• Le gouvernement congolais a revu à la hausse les prévisions de la production de pétrole en 2012 qui sont passées de 102 millions 728.000 barils initialement à 105 millions 250.000 barils. Selon le ministre congolais des finances, "les recettes pétrolières ajustées en 2012 seront de 2.608 milliards de F CFA contre 2.407 milliards de F CFA , dans la loi de finances initiale, soit un gain d’un peu plus de 200 milliards de F CFA sur l’ensemble de l’année". Le pétrole est la première source de revenus du Congo où opèrent près d’une douzaine de compagnies pétrolières. En 2011, la production congolaise de brut a été de 109 millions de barils.

  • Un générateur à pédales de conception simple et artisanale a changé la vie de milliers d'habitants des campagnes rwandaises, vivant dans des zones sans électricité, en leur apportant de la lumière bon marché et pour certains une nouvelle source de revenus. Chaque minute pédalée génère ainsi 375 minutes de lumière, un système bien plus efficace que l'énergie solaire, affirme l'entreprise rwandaise Nuru Energy, à l'origine de cette invention qui lui a permis de remporter en 2008 les 150.000 euros de récompense du Prix Eclairer l'Afrique, une initiative de la Banque mondiale.

  • A l'occasion de la Journée météorologique mondiale, célébrée le 23 mars, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié les résultats préliminaires d'une évaluation du climat mondial pour la période 2001-2010, qui indique que le changement climatique s'est accéléré pendant cette décennie, la plus chaude jamais observée sur tous les continents du globe. Des inondations de grande ampleur se sont produites sur tous les continents, tandis que de graves sécheresses ont sévi en Afrique de l'Est et en Amérique du Nord.

  • Il y a vingt ans, les villes d'Afrique du Sud se préparaient à un afflux massif de migrants ruraux à la suite de l'abandon des lois sur les laissez-passer qui avaient été adoptées au temps de l'apartheid pour limiter la mobilité des Noirs. Si des villes comme Johannesburg et Durban se sont effectivement développées, leur croissance n'a pas atteint les taux exorbitants qui avaient été projetés et d'autres ne se sont pas agrandies du tout. Selon Deborah Potts, maîetre de conférences en géographie humaine au King's College de Londres, des modèles de migration circulaire semblables sont à l'œuvre dans de nombreux pays africains, contrant les effets de l'exode rural et remettant en cause l'hypothèse répandue selon laquelle le continent africain s'urbanise rapidement.

  • L'Afrique devrait générer davantage de déchets dits électroniques que l'Europe à partir de 2017, en raison de sa consommation "exponentielle" d'ordinateurs et, plus encore de téléphones portables, ont prévenu des experts. Si l'Afrique est déjà confrontée à la gestion de milliers de tonnes de ces déchets exportés par l'Europe, elle devra aussi gérer de plus en plus sa propre consommation en augmentation en la matière. De plus en plus de personnes ont accès à ces produits" en Afrique, qui a désormais dépassé le seuil du milliard d'habitants. le recyclage de ces équipements demeure largement informel.

  • La quantité de déchets électroniques émise par les Africains, liée à leur consommation exponentielle de téléphones et d'ordinateurs, devrait dépasser celle des Européens d'ici 2017, ont mis en garde des experts le 15 mars à Nairobi. Une étude Une étude a été publiée dans ce sens. Si l'Afrique est déjà confrontée à la gestion de milliers de tonnes de ces déchets exportés par l'Europe, elle devra aussi gérer de plus en plus gérer sa propre consommation en augmentation en la matière.

  • L'Union internationale des télécommunications (UIT), l'agence des Nations Unies spécialisée dans les technologies de l'information et de la communication, a signé le 12 mars un accord avec le Secrétariat de la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux (SCB), pour réduire les dégâts causés par les déchets électroniques grâce à un système de recyclage des matériaux dangereux. Les déchets électroniques qui contiennent des matériaux toxiques peuvent causer des dégâts considérables à l'environnement et à la santé humaine.

  • L’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale de Mbour (APRAPAM) a décidé de porter plainte contre le ministre de l’Economie maritime, Khouraïchi Thiam, qu’ils accusent d’avoir accordé "illégalement" des autorisations de pêche à des bateaux étrangers. Selon leur président, ces autorisations de pêche ont été accordées dans une opacité grave, violant le code de la pêche et la Constitution.

  • Il y a quelques semaines, Boubandjida (le plus grand et le plus riche des parcs nationaux du Cameroun) comptait entre 600 et 1 000 éléphants. Les braconniers et leurs armes de guerre sont passés par là : en deux jours de patrouille, la mission d'IFAW - le Fonds international pour la protection des animaux - venu faire un premier état des lieux, n'est parvenu à pister que quelques traces d'éléphants vivants, alors que le braconnage se poursuit. Depuis plusieurs semaines, l'homme qui gère l'unique campement du parc traque les odeurs de carcasse en décomposition pour retrouver les éléphants abattus. Ils gisent par dizaines dans la savane. Aujourd'hui, le comptage de carcasses avoisine les 150-200 éléphants.

  • Le vétiver est une des armes pour protéger les berges du fleuve du Niger et freiner ainsi l’ensablement qui menace le troisième fleuve d’Afrique. Son utilisation est peu coûteuse et facile à vulgariser auprès des populations. Le vétiver est un moyen simple, pratique, peu cher, demandant très peu d’entretien et très efficace, pour aider la conservation des sols et des eaux, le contrôle des sédiments ainsi que la stabilisation et la réhabilitation des terres. De par sa nature végétale, il ne détruit pas l’environnement.

  • Kinshasa abrite depuis lundi 27 février 2012 la réunion régionale sur la sureté des réacteurs nucléaires de recherche en Afrique. Plusieurs spécialistes du nucléaire et chercheurs africains participent à cette réunion. La RDC, premier pays africain à avoir abrité un réacteur nucléaire, possède une longue tradition nucléaire.

  • Alors que les pays européens ne donnent pas toujours l’exemple dans la lutte contre les sacs plastiques, les États africains font figure de bons élèves. Depuis plusieurs années, de nombreux pays du continent ont décidé de se débarrasser de leurs sacs plastiques pour réduire la pollution et améliorer les conditions de vie des populations. Le Burkina Faso a récemment prouvé son implication dans la lutte contre ce fléau. Le pays est en proie depuis deux décennies à une pollution due aux sachets plastiques en raison de leur forte utilisation dans tous les secteurs d’activités.

  • Un scientifique a dirigé des travaux de recherche qui démontrent les vertus du manioc face aux changements climatiques. Publiée le 26 février dans la revue Tropical Plant Biology, son étude a été réalisée conjointement entre l’International Centre for Tropical Agriculture et le centre Climate Change Agriculture and Food Security Research Programme. Le manioc est consommé par près de 500 millions d’Africains par jour et le Nigeria est le premier producteur «avec 36 à 37 millions de tonnes chaque année», selon le rapport. Avec de faible besoin en eau, le manioc est hyper-résistant au changement climatique par rapport aux autres cultures comme le maïs, la pomme de terre, le mil ou encore le sorgho.

  • Un groupe de scientifiques du changement climatique de l'Afrique orientale et centrale ont appelé les gouvernements et les donateurs à établir une plate-forme régionale pour faire face à des catastrophes climatiques. Les scientifiques, qui se sont rencontrés le 28 février, veulent un système d'alerte précoce destiné à aider les communautés locales à se préparer pour la sécheresse et d'autres catastrophes liées au climat dans la région.

  • Plus de rhinocéros au Cameroun, dont la race est éteinte, suivie bientôt par les éléphants. Depuis maintenant un mois, ce ne sont pas moins de 200 éléphants qui ont été massacrés dans le nord du Cameroun, au sein même du parc national de Bouba Ndjida. Les pachydermes qui ont été abattus dans cette réserve depuis la mi-janvier représentent ainsi plus du tiers de la population totale du parc national. Peut-on faire confiance aux dirigeants camerounais dont le pays a été classé par l'ONU champion du monde de la corruption ? Combien de temps encore le marché asiatique dictera dit-il ses exigences ?

  • Un agriculteur de l'est a contesté une décision gouvernementale l'obligeant à céder ses terres aux agriculteurs chinois. Le Cameroun a adopté une politique de redistribution des terres qui favorise les investisseurs chinois au détriment de ses propres citoyens. Fa'a Embolo Joseph, un père de 59 ans, pourrait ainsi perdre ses 10.000 hectares de terres au profit de cultivateurs de riz chinois. Le 14 février, il a été condamné à un an de prison pour «rébellion» et a décidé de faire appel, ce qui lui a coûté 95 000 francs CFA (145 euros). L'année dernière, il avait purgé une peine de prison de quatre mois pour avoir bloqué l'accès à ses terres aux autorités, ainsi qu'à des ressortissants chinois.

  • De grandes différences de températures entre les océans Indien et Pacifique il y a deux millions d’années ont fait changer les régimes de précipitations et ont asséché l’Afrique de l’Est, en remplaçant les forêts par des plaines et en conduisant à l’explosion du nombre d’espèces de pâturage dans la région, d’après les résultats présentés lors du sommet annuel de l’Association Américaine pour l’Avancement des Sciences (AAAS). L’équipe a trouvé que pour la période antérieure à 2 millions d’années, les températures de l’océan Indien étaient relativement uniformes, oscillant entre 27 et 28°C. Cependant, il y a 2millions d’années, l’Océan Indien de l’est près du nord-ouest de l’Australie s’est réchauffé pour atteindre 28 à 29°C, tandis que l’Océan Indien de l’ouest, près de la Mer d’Arabie s’est refroidi jusqu’à atteindre 25°C.

  • Des braconniers ont massacré au moins 200 éléphants dans les cinq dernières semaines au Cameroun, région de l'Afrique où ils sont le plus en danger de disparaître, selon des militants écologistes. Les profits de la vente des défenses d'ivoire nourrissent des conflits et nuisent au bien-être de la population. Des braconniers du Soudan qui entreraient au Cameroun par le Tchad en seraient les principaux responsables. Le phénomène aurait pris des proportions «massives et sans précédent» cette année.

  • Un nouveau rapport de l'ONU constate que la consommation intérieure est à l'origine de la majorité (85%) des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) neufs ou d'occasion produits dans la région. Selon l'étude "DEEE ? Où en sommes-nous en Afrique ?", les importations de DEEE provenant d'Europe se poursuivent et viennent gonfler ces tonnages de déchets à traiter. Mais le rapport met également en avant des cas où le recyclage est source d'emploi et de développement. A Accra et à Lagos, le secteur de la remise en état assure un revenu à plus de 30.000 personnes par exemple.

  • L'environnement naturel en Afrique du Sud s'est gravement détérioré au cours des 20 dernières années, selon un rapport publié le 13 février. L'environnement sud-africain s'est détérioré presque plus rapidement que ceux de la plupart des pays dans le monde, selon le rapport publié par le journal sud-africain Beeld. Sur 132 pays évalués par les scientifiques, l'Afrique du Sud a été classée 128e, avec l'Irak occupant la dernière place sur la liste. La qualité de l'air et de l'eau, la biodiversité et la gestion et la conservation des écosystèmes en Suisse a été reconnue comme la meilleure dans le monde.