• La télévision nationale de Guinée-Bissau (TVGB), la seule du pays, en panne d'émetteurs et dont le personnel est resté plusieurs mois sans salaire, n'émet plus depuis quatre mois. Selon son directeur, la TVGB, créée en 1989, souffre de plusieurs maux dont la vétusté du matériel et des locaux mal entretenus. Ses journalistes travaillent avec deux caméras dont l'une est en panne, une seule table de montage et n'ont pas de véhicule de reportage. Le personnel, formé d'une centaine de journalistes, techniciens et agents administratifs, réclame plusieurs mois d'arriérés de salaires, des primes et de meilleures conditions de travail.

  • Contributor | Gouvernance

    La ministre bissau-guinéenne de l'Intérieur, Hadja Satù Camara Pinto, une proche du président Malam Bacaï Sanha, a été suspendue de ses fonctions par le Premier ministre Carlos Gomes Junior pour "désobéissance". Selon ce dernier, la ministre n'a pas tenu compte de son arrêté du 24 juillet 2009 lui interdisant "de nommer ou promouvoir des officiers de son département jusqu'à nouvel ordre", pour éviter "de perturber le processus de réforme dans l'armée et les forces de sécurité" en Guinée-Bissau.

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    Le richissime Premier ministre bissau-guinéen, Carlos Gomis Junior dit ‘Cardogo’ est éclaboussé par un scandale politique qui risque de ternir son image. Il est accusé par des députés et autres membres influents du Parti africain de l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc - au pouvoir), dont il est le président, d’implication dans l’assassinat de deux de leurs collègues. Il s’agit notamment du célèbre député Helder Magno Proença et du major Baciro Dabo abattus, tous deux, dans la nuit du 4 au 5 juin 2009, à Bissau, dans des circonstances non encore élucidées.

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    L'ex-chef de la Marine bissau-guinéenne, le contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto, a été rétabli le 7 octobre dans ses fonctions. En août 2008, lorsqu'il était encore chef de l'Armée bissau-guinéenne, Bubo Na Tchuto avait été accusé, par le chef d'état-major des Forces armées d'alors, le général Tagmé Na Waié, de comploter un coup d'Etat afin de destituer et d'arrêter le président Nino Vieira, tué en mars 2009. Suite à ces accusations, Na Tchuto avait été suspendu de ses fonctions et s'était réfugié en Gambie, où il s'était exilé pendant deux ans.

  • La Guinée-Bissau, qui ne disposait d'aucune prison digne de ce nom, a inauguré le 22 septembre deux petits établissements pénitentiaires entièrement réhabilités avec l'aide de l'ONU, à Mansoa (35 détenus) et Bafata (45 détenus). La prison centrale de Bissau, située à la périphérie nord de la ville, avait été détruite pendant la guerre civile de 1998-99. Les deux établissements réhabilités doivent permettre de désengorger l'unique centre de détention de la capitale, construit à l'époque de la colonisation portugaise pour accueillir une trentaine de prisonniers, mais qui est surpeuplé et délabré.

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    La possible venue d'une force étrangère en Guinée-Bissau, voulue par le gouvernement pour aider à stabiliser un pays régulièrement en proie à des violences, provoquées le plus souvent par des militaires, divise l'armée, et l'opposition n'en voit pas "l'utilité". Cette force, ou "mission" comme préfère l'appeler le gouvernement, a été réclamée par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et l'Union africaine (UA), qui en constitueront le corps.

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    Les missions à l’étranger des membres du gouvernement de Guinée-Bissau ont été suspendues et l’achat de véhicules de fonction de plus de 30.000 euros interdit, afin de diminuer les dépenses de l’Etat, a annoncé le Premier ministre bissau-guinéen. Ces mesures ont été prises pour se conformer aux exigences des bailleurs de fonds internationaux, liées à la réduction des dépenses du gouvernement et du train de vie de ses membres. La Guinée-Bissau a conclu début juillet avec ses créanciers publics du Club de Paris et le Brésil, un accord de réduction de sa dette publique.

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    Les missions à l’étranger des membres du gouvernement de Guinée-Bissau ont été suspendues et l’achat de véhicules de fonction de plus de 30.000 euros interdit, afin de diminuer les dépenses de l’Etat, a annoncé le Premier ministre bissau-guinéen. Ces mesures ont été prises pour se conformer aux exigences des bailleurs de fonds internationaux, liées à la réduction des dépenses du gouvernement et du train de vie de ses membres. La Guinée-Bissau a conclu début juillet avec ses créanciers publics du Club de Paris et le Brésil, un accord de réduction de sa dette publique.

  • Les États-Unis ont affirmé le 15 juillet qu'ils imposeraient des sanctions contre davantage de personnes impliquées dans le trafic de drogues en Guinée-Bissau et en Afrique de l'Ouest et ont pressé tous les pays de suivre leur exemple. L'ambassadrice adjointe des États-Unis à l'ONU a appelé à renforcer la lutte contre le trafic de drogues qui déstabilise la région, à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Guinée Bissau, lors de laquelle des responsables ont averti que le trafic de cocaïne menace de déstabiliser encore davantage ce pays d'Afrique de l'Ouest et commence à constituer un problème majeur dans la région.

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    "On a l'habitude de dire que pour garder longtemps le pouvoir, il faut "cirer les pompes" des militaires. Je vous dis que cela est fini maintenant, il faut que cela soit clair pour tous!", a déclaré le président Bacai Sanha, apparemment très en colère, devant les plus hautes autorités civiles et militaires réunies au sein du Conseil supérieur de la défense nationale. La prise de position est inhabituelle en Guinée Bissau, pays dominée par l'armée depuis son indépendance. M. Sanha s'exprimait en présence du nouveau chef d'état-major des forces armées, le général Antonio Indjai, de la haute hiérarchie militaire, ainsi que du chef du gouvernement, Carlos Gomes Junior, et de plusieurs ministres.

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    La Guinée-Bissau risque des sanctions de la CEDEAO suite à sa décision de confirmer le chef d'état-major par intérim, alors que l'ancien titulaire du poste est toujours en détention. Le président bissau-guinéen Bacai Sanha a, à la surprise générale, nommé le général Antonio Indjai, qui dirigeait le groupe des soldats mutins à l'origine de l'arrestation du chef d'état-major de l'armée et du Premier ministre, le 1er avril. Cette nomination a coïncidé avec une réunion des chefs d'état-major de la CEDEAO à Bissau, prévue du 28 au 29 juin, par la suite annulée en signe de protestation.

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    La nomination du général Antonio Indjai comme chef de division des forces armées bissau guinéennes, n’est pas du goût de l’Ambassade des Etats-Unis. Celle-ci, dénonce cette promotion « indigne » tout en menaçant de s’abstenir à apporter son appui au processus de réforme du secteur de la sécurité. L’Ambassade explique sa position par le fait que cet officier soit le principal responsable des évènements du 1er avril. Le général Indjai avait donné l’ordre de kidnapper et de placer en détention le Premier ministre et le chef d’état-major général des armées.

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    Le général Antonio Indjai a été nommé le 25 juin chef d'Etat-major des Forces armées en Guinée-Bissau. Il était l'adjoint au chef d'état-major José Zamora Induta, jusqu'au 1er avril. Il l'avait renversé avec l'aide, notamment, des commandos de la Marine, et s'était autoproclamé chef de l'armée. Ce jour-là, le Premier ministre Carlos Gomes Junior avait lui aussi été arrêté, séquestré pendant plusieurs heures et menacé de mort par des militaires proches d'Indjai. Le chef de l'Etat limoge donc le chef d'Etat-major renversé, toujours détenu dans une caserne à Mansoa (60 km au nord de Bissau).

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    L'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) va élaborer un "programme d'appui technique et financier" de trois ans au profit de la Guinée-Bissau dans le but de lui permettre d'améliorer ses "performances économiques, financières et sociales". La décision a été précise à l'occasion de la session ordinaire des ministres de l'UEMOA qui s'est tenu le 21 juin à Dakar. La Guinée-Bissau, membre de l'UEMOA depuis 2007 traverse depuis quelques années une crise économique et politique…

  • Les Etats-Unis ont averti la Guinée Bissau : pas question d’aider à restructurer les forces armées de ce pays tant que des militaires impliqués dans le trafic de drogues y occuperont des postes-clé. L’ambassade américaine au Sénégal a fait savoir, le 24 juin, qu’elle est préoccupée par les informations selon lesquelles des responsables militaires et civils de Guinée Bissau se livrent à de telles activités. En avril dernier, Washington a pris des sanctions contre le chef de l’armée bissau-guinéenne Ibraima Papa Camara et l’ancien chef de la marine, Jose Americo Buba Na Tchuto, accusés d’être des barons de la drogue.

  • Le procureur général de la Guinée Bissau veut entendre la veuve du président Joao Bernardo Vieira, qui avait assisté à l'assassinat de son mari, le 2 mars 2009, mais n'a jamais été entendue par des enquêteurs. Le président Vieira avait été torturé et tué chez lui par des soldats venus de la garnison militaire de Mansoa (860 km de Bissau). Plusieurs personnes se trouvaient dans la maison au moment de son assassinat, mais aucune n'a été entendue depuis l'ouverture d'une enquête, le 12 mars 2009. L’avocat sénégalais représentant la famille du défunt président Vieira a maintes fois expliqué que "Mme Vieira, attachée sur un siège, avait elle-même assisté au supplice de son mari".

  • Contributor | Gouvernance

    Les femmes de la Guinée-Bissau ont exhorté les autorités du pays à ratifier le traité d’adhésion au Tribunal Pénal International (TPI) afin que les « récurrents cas de violations des droits humains et d’impunité puissent être jugés » dans cette instance. L’appel des femmes a été fait dans une lettre dénommée « Les perspectives des femmes sur la résolution des conflits », remise au représentant du secrétaire général des Nations Unies en Guinée-Bissau.

  • Contributor | Gouvernance

    Le Premier ministre bissau-guinéen Carlos Gomes Junior, récemment rentré à Bissau après une longue absence, a réaffirmé le 16 juin qu'il ne démissionnerait pas. Le climat reste tendu à Bissau, deux mois et demi après le renversement du chef d'état-major José Zamora Induta par son adjoint, le général Antonio Indjai, le 1er avril. Le Premier ministre avait alors été arrêté et séquestré pendant plusieurs heures par les militaires. A la fin avril, il avait quitté le pays, trouvant refuge au Portugal, officiellement pour "raisons de santé". Il n'est rentré que le 14 juin à Bissau, sous bonne escorte policière. Le chef du gouvernement entretient des relations notoirement difficiles avec le président Malam Bacai Sanha, bien qu'ils soient tous deux membres du même parti.

  • En mars 2009, un double assassinat intervenait en Guinée-Bissau emportant le président de la République et le chef d’Etat major des armées. Aujourd’hui, la Commission nationale d’enquête s’apprête à rendre ses conclusions qui, selon le président Malam Bacai Sanha, éclaboussent des hautes personnalités politiques. Une situation lourde de danger pour le pays, explique Mamadou Aliou Diallo.

  • Le tribunal suprême militaire de Guinée-Bissau a décidé de classer provisoirement le dossier de Bubo Na Tchuto concernant la tentative de coup d'Etat contre le président Joao Bernardo Vieira en 2008, dont il était l'auteur présumé. Le 31 mai, Bubo est sorti souriant du tribunal militaire. Deux semaines auparavant, il avait assuré: "Si le tribunal militaire conclut à mon innocence, je reprendrai mon poste au niveau de la Marine, comme chef d'état-major". En août 2008, le chef d'état-major des forces armées, Batista Tagmé Na Waie l'avait accusé d'avoir voulu perpétrer un putsch contre le président Joao Bernardo Vieira et d'être impliqué dans le trafic de drogue. Tous deux ont été assassinés par la suite. Bubo avait dû fuir clandestinement son pays pour gagner la Gambie.