Centrafrique : Après le chaos, la crise humanitaire

Plongé dans la peur et le chaos, la République centrafricaine a désormais un cataclysme moins évident à régler : la crise humanitaire. La prise de Bangui dimanche 24 mars par les rebelles de la Séléka plonge à nouveau le pays dans un gouffre humanitaire profond. Une large partie des populations centrafricaines, plus de 60%, vivaient déjà dans des conditions précaires sous la présidence de Bozizé. Insécurité, chaos et pillage ne font pas bon ménage dans la capitale où près d’un tiers des habitants de Bangui vit dans la pauvreté. Ce cocktail dramatique contribue à rendre la population vulnérable, contrainte de migrer vers des zones sûres.