• Deux énormes tempêtes venues de l’Océan Indien qui ont eu frôler Madagascar ont annoncé un début prématuré de la saison cyclonique. Les météorologues prévoient que quatre ou cinq cyclones intenses pourraient toucher la Grande Ile pendant la saison 2009/2010. ??L’approche de la tempête tropicale Bongani, suivant de près le cyclone Anja mi-novembre, a fait office de sonnette d’alarme pour les organisations humanitaires et la cellule malgache de gestion des catastrophes. La saison cyclonique qui approche et pourrait avoir de sérieuses conséquences sur la vie de jusqu’à 600 000 personnes.

  • Le parc national du Niokolo Koba, classé patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981 et constituant l'une des plus importantes biosphères de la sous-région, est confronté aujourd'hui à plusieurs difficultés touchant l'ensemble de ses secteurs et particulièrement sa destination écotouristique. Très proche de la Guinée et créé en 1954, le parc couvre une superficie de 913.000 hectares. On y note une dégradation "très avancée" de la faune et de la flore de ce parc.

  • En Afrique, nul besoin d'être expert pour constater que le réchauffement climatique est déjà une réalité qui aggrave le sort des plus démunis : sécheresses ou inondations à répétition, progression des maladies, humains et animaux désemparés. Pourtant à l'origine d'à peine 4% des émissions de gaz à effet de serre, principal responsable du réchauffement climatique, l'Afrique est le continent le plus touché par ce phénomène. Au sommet de Copenhague sur les changements climatiques, l'Afrique réclamera le financement d'un fonds par les pays riches pour s'adapter à tous ces bouleversements.

  • Le Nigeria va interdire en janvier prochain le torchage du gaz, une pratique "peu écologique de la combustion du gaz issue de l'extraction du pétrole", a déclaré le ministre des Affaires étrangères. ?Le torchage ou « brûlage des gaz » est l'action de brûler, par des torchères, des rejets de gaz naturels à différentes étapes de l'exploitation des gaz et pétroles.??Un autre terme utilisé par les professionnels est le mot anglais flare, ou flaring. Cette pratique a l'inconvénient de gaspiller une ressource naturelle précieuse et d'émettre du dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre (GES).?

  • L'une des principales régions de production pétrolière au Sud-Soudan présente les signes alarmants d'une pollution croissante dont l'impact pourrait bouleverser la vie des populations locales et le fragile environnement des immenses marécages du Nil blanc. Une ONG allemande, "Signe d'espoir", vient de mener une mission d'évaluation de la qualité de l'eau dans l'Etat d'Unité (centre-sud), qui confirme, selon elle, l'ampleur de la contamination. Les champs de pétrole de Thar Jath et Mala sont exploités depuis 2006 par la WNPOC, filiale du groupe malaisien Petronas.

  • Les nouveaux projets énergétiques de la multinationale ENI menacent la forêt tropicale du Congo. Selon un nouveau rapport publié par la Fondation Heinrich Böll, la fondation du Parti Vert en Allemagne, et appuyé par plusieurs organisations congolaises de défense des droits de l’Homme et leurs partenaires internationaux, les projets de la compagnie pétrolière ENI d’exploitation des sables bitumineux et de l’huile de palme pour l’alimentation et les agro-carburants dans le bassin du Congo risquent d’entraîner des dommages irréversibles à la biodiversité, aux populations locales et au climat.

  • Le gouvernement gabonais a décidé l'interdiction, dès 2010, de l'exportation du bois en grume. Il s’agit désormais de favoriser la transformation locale des essences forestières en vue de créer davantage de richesse nécessaire à juguler le chômage notamment des jeunes et des femmes et d'exporter des produits finis et semi-finis à forte valeur ajoutée. Cette mesure doit s'accompagner d'une réflexion globale de nature à revisiter le code forestier, mais aussi de la mise en place de facilités fiscalo-douanières et administratives susceptibles de permettre aux investisseurs dans l'industrie du bois de préserver leurs intérêts et de se conformer aux exigences de certification sur le marché international.

  • Environ 500 personnes ont manifesté à Abuja contre un projet de réforme du secteur pétrolier, craignant une hausse des prix du pétrole, ont indiqué vendredi les organisateurs du rassemblement. "Nous avons organisé une manifestation pacifique hier (jeudi) à Abuja au cours de laquelle nous avons exprimé notre position sur la dérégulation (du secteur pétrolier) aux responsables de l'Assemblée nationale", a expliqué le responsable syndical, Dela Dada. Selon M. Dada, environ 500 manifestants, avec à leur tête le président du Syndicat du travail du Nigeria (NLC), Abdulwaheed Omar, ont exprimé leur souhait qu'un référendum soit organisé sur la dérégulation du secteur pétrolier avant tout changement de politique dans ce domaine.

  • L'érosion côtière, qui menace d'engloutir les plages de Maputo dans les dix à quinze prochaines années, fait l'objet d'une exposition photographique qui sera tenue du 21 novembre au 2 décembre à Maputo. L'exposition, organisée par l'Association mozambicaine de photographie, offrira une collection du photographe Michael Barrientos montrant l'utilisation des plages par la population. Plutôt que de représenter l'évolution de la dégradation physique du littoral, celui-ci dresse le portrait de la côte par l' intermédiaire des gens qu'elle accueille.

  • La crise qui perdure dans la région pétrolière du Delta du Niger, au Nigeria, a coûté plus d'un milliard de dollars chaque année à ce pays entre 2004 et 2007, selon un représentant du ministère du Delta du Niger nouvellement créé. Mettant cette perte en perspective, il a indiqué que l'argent ainsi perdu aurait suffi pour construire 14 raffineries ou générer 2.000 MW d'électricité. Le Nigeria a actuellement quatre raffineries qui fonctionnent à peine et qui fournissent environ 3.000 MW d'électricité.

  • Six capitales africaines figurent actuellement dans le Top 20 des villes les plus vulnérables aux changements climatiques dans le monde, selon le Directeur régional de l'Office des Nations unies pour la coordination des activités humanitaires (OCHA). Il s’agit de Dakar, Lagos, Cotonou, Monrovia, Abidjan et Conakry. Les facteurs de cette situation sont, entre autres, la rareté des ressources en eau et des pluies, l'exposition très forte aux phénomènes météorologiques, la disparition des écosystèmes, la sécheresse, les conflits, les catastrophes écologiques, notamment avec l'assèchement du lac Tchad qui n'a plus que 1.500 km2 de superficie.

  • Des responsables somaliens ont mis en garde la population contre la possibilité de nouveaux affrontements liés au foncier entre deux clans rivaux dans la République séparatiste du Somaliland. Selon certaines informations, les clans y auraient amassé une grande quantité d’armes et déployé des centaines de miliciens autour des territoires disputés de la région de Gabiley.?Le conflit au sujet des terres agricoles d’Elberdale remonte aux années 1950. Les clans - les Reer Nour et les Reer Hared – se disent tous deux propriétaires de cette zone. ?

  • Le gouvernement nigérian prévoit de transférer 10% de ses parts dans les coentreprises pétrolières aux habitants de la province du delta du Niger, afin de tenter d'apaiser la rébellion qui touche depuis des années la production dans cette région du sud. Cette initiative fait suite à la proposition d'amnistie faite récemment aux rebelles, qui n'a pas empêché le principal groupe, le MEND (Mouvement pour l'Emancipation du Delta du Niger) d'annoncer le 16 octobre qu'il allait reprendre ses attaques contre les installations pétrolières et l'armée après un cessez-le-feu de 90 jours.

  • Une véritable catastrophe humanitaire menace la région du lac Tchad du fait du tarissement des ressources en eau du lac du même nom, met en garde la FAO, qui se préoccupe du sort des populations de cette partie centrale de l'Afrique. Autrefois, ce lac était un des plus grands réservoirs d'eau du monde. Du fait des caprices du climat, du changement climatique et de la pression démographique au cours des dernières décennies, il s'est réduit de 90%, passant de 25.000 km2 en 1963 à moins de 1.500 km2 en 2001. Si le niveau de l'eau continue de baisser à son rythme actuel, ce lac disparaîtra dans une vingtaine d'années, selon les prévisions climatiques de la NASA.

  • Il y a quelques années, les deux guinées (Conakry et équatoriale) se réveillaient avec la gueule de bois en découvrant par un hasard que leurs territoires avaient servi, en l’insu des plus hautes autorités, diront les dirigeants, d’entrepôts de stockage de déchets radioactifs. L’on se demanda alors combien de pays africains se trouvaient dans la même situation, victimes des mouvements transfrontières de déchets dangereux ou des conséquences de l’exploitation non réglementaire des mines d’uranium…

  • Quasiment toutes les régions de Mauritanie sont infestées par des criquets, à tous les stades d'évolution, dont certaines populations sont en phase de regroupement, a annoncé le 13 octobre le Centre National de Lutte Antiacridienne (CNLA) à Nouakchott. Les densités varient, suivant les régions, de quelques individus dispersés à 1.900 insectes voraces par hectare. La situation écologique demeure favorable au développement des criquets, la pluviométrie ayant dépassé les normales saisonnières dans toutes les régions durant cet hivernage.

  • L'Ouganda devra importer du bois d'ici 2020 si la tendance actuelle de la déforestation n'est pas renversée, a mis en garde le ministre de l'Eau et de l'Environnement. Selon elle, l’Ouganda a perdu 27% de sa forêt totale et de sa couverture forestière à cause de la déforestation de 1990 à 2005. Le pays connaît actuellement des pertes massives de forêts et de couvertures forestières, des glissements de terrain, la pollution de l'eau et l'invasion des zones humides en raison de la croissance économique rapide de ces dernières années.

  • Le Kenya est en négociation avec la Chine pour la construction d'un port et d'un nouveau couloir d'exportation du pétrole depuis le Soudan voisin. Une délégation kenyane de haut rang, conduite par le Premier ministre Raila Odinga, a quitté Nairobi le 14 octobre pour la Chine. S'il voyait le jour, le projet permettrait d'acheminer le pétrole de la région semi-autonome du Sud-Soudan sans passer par le nord du pays et la mer rouge.

  • Redoutant que la reforme agraire ne restreigne leur expansion, les fermiers blancs sud-africains ont entrepris d’acheter des terres exploitables dans douze pays africains. Après avoir critiqué leur démarche, Pretoria a décidé de les accompagner dans leurs négociations avec les gouvernements des pays d’accueil que sont la RD Congo, le Malawi, l’Ouganda et l’Angola. En optant pour cette stratégie, le gouvernement souhaite régler sans trop d’accrocs la politique de redistribution des terres entamée depuis la fin de l’apartheid, mais qui depuis piétine.

  • L'Afrique a besoin de 65 milliards de dollars (44 milliards d'euros) pour faire face aux changements climatiques, a indiqué le 9 octobre le président du comité d'organisation du 7ème Forum Mondial sur le Développement Durable. Il s'exprimait en marge de l'ouverture à Ouagadougou du 7ème Forum mondial sur le développement durable consacré aux changements climatiques, organisé deux mois avant le sommet crucial de Copenhague, par le gouvernement burkinabè en partenariat avec les Nations unies et l'Union africaine (UA).