• Le Niger, qui espérait en janvier sa meilleure récolte de céréales depuis 20 ans, craint désormais de voir quelque 3 millions de personnes affectées par des problèmes d'approvisionnement après une sécheresse dévastatrice. Le gouvernement nigérien a annoncé le 5 mai qu'environ 1,1 million de personnes risquent d'être confrontées à de graves pénuries alimentaires et 1,5 million à des pénuries plus modérées.

  • Avis de gros temps pour les salariés étrangers du secteur pétrolier gabonais. Certains pourraient être rapatriés dans les semaines à venir. C’est la menace que fait planer l’accord conclu entre le gouvernement et l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), mettant fin à une grève de quatre jours. Le mouvement, qui a déclenché des pénuries de carburant dans la capitale, Libreville, a fait perdre, selon l’Onep, 60 milliards de F CFA (plus de 91 millions d’euros) à l’État et aux compagnies pétrolières. Le syndicat majoritaire du secteur – avec 4?000 adhérents sur un total d’environ 8?000 employés – réclamait l’application d’une disposition votée en octobre?: la « gabonisation » des effectifs.

  • Qu’est-ce qui est vert, objet de controverses, a une largeur de 15 kilomètres, une longueur de 7 775 kilomètres, traverse 11 pays africains et est censé réduire les pertes en bétail et favoriser la sécurité alimentaire pour des millions de personnes ? Pour l’instant, rien encore, mais le projet de la Grande Muraille Verte, resté du domaine de l’utopie pendant quelques décennies, vient d’être approuvé par toute une série d’Etats africains allant du Sénégal à Djibouti. Durant ce sommet, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a alloué 115 millions de dollars pour financer le projet. Mais d’aucuns le dénoncent .

  • Dix-sept pays africains produisent du pétrole dans des proportions différentes. Mais dans la plupart des cas, les revenus qu’ils en tirent ne servent pas à améliorer le sort des populations et finissent dans les poches personnelles des dirigeants. Tout dernier à entamer la production de son pétrole, le Ghana a décidé de suivre le chemin inverse. Pour le ministre ghanéen des Finances, «un défi majeur sera de savoir comment faire pour que les revenus du pétrole servent à transformer l’économie, doper la croissance sans sacrifier la stabilité macro-économique et accentuer les inégalités ».

  • En termes d’installations sanitaires, les investissements nécessaires pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement sont estimés à 6 milliards de dollars. Une préoccupation hélas un peu tardive. Sans que les efforts en termes d’accès à l’eau soient pour autant relâchés, une nouvelle préoccupation est apparue depuis quelque temps. Au cœur de la réunion des instances de l’Association africaine de l’eau (AAE), du 28 février au 4 mars, à Douala, les OMD en matière d’assainissement, parent pauvre de la thématique, apparaissent malheureusement hors de portée. Seuls 31 % des Subsahariens sont aujourd’hui raccordés à des installations sanitaires de base (en progression de 3 % entre 1990 et 2008), contre 89 % en Afrique du Nord (+ 17 %), région où la prise de conscience est intervenue il y a déjà une décennie.

  • Qui a intérêt à liquider un Khadafi craint et courtisé surtout au moment où il entreprenait le renouvellement de son armement archaïque et dépassé acheté à la défunte Union soviétique ? Cette guerre projetée sans commandement militaire préalable n’est-elle pas une guerre de mainmise sur la manne financière et pétrolière d’un dirigeant africain ténébreux ? Quelles en sont les preuves ?

  • 'Ushiriki Wa Safi', une organisation communautaire dans le bidonville de Kibera, au Kenya, a entrepris d’enlever les ordures et de s’occuper des eaux usées ; elle a fini par créer une cuisinière communautaire qui transforme les déchets en une source d’énergie. Les autorités locales sont invisibles dans la plupart de ces bidonvilles, et une mauvaise hygiène publique ainsi que l’absence d’assainissement laissent les habitants se débrouiller pour garder un niveau de propreté et maîtriser des maladies comme la diarrhée. Cette organisation communautaire est parvenue à une solution remarquable sous forme d’une cuisinière communautaire qui transforme les ordures en énergie.

  • Ouvrir un journal sud-africain sans tomber sur une affaire ou des allégations de corruption ou de copinage est un moment rare. Les plus optimistes diront qu’au moins, les journalistes sud-africains font bien leur travail (pour le moment). Il y a cet habitant qui se révolte dans un township (quartier défavorisé noir) fustigeant les carences des services publics et qui au passage, pointe du doigt les pratiques des élus locaux et “ces gens qui arrivent de nulle part et qui décrochent des boulots alors qu’aucune offre de poste n’a été rendue publique”. Il y a le patron de la police sud-africaine, dont le beau-père est promu, trois mois après le mariage, à la tête des inspecteurs de la province du KwaZulu-Natal, un emploi grassement rémunéré,etc.

  • Les autorités gabonaises et camerounaises ont décidé de coordonner leurs efforts pour combattre le braconnage qui prend de l'ampleur dans le parc national de Minkébé, situé au nord-est du Gabon, à la frontière avec le Cameroun et le Congo. Il s’agit également de mieux contrôler les flux de populations en provenance du Cameroun, afin de réduire de façon significative la pression anthropique exercée sur le parc de Minkébé à partir de ce pays voisin d’une superficie de 7 565 km2.

  • Le gouvernement sénégalais a accordé une vingtaine de licences de pêches à des compagnies étrangères, majoritairement russes. Ce qui n’a pas plu aux acteurs locaux du secteur. Le Groupement des Armateurs et Industriels de la Pêche au Sénégal (GAIPES) et les pêcheurs artisanaux dénoncent le fait que les nouveaux-venus exploitent les petites espèces, dont la sardinelle et le chinchard. Or, celles-ci soutiennent énormément l’alimentation sénégalaise. D’ailleurs, selon certains protestataires, depuis l’arrivée de la concurrence, la caisse de la sardinelle n’a fait qu’augmenter de prix, passant de 3000 FCFA (6 dollars) l’année dernière à un minimum de 12.500 FCFA aujourd’hui (25 dollars).

  • Le Fonds africain des biocarburants et des énergies renouvelables (Faber) qui va financer le projet Congo-carbone grâce auquel 2,7 millions de tonnes de carbone devraient être séquestrées sur une période de 21 ans. Le Faber interviendra à hauteur de 10% sur ce projet estimé à 3 milliards de francs CFA. Il amènera également d'autres partenaires pour compléter le financement. Le Congo s’est distingué ces dernières années par une intense politique de protection de son environnement et de mise en valeur de son patrimoine naturel.

  • Une équipe de chercheurs a découvert en Angola un fossile vieux de 90 millions d'années issu d'une nouvelle espèce de dinosaure, selon une étude publiée dans les Annales de l'académie des sciences brésiliennes. Les chercheurs affirment avoir mis au jour un os de patte antérieure provenant d'une espèce de dinosaure jusqu'ici inconnue. Il s'agit également du premier fossile de dinosaure découvert en Angola. Des poissons et des dents de requin ont été découverts lors des fouilles menées dans une zone qui devait être recouverte par la mer il y a 90 millions d'années. Le fossile a été mis au jour dans le cadre de «PaleoAngola», première mission de recherche paléontologique systématique en Angola depuis le début des années 1960.

  • Dix personnes ont été tuées et 110 blessées le 8 mars, dans les affrontements survenus entre chrétiens coptes et musulmans, dans un quartier pauvre du Caire. Les affrontements ont éclaté après que des chrétiens sont sortis manifester pour protester contre l'incendie d'une église, au sud de la capitale. Ces tensions surviennent alors que le pays traverse une période délicate après la chute du président Hosni Moubarak le 11 février à la suite de manifestations contre son régime. L'armée assure depuis la direction du pays, tandis que le gouvernement gère les affaires courantes.

  • La peur commence à gagner les forces de défense et de sécurité (Fds) loyales à Laurent Gbagbo. Elles lèvent progressivement les barrages à Abobo, commune favorable à Ouattara. Les attaques répétées des dispositifs des éléments des forces de défense et de sécurité (Fds) à Abobo les ont contraint à revoir leur positions. Elles décident de ne plus obéir aux ordres de leurs supérieures hiérarchiques. C’est du moins le constat fait ces 24 heures dans certains endroits stratégiques avec la levée de certains barrages. La peur du camp Gbagbo de voir l’armée se retourner est désormais palpable notamment à travers la communication d’Etat relayée en grande partie par la Rti.

  • La saison des pluies en Afrique australe est à mi-parcours et la saison des cyclones devrait culminer en février. Déjà des milliers d’hectares de terres agricoles et de cultures ont été endommagés par les pluies torrentielles et les inondations dans certaines parties de la région. La situation risque de s’empirer dans les prochaines semaines. Plusieurs zones agricoles bordant les fleuves sont particulièrement menacées notamment au Botswana, au Lesotho, au Mozambique, en Namibie, en Zambie, au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

  • Plusieurs centaines de familles viennent d'être expulsées du Parc national des Virunga, situé dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé le 30 janvier l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). L'ICCN accuse ces personnes de se livrer depuis quelques années au braconnage des animaux tels que les éléphants, les antilopes, les buffles, les singes et les autres espèces animales, à l'abattage des arbres et à la destruction de l'environnement du parc.

  • Les principaux pays pétroliers d'Afrique échappent largement aux critiques de la communauté internationale malgré des pratiques répressives et une corruption généralisée, regrette Human Rights Watch (HRW) dans son rapport annuel publié le 24 janvier. En Angola, où règne une "corruption endémique", HRW note une détérioration "des droits fondamentaux comme la liberté d'expression et d'information". Mais les partenaires commerciaux hésitent à critiquer le gouvernement pour protéger leurs intérêts économiques, déplore l'association.

  • Amnesty International et Les Amis de la Terre (Friends of the Earth) ont accusé le 25 janvier le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell de masquer ses responsabilités dans les fuites de pétrole dans ses installations au Nigeria et les dégâts causés à l'environnement. Selon la loi nigériane, les dégâts causés par les actes de sabotage ne donnent lieu à aucune compensation. Les ONG accusent Shell de "faire état de données trompeuses destinées à montrer que 98% des fuites de pétrole ont été causées par des actes de sabotage". Shell a réagi au communiqué des ONG en soulignant avoir informé de tous les cas de fuites de pétrole depuis 1996. "

  • L'Ile Maurice connait actuellement l'une des pires sécheresses de son histoire, selon les autorités. Conséquence de cette situation, l'eau est rationnée. La plupart des habitants ne sont alimentés en eau que pendant quelques heures par jour. Ainsi, les coupures d`eau appliquées depuis des mois deviennent plus sévères. Aujourd’hui une grande partie de la population n`est approvisionnée en eau que pendant cinq heures. Mais la plupart des foyers sont équipés de réservoirs, et sont peu affectés par ce rationnement. Les lavages à grande eau de voitures et de pavés et l`arrosage des pelouses sont non seulement interdits mais sanctionnés désormais par la police.

  • La France s’engage à débourser plus de 10 millions d’euros pour aider le Gabon à protéger ses écosystèmes. Cet argent qui s’inscrit dans le cadre de la reconversion de la dette du Gabon vis-à-vis de l’ancienne métropole, servira concrètement à aider les autorités du pays à réaliser les projets relatifs à la lutte contre le réchauffement climatique. Une partie de cette enveloppe sera également utilisée pour l’installation d’une antenne de réception et d’analyse d’images satellitaires pour mieux surveiller les forêts du bassin du Congo, deuxième massif forestier au monde, après la forêt de l’Amazonie.