• Encore une fois, la pluie ne fait pas que le bonheur des fellahs. Elle fait aussi des victimes et des dégâts. C'est le cas dans la commune de Bologhine, à Alger, où deux personnes ont trouvé la mort, suite à l'effondrement d'une habitation précaire, sous les trombes d'eau qui se sont abattues. Plusieurs routes ont été coupées à la circulation dans plusieurs régions du pays. Même la capitale n'a pas été épargnée par cette situation. La vague d'intempéries a provoqué des inondations dans de nombreux quartiers.

  • Une grande quantité de déchets radioactifs sous forme de pierres a été découverte, le 9 avril 2013, par les services des douanes du port d’Alger. Les roches étaient stockées dans trois containers de vingt pieds en provenance de Chine. "Les premiers éléments de l’enquête révèlent que les trois containers ont été importés par un opérateur algérien. Et cette découverte semble indiquer que l’Algérie sert de "poubelle nucléaire". Reste maintenant à savoir si les autorités ont les capacités de faire face à ce trafic d’un genre nouveau.

  • Le rapporteur spécial des Nations unies, chargé des droits des populations autochtones, James Anaya, a déclaré que le gouvernement namibien doit redoubler d'effort afin de résoudre la perte de terres au détriment des groupes autochtones et s'assurer que leurs traditions et coutumes sont préservées et qu'ils ne souffrent pas de marginalisation. Il a exhorté le gouvernement de la Namibie à redoubler d'effort afin de résoudre les questions d'insécurité liées à la terre, tout en respectant les droits des autres, conformément à leur régime foncier historique et traditionnel. Il a ajouté que le gouvernement doit revoir et réformer ses lois et politiques concernées 'afin de s'assurer qu'elles ne sont pas discriminatoires

  • Ils traquent les jihadistes aux côtés des Français dans le nord du Mali depuis bientôt trois mois. Disciplinés, efficaces, les soldats tchadiens ont payé le prix du sang. Plus que jamais, le président Déby Itno s'impose comme le parrain sécuritaire de la région. À N'Djamena, la cocarde patriotique se porte avec pudeur. Pas d'effets de manche inutiles dans le discours du Premier ministre, Dadnadji Djimrangar, annonçant au Parlement, le 15 avril, le retrait progressif des troupes tchadiennes du Mali, mais le sobre inventaire d'une «noble mission accomplie» : 2 250 hommes déployés depuis près de trois mois, un budget de 57 milliards de francs CFA (87 millions d'euros) «entièrement financé sur nos propres ressources», 36 morts au combat, 74 blessés, dont un général. Aucun pays, France comprise, n'a payé un tel prix de sang et personne en Afrique n'a été en mesure de prendre le risque d'intervenir aussi vite et aussi fort.

  • Les éléments de la séléka qui ont fait irruption dans la ville de Bayanga, localité située à 500 kilomètres à l’ouest de Bangui, mercredi 24 avril, ont saccagé la plus importante réserve faunique de la République centrafricaine. Le maire de la ville a estimé à plus de 40 le nombre d’éléphants tués. Selon le maire de Bayanga, les rebelles qui sont rentrés dans la ville le soir du mercredi s’en sont d’abord pris au personnel du projet Wwf, avant de se mettre à abattre les éléphants.

  • Trois rapports de Survival International dénoncent la situation des tribus de la vallée inférieure du fleuve Omo en Ethiopie, mais aussi du côté kényan. Cette organisation lance un appel au gouvernement éthiopien pour arrêter la construction du barrage Gibe III, afin d'éviter une « catastrophe » imminente pour les tribus de la région. Survival International invite également le gouvernement éthiopien de cesser de s'accaparer les terres des habitants de cette région. Un demi-million de riverains autochtones d'Ethiopie et du Kenya vont être affectés par ces projets.

  • Pour tenter de sauver les derniers éléphants du Tchad décimés par des bandes organisées de trafiquants d'ivoire venues du Soudan voisin, les défenseurs de l'environnement se sont résolus à adopter des méthodes paramilitaires, alliant réseaux de renseignements et techniques de combat modernes. C'est au parc national de Zakouma que la guerre aux braconniers a été déclarée. Même si elle bénéficie depuis 1989 du soutien de l'Union européenne, cette vaste réserve de 3.000 km2 au sud du pays a perdu 90% de ses éléphants ces dernières années. De 4.300 animaux recensés en 2002, il n'y en avait plus qu'environ 450 dix ans plus tard. L'hémorragie s'est arrêtée, puisque Zakouma n'a perdu "que" 13 éléphants ces deux dernières années.

  • La Banque mondiale mettra un accent plus fort sur les questions de régime foncier et des investissements agricoles durables aux plans social et environnemental, a-t-elle annoncé lundi 8 avril. La banque, l'un des plus grands organismes de crédit de développement au monde, a également formellement réitéré sa préoccupation par rapport à "l'accaparement des terres" à grande échelle par des entreprises, qui a touché une grande partie de l'Afrique ces dernières années.

  • Fuyant la guerre et les haines ethniques, ils sont 74.000 Maliens réfugiés en plein désert mauritanien, l'eau manque, la mortalité infantile dépasse le seuil d'urgence : dans le camp de Mbéra, prévient Médecins sans frontières (Msf), "l'aide humanitaire déployée est insuffisante". L'eau manque: les réfugiés reçoivent en moyenne 11 litres par jour, quand leur situation en exigerait 20 pour la boisson, la cuisine et l'hygiène. Quant aux enfants, "ils devraient recevoir une ration enrichie en lait et en micro-nutriments pour ne pas tomber en malnutrition", ajoute la responsable de la réponse aux urgences à Msf.

  • Ces dernières années, le Sénégal a traversé une crise énergétique sans précédent. En signant un accord avec l’américain Green Energy, spécialiste de l’énergie renouvelable, ce pays espère s’en sortir. Green Energy va installer environs 71 000 poteaux d’éclairage électriques solaires. Ce qui nécessitera un investissement de 250 millions de dollars. Cette somme peut paraître énorme mais, comparée à la facture sénégalaise de l’éclairage public, cet investissement en vaut la chandelle.

  • Leur espace vital s’amenuise de plus en plus depuis que la réserve naturelle de Vyanda, cette ère protégée du sud du Burundi, subit des assauts des populations environnantes. Les chimpanzés sont devenus plus agressifs ces derniers jours. Depuis le mois de janvier 2013, ils ont déjà tué une personne et blessé trois autres. Ils ont attaqué 17 chèvres, deux moutons et ne se cessent de vandaliser les petites boulangeries des environs et les bananerais proches de cette réserve. L’installation des habitants s’est accompagnée du défrichement pour chercher des espaces cultivables. Et par conséquent, les arbres fruitiers qui constituaient en grande partie la source d’alimentation de ces chimpanzés ont été abattus abusivement.

  • Le lundi 1er avril a été décrété jour de deuil national à Maurice. Le pays se relève de subites inondations qui ont frappé surtout la capitale, samedi 30 mars. Dimanche 31 mars, le bilan faisait état de onze morts. La capitale a été la plus touchée. Sous un déluge de pluie, l’eau est montée jusqu’à 1,5 mètre. La plupart des victimes sont mortes noyées, coincées dans les passages souterrains qui relient le front de mer à la capitale. Témoin de l’ampleur de la violence des torrents d’eau qui ont déferlé en quelques heures, des poids lourds ont été renversés, des véhicules emportés et empilés sur l’autoroute à la sortie sud de la capitale.

  • Les Etats d'Afrique centrale vont mobiliser 1000 soldats responsables des forces de l'ordre pour initier des opérations militaires conjointes pour sauver ses derniers éléphants de savane, menacés par des braconniers soudanais opérants dans la région, indique un communiqué du Fonds mondial pour la nature Central Africa Program Office. Selon le communiqué, la mobilisation de toutes les forces de défense et de sécurité des Etats concernés est recommandée pour arrêter les 300 braconniers soudanais à chevaux et lourdement armés à la recherche d'éléphants dans les savanes du Cameroun, de la République centrafricaine et du Tchad.

  • Au moins 89 éléphants ont été massacrés par des braconniers près de la ville de Ganba, au sud du Tchad, a affirmé le Wwf dans un communiqué. Parmi les pachydermes tués figuraient 33 mères porteuses et 15 éléphanteaux. Dans de nombreuses zones-tampons d'Afrique centrale, les braconniers se jouent de la porosité des frontières pour circuler d'un pays à l'autre. En Afrique, une partie de l'argent issu de ce trafic sert à financer divers groupes armés

  • Avec l'hiver austral qui approche, le froid et son cortège d'incendies meurtriers causés par des accidents de chauffage redevient le pire ennemi des bidonvilles en Afrique du Sud, qui abritent un habitant sur dix malgré la construction de millions de maisons depuis la fin de l'apartheid en 1994. Cette crise du logement que la Constitution de la nouvelle Afrique du Sud démocratique croyait reléguer au passé en prescrivant en 1996 le droit de chacun à un logement décent, a pris un tour particulièrement aigu au Cap, la deuxième ville, dont la population a enflé de 30% en une décennie. Les incendies sont fréquents, quand bien même la municipalité fait son possible pour limiter les risques, y compris dans les zones d'urbanisation sauvage: 151 morts en 2011, 105 en 2012.

  • "En tant qu'Unac (Syndicat national des paysans du Mozambique), nous pensons que dans un très court terme, la terre deviendra plus rare pour les Mozambicains parce que le gouvernement est en tain d'attirer des investisseurs étrangers, affirmant que nous avons de vastes terres inexploitées", a déclaré João Palate, un porte-parole du syndicat. Les chiffres officiels du Centre de promotion des investissements indiquent que le Mozambique dispose d’environ 19 millions d'hectares de terres ayant un potentiel pour l'agriculture, la sylviculture et l'élevage - bien que seulement 5,6 millions d'hectares soient exploités.

  • Nous vous demandons de soutenir notre pétition concernant la « Renégociation des contrats miniers et pétroliers de Madagascar dans les meilleurs délais ». En soutenant cette pétition, vous contribuez à mettre fin à la souffrance du peuple Malagasy victime de la rapacité des compagnies internationales et à demander aux responsables politiques de Madagascar de prendre leur responsabilité dans la défense des intérêts de leurs compatriotes Malagasy,

  • Claudine André, une Belge de 67 ans, se consacre avec passion à la protection des bonobos, une espèce de singes protégée et endémique à la République démocratique du Congo : elle récupère les rescapés de trafics illégaux ou les orphelins de parents tués par des braconniers. En 1993, avec l'aide de donateurs et de fondations de défense de la nature, dont la Fondation Brigitte Bardot, elle a créé "Lolo ya bonobo" - le paradis des bonobos, en lingala. Ce "sanctuaire" de 35 hectares près de Kinshasa accueille les bonobos sauvés du trafic illégal. Un business lucratif : selon elle, un jeune bonobo acheté 50.000 francs congolais (55 dollars) peut être revendu 15.000 dollars sur internet.

  • Considérant que les ressources naturelles en Afrique sont attachées à la terre sur laquelle vivent des communautés africaines, celles-ci devraient être consultées et représentées dès lors qu’il s’agit de conclure des contrats et de distribuer les bénéfices des revenus pétroliers. Idem pour la société civile. Les pays africains ont aussi un besoin urgent de revoir les régimes légaux et la réglementation qui abordent et administrent les investissements étrangers.

  • Les conséquences de la pêche illicite commencent à se faire sentir par la rareté de la ressource halieutique, la disparition de certaines espèces, la fermeture d'usines et les pertes d'emplois dans le secteur. En effet, selon le représentant du ministre de la Pêche, si le Sénégal parvient à investir 33 milliards de francs Cfa dans les équipements de lutte contre cette pêche illicite, non réglementée et non déclarée, il pourrait économiser plus de 164 milliards de francs Cfa en 25 ans, comme les experts l'ont récemment démontré. A un niveau global, ce fléau a fait perdre, en quelques années, aux pays de la sous-région plus de 1350 milliards de Fcfa en recettes.