• Inscrite au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO, la réserve du Dja au Cameroun abrite de nombreuses espèces animales protégées, dont les gorilles. Le zoo de Prague, pour lequel cet animal est emblématique, se propose d'aider cette réserve avec une idée originale. Pour récolter de l'argent, le parc zoologique pragois invite ses visiteurs à apporter leurs téléphones cellulaires usagés. Une société spécialisée dans le recyclage s'est engagée à verser 10 couronnes (environ 40 centimes d'euros) pour chaque appareil.

  • Le Rwanda vient d'étrenner sa première centrale éolienne dont la réalisation obéit à un souci d'exploitation des énergies renouvelables. Elle aura notamment à alimenter un grand émetteur-radio FM de l'Office rwandais de l'information (ORINFOR). Selon les projections officielles, le Rwanda, qui est confronté à une forte dégradation des ressources écologiques, envisage de mettre en place plus de 50 pour cent d'énergies propres d'ici l'an 2020…

  • La République Démocratique du Congo (RDC) sera bientôt comptée parmi les pays producteurs et utilisateurs du biocarburant à partir des plantes jatropha et ricin. La RDC, aux dires de l’ingénieur initiateur du projet, dispose d’une raffinerie la plus moderne après celle de l’Afrique du Sud, don du Chef de l’Etat. Le carburant produit à base de jatropha est utilisable dans les lampes tempêtes, les réchauds à pétrole et peut jouer le rôle de mazout dans les véhicules à injection. La capacité de production est de 2.000 litres de « mazout-B » par jour.

  • Le Centre international de physiologie végétale et d'écologie (ICIPE) préconise "la culture push-pull" comme étant la solution à l'alimentation des générations futures en Afrique. Jusqu'à 30.000 petits fermiers en Afrique de l'est, principalement au Kenya, ont adopté cette méthode naturelle de lutte contre les insectes nuisibles et les mauvaises herbes dans la production de maïs. Elle consiste à alterner la plante avec le maïs sur un lopin de terre, et à y planter l'herbe napier comme lisière sur tous les côtés. Le desmodium repousse ou pousse le foreur de tige - un grand insecte nuisible - du maïs, et maîtrise le striga, la mauvaise herbe dominante ; le napier attire, ou tire l'insecte perforant vers elle.

  • Au Mali, des villages du delta intérieur du fleuve Niger, qui subissent de plein fouet les effets des changements climatiques, comprennent mieux l’intérêt de restaurer d’anciennes forêts décimées par la sécheresse. Celles qui ont été réhabilitées régulent déjà la nature et l’économie locales. Le delta qui s’étend sur près de 40.000 kilomètres carrés, était autrefois luxirant. Les rares forêts actuelles sont des reliques d’un milieu beaucoup plus riche, que la sécheresse a commencé à consumer à partir des années 1970 et 1980.

  • Une grande innovation de taille va être introduite sur le marché automobile sénégalais pour diminuer la pollution des véhicules et la consommation d’essence : L’accessoire Z5. Selon le président du groupe Migliore, qui est à la base de l’initiative, le système Z5 « est capable de réduire les émissions de polluants de 30 à 70 %, et de faire baisser la consommation de carburant de 10 à 15 % ». Le Z5 est composé de 28 métaux dont 5 précieux, à savoir l’or, le cuivre, le zinc, la platine et le fer.

  • La crise environnementale menaçante, introduite par le réchauffement climatique, fait des informations et de la prévision météorologiques une question d'urgence. Comme les fermiers africains en viennent aux prises avec les problèmes d'adaptation aux changements climatiques, la meilleure façon de les équiper est peut-être de les impliquer directement dans la collecte des données. Des formations ont renforcé la préparation chez les agriculteurs ; et à travers les agents de vulgarisation agricole, ils ont pu déterminer exactement le type de semences qu'ils devraient planter, le moment de les planter, et les insecticides qu’ils doivent acheter à l'avance.

  • Quelque 150.000 personnes installées sur les zones basses de la côte risque d’être inondées avec l’avancée de la mer au Sénégal, due au réchauffement climatique. Selon la coordonnatrice du Projet Adaptation aux changements climatiques (ACCC) de l’Unesco, ces zones basses sont essentiellement au niveau de la Petite côte aux débouchés des marigots, des lacs à Dakar, et aussi au niveau des estuaires qu’on retrouve au Saloum, en Casamance. Il s’agit de zones qui en général se retrouvent en dessous de deux mètres de hauteur du niveau de la mer.

  • L’Université de Kinshasa, la première institution d’enseignement supérieur en République démocratique du Congo, construite par les colons belge dans les années cinquante, court aujourd’hui de graves dangers. Une dizaine de têtes de ravins qui progressent la menacent de part et d’autre. L’Institut Supérieur des Techniques Médicales risque aussi d’être touché. Ces ouvrages coûteraient entre 9 et 10 millions de dollars chacun. Selon les estimations, plus de 16 millions de dollars seraient nécessaires pour maîtriser ces ravins.

  • Après trois ans de litige, la Guinée et la compagnie pétrolière américaine Hyperdynamics ont finalement réussi à surmonter leur différend. Un avenant a été signé le 25 mars à Conakry par le ministre guinéen de Mines et de la Géologie, celui de l’Economie et des Finances et le PDG d’Hyperdynamics. Selon les termes de cet avenant, la société pétrolière texane, va désormais disposer de 30% (environ 24 000 km²) de la superficie offshore de la Guinée, contre la totalité des 80 000 km², que lui conférait la convention de partage d’hydrocarbures signé en septembre 2006. Elle est ensuite placée dans l’obligation de restituer 25% de sa nouvelle superficie en septembre 2013, soit au terme de la seconde phase d’exploration. L’accord trouvé à l’amiable prévoit « l’introduction très prochaine de Dana Petroleum dans la zone offshore guinéenne ».

  • Selon une source autorisée basée à Tripoli, le groupe pétrolier Oilibya n'avait pas encore finalisé l'opération d'acquisition du réseau de la multinatationale néerlandaise Shell en Afrique, au 30 mars dernier. Les informations faisant état d’une proposition financière de rachat du réseau africain de distribution de Shell, estimée à 600 milliards F CFA, seraient hâtives, selon une source proche du dossier. La multinationale opère dans 18 pays africains.

  • Malgré les interdits et les différentes campagnes de sensibilisation menées par les autorités compétentes sur le terrain, plusieurs pécheurs installés sur le littoral ivoirien continuent d’utiliser des produits toxiques dans la capture des poissons. Les boites de pesticides utilisés dans les exploitations agricoles sont aussi jetées dans les cours d’eaux de la région après usages. Ces pratiques ont un effet destructeur sur la faune et la flore aquatique.

  • Les Casques bleus de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en RD Congo (MONUC) vont transporter par hélicoptère neuf gorilles orphelins de la région de Goma (RDC) et du Rwanda vers Kasugho, près de la réserve naturelle de Tayna, suite à la demande de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). L’opération est prévue en mai prochain pour protéger cette espèce menacée de disparition.

  • Depuis plus de deux mois, les Gabonais ne savent plus où donner de la tête : il fait chaud dans les principales villes du pays. Une véritable canicule matérialisée par une vague inhabituelle de chaleur s’abat sur l’ensemble du territoire national, au grand dam de la population. Au centre hospitalier de Libreville les médecins urgentistes notent un accroissement sans précédent des cas d’hospitalisations pour déshydratation et coups de soleil.

  • Les populations gabonaises doivent être sensibilisées sur l'interdiction, à compter du 1er juillet, "de l'usage et de l'importation de sachets plastiques non recyclables" dans leur pays, a estimé lundi une ONG locale de défense de l'environnement, H2O. Ils devront être remplacés par les sacs biodégradables et compostables.

  • Au moins 78 personnes ont été tuées, 34 sont portées disparues et près de 145. 000 sinistrées après le passage de la violente tempête tropicale Hubert qui a frappé Madagascar début mars, selon un nouveau bilan provisoire publié le 23 mars par les autorités malgaches. La tempête tropicale Hubert a provoqué du 8 au 12 mars de très fortes pluies à Madagascar. Les dégâts matériels et les communications coupées rendent difficiles l'évaluation et les interventions sur le terrain.

  • La conférence de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages (CITES) sur les espèces sauvages menacées a confirmé le 25 mars l'interdiction totale du commerce d'éléphants en Tanzanie et en Zambie malgré d'ultimes tentatives de ces deux pays pour infléchir sa décision. La Tanzanie (106 000 éléphants) et la Zambie (27 000) demandaient la possibilité de pouvoir vendre, sous conditions, leurs pachydermes vivants ou en trophées, en excluant l'ivoire de ces transactions.

  • Le ministre ghanéen du pétrole, Collins Dauda, a rallumé le feu de la discorde frontalière entre la Côte d'Ivoire et le Ghana, le 5 mars dernier. L'accord tacite entre les deux pays pourrait voler en éclats à cause de l'exploitation d'un gisement pétrolier maritime de plusieurs centaines de millions de barils. Ainsi, à peine trois semaines après avoir pris ses fonctions, le nouveau ministre ivoirien des Mines et de l’Énergiea connu son baptême du feu. Le président Laurent Gbagbo l’a envoyé, le 16 mars, auprès du chef de l’État ghanéen, John Atta-Mills, pour désamorcer une crise de voisinage.

  • La Côte d’Ivoire et le Ghana vont-il s’affronter autour du pétrole découvert à la frontière des deux pays ? La polémique est lancée, même si Abidjan et Accra jouent la carte de la diplomatie dans la gestion de ce dossier. Bertrand Gueu note que, vue d’Abidjan, la question fait plus l’objet de silences que de positions ouvertement affichées, et s’inquiète de la «malédiction du pétrole» qui alimenté bien des conflits en Afrique.

  • Au moins 36 personnes ont été tuées et près de 85. 000 sont sinistrées après le passage de la forte tempête tropicale Hubert qui a frappé Madagascar il y a quelques semaines, selon un nouveau bilan provisoire publié le 15 mars par les autorités malgaches. Selon des données transmises par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le district d’Ikongo, à environ 300 km au sud-est d’Antananarivo, est le plus touché avec 15 morts recensés. Neuf autres morts ont été dénombrés dans le district voisin de Mananjary, au nord-est.