• Une marche d’industriels et de vendeurs de sachets plastiques a été, violemment, réprimée par la police, mardi 25 novembre, au Plateau, quartier administratif et d’affaires, au centre d’Abidjan, faisant plusieurs interpellations et de quelques blessés dans les rangs des manifestants. Les manifestants qui protestaient contre la suppression des sachets plastiques, environ, quelques centaines de personnes, pour la plupart, de jeunes gens et filles, entendaient occuper la Primature, le temps d'un sit-in pour porter leurs préoccupations devant le Premier ministre Daniel Kablan Duncan. Pour les autorités ivoiriennes, cette mesure comporte un aspect de protection de la santé.

  • Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell a admis que la pollution causée par deux fuites de pétrole en 2008 au Nigeria avait été plus importante que prévu, mais sans donner de nouveaux chiffres. L'enquête initiale avait conclu au déversement de 4 144 barils. Cet aveu fait suite à des informations d'Amnesty International qui dit s'être procuré des documents de justice dans lesquels Shell accepte l'idée d'avoir sous-évalué l'ampleur et l'impact de la pollution dans le delta du Niger. Un procès doit se tenir en mai 2015 devant la Haute Cour de Londres après une action en justice intentée au Royaume-Uni par 15 000 habitants de la communauté de Bodo, au sud du Nigeria, qui réclament des indemnisations à Shell.

  • Le groupe mauricien Green Waste Energy a récemment décidé d'opter pour la méthode de gazéification, afin d'éliminer les déchets solides de l'île sans faire appel à l'incinération à partir de la deuxième moitié de l'année 2017 dans deux prochains centres de traitement. Le projet approuvé par le gouvernement mauricien en septembre 2013 devrait coûter environ 8,75 milliards de roupies. Selon le ministre des Administrations régionales de l'île Maurice, cette décision n'impactera aucunement l'environnement et favorisera dans le même temps la diminution des déchets ménagers. Ainsi l'Etat mauricien pourra économiser quelque 48 milliards de roupies durant les 20 prochaines années à travers ce choix écologique stratégique.

  • "On a tout essayé. Davantage de fusils, de gardes, caméras, systèmes de surveillance, mais les braconniers ont toujours un coup d'avance", explique un membre d'un comité nommé par le gouvernement sud africain pour étudier la possibilité de légaliser la vente des cornes et qui milite pour une mesure choc pour protéger les rhinocéros en Afrique du Sud. Une hérésie, selon de nombreux défenseurs de l'environnement qui soupçonnent le lobby pro-légalisation d'amasser des stocks de cornes en prévision des juteux bénéfices à retirer le jour où la vente sera de nouveau légalisée.

  • Le charbon de bois de Somalie fait plus que jamais l’objet d’un commerce illégal, et il profite aux camps les plus divers de ce pays en guerre depuis vingt ans. C’est le constat des enquêteurs de l’Onu, qui viennent de rendre leur rapport. Entre juin 2013 et mai 2014, la Somalie aurait expédié 161 bateaux remplis de sacs de charbon de bois vers les Emirats arabes unis, Oman et le Koweït. Deux fois plus qu’en 2011. Pourtant, les exportations de charbon de bois somalien sont illégales depuis février 2012. Curieusement, depuis que les shebab ont été chassés il y a deux ans du port de Kismayo, cœur du trafic, le volume exporté n’a fait que croître.? ?Car cette activité, au port de Kismayo, serait passée aux mains d’une autre milice, Ras Kamboni, avec la complicité de l’armée kényane, qui maintient l’ordre au nom de l’Union africaine à Kismayo.

  • Le Sénégal espère produire son premier baril d'or noir "en 2019-2020" à la suite de la récente découverte de pétrole au large de ses côtes, a affirmé mercredi 15 octobre à Dakar le patron de la société publique sénégalaise Petrosen.

  • Jusqu’à quand les cours du pétrole vont baisser ? C’est la question qui se pose de façon insistante ces derniers mois pour un certain nombre de pays africains dont l’économie s’adosse en partie sur l’exportation des hydrocarbures. Depuis le début de l’année les prix n’en finissent plus de dégringoler. Le mardi 14 octobre, le baril de « light sweet crude » (WTI), pour livraison en novembre, perdait 65 cents, à 85,09 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance abandonnait 74 cents, à 88,15 dollars. C’est un record depuis près de deux ans et demi, et le WTI a perdu 19% depuis son pic de 104,44 dollars cette année. Au plus bas, lui, depuis quatre ans, le Brent a perdu 22% depuis son plafond de 113,70 dollars enregistré en 2014. Plusieurs raisons expliquent cette baisse des prix, à commencer par l’abondance de l’offre, notamment depuis que les Etats-Unis produisent des quantités de plus en plus importantes.

  • Des milliers de Sud-Africains sont descendus dans la rue samedi 4 octobre pour exiger des mesures d'urgence contre le braconnage des éléphants et des rhinocéros d'Afrique, en déclin rapide. Les manifestants ont défilé dans dix-sept villes d'Afrique du Sud, pays où le braconnage de rhinocéros notamment, abattus pour leur corne, est particulièrement important. La corne, réduite en poudre, est utilisée en médecine traditionnelle asiatique, notamment au Vietnam et en Chine. Elle est revendue au poids et vaut à peu près le même prix que l'or sur le marché final, selon des experts.

  • La riche diversité de la vie marine au large des côtes de la Tanzanie est menacée par la pêche à l’explosif, une technique utilisée par certains pêcheurs pour maximiser leurs prises. Selon Smart Fish, un programme de pêche financé par l'Union européenne, la Tanzanie est le seul pays d’Afrique où la pêche à l'explosif se produit encore à grande échelle. Bien que cette pratique soit illégale, c’est un phénomène rencontré pratiquement sur l’ensemble du littoral tanzanien, de Mtwara à Tanga, et au large des îles voisines. Les ondes de choc sous-marines produites par les explosions étourdissent les poissons, endommageant leurs vessies natatoires, l'organe qui leur permet de flotter. Les experts estiment qu’une explosion suffit à tuer tous les poissons et autres organismes vivants dans un rayon de 20 mètres. Ce qui permet de capturer jusqu’à 400 poissons à chaque explosion.

  • Dans les pays touchés par Ebola, l'un des enjeux cruciaux c'est l'information des populations, la prévention et la détection de nouveaux cas. C'est le rôle, en Sierra Leone, des équipes qui ont commencé à sillonner le pays. Trois jours de confinement national du vendredi 19 au dimanche 21 septembre ont été décrétés. Durant ces 72 heures, 7 000 équipes d'agents de santé et de volontaires civils ont visité un million et demi de foyers. Du porte à porte à l'échelle d'un pays pour faire de la prévention et détecter des malades d'Ebola qui n'auraient pas été signalés.

  • Les garde-côtes Djiboutiens ont annoncé que le navire Seagull battant pavillon panaméen aurait déversé des tonnes de déchets de carburants au large de l’île de Moucha, à l’entrée même du Golfe de Tadjourah près de la ville de Djibouti. Après la Côte d’Ivoire, c’est au tour de Djibouti d’accueillir les déchets des occidentaux. Cet acte de nature criminelle a été durement censuré par les autorités djiboutiennes. Face à ce comportement visant à la pollution de son littoral, la Côte d’Ivoire avait déposé plainte devant les instances internationales, et a eu gain de cause. Djibouti semble déterminé à porter l’affaire devant les organismes onusiens puisqu’une instruction judiciaire a été ouverte par le parquet.

  • La sécheresse et les multiples conflits qui secouent l'Afrique de l'Est menacent 14 millions de personnes de famine, trois ans après une sécheresse dévastatrice dans la région. "La situation est très préoccupante", a déclaré Matthew Conway, le porte-parole pour le Bureau de coordination des affaires humanitaires en Afrique de l'Est. Les conditions sont toutefois encore loin de celles de la famine de 2011 durant laquelle plus de 250 000 personnes étaient mortes en Somalie, dont la moitié étaient des enfants. Douze millions de personnes issues de quatre nations avaient alors été frappées par l'une des pires sècheresses connues depuis 60 ans.

  • Un lac est apparu comme par enchantement non loin de Gafsa, dans le sud de la Tunisie, au début du mois de juillet. L'endroit rebaptisé « Gafsa Beach » fait le bonheur des populations locales. Mais les autorités sont inquiètes : cette eau dont l'origine est encore incertaine pourrait être radioactive du fait de la présence de nombreux gisements de phosphates. Par ailleurs, si l'hypothèse d'une formation par les nappes phréatiques se vérifie, des tourbillons pourraient aspirer les baigneurs dans les profondeurs.

  • Les autorités guinéennes viennent de valider un budget destiné à l'assainissement de la capitale du pays, Conakry, à hauteur de 36 milliards de francs guinéens (4 millions d'euros), sur une période de six mois. Ce budget a été adopté au terme d'un atelier initié par le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana, qui a regroupé des acteurs du secteur, dont des petites et moyennes entreprises de ramassage d'ordures. Désormais les candidatures aux postes de chefs de quartiers et maires de la cité devraient être soutenues par "la présentation d'un projet de sécurité et d'assainissement".

  • Au Cameroun, la traque contre l'utilisation des emballages plastiques non biodégradables est en cours. A la faveur d'une campagne lancée par le ministère de l'Environnement et de la Protection de la nature, les autorités annoncent avoir saisi 215 tonnes d'emballages plastiques. Cela fait quasiment deux mois que la commercialisation des emballages plastiques non biodégradables a été interdite dans le pays mais certaines grandes surfaces refusent d'appliquer la règlementation en vigueur. Selon les responsables de la protection de l'environnement, la circulation de ces sachets plastiques non autorises est le fait de sociétés illégales. Le ministère de l'Environnement camerounais déplore aussi la présence d'emballages en plastique non biodégradables frauduleusement importés des pays voisins.

  • Le gouvernement sud-africain a annoncé son intention de «limiter» l'accès au sol des ressortissants étrangers «aux baux à long terme, avec un minimum de trente ans». Il ne devrait cependant pas exproprier ceux qui en possèdent déjà, a précisé le ministre du Développement rural et de la réforme agraire. Via cette mesure, le gouvernement souhaite accélérer sa politique de réforme agraire. Toutefois, cette loi ne devrait pas être présentée au Parlement avant la fin de l'année et, en cas d’adoption, elle n’entrerait pas en vigueur avant la fin de la législature, c’est-à-dire dans cinq ans. En 1991, la majorité noire du pays ne possédait que 13% des terres, selon une loi de 1913.

  • Deux groupes de braconniers armés ont réussi à pénétrer de nuit dans la réserve naturelle privée d'Ol Jogi, située à 225 km au nord de Nairobi, a déclaré le porte-parole du Service kényan de la vie sauvage (Kws). "Au total quatre rhinocéros ont été tués et (les braconniers) ont réussi à s'échapper avec trois cornes", a-t-il indiqué. Il s'agit de la pire attaque contre des rhinocéros au Kenya depuis 1988. Six animaux avaient alors été tués par des braconniers. Selon le Kws, les braconniers ont tué une vingtaine de rhinocéros cette année -contre 59 l'an dernier- et il ne reste plus qu'un millier de bêtes dans le pays. Pour certains défenseurs de la nature, ces chiffres sont toutefois largement sous-estimés.

  • Le papyrus, qui peut atteindre cinq mètres de haut, agit en tant que filtre pour les eaux, héberge des espèces de poissons menacées et abrite des oiseaux. Dans l’Antiquité, les Egyptiens en tiraient un beau papier, qui avait permis à la bibliothèque d’Alexandrie de devenir l’une des merveilles du monde. Pour l’écrivain et écoligiste John Gaudet, on ne saurait imaginer l’Egypte sans le papyrus, ou le papyrus sans l’Egypte. Décryptage

  • La Côte d’Ivoire fait toujours face aux conséquences des inondations. Abidjan a connu ces dernières semaines un bilan humain et matériel lourd : plus de 23 morts depuis le début du mois de juin. Dans plusieurs quartiers et villages de Grand Lahou, à plus de 130 km à l’ouest de la capitale économique, des centaines de personnes se trouvent dans le plus grand besoin.

  • Les experts ont appelé les agriculteurs de l'Afrique de l'est à appliquer des solutions non chimiques dans la lutte contre la propagation rapide de la peste mineuse de la tomate Tuta absoluta. S'exprimant lors d'une conférence régionale sur la maladie de la tomate à Nairobi, les chercheurs ont indiqué que la peste a conduit à un faible taux de production de la tomate qui s’est réduit dans le monde entier depuis 2009, ce qui pose un danger que l'invasion de ravageurs est irréversible.