• Les prochaines grandes négociations mondiales sur les changements climatiques auront lieu à Durban, en Afrique du Sud entre novembre et décembre 2011, mais les obstacles qui empêchent les pays en développement du monde d’approuver les accords définitifs demeurent inchangés, constate Hewa Nzuri.

  • Shell doit s'engager à verser 1 milliard de dollars afin d'amorcer le nettoyage du Delta du Niger, victime de deux fuites de pétrole dévastatrices en 2008, selon un rapport d'Amnesty International publié le 10 novembre. Le groupe anglo-néerlandais a reconnu en août dernier sa responsabilité dans les déversements de pétrole qui ont profondément affecté la vie de la communauté de pêcheurs de Bodo, dans l'Ogoniland. Le géant pétrolier anglo-néerlandais a annoncé fin octobre un doublement de son bénéfice net à près de 7 milliards de dollars au troisième trimestre. Devant l'impuissance des agences nigérianes, le rapport réclame la création d'«un organisme de contrôle indépendant et doté de ressources suffisantes».

  • Le rhinocéros noir d'Afrique de l'ouest est officiellement déclaré éteint et deux autres espèces de rhinocéros pourraient connaître le même sort, a annoncé le 10 novembre l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le rhinocéros blanc du Nord, originaire d'Afrique centrale, est de son côté "peut-être éteint" à l'état sauvage tandis que le rhinocéros de Java est "probablement éteint" au Vietnam, où son dernier représentant aurait été tué par des braconniers en 2010. Les rhinocéros blancs du Sud, qui n'étaient plus qu'une centaine à la fin du 19e siècle, ont vu leur population rebondir pour dépasser aujourd'hui les 20.000 animaux. La liste rouge des espèces menacées de l'UICN comprend 62.000 espèces de plantes et d'animaux.

  • L’une des rares tribus de chasseurs-cueilleurs d’Afrique de l’Est vient de célébrer la reconnaissance de ses droits à la terre. C’est la première fois qu’un gouvernement tanzanien reconnaît formellement les droits fonciers d’une tribu minoritaire. L’invasion des autres tribus qui amènent avec eux leurs troupeaux de bovins et qui introduisent l’agriculture dans la vallée menace la survie des Hadza qui dépendent exclusivement de la collecte des fruits, des racines et du miel et de la chasse des petits animaux pour survivre’. Les Hadza sont une petite tribu de chasseurs-cueilleurs d’environ 1 500 personnes qui vivent dans le nord-ouest de la Tanzanie. Comme les Bushmen, ils parlent une langue à clics.

  • Les entreprises nigérianes Sahara Energy et Taleveras Group et l’Ivoirienne Petroci viennent de signer un accord visant à établir une joint-venture dont le rôle sera de développer des blocs pétroliers dans la sous-région. La nouvelle société devra s’occuper également des approvisionnements pétroliers et gaziers de la Côte d'Ivoire ainsi que de la construction d’un terminal de regazéification à Abidjans.

  • Grâce au travail de collecte de données climatiques effectué par des scientifiques à l’échelle planétaire, des informations relatives à l’impact potentiel du changement climatique sur chaque métropole, ville ou village d’Afrique jusqu’au siècle prochain seront disponibles d’ici la mi-2012. Le programme CORDEX (Expérience coordonnée de réduction d’échelle des prévisions météorologiques au niveau régional), une initiative de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), est désormais à même de traduire les données de modèles climatiques régionaux à l’échelle humaine, celle sur laquelle se basent les décideurs.

  • L'Union européenne et l'UEMOA ont signé le Programme d'Appui aux Parcs de l'Entente, en faveur de la Région Afrique de l'Ouest. L'Afrique de l'Ouest subit depuis plusieurs décennies un contexte d'instabilité climatique, avec pour conséquence, une fragilité écologique, elle-même aggravée par un important accroissement de la population. L'UEMOA, qui est également ordonnateur régional du projet, a pour objectif d'harmoniser les politiques et les règlementations liées à la conservation de la biodiversité et de promouvoir une vision commune pour la durabilité de la conservation en Afrique de l'Ouest.

  • La pollution atmosphérique atteint des niveaux dangereux pour la santé dans de nombreuses villes, selon les données sur la qualité de l'air publiées cette semaine par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s'agit d'une compilation sans précédent de données concernant près de 1.100 villes dans 91 pays, dont des capitales et des villes de plus de 100.000 habitants. L'OMS estime que, chaque année, plus de 2 millions de personnes meurent du fait de l'inhalation de particules fines présentes dans l'air intérieur et extérieur. Les particules d'une taille égale ou inférieure à 10 micromètres peuvent pénétrer dans les poumons, entrer dans la circulation sanguine et provoquer des cardiopathies, des cancers du poumon, des cas d'asthme et des infections des voies respiratoires inférieures.

  • La nature est parfois si bien faite. En Afrique de l’Ouest, une idée a pour ainsi dire le vent en poupe: de la bouse de vache pour produire de l’électricité et du gaz domestique. Un palliatif aux coupures d’électricité intempestives que connaît cette région et qui ont notamment provoqué les violentes manifestations du 23 juin 2011 à Dakar, la capitale sénégalaise. Le projet, baptisé Programme national de biogaz domestique (PNB), a pour objectif d’assurer durablement l’approvisionnement des ménages urbains et péri-ruraux en énergie pour l’éclairage et la cuisson, ainsi que de l'engrais organique pour soutenir les activités agricoles en zone rurale. Mais comment tout cela marche-t-il?

  • Le réchauffement climatique intensifie la désertification dans le monde, notamment en Afrique subsaharienne, où les zones y sont classées « hyper aride », contre « sec » en Europe et aux États-Unis. L’Asie n’est pas sans reste, le Nord de l’Asie du Sud-Est est classé « aride » et « hyper aride ». Chaque année, 12 millions d’hectares de terres cultivables disparaissent, « soit l’équivalent, au bout de 10 ans, de la taille d’un pays comme l’Afrique du Sud ». D’ici 2020, ce sont plus de 50 millions de personnes qui pourraient être obligées de migrer à cause de l’appauvrissement de leurs terres.

  • La politique forestière nationale du Rwanda a été proclamée lauréate du Prix 2011 de la politique du futur et la Politique forestière communautaire de la Gambie a remporté une médaille d'argent. Bien qu’étant l'un des pays les plus pauvres du monde avec une population en croissance rapide, la Gambie a réussi à obtenir une nette augmentation du couvert forestier de 8,5 pour cent au cours des deux dernières décennies. Le Rwanda, malgré les pressions démographiques et foncières qui continuent d'exister, est l'un des trois seuls pays d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest à avoir atteint un renversement majeur de la tendance de déclin de la couverture forestière.

  • Le gouvernement nigerien possède désormais son ministère du Pétrole et de l'Energie. Et c'est l'ancien ministre des Mines Foumakoye Gado qui en prend la responsabilité à l'occasion d'un remaniement technique. Une nomination forte en symbole puisque le Niger, qui possède déjà d'immenses réserves d'uranium, devrait dans les prochains mois extraire du pétrole avec la société chinoise CNPC. Avec des réserves estimées à près de 600 millions de barils, c'est un avenir plus que radieux qui se profile à l'horizon pour Niamey.

  • Une organisation de protection des rhinocéros a annoncé une nouvelle initiative visant à lutter contre le fléau du braconnage de cette espèce en Afrique du Sud. Rhino Rescue Project a déclaré lei 7 septembre qu'un produit a été développé pour être injecté dans la corne de l'animal, ce qui le rendra impropre à la consommation humaine. Le projet affirme que le nouveau 'vaccin' est un mélange d'ectoparasiticides (des drogues qui tuent les parasites vivant en surface de l'animal hôte), développé par la Réserve des lions et rhinocéros près de Johannesburg. La potion n'est pas mortelle pour les humains mais crée des réactions diverses, notamment la nausée et des céphalées.

  • Une odeur de pétrole étourdissante flotte sur la jetée. Les pirogues, l'eau, le sable et les mangroves sont recouverts d'une couche brunâtre visqueuse. Un tableau quotidien pour les habitants de Bodo, dans le sud du Nigeria. Comme tant d'autres villages du royaume Ogoni, Bodo a vu son environnement se dégrader au cours de 50 années d'exploitation pétrolière marquées par des fuites. On est en plein coeur du delta du Niger, une région pauvre et volatile, richissime en hydrocarbures, où opèrent de nombreuses multinationales. Dans un rapport sans précédent, l'ONU a récemment établi l'ampleur et l'impact de la pollution en pays Ogoni.

  • Près des deux tiers de la population de l'Afrique subsaharienne vit sans électricité. Pour y remédier, plusieurs gouvernements africains se tournent vers le nucléaire, à l'heure où plusieurs pays européens comme la Suisse et l'Allemagne veulent débrancher leurs centrales atomiques. Le Maroc ambitionne de faire son entrée dans l'énergie atomique en 2017 et la Namibie en 2018. Au Nigéria et en Égypte, les premières centrales électronucléaires devraient fonctionner d'ici à 2020. Le gouvernement kényan, de son côté, a investi dans la construction d'un réacteur qui devrait produire 1000 mégawatts d'ici à la fin de cette décennie. Le Ghana, l'Angola, l'Algérie, la Tunisie et l'Ouganda envisagent aussi d'opter pour l'énergie nucléaire.

  • Du 1er septembre au 30 octobre prochain, la pêche industrielle sur les eaux sénégalaises est interdite. Une décision prise sur arrêté, lundi dernier, par le ministre sénégalais en charge de l’Economie Maritime. Malgré le bien-fondé de l’arrêté, le Groupement des Armateurs et Industriels de la Pêche au Sénégal (GAIPES) trouve à redire. En effet, le collectif reproche à la mesure d’exclure la pêche artisanale qui, d’après ses informations, capture deux fois plus de poissons que la pêche industrielle.

  • Un rongeur maudit sème la terreur dans la savane ! Il affronte sans peur ses prédateurs et les morts suspectes s’enchaînent sur son passage. Mais une équipe de chercheurs vient de prendre en flagrant délit d’empoisonnement le terrible rat à crête d’Afrique de l’Est. Lorsqu’il est attaqué, il crache sur sa fourrure la salive qu’il a empoisonnée en rongeant spécialement l’écorce d’un arbrisseau. Et bien sûr, l’animal a dû développer une immunité à l’ouabaïne pour ne pas s’empoisonner lui-même. Ces exemples montrent que l’évolution, sans dessein, n’hésite pas à emprunter toutes les voies à sa disposition (même les plus saugrenues) du moment qu’elles sont efficaces.

  • Le Congo va consacrer 1.200 milliards de FCFA (1,8 milliard d’euros) sur dix ans, avec l’appui des partenaires, pour réaliser la plantation d’un million d’hectares de forêts. Selon le ministre de l’Economie forestière, le projet, qui s’inscrit dans le Programme national d’aménagement et de reboisement (PNAR), vise également à "intégrer les peuples autochtones dans la réalisation des plantations à usage multiple et la satisfaction de leurs besoins alimentaires ; puis contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique". La forêt couvre entre 60 et 65% du territoire congolais (342.000 km2) et 10% de la superficie du Bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon écologique de la planète avec 220 millions d’hectares.

  • Des fuites de pétrole provoquent de vastes dégâts écologiques dans une région du sud du Nigeria, riche en or noir, souillant l'eau potable, détruisant des plantes et contaminant gravement les sols, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) rendu public le 4 juillet. Bien que la production de brut dans la région ait cessé en 1993, des oléoducs d'une filiale du groupe Royal Dutch Shell PLC et de la compagnie nationale pétrolière du Nigeria sont toujours en place dans des villages et des champs. Des fuites de pétrole provenant de ces sites, dues à des erreurs des exploitants ou liées à des actes de vandalisme, ont complètement endommagé les terres, souligne le PNUE.

  • Mise en oeuvre depuis 2004, le Plan sous-régional d'action pour la conservation et la gestion durable des populations de requin (PSRA-Requin) a permis d'identifier plus de 100 espèces de requins en Afrique de l'Ouest. Ce constat a été présenté comme un acquis positif de ce plan par des spécialistes réunis en colloque à Dakar sur la conservation et la gestion durable des populations de requin en Afrique de l'Ouest.