• Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement rwandais envisage de lancer 'prochainement' une vaste campagne de vasectomie, une méthode de stérilisation masculine pour quelque 700 000 individus sur l'ensemble du territoire national, dans la perspective de limiter une croissance démographique galopante de ce petit pays d'Afrique centrale. Le Rwanda compte une population d'environ 11 millions d'habitants sur une superficie de 26.338 kilomètres carrés, soit une moyenne de 395 habitants au kilomètre-carré.

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  • Le Rwanda doit renforcer la protection des journalistes souffrant d'un manque de liberté d'expression, ont recommandé le 24 janvier les pays occidentaux devant les 47 membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Le représentant britannique a reconnu "le rôle des médias dans le génocide de 1994" mais s'est dit "préoccupé quant aux limites relatives à la liberté d'expression en particulier la suspension de journaux indépendants et les rapports de harcèlement de journalistes".

  • Deux ans après son arrestation par le Rwanda, l'ex général rebelle congolais Laurent Nkunda attend toujours une quelconque décision de justice dans sa résidence surveillée de Gisenyi. Le ministre rwandais de la Justice explique ces atermoiements par la complexité juridique, diplomatique et politique du dossier Nkunda. La République démocratique du Congo (RDC) réclame quant à elle son extradition vers Kinshasa afin de répondre de ses crimes pendant ses affrontements avec l'armée congolaise en 2008 et 2009. Nkunda attend toujours d'être jugé par son allié d'hier... en vain.

  • Quatre anciens proches du président rwandais, condamnés le 15 janvier par contumace à de lourdes peines de prison notamment pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", ont dénoncé une justice "utilisée" par le chef de l'Etat Paul Kagame contre ses "ennemis". Les quatre anciens dignitaires, devenus de farouches opposants au président Kagame, ont été condamnés sur la base d'écrits et de déclarations hostiles au régime. Ils ont également été reconnus coupables de "trouble à l'ordre public, injures et diffamation, sectarisme et association de malfaiteurs".

  • C’est un procès historique qui vient de s’ouvrir, le 17 janvier, devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha. Surnommé le « boucher de Butare » et accusé d’être le principal responsable du génocide des Tutsi en 1994 dans le sud du pays, le capitaine Ildephonse Nizeyimana est poursuivi pour crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Aujourd'hui âgé de 48 ans, Nizeyimana était commandant en second de l’École des sous-officiers (ESO) de Butare (sud) au moment du génocide. Il est accusé, entre autres, d'avoir ordonné l'exécution d'une ancienne reine rwandaise, veuve du Roi Mutara III, Rosalie Gicanda.

  • Les musulmanes du Rwanda, longtemps soumises à la polygamie, en ont assez d'endurer un calvaire au nom de la foi. Elles réclament haut et fort le respect de la loi qui n'autorise que le mariage monogamique propice à l'épanouissement du foyer. Ce sont les musulmanes de Rwamagana, à l'est du Rwanda, qui ont les premières brisé le silence. La Constitution du Rwanda, de juin 2003, stipule que "seul le mariage monogamique est reconnu par la loi ". Aujourd’hui, les musulmanes en ont assez.

  • Ce n'est pas une surprise. Au Rwanda, la justice militaire a requis le 3 janvier de très lourdes peines de prison contre quatre anciens proches du président Kagamé, jugés par contumace, entre 30 et 35 ans de prison ferme. Ils sont accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat et d'association de malfaiteurs. Les autorités rwandaises accusent les quatre anciens cadres du FPR et très proches de l’homme fort de Kigali, notamment d'être responsables d’une série d’attentats à la grenade qu'a connu le pays il y a près d’un an. Leur procès se tient en leur absence, tous sont exilés aujourd’hui en Afrique du Sud.

  • La justice rwandaise a requis 33 ans de prison à l’encontre de la rédactrice en chef d'un journal local indépendant Umurabyo, accusée d'avoir publié des articles incitant au "révisionnisme" et au "trouble à l’ordre public", a-t-on appris le 6 janvier. Selon le représentant du procureur, Augustin Nkusi, le journal Umurabyo a nié le génocide, en affirmant dans ses articles que Hutu et Tutsi s’étaient tout simplement entredéchirés, a rapporté Radio Rwanda.

  • Contributor | Gouvernance

    Un pas important a été franchi dans l'enquête sur l'origine du génocide rwandais avec la mise en examen de six militaires soupçonnés de l'attentat qui est au départ du drame, en 1994. Deux juges français, Marc Trévidic et Nathalie Poux, ont notifié au Burundi, terrain neutre volontairement choisi après un accord, des poursuites pour "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste" à ces suspects. Parmi eux figurent James Kabarebe et Charles Kayonga, respectivement ministre de la Défense et chef d'état-major du président Paul Kagame, l'actuel président rwandais. Auditionnés à plusieurs reprises par les juges entre le 5 et le 15 décembre, ils ont contesté toute responsabilité. Le dossier vise l'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana en avril 1994.

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  • Contributor | Gouvernance

    Les prévenus qui ont été jugés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), pour le génocide de 1994, ne restent pas à Arusha, en Tanzanie. Huit pays hébergent les condamnés, mais ceux qui sont acquittés ont du mal à trouver un pays d'accueil. Selon l'article 26 du statut du tribunal, "les peines sont exécutées au Rwanda ou dans un Etat désigné par le TPIR sur la liste des Etats ayant fait savoir au Conseil de sécurité qu'ils étaient disposés à recevoir des condamnés" : le Mali, le Bénin, le Swaziland, l'Italie, la France, la Suède et le Sénégal. Le Mali a déjà accueilli 14 condamnés, le Bénin sept.

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  • Six proches du président rwandais Paul Kagame ont été mis en examen et laissés en liberté ces derniers jours, dans l'enquête sur l'attentat contre l'avion de Juvénal Habyarimana en 1994, ce qui devrait entraîner la levée des mandats d'arrêt qui les visaient depuis quatre ans.
    Ces six personnes, dont l'actuel ministre rwandais de la Défense, James Kabarebe, faisaient partie des neuf proches du dirigeant rwandais visés par des mandats d'arrêt émis en 2006 par l'ancien juge Jean-Louis Bruguière. L’attentat, intervenu le 6 avril 1994, est considéré comme le signal déclencheur du génocide qui fit 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi.

  • Contributor | Gouvernance

    Un centre national de documentation qui se veut "dépositaire de toute l'information en rapport avec le génocide" des Tutsi au Rwanda en 1994 sera ouvert le 17 décembre à Kigali. Ce centre regroupera des pièces originales audiovisuelles, de documentaires et de photos. Des programmes de recherche vont continuer à collecter des pièces matérielles de la période du génocide, à cartographier et rassembler l'information sur les sites du génocide, et enregistrer les témoignages de survivants. Ces informations seront par ailleurs digitalisées grâce à la coopération avec l'Université de Texas aux Etats-Unis pour pouvoir être consultées en ligne.

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  • La cour d'appel de Paris a rejeté une nouvelle demande de remise en liberté du Rwandais Callixte Mbarushimana, rebelle hutu soupçonné de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité en 2009 dans l'est de la République démocratique du Congo. La cour d'appel de Paris avait déjà donné son feu vert le 3 novembre à la remise à la CPI de M. Mbarushimana, 47 ans. Mais ses avocats ont formé un pourvoi en cassation qui a suspendu la remise à la CPI.

  • Kigali a cité à comparaître, notamment pour "atteinte à la sécurité de l'Etat", quatre anciennes personnalités du régime du président Paul Kagame dont l'ex-chef d'état-major de l'armée, le général Faustin Kayumba Nyamwasa exilé en Afrique du Sud. Tous les quatre sont inculpés de "trouble à l'ordre public, atteinte à la sécurité de l'Etat, injures et diffamation, sectarisme et création d'une association de malfaiteurs". Ils sont cités à comparaître "devant la Haute cour militaire au plus tard le 15 décembre 2010", faute de quoi ils seront jugés par contumace. Les quatre anciens proches du chef de l?Etat avaient, dans un document publié début septembre, dressé un bilan très négatif des libertés dans leur pays après le génocide des Tutsi de 1994.

  • Contributor | Gouvernance

    L'opposante rwandaise Victoire Ingabire, accusée d'avoir contribué à la création de la Coalition des forces démocratiques, mouvement armé établi en République démocratique du Congo, sera jugée dans un mois, a fait savoir le parquet. Arrêtée en octobre, la dirigeante du parti des Forces démocratiques unifiées (FDU), poursuivie pour atteintes à la sûreté de l'Etat et à l'ordre public, s'est vue refuser le 12 novembre, pour la deuxième fois, une remise en liberté sous caution.

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  • La cour d'appel de Paris a ordonné le 3 octobre la remise d'un chef rebelle rwandais, arrêté le 11 octobre en France, à la Cour pénale internationale (CPI), qui veut le juger pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a assorti cette remise d'une réserve, à savoir qu'en aucun cas Callixte Mbarushimana ne puisse être remis au Rwanda. Il a la possibilité de se pourvoir en cassation contre cette décision. Le pourvoi est suspensif.

  • Produire du carburant à base de plantes, comme le moringa, le jatropha ou le palmier à huile : tel est l'objectif du gouvernement rwandais pour limiter la dépendance énergétique du pays au bois et au pétrole. Mais certains Rwandais sont sceptiques craignant que ces cultures n'empiètent sur les cultures vivrières. Depuis l’inauguration de l’usine, les agents de l’IRST sillonnent le pays pour informer les autorités locales, la population et le secteur privé sur la culture des plantes à biodiesel, tels le soja, le moringa et le jatropha.

  • La justice rwandaise s'apprête à délivrer un mandat d'arrêt international contre un Rwandais ayant inspiré la réalisation du film « Hôtel Rwanda », Paul Rusesabagina, actuellement en exil aux Etats-Unis, accusé de collaboration avec des groupes 'terroristes' pour déstabiliser le Rwanda. Dans le film 'Hôtel Rwanda', un Hutu, ancien gérant de l'hôtel des Mille Collines, situé en plein centre de Kigali, interprète la manière dont il a sauvé des centaines de Tutsis réfugiés dans cet établissement durant le génocide.

  • DUn tribunal de Kigali a rejeté, le 26 octobre, la demande de remise en liberté de l'opposante rwandaise Victoire Ingabire et a ordonné son maintien en détention pour collaboration présumée avec une "organisation terroriste". Mme Ingabire a immédiatement annoncé qu'elle ferait appel de cette décision. Le procureur général assure disposer de solides éléments de preuve, dont des preuves de transfert d'argent au profit des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une organisation basée en RDC et présentée par Kigali comme un groupe terroriste, et des témoignages de commandants de cette organisation.

  • Les ennuis judiciaires de l’opposante rwandaise Victoire Ingabire continuent. La présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU) a été arrêtée le 13 octobre à Kigali. On lui reproche notamment d’avoir nié le génocide de 1994 et d’avoir collaboré avec les rebelles Hutus Rwandais basés au Congo. Son arrestation « montre clairement que le régime de Kigali n’est pas prêt à accepter la compétition démocratique ; nous étions partis pour un combat politique basé sur la non-violence », a déclaré Eugene Ndahayo, ancien vice-président du FDU, qui vit en exil à Paris.