• Contributor | Gouvernance

    Après plusieurs jours de tractations, le nouveau gouvernement de transition du Burkina a été dévoilé dimanche 23 novembre, mais de nombreux citoyens et experts émettent des doutes sur le potentiel de ces 26 femmes et hommes qui conduiront le pays durant un an jusqu’à l’organisation des élections libres et transparentes en 2015. Les deux principales personnalités de la transition, qui durera un an, occupent en plus deux ministères majeurs. Michel Kafando, président intérimaire, est également ministre des Affaires étrangères tandis que le lieutenant-colonel Isaac Zida cumule les fonctions de Premier ministre et de ministre de la Défense. Selon un analyste politique, la logique aurait boulu que l’on désigne à la tête des départements ministériels, des personnes qui connaissent bien les problèmes du ministère et qui ont assez de capacités et de personnalité pour faire la rupture.

  • L’insurrection populaire fin octobre au Burkina Faso, qui a poussé le président Blaise Compaoré à démissionner, a fait 24 morts et 625 blessés, selon un avant-projet de rapport du comité ad hoc sur les atteintes aux droits humains, organe mis en place par les autorités de transition. Selon la présidente de la commission ad hoc, Clarisse Ouoba, les 625 blessés présentant des lésions de toutes natures (inhalation de gaz lacrymogène, plaies pénétrantes par balles ou objets tranchants) ont été reçus dans des formations sanitaires du pays. A la lumière des faits et dans le souci de rétablir la paix et la cohésion sociale, le comité ad hoc a formulé des recommandations, entre autres, l’organisation d’une journée nationale d’hommage aux morts.

  • La Campagne internationale justice pour Sankara estime que ces investigations doivent se réaliser dans le respect des procédures légistes et légales et ne doivent pas se limiter à la simple identification des restes du président Sankara, mais également aux circonstances de son assassinat et celle de ses camarades, afin que la page de l’impunité soit définitivement tournée et la réconciliation scellée.

  • Quelque soit le chef de l'Etat que nous avons, s'il n'est pas capable de comprendre que même la science ment et que jamais un prédateur n'aidera sa proie à se libérer de lui, nous pourrons changer 10 000 Compaoré que ça ne changera pas le sort de la population.

  • Contributor | Gouvernance

    L’insurrection, la révolution, ces mots que les ennemis de la liberté et des Droits de l’homme ont rendu incompréhensibles pendant des années par leur dénigrement, leur déformation, le peuple burkinabé les a rendu simples à l’humanité.

  • Contributor | Activisme

    Les récents soulèvements locaux à Péhunco et à Boukombé montrent que le peuple béninois peut suivre la voie du peuple burkinabé, renouant avec les moyens qui ont permis de renverser le pouvoir autocratique de Kérékou. Les expériences de la récupération des luttes par la haute-bourgeoisie depuis 25 ans bientôt, enseignent, plus que jamais, que les travailleurs et les peuples doivent se décider à prendre et à exercer le pouvoir pour leur profit ; le pouvoir des travailleurs et des peuples dont les bases sont claires

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  • Contributor | Gouvernance

    Le peuple burkinabé a montré que l’insurrection s’impose désormais aux peuples comme moyen ultime d’expression de la souveraineté populaire. Ce n’est pas pour rien qu’on voit aujourd’hui, tout le monde féliciter le peuple Burkinabe pour sa prouesse.

  • Contributor | Gouvernance

    Les tractations, qui ont duré toute la nuit, auront permis au collège de désignation du président de la transition de s'accorder sur un nom: celui de Michel Kafando. C'est donc ce diplomate qui sera chargé de conduire le Burkina Faso vers des élections dans un an. Michel Kafando est diplomate. Il a été ambassadeur du Burkina Faso auprès des Nations unies, entre 1981-1982, puis entre 1998-2011. Entre 1982 et 1983, l'homme a occupé le fauteuil de ministre des Affaires étrangères dans plusieurs gouvernements. Il a été préféré au journaliste Cheriff Sy et à l'ancienne ministre de l'Essor familiale, Joséphine Ouédraogo.

  • Contributor | Gouvernance

    L’évolution de la situation politique au Burkina met en alerte maximum certains chefs d’Etat africains, qui craignent une éventuelle contamination de leurs populations par le syndrome burkinabé. Ainsi, dans les deux Congo (Rdc et Congo-Brazzaville), les autorités rivalisent d’ingéniosité pour empêcher leurs populations de s’informer sur les péripéties ayant conduit le peuple burkinabé à prendre ses responsabilités face à la boulimie de pouvoir du désormais ex-président Blaise Compaoré. Brouillage de signal pour perturber la réception radio-télé, censure de la presse étrangère, interdiction aux organes de presse publics de relayer les informations sur l’évolution de la situation au Burkina, menaces diverses, bref, rien n’a été épargné par Denis Sassou-Nguesso et Joseph Kabila pour empêcher leurs populations d’apprendre comment un peuple peut chasser un dictateur.

  • Contributor | Gouvernance

    Avant, on accélérait le pas ici. On passait la tête baissée et c'est tout juste si l'on osait jeter un oeil quand le portail s'ouvrait. Parfois même, on traversait la route pour ne pas avoir à longer le mur de l'enceinte. C'était absurde peut-être, mais c'était ainsi : cette maison, et surtout son propriétaire, faisait peur. Aujourd'hui, le labyrinthe qui servait de château à François Compaoré - une succession de pièces donnant sur d'autres pièces situées à cinq minutes du Conseil de l'entente, là où le frère du président avait installé son bureau, et plus près encore du stade d'entraînement de son club de coeur, l'Étoile filante de Ouagadougou - est devenu l'un des lieux les plus fréquentés de la capitale. On s'y presse comme pour se convaincre que oui, l'insurrection a eu raison du clan Compaoré. Pour la plupart, c'est un pèlerinage que d'y pénétrer. Une sorte d'exorcisme.

  • Contributor | Gouvernance

    Au Burkina Faso, les forces politiques et civiles sont parvenues à un accord avec les militaires au pouvoir. Le document adopté à l'unanimité, jeudi 13 novembre, prévoit un président civil pour diriger la transition. La version validée de la Charte de la transition a fait l’objet de plusieurs amendements, qui ont eu pour effet notamment de réduire le nombre d’institutions. Le Conseil national de la transition (Cnt), qui fera office de parlement, sera composé de 90 membres : 30 pour l’ancienne opposition, 10 pour l’ancienne majorité, 25 pour la société civile et 25 autres pour les forces de défense et de sécurité.

  • Contributor | Gouvernance

    Le Fonds monétaire international (Fmi) a indiqué qu’il attendrait la formation d’un gouvernement «reconnu internationalement» au Burkina Faso pour reprendre son aide au pays. En décembre dernier, le Fonds a ouvert une ligne de crédit de 41,6 millions de dollars sur trois ans en faveur du Burkina Faso dont le versement par tranches est soumis à des audits trimestriels et à des réformes. Mais la crise politique ouverte par la chute du président Blaise Compaoré, le 31 octobre, après 27 ans de règne, a mis ce processus entre parenthèses. ?Jeudi 13 novembre, l’armée au pouvoir et les civils sont tombés d’accord sur les institutions de la transition, mais le casting gouvernemental fait toujours débat.

  • Contributor | Gouvernance

    Les passeports diplomatiques de plusieurs dignitaires du régime déchu ont été annulés. Ce qui était dit sur un ton interrogatif s’est révélé effectif. Des sources proches du ministère des Affaires étrangères l’ont en effet confirmé. Retour de bâton ou mesures conservatoires ?

  • Contributor | Gouvernance

    Suspendue le 31 octobre dernier par le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, la Constitution a été «rétablie» le samedi 15 novembre, annonçant le processus de retour à une vie constitutionnelle normale au Burkina, telle que souhaitée par les acteurs. Intégralité de la déclaration lue par le porte-parole, le colonel David Kabré...

  • Contributor | Gouvernance

    L’Armée Burkinabè étant partie prenante de Peuple, protectrice de ce même Peuple, et garante de l’intégrité territoriale, il convient de relever que rien ne justifierait une attitude de peur ou de haine vis à vis de cette institution nationale. Le Peuple Burkinabè aime et respecte son Armée. Par conséquent, il refuse qu’on l’accuse de haïr l’Armée au point de «tirer à boulets rouges» sur elle. Explications…

  • Contributor | Gouvernance

    La charte de transition, qui va permettre de lancer concrètement les travaux de la transition politique, a été signée le dimanche 16 novembre, sous les applaudissements de tous les acteurs impliqués dans cette transition : les forces de défense et de sécurité, les partis politiques, les autorités religieuses et la société civile. Les applaudissements ont été particulièrement nourris lorsque le lieutenant-colonel Zida a levé vers le ciel le document signé. Applaudissements également pour tous les autres signataires : Zéphirin Diabré le leader de l’opposition politique, Amadou Dabo député de l’ancienne majorité au pouvoir, le juriste Luc Marius Ibriga pour la société civile. C’est ce dernier qui a véritablement conçu ce texte fondateur.

  • Les critiques portées contre l’Union africaine sur la situation au Burkina Faso son le reflet d’un sentiment réel éprouvé par les fils et filles de notre continent face à la seule organisation panafricaine dont nous disposons. Ces commentaires doivent interpeller l’Union africaine et son leadership. Elle a réagi positivement, mais hélas trop tard… comme d’habitude, après que le peuple ait lui-même chassé le dictateur avec tous les risques que cela comportait.

  • Pourquoi alors jeter la pierre à ce beau Blaise qui croyait faire plaisir à ses amis d'Occident en étant leur bras armé devant des Africains appelant à plus de dignité ? Il est certes parti, mais son fantôme hante d’autres pouvoirs en Afrique.

  • LLe singe et le chat sont allés cueillir des marrons en brousse. Au retour, ils décident de griller leurs marrons. Mais au moment de sortir les marrons du feu, le singe se saisit de la patte du chat pour extraire ses fruits et les manger. L’armée burkinabé a fait même moins que le singe de notre conte. Puisqu’ il n’est même pas allé cueillir les fameux marrons ensemble avec le peuple.

  • «Blaise Compaoré, quelle que soit l’issue de l’affrontement, va immanquablement devoir rendre ses comptes, un jour ou l’autre, et l’on peut d’ores et déjà annoncer sa chute prochaine». Bruno Jaffré a publié ce texte le 28 octobre. Prémonition. Deux jours après, tout se déroulait comme il le pressentait.