurer l'équité dans la représentation des pays à travers les différents réseaux impliqués dans le processus PCD, notamment par la prise en compte des organisations de la société civile des (médias, syndicats...) des pays lusophones. Ils conviennent de la nécessité de mettre fortement à contribution les instituts et réseaux de chercheurs de la région Afrique de l'Ouest dans la conduite du processus d'élaboration et de mise en oeuvre.
Outre le PCD, les acteurs de la société civile présents à Abidjan ont passé en revue plusieurs questions d'actualité et d'enjeux majeurs pour la région, notamment :
- les négociations d'APE;
- la situation politique en Guinée et au Niger;
- les élections en Côte d'Ivoire;
- les inquiétudes sur la démocratie dans la région;
- les menaces sur le respect des droits de l'Homme dans la région, notamment en Gambie;
- etc.(…) Cette rencontre a mobilisé des leaders des réseaux régionaux de la société civile représentés au sein du Comité régional de pilotage. Il s'agit de :
- Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles en Afrique de l'Ouest (ROPPA),
- Forum des organisations de la société civile de l'Afrique de l'Ouest (FOSCAO)
- Réseau des plate-formes d'Afrique de l'ouest et du Centre (REPAOC)
- Réseau des journalistes économiques d'Afrique de l'Ouest (RJE-AO ou WANEJ),
- Plate-forme des organisations de la société civile d'Afrique de l'Ouest sur l'Accord de Cotonou (POSCAO-AC)
- Réseau des associations de femmes d'Afrique de l'Ouest (AFAO),
- Coalition des organisations africaines pour la sécurité alimentaire et le développement (COASAD),
- Réseau de recherches pour l'appui au développement en Afrique (REPAD),
Institut ouest africain de commerce et développement (WAITAD),
Association des barreaux ouest africains (WABA)Fait à Abidjan le 8 octobre 2009
* Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne sur
Tagged under ActivismeMembre de la Société civile guinéenne et du Bureau de coordination des Forces vives, chef d’entreprise, Mme Sy née Mariama Diallo, raconte l’épreuve de mort qu’elle a traversée lors de la fameuse journée du 28 septembre dernier. Attirés au stade du 28 septembre, puis enfermés à l’intérieur, des milliers de ses compatriotes sont tombés sous les balles de Dadis Camara et de la junte militaire. Ironie d’une histoire tragique, elle a eu la vie sauve grâce à un jeune militaire un peu moins cruel que ses collègues.
Tagged under ActivismeLe 2 septembr, jour anniversaire de l’indépendance de la Guinée, les autorités ont remis aux familles des victimes de la tuerie du Stade du 28 septembre, les dépouilles de leurs parents qui s’étaient rassemblés lundi pour manifester contre la candidature du capitaine Moussa Dadis Camara à la présidentielle 2010. Une partie des personnes qui avaient fait le déplacement n’ont pas trouvé ceux qu’ils cherchaient parmi la cinquantaine de cadavres exposés. Des centaines de personnes étaient venues récupérer la dépouille d’un frère, d’une sœur, d’un père.
L'armée guinéenne est accusée d'avoir fait disparaître des corps de victimes du massacre du 28 septembre à Conakry où un meeting de l'opposition avait été réprimé dans le sang, mais les autorités s'en sont tenues au bilan officiel de 56 civils morts, en contestant des "rumeurs" qui font état de plus de 150 morts. Le président de l'Observatoire guinéen des Droits de l’homme affirme que son organisation avait été saisie par des familles au sujet d'inhumations nocturnes de corps.
Tagged under ActivismePour faire pression sur le patronat et le pouvoir politique, il faut être debout. C’est la réponse de certains syndicats aux travailleurs qui mènent des grèves de la faim au Sénégal. Un mode de contestation désespérée souvent efficace et de plus en plus en plus pratiquée dans ce pays. Au cours de ces derniers mois, des agents en conflit avec leur patron ont eu recours à cette pratique. Certains avec succès.
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