• Les arrestations et les détentions arbitraires, la torture et les procès injustes se multiplient en Gambie, aggravant la situation déjà précaire de la liberté d'expression, selon des journalistes et des organisations de défense des droits humains. «Depuis 2004, la situation n'a fait qu'empirer», selon la responsable des recherches sur la Gambie à Amnesty International. Les atteintes affectent tous les journalistes du pays, y compris ceux qui travaillent pour les journaux tolérés par le gouvernement, pour le service public et pour les stations de radio privées

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  • Les radios et télés privées du Niger ont suspendu leurs programmes le 21 juillet. Et il ne devait pas y avoir de journaux privés dans les kiosques cette semaine. La presse écrite indépendante a entamé le 20 juillet, pour une semaine, une grève pour réclamer l’abrogation d’une décision prise, début juillet, par le président Mamadou Tandja. Celle-ci prévoit des sanctions, sans préavis, contre les médias qui seraient soupçonnés d’inciter aux troubles à l’ordre public.

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  • Le candidat opposant Mathias Dzon a déposé le 17 juillet, à la Cour constitutionnelle, à Brazzaville, un recours en annulation du scrutin présidentiel. Il proteste contre la réélection du président Sassou Nguesso avec 1.055.171 voix, soit 78,61 pour cent des suffrages exprimés, selon les résultas de l’élection présidentielle du 12 juillet, avec un taux de participation au scrutin de 66,49 pour cent. L’opposition qui conteste cette réélection a organisé une marche dispersée violemment par la police. Quelques coups de feu ont été échangé avec la garde des candidats de l’opposition qui font état de blessés.

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  • La rédactrice en chef du quotidien indépendant zambien Post a été arrêtée le 13 juillet pour diffusion d'une "photo obscène", qui représente une femme en train d'accoucher mais n'avait pas été publiée. La famille du nouveau-né a transmis la photo au quotidien Post et la rédactrice en chef du journal l'a diffusé auprès de groupes locaux de défense des femmes et du bureau du vice-président zambien.

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  • Des membres de la Commission Vérité et Réconciliation au Liberia ont reçu des menaces de mort après la publication de leur rapport. Ils y affirmaient notamment que les personnalités politiques, dont Ellen Johnson-Sirleaf, ayant joué un rôle dans la guerre civile devaient être suspendues pour 30 ans. Selon un de ses porte-parole, il est exclu qu'elle démissionne. D'après lui en 2005, le peuple libérien savait déjà que Mme Johnson-Sirleaf avait donné de l'argent au mouvement de Charles Taylor, mais a décidé de "se réconcilier avec elle et l'a élue présidente".

  • Au moment où des associations locales et des bailleurs de fonds sont en train de travailler en Casamance, pour encourager et faciliter le retour des populations déplacées, les mines antipersonnelles continuent de faire des victimes. De 1988 à nos jours, quelques 751 victimes sont dénombrées. Regroupées dans une association, les victimes des mines antipersonnelles de la Casamance sont confrontées à des problèmes d’appareillage et souvent, de prise en charge

  • Le 28 juin dernier, des militaires renverent le président du Honduras Manual Zelaya. Ce dernier était sur le point d’organiser, le jour-même, une consultation populaire qui devait lui permettre de se présenter pour un second mandat. Elu en 2006 pour un mandat de quatre ans non renouvelable, sur un programme conservateur, Zelaya avait opéré par la suite un virage à gauche pour se rapprocher des dirigeants de gauche antilibéraux de la région comme Evo Morales ou Hugo Chavez. Devant ce coup de force, les Nations Unies et plusieurs pays sont intervenus pour un retour à l’ordre constitutionnel. Les populations sont aussi sorties dans les rues pour faire face aux putschistes. Témoin de ce soulèvement populaire le 5 juillet, Gilbert Léonard clame son indignation devant le silence des médias occidentaux et ce qui semble se résumer ainsi : tout pour l’Iran, rien pour le Honduras

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  • Un journaliste somalien travaillant pour une station de radio de Mogadiscio a été assassiné le 4 juillet par des hommes armés. Blessé à l'estomac, celui-ci a agonisé pendant trois heures le long d'une route. Les tueurs tiraient sur toute personne qui tentait de lui venir en aide. Il s’agit du second journaliste de cette radio à être tué dans la capitale. Selon RSF, six journalistes ont été tués depuis le début de l'année 2009 en Somalie.

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  • Candidat pour un nouveau mandat à la présidentielle du 12 juillet, le chef de l’État congolais ne semble guère douter de sa victoire face à des concurrents aussi déterminés que divisés. Transparence du scrutin, critiques de l’opposition, bilan du septennat écoulé, affaire des « biens mal acquis », disparition d’Omar Bongo Ondimba, etc., Denis Sassou Nguesso fait un tour d’horizon dans cet entretien et exposé les raisons qui le poussent à apparaître comme le favori du scrutin, voire «l’homme de la situation».

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  • Près de trois ans après l’espoir suscité par la décision de l'Union africaine de confier au Sénégal le jugement de Hissène Habré « au nom de l'Afrique », les victimes de l'ancien président tchadien et les organisations de défense des droits de l'Homme qui les soutiennent expriment leur profonde préoccupation face à l'inertie du Sénégal et à l'indifférence de l'Union africaine (UA). A l’occasion du 13e sommet de l’Union africaine, à Syrte (Libye), elles ont tenus à rappeler au Sénégal son engagement de juger Hissène Habré et à l’UA de soutenir concrètement le Sénégal dans cette affaire, conformément à leur décision.

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  • TIC Afrique 2009, 6ème forum international sur les TIC, organisé par le Consortium d'appui aux actions pour la promotion et le développement de l'Afrique (CAPDA) se déroulera du 6 au 9 juillet 2009 à Yaoundé (Cameroun). La rencontre portera sur le thème « Les TIC et le développement durable : Quelles contributions pour la coopération et les institutions internationales ?»

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  • Le régime du président Jammeh a intensifié la répression contre les journalistes gambiens avec l’arrestation de huit journalistes, dont sept déjà inculpés, rapportent des associations de défense de la liberté de la presse. Le premier groupe de 7 journalistes, qui avaient tous été arrêtés le 15 juin 2009 ont été entendus par la Justice et inculpés pour propos « séditieux », alors que le huitième arrêté le 18 juin, attend d’être fixé sur son sort. Tous les journalistes arrêtés travaillent pour The Point, journal privé co-fondé par le défunt Deyda Hydara ou pour Foroyaa, journal appartenant à un parti d’opposition.

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  • Le 26 mai 2009, la multinationale Shell doit répondre devant la justice d’une plainte déposée le fils de Ken Saro-Wiwa et les familles de huit autre Ogonis tués par l’Etat nigérian en 1995. Le procès est reporté. Le 9 juin, la multinationale qui exploite le pétrole nigérian en dévastant l’environnement, en violant les droits humains dans les zones d’exploitation, en causant mort, ruine et désolation, sous le regard complice des autorités, trouve un arrangement avec les plaignants. Le prix : 15,5 millions d’euros. Mais ce n’est sans doute pas cette justice qu’il faut au combat de Ken Saro Wiwa et du peuple ogoni.

    « Et comme j’allais, je pensais à la guerre qui a abîmé ma ville Dukana, rendu tellement de gens inutiles, en a tué tant d’autres, a tué ma maman et mon épouse, Agnès, ma belle et jeune épouse, avec J.J.C et qui m’a rendu comme un lépreux parce que je n’ai plus de ville où aller. Et je pensais comme j’étais fier d’aller à Soza et je voulais m’appeler ‘Sozaboy‘. Mais maintenant si quelqu’un mentionne la guerre ou même une bagarre, je veux courir et courir et courir et courir.’’ (Ken Saro-Wiwa, Sozaboy)

    Il y a treize ans, Ken Saro-Wiwa junior et les familles des huit autres Ogoni assassinés par l’Etat du Nigeria en 1995, en plus de deux autres Ogonis, déposaient trois plaintes séparées contre la Royal Dutch Petroleum, Shell Petroleum Development Corporation (SPDC) et Brian Anderson, l’ancien PDG de la SPDC. Les plaignants accusent la compagnie pétrolière de violations des Droits de l’Homme, d’avoir armé l’armée nigériane et d’être complice de l’exécution extrajudiciaire de 9 Ogonis en 1995.

    Le procès contre Shell devait commencer le 26 mai. Il avait été reporté sine die. Le mardi 9 juin 2009, on apprend que Shell, au terme d’un arrangement à l’amiable, a décidé de verser aux familles des victimes la somme de 15,5 millions de dollars, dont 5 millions de dollars dans un fonds en faveur du peuple Ogoni. La compensation a été offerte sans reconnaissance de torts quelconques.

    Si cet accord est perçu comme une victoire pour les Droits de l’Homme, il n’en soulève pas moins des questions inquiétantes en ce qui concerne les procès que pourraient intenter des communautés autochtones locales aux multinationales coupables de violations des Droits de l’Homme et d’atteintes à l’environnement.

    Il est impossible de séparer les actions des compagnies pétrolières qui opèrent dans le delta du Niger des actions du gouvernement du Nigeria dans cette région. Leurs relations, quoique complexes, sont basées sur le profit à l’exclusion de toute autre considération. En échange du pétrole du delta du Niger, les compagnies pétrolières, avec le soutien de l’Etat du Nigeria, laissent derrière elles un désastre écologique, des villes et des villages en ruines, la mort par le feu, la pollution et les balles des militaires nigérians.

    Shell et les autres compagnies pétrolières qui opèrent dans la région détiennent la palme de la pire dévastation de l’environnement au monde. Ceci inclut la pollution de l’air et de l’eau, la dégradation des terres arables, les dommages à la faune aquatique, la rupture des systèmes de drainage, les incendies dus au pétrole qui ont fait des morts et des grands brûlés en dehors de toute possibilité d’accès aux soins médicaux. Les oléoducs qui fuient, et dont un bon nombre passent dans les villages, devant les maisons, les gaz qui brûlent et qui rejettent des gaz toxiques et d’autres poisons dans l’atmosphère, sont responsables de ces dommages.

    Feu le professeur Claude Ake, mort dans un accident d’avion en 1996, usait du terme ‘’militarisation du commerce’’ pour décrire la relation entre Shell et le gouvernement militaire du Nigeria. Il faisait référence à l’alliance contre-nature qui a conduit à la collaboration entre Shell et les militaires pour planifier la mort de Ken Saro-Wiwa et des 8 Ogonis, ainsi que des milliers d’autres qui ont été mutilés et tués depuis 1990. Bien qu’Ake faisait référence au gouvernement militaire de feu Sani Abacha, rien n’a changé depuis 1995, en dépit de la ‘’démocratie’’. Au contraire, le delta a connu plus de violence sous les gouvernements d’Obasanjo et de Yar’ Adua que sous les dictatures militaires.

    Il y a un mois, les Joint Task Forces (JTF) pour le delta du Niger, de l’armée nigériane, ont lancé une attaque violente et soutenue à des fins de punition collective des communautés de la région, cette fois les Warri du Sud-Ouest. Et ce, sous prétexte de déloger les militants prétendument cachés dans les criques. Le nombre des morts n’est pour l’instant pas connu, mais les estimations vont de quelques centaines à plusieurs milliers, avec, de surcroît, 25 000 déplacés. Les jeunes courent un risque particulier. Ce sont eux qui, par le passé, ont été arrêtés par le JTF, prétendant qu’ils étaient des militants, alors que leur seul crime est d’être juste des hommes dans la force de l’âge.

    C’est dans ce contexte que nous devons voir l’accord survenu entre les familles des neuf Ogonis et Shell. Dans cette affaire, le choc émotionnel des plaignants ne doit pas être sous estimé. Elle survient à un moment où ils ont besoin de pouvoir reconstruire leur vie et envisager le futur. Il n’y a pas de doute que c’est une victoire d’avoir réussi à pousser une multinationale aux portes d’un procès ; ceci n’est pas rien. C’est représentatif d’une mouvance émergeante qui a réussi à faire rendre des comptes aux multinationales pour leurs actions.

    Ce cas s’ajoute à la jurisprudence qui a commencé à se construire avec le procès de Bowoto contre Chevron (le plaignant a perdu le procès) et renforce le fait que des compagnies enregistrées aux Etats Unis peuvent être amenées à comparaître en justice pour des atrocités commises outre-mer, même si justice n’est pas rendue dans tous les cas. En même temps, nous devons être conscients qu’en dépit du jugement d’une cour de justice au Nigeria, qui a condamné Shell a versé $ 1,5 milliards aux aborigènes Ijaw, dans l’Etat de Bayelsa, la multinationale a, jusqu’ici, refusé d’obtempérer. Ceci est le reflet du complet dédain et du manque de respect des multinationales à l’égard de la justice nigériane.

    Ce cas présent a été porté devant la justice par les familles de neuf Ogonis ; il ne l’a pas été au nom du peuple Ogoni. Quelle est la portée de cette victoire et quelles sont ses implications pour d’autres plaintes contre Shell et peut-être d’autres compagnies pétrolières opérant au Nigeria ? Les 15,4 millions de dollars, bien que constituant une somme considérable pour les plaignants, n’est qu’une goutte dans l’océan de pétrole de Shell.

    Bien que légalement Shell ait assorti cet accord d’une non reconnaissance de tort, il y a lieu pour les plaignants de se réjouir, étant donné que le public va tirer ses propres conclusions quant à la signification de l’arrangement à l’amiable consenti par la multinationale. Mais cet arrangement peut aussi signifier, pour les autres compagnies pétrolières, que le prix de l’impunité équivaut à la production d’un jour du pétrole des Ogoni, des Ijaw ou des Itsekiri.

    Alors que les familles des neuf Ogonis peuvent célébrer une victoire partielle et se sentir soulagées d’en avoir fini avec des années d’angoisse et de durs combats pour porter leur cause devant la justice, il est difficile d’ignorer l’arrière-goût amer laissé par les eaux polluées, les rivières empoisonnées, les gaz et les émanations toxiques et la destruction des communautés exploitées et vivant dans le stress. Un fardeau porté par le peuple Ogoni depuis des décennies. La destruction des communautés et de l’environnement est à mettre au compte aussi bien des multinationales, y compris Shell, que de l’Etat du Nigeria.

    Que Shell ait été contraint de payer - sans reconnaissance de tort - est déjà une sorte de victoire. Mais nous devons être attentif de ne pas confondre, dans l’euphorie du moment, cette victoire avec la justice. Ce n’est une justice ni pour les familles des neuf Ogonis, ni pour le peuple Ogoni. La nécessité de combattre pour la justice et d’amener les coupables de tels crimes devant la justice reste entière. Comme le combat des Ogonis, initié par Ken Saro-Wiwa, a inspiré d’autre peuples du delta pour exiger des compagnies pétrolières justice et équité, ce procès en a inspiré d’autres et il dépasse ainsi la cause représentée par les plaignants. Nous devrions nous souvenir qu’en ce moment la violence militaire et la dévastation de l’environnement continuent de détruire la vie des gens. La question finale est maintenant de savoir si Shell, Elf, Mobil et Chevron vont être motivés à réparer les dommages ou si les choses demeurent inchangées.

    Il y a nombre d’autres cas en suspens contre Shell au Nigeria, y compris une plainte collective déposée par les Ogonis. Il est peu probable que Shell propose un arrangement à l’amiable. Il nous appartient de veiller à ce que justice soit faite pour les Ogonis, publiquement. Générons de larges discussions publiques pour soutenir leur combat pour obtenir justice.

    Dors bien Ken
    Et souris à tes tueurs
    Bien qu’étant à quelques pieds sous terre
    La lutte que tu as initiée continue
    (Danson Kahyana)

    * Sokari Ekine a un blog à Black Looks

    * Firoze Manji est le rédacteur en chef de Pambazuka News

    * Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka ou à

    (Les détails du procès et de l’accord peuvent être trouvés sur

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  • Cinq journalistes gambiens, membres du Syndicat de la presse gambienne (GPU), ont été arrêtés le 15 juin après la publication d'un communiqué critiquant le président Yahya Jammeh. Leur arrestation a eu lieu après la publication par le GPU d'un communiqué qualifiant de "provocateurs" les propos du président concernant l'enquête sur l'assassinat en 2004 du journaliste gambien, Deyda Hydara. Dans son communiqué le GPU appelle le gouvernement à mener une véritable enquête. Les journalistes arrêtés risquent d'être inculpés pour sédition ou incitation à la haine contre l'autorité.

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  • Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a réclamé le 15 juin à trois quotidiens marocains des dommages et intérêts de 90 millions de dirhams (environ 8 millions d'euros) pour "atteinte à la dignité d'un chef d'Etat". A savoir e 30 millions de dirhams pour chacun des journaux marocains: Al Jarida Al Aoula, Al Ahdath Al Maghribia et Al Massae". Les trois journaux indépendants sont poursuivis dans des dossiers distincts pour avoir "diffamé" Mouammar Kadhafi dans des articles de presse.

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  • Deux journalistes sénégalais ont été condamnés le 16 juin à trois mois de prison pour "injures publiques" à l'encontre de la vice-présidente de l'Assemblée nationale. Ils restent cependant en liberté, la défense ayant fait appel de cette condamnation. Selon leur avocat, s'ils sont définitivement condamnés ils devront en outre "payer 10 millions de francs CFA" (plus de 15. 000 euros). Le parquet avait requis à leur encontre trois ans de prison et 500 millions de francs CFA (plus de 762. 000 euros) de dommages et intérêts.

  • La médiation internationale en vue d'une sortie de crise à Madagascar a annoncé le 16 juin la suspension jusqu'à nouvel ordre des négociations qui rassemblaient les principales mouvances politiques du pays. La décision a été prise pour réfléchir aux stratégies de négociation, mais aussi pour donner aux protagonistes malgaches le temps de réflexion nécessaire pour faire des concessions, explique le médiateur de l'Union africaine (UA). Selon lui, des blocages existent, causés par des raidissements et des préalables posés par les différentes mouvances.

  • II aura, jusqu’au bout, donné sa vie pour la légalité républicaine. Ancien compagnon et ami de Mamadou Tandja, Moumouni Djermakoye a préféré la légalité républicaine au compagnonnage et à l’amitié. Ces derniers temps, il avait pris ses distances vis-à-vis du président Tandja qui, contre vents et marées, tient à réviser la Loi fondamentale pour continuer à rester au pouvoir. C’est en pleine manifestation contre cette mesure, le 14 juin, qu’il est décédé.

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  • Le scénario, très africain, en rappelle un autre : après avoir longtemps laissé entendre qu’il pourrait répondre “à l’appel du peuple” en révisant la Constitution qui limite les mandats présidentiels à deux, le président Tandja a dû déchanter : le Conseil constitutionnel lui a opposé un avis défavorable. Il sort alors la carte de rechange et projette un référendum pour une prolongation de mandat de trois ans. Le Conseil constitutionnel lui signifie une opposition, sans appel en droit nigérien. Entre-temps, l’opposition politique et la société civile se sont mobilisées et la protestation a commencé par une grande manifestation, le 14 juin, à Niamey. Mais dans sa fuite en avant, Tandja a dissous l’Assemblée nationale qui, au Niger, élit en son sein le Conseil constitutionnel. Ce qui veut dire qu’un autre coup de force prorogatif en Afrique débute.

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  • Devant l’arrangement à l'amiable pour 15,5 millions $ convenu par Shell avec les familles des neuf militants ogoni tués en 1995, Sokari Ekine et Firoze Manji estiment que la victoire ne doit pas être confondue avec la justice. Bien que représentatif de l'émergence d'un mouvement en poussant une multinationale aux portes d'un procès, les questions sur la région du Delta du Niger et les graves atteintes à l’environnement et aux Droits de l'homme demeurent, avec la négation, par Shell, de toute responsabilité dans ses actions. Nous devons continuer à soutenir les nombreux procès contre Shell qui se poursuivent encore, soutiennent Ekine et Manji et de veiller à ce large débat qui permet d'établir une justice plus large pour le peuple Ogoni et tous ceux qui souffrent de l’exploitation causée par la multinationale, le gouvernement nigérian et par-delà eux.

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