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La mort prématurée du Dr Tajudeen Abdul-Raheem, le jour de la commémoration de la Libération de l'Afrique 2009, a frappé de stupeur le monde panafricain. Cette sélection de cartes postales panafricaines montre quel brillant orfèvre des mots il fut.

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Food Rebellions! Food Rebellions! Crisis and the hunger for justice Eric Holt-Giménez & Raj Patel.

Food Rebellions! takes a deep look at the world food crisis and its impact on the global South and under-served communities in the industrial North. While most governments and multilateral organisations offer short-term solutions based on proximate causes, authors Eric Holt-Giménez and Raj Patel unpack the planet's environmentally and economically vulnerable food systems to reveal the root causes of the crisis.

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Pambazuka news (Ed. française) ISSN 1753-6847

CONTENU: 1. Chroniques, 2. Commentaires & analyses, 3. Plaidoyers & campagnes, 4. Femmes & genre, 5. Droits humains, 6. Réfugiés & migration forcée, 7. Elections & gouvernance, 8. Corruption, 9. Développement, 10. Santé & VIH/SIDA, 11. Éducation, 12. LGBTI, 13. Environnement, 14. Média & liberté d'expression, 15. Conflits & urgences




Sommaire de cette édition

CHRONIQUE : Message à la révolution burkinabé
COMMENTAIRES ET ANALYSES : Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal : L’axe des nouveaux perturbateurs ?
PLAIDOYERS ET CAMPAGNES : Soutien à la révolution burkinabé et leçons pour le Bénin
FEMMES ET GENRE : Togo : L’époux partage désormais le rôle de chef de famille avec la femme.
DROITS HUMAINS : Afrique du sud : La police ouvre une enquête à propos de la résidence de Jacob Zuma.
REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Burundi : Plus de 7 000 réfugiés congolais vivent difficilement au camp de Musasa.
ELECTIONS ET GOUVERNANCE : Afrique : Après le Burkina, à qui le tour ?
CORRUPTION : Côte d’Ivoire : Comment le racket grippe les efforts du gouvernement.
DEVELOPPEMENT : Afrique : L’économie africaine croit, contre vents et marées.
SANTE ET VIH SIDA : Afrique : Où sont passés les milliardaires africains dans la lutte contre Ebola ?
EDUCATION : Cameroun : Boko Haram fait régner la peur dans les écoles.
LGBTI : Botswana : La justice autorise les homosexuels à avoir leur association.
ENVIRONNEMENT : Afrique du sud : Prétoria envisage de faire commerce des cornes.
MEDIAS ET LIBERTE D’EXPRESSION : Cameroun : 3 journalistes assignés à résidence par le tribunal militaire.
CONFLITS ET URGENCE : Afrique du sud : L’explosion de la centrale syndicale Cosatu, un séisme.




Chroniques

Message à la révolution burkinabé

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/features/93432


cc TG
Le peuple burkinabé a montré que l’insurrection s’impose désormais aux peuples comme moyen ultime d’expression de la souveraineté populaire. Ce n’est pas pour rien qu’on voit aujourd’hui, tout le monde féliciter le peuple Burkinabe pour sa prouesse.

Chers amis,

Le peuple burkinabe vient de montrer en direct à travers les mass-médias du monde entier, ce dont est capable un peuple quand il est poussé à bout. Vingt sept ans de crimes, de vols, de déstabilisation de pays alentours, 27 ans de turpides que Blaise Compaoré entendait poursuivre avec le soutien de ses pairs de la sous-région et de ses maitres étrangers. En dispersant les députés achetés de l’Assemblée nationale burkinabe, les travailleurs, la jeunesse, tout le peuple du Burkina-Faso a montré que rien n’est supérieur à la volonté populaire, pas même une Constitution que Compaoré et ses comparses n’ont cessé de manipuler à leur guise selon leurs intérêts depuis un moment.

Cette leçon en direct que le peuple burkinabe vient d’administrer est un grand soutien au peuple béninois et à tous les peuples qui se battent contre tous les satrapes et tous les régimes autocratiques qui les oppriment. Elle ridiculise les personnes bien pensantes, les opportunistes et les couards qui ne cessaient de raconter que l’insurrection populaire n’est pas possible et qu’eux autres sont contre la violence. Ce que tout le monde a vu au Burkina-Faso, c’est que, c’est l’armée de Compaoré qui a tiré sur le peuple, faisant des dizaines de victimes et de blessés. Comme il est démontré en direct, aucune armée, aussi puissante soit-elle ne peut venir à bout d’un peuple déterminé et insurgé.

L’insurrection s’impose désormais aux peuples comme moyen ultime d’expression de la souveraineté populaire. Ce n’est pas pour rien qu’on voit aujourd’hui, tout le monde féliciter le peuple Burkinabe pour sa prouesse. Ceux-là ont-ils déjà oublié les propos qu’ils tenaient il n’y a pas si longtemps contre l’insurrection populaire ? C’est le lieu de dénoncer le rôle de l’impérialisme français qui a tout fait pour mettre à l’abri son agent Compaoré exécutant de ses basses œuvres en Afrique. Nous exigeons aussi de Yayi Boni, le renvoi au Burkina, des criminels qui sont venus trouver refuge au Bénin.

Les évènements au Burkina-Faso ne doivent pas seulement nous servir d’épouvantail pour faire pression sur Yayi Boni et ses sbires ; ce qu’on entend aujourd’hui, c’est : « attention Yayi Boni, si vous touchez à la Constitution, le peuple va bouger » ; or tout le monde voit que Yayi Boni ne peut plus oser toucher à la Constitution mais user de ruse pour s’éterniser au pouvoir ou faire continuer le système mafieux qui sévit au Bénin depuis le renouveau dit démocratique. Le problème qui se pose aujourd’hui, c’est de rompre avec le système mafieux et corrompu né de la Conférence nationale. Un système qui permet à certains repris de justice de se réfugier à l’Assemblée nationale avec le titre « d’honorables » pour échapper à la justice. Un système où l’impunité est reine.

Ce qu’il y a d’urgent dans notre pays, c’est demander des comptes à Yayi Boni sur les nombreux scandales de son pouvoir : « Icc-Services, Maria-Gléta, siège de l’Assemblée Nationale, villas Cen-Sad, etc. ».

Peut-on dire qu’on soutient l’insurrection populaire au Burkina et continuer de soutenir le Cos-lépi que Yayi a mis en place pour duper le peuple ? Peut-on croire en des élections crédibles avec un organisme corrompu qui s’occupe d’une Lepi qui n’existe pas et que personne n’a jamais vue ? Peut-on continuer de laisser Yayi Boni continuer à détruire le pays comme il le fait ?

Chers amis,

Le système en place au Bénin est le résultat de la confiscation de la victoire du peuple sur l’autocratie en 1990 comme ce qu’on observe au Burkina avec le coup de force que tentent les militaires après l’insurrection pour essayer de frustrer le peuple burkinabe de sa victoire.
Soutenons le peuple burkinabe dans sa lutte pour la prise en charge de son destin.

A bas le pouvoir de Yayi Boni, complice de celui de Compaoré.

Paris le 5 novembre 2014


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**** Les opinions exprimées dans les textes reflètent les points de vue des auteurs et ne sont pas nécessairement celles de la rédaction de Pambazuka News


Blaise Compaoré en fuite, la difficile mise en place d’une transition

Bruno Jaffré

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/features/93429


cc TAE
Après la chute de Blaise Compaoré, la mise en place de la transition s’annonce complexe. Des conflits se font jour. La joie éprouvée par la population à l’annonce de la fuite de Blaise Compaoré n’a été que de courte durée. Il faut se rendre à l’évidence, différentes forces s’affrontent pour diriger la transition. Mais pour y voir clair, il est impératif de savoir ce qui s’est effectivement passé les 30 et 31 octobre.

LA PREPARATION DE L’INSURRECTION POPULAIRE

C’est le 20 octobre que le Conseil des ministres annonce que le projet de changement constitutionnel qui doit permettre à Blaise Compaoré de rester au pouvoir, va être soumis à l’assemblée nationale. Dès le 21 octobre des manifestations se déroulent à Ouagadougou, essentiellement des barrages de route pour tenter de bloquer la circulation. Elles deviennent plus organisées quelques jours plus tard avec le renfort du Balai citoyen et des comités contre le référendum. Elles vont se dérouler presque sans interruption, soit des barrages de route, des tentatives d’occupation de place, des caravanes qui sillonnent la ville. Le 27 octobre ce sont les femmes qui manifestent à la Maison du peuple et forcent les barrages pour sortir dans la rue, avec à leur tête la député Saran Séréme, longtemps députée du Cdp, qui a créé un parti d’opposition il y a un peu plus d’un an.

La manifestation du 28 octobre, à l’appel du chef de fil de l’opposition et des organisations de la société civile fut un extraordinaire succès. Le chiffre d’un million de personnes a été avancé. Il est difficile de le vérifier, alors que la population de Ouagadougou compte 4 millions d’habitants. Le chef de file de l’opposition avait appelé à la désobéissance civile, sans, semble-t-il, donner alors de consigne précise.

Par contre, avec à leur tête les leaders du Balai citoyen, des jeunes ont tenté de camper sur la place, rebaptisée de nouveau place de la Révolution, le nom qu’elle portait pendant la révolution. A la mort de Thomas Sankara, elle est devenue la « place de la Nation ». Ils sont rejoints par un ancien compagnon de Thomas Sankara, le capitaine Boukary Kaboré, en retrait de l’armée. Les forces de l’ordre sont arrivées. Après négociation, les leaders du Balai citoyen ont accepté de quitter les lieux pour éviter les violences et sont partis sillonner la ville pour appeler à la mobilisation. Le lendemain, de nouveau, ils ont sillonné la ville en caravane appelant la population à se rassembler autour de l’Assemblée nationale le 30 octobre, date à laquelle devait être mis au vote, à l’Assemblée nationale, le projet de changement de Constitution. Et le soir, ils se sont de nouveau retrouvés, déterminés à passer la nuit sur les nattes à la place des Nations Unies, proche de l’Assemblée Nationale. Ils ont alors été chargés violemment par les forces de l’ordre. Les députés avaient peu à peu été acheminés à l’hôtel indépendance Azalaï, tout proche de l’Assemblée nationale, pour qu’ils puissent s’y rendre sans encombre.

De son côté le chef de file de l’opposition avait publié un communiqué, dans lequel il exigeait au président de l’Assemblée nationale de permettre à la population de suivre les débats. L’attention des principaux partis politiques était portée sur la préparation des débats. Ils tentaient de convaincre des députés du Cdp ou de l’Adf Rda, partisans du changement constitutionnel de voter contre leur parti. Notons tout de même que le langage est quelque peu différent de la part de Me Bénéwendé Sankara, président du Front progressiste sankariste qui, dans un communiqué, appelle à l’insurrection populaire.

30 OCTOBRE L’INSURRECTION POPULAIRE

Le jour J, le 30 octobre. La plupart des leaders de l’opposition arrivent à l’Assemblée nationale et se préparent à la séance. Dans la rue, des milliers de personnes sont rassemblées Place de la révolution. Ils marchent au milieu des forces de l’ordre et des militaires venus avec des chars légers. Ils sont régulièrement gazés, ce qui ralentit leur progression vers l’Assemblée nationale, mais il n’y a pas de tir. Les leaders du Balai citoyen sont parmi eux, de même que d’autres organisations comme le Collectif anti-référendum. Des forces de l’ordre sont postées tout autour de l’Assemblée nationale pour les empêcher d’approcher. Le défilé puissant s’approche à faible allure, bras en l’air. Les forces de sécurité hésitent, Tirent en l'air puis amorcent un mouvement de recul. Les images existent, impressionnantes.
Les manifestants à l'assaut de l'Assemble national 20 10 2014 © Gabriel Kambou http://www.droitlibre.net/

Avec le Balai Citoyen, au coeur de la lutte ! © Ismaël Compaoré http://www.droitlibre.net/



La voie est libre. La foule s’engouffre dans les locaux de l’Assemblée nationale qui vont être mis à sac, puis brulés. Elle se répand ensuite dans les rues et fait le tour des demeures des dirigeants du régime pour y mettre le feu. Puis elle se dirige vers le palais présidentiel. Celui-ci se trouve à Ouaga2000, un récent quartier de la ville, relativement isolé, accessible par de grandes avenues. Un long face à face commence. Difficile de savoir exactement ce qui s’est passé. Les informations sont contradictoires. On parle de mercenaires qui parlaient anglais. Une autre source récente m’explique que c’était bien la garde présidentielle qui était là. Les soldats auraient tiré en l’air, mais pas sur la foule. Le nombre de morts serait moins important que celui annoncé. Pour ma part, sur facebook, je n’ai vu que deux photos de personnes mortes pour l’instant.

Le face à face dure plusieurs heures. Une délégation est même reçue par Blaise Compaoré sans que l’on en sache, pour l’instant ce qui s’est passé. Le déroulé de la journée par Rfi ne fait mention de tirs vers la foule, seulement qu’une délégation y aurait été reçue vers 15h30. Par contre, des tirs auraient éclatés devant le domicile de François Compaoré, par sa garde privée, armée jusqu’aux dents, dans un tout autre quartier de la ville. C’est là que l’on compterait les morts.

En fin de journée la foule se replie vers la place de la révolution scandant le nom de Kouamé Lougué. Celui-ci explique sur Rfi qu’il est disponible. De son côté le général Traoré, chef d’Etat major se proclame le président du pays, mais se refuse à renier son allégeance à Blaise Compoaré. Des tractations ont eu lieu entre des militaires et le Moro Naba, l’empereur des Mossis. Le Premier ministre avait déclaré assez tôt dans la journée que le projet de révision était suspendu. Difficile de savoir ce qui s’est passé alors, mais la foule se replie. Blaise Compaoré déclare le soir, sur canal3, qu’il souhaite ouvrir une discussion avec l’opposition et lève l’Etat de siège qu’il avait décrété le même jour, sans succès, à 17h30. Visiblement l’armée ne s’était pas exécutée. Il se voit encore comme le chef de l’Etat. De nombreux pillages sont annoncés en ville, non seulement les domiciles mais aussi les magasins propriétés du clan Compaoré.

31 OCTOBRE L’ARMEE CHOISIT L’UN DES SIENS POUR LA TRANSITION

Le lendemain la foule se presse de nouveau Place de la révolution. Mais cette fois, c’est le départ de Blaise Compaoré qui est à l’ordre du jour. La démission de Blaise Compaoré interviendra en début d’après-midi. Il s’enfuira du pays peu après. On a appris depuis que la France a participé à son exfiltration. Nous y reviendrons. Une foule se rassemble aussi devant l’Etat major de l’armée. Des discussions sont engagées entre les militaires et des représentants de la société civile : Me Kam Hervé et Smockey du Balai Citoyen, Ouattara Hervé du Collectif anti référendum et les professeurs Luc Ibriga et Augustin Loada. Ils leur demandent de prendre leur responsabilité, car ils craignent que la situation devienne totalement incontrôlable. Les militaires se concertent, choisissent à l’unanimité le lieutenant colonel Yacouba Isaac Zida pour gérer la transition. Il viendra le déclarer Place de la révolution, avec à ses côté l’avocat Guy Hervé Kam, porte parole du Balai citoyen, dans une déclaration rédigée avec des membres de la société civile dans l’après midi. Il proclame la suspension de la Constitution et la mise en place d’un organe de transition « en accord avec toutes les forces vives de la nation en vue d’organiser une transition encadrée en vue d’un retour à une vie constitutionnelle normale ». Le général Traoré se rallie publiquement à cette proposition. La journée se termine dans le calme semble-t-il.

Le lendemain, à l’appel de Simon Compaoré, ancien maire de Ouagadougou, la population de Ouagadougou se répand dans les rues pour nettoyer la ville, faisant preuve d’un grand esprit de responsabilité. Le lendemain, une déclaration du Cfo, et des Osc (dont la liste n’a pas été publiée) demande la remise du pouvoir aux civils et appelle à une manifestation pour le lendemain. Des incidents éclatent ce jour là, mais nous ne rentrerons pas dans les détails. Finalement l’armée intervient, notamment devant la radio télévision, puis place de la révolution. Depuis, il n’y a plus d’incidents et le pays est en pleine tractation.

LES FORCES EN PRESENCE

- Le CFOP : Le Chef de file de l’opposition est un terme qui désigne le rassemblement des partis de l’opposition qui se range derrière le parti qui a obtenu le plus de députés à l’Assemblée nationale. Il s’agit en l’occurrence de l’Upc, dirigé par Zéphirin Diabré, ancien ministre de Blaise Compaoré, avant de devenir président d’Areva Afrique, poste qu’il a quitté pour se lancer dans la politique de son pays.

Nombreux sont les partis d’opposition dirigés par d’anciens ministres ou anciens dirigeants du Cdp, le parti de Blaise Compaoré. Mais il compte en son sein deux partis de gauche qui ont une certaine représentativité, l’Unir Ps de Benéwendé Sankara, qui était chef de file de l’opposition lors de la législature précédente, et le Pds Metba, dont le leader Arba Diallo, récemment disparu, est arrivé deuxième aux dernières présidentielles. Un autre parti de poids est le Mpp, dirigé par des anciens dirigeants du Cdp qui l’on quitté il y a un peu plus d’un an.

- LE BALAI CITOYEN, une association créée il y a un peu plus d’un an. A l’origine, musiciens très populaires, Sams’K Le Jah et Smockey, tous les deux ayant subi des menaces pour avoir écrit des chansons en hommage à Thomas Sankara. Cette association répond à un réel besoin de la jeunesse qui a du mal à se reconnaitre dans les partis politiques et se réclame d’une stratégie pacifiste. Elle a une communication particulièrement efficace, grâce à plusieurs membres communicateurs professionnels. Elle se réclame ouvertement des idéaux de Thomas Sankara. Elle se positionne en dehors du champ politique comme une association de vigilance citoyenne pour balayer tous les travers du régime, mais elle a pris aussi à bras le corps des problèmes quotidiens. Par exemple, elle a organisé un sit in devant la direction de la compagnie d’électricité pour protester contre les délestages trop fréquents et devant un hôpital qui fonctionnait particulièrement mal, obligeant les directeurs à s’exprimer et à faire des promesses d’amélioration.

- L’ARMEE : Il existe un corps d’élite, le régiment de sécurité présidentiel, dont les éléments sont souvent issus des commandos de Po, mais l’ensemble de l’armée s’estime défavorisé par rapport à ce régiment d’élite. Ainsi, en 2011, une révolte d’élèves, suite à la mort d’un collégien, a été suivie d’une mutinerie qui a gagné pratiquement toutes les casernes, y compris le régiment de sécurité présidentiel, ayant même entrainé la fuite de Blaise Compaoré dans un endroit sécurisé pendant une journée, et la gendarmerie. Les militaires dénonçaient leurs officiers qu’ils jugeaient corrompus. Cette mutinerie s’est terminée par une négociation en présence de Blaise Compaoré qui a probablement distribué de l’argent.

- LES SYNDICATS : Ils sont unis depuis de nombreuses années, se relayant à la tête d’une coordination. Ils sont souvent dynamiques, particulièrement la Cgtb, la plus importante d’entre elles, créée à l’origine par des militants issus du Parti communiste révolutionnaire voltaïque clandestin, qui se réclame de Staline ! Au sein de L’Ugeb, le syndicat étudiant, les militants de ce parti sont très influents. Ils critiquent Thomas Sankara parce qu’il a réprimé ses militants, qu’il a aussi vainement tentés d’associer au processus révolutionnaire. Les syndicats sont représentatifs et organisent souvent des journées de grève pour leur revendication. Ils sont aussi les plus puissants au sein de la Coordination contre la vie chère, qui a organisé, la veille de l’insurrection populaire, une manifestation, pour réclamer une amélioration de l’éducation nationale !

LA SOCIETE CIVILE : Il existe de nombreuses autres associations de la société civile. D’un côté, de nombreuses autres organisations, à l’image du Balai citoyen, qui tentent d’organiser la jeunesse, souvent de création récente. Mais aussi d’autres très actives, plutôt essentiellement composées d’intellectuels de premier plan, tel le Front de résistance citoyenne dont le porte-parole est le professeur Luc Ibriga, président du Forum pour l’alternance et Augustin Loada, directeur du Centre pour la gouvernance démocratique ou le Réseau national de lutte anti-corruption (Ren-Lac). Signalons encore une des plus anciennes, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme dans laquelle on dit les militants du Pcrv très influents.

- LE PEUPLE : C’est bien sûr le peuple qui a chassé Blaise Compaoré. Le peuple qui était de toutes les phrases de Thomas Sankara, a été effectivement le principal acteur des ces derniers jours. Il a retrouvé, depuis 2012, une certaine confiance en l’avenir, la conscience aussi de sa puissance. Ce sont des foules immenses qui ont envahi les rues.

- LES PRESSIONS EXTERIEURES : Il faut, bien sûr, parler des pressions extérieures des pays comme la France et les Etats Unis, les institutions internationales, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest qui a toujours soutenu, voire proposé le rôle de médiateur à Blaise Compaoré, l’Union européenne, l’Union Africaine et l’Onu. Toutes se manifestent aujourd’hui, bien plus fortement, par des pressions diverses, maintenant que Blaise Compaoré a fui, que lorsque il s’entêtait à vouloir changer la Constitution. Il y a tout lieu de penser que tout ce monde est vu d’une certaine méfiance du côté des Burkinabè. Car les pressions semblent beaucoup plus fortes aujourd’hui et de sources diverses, alors qu’elles étaient peu visibles pour dire à Blaise Compaoré de renoncer à son projet.

UN CIVIL OU UN MILITAIRE A LA TETE DE LA TRANSITION ?

Nous ne détaillerons pas le déroulement des jours qui suivirent les 30 et 31 octobre, car la crise qui en résulte, que le pays vit aujourd’hui, dépend essentiellement du déroulement de ces deux journées et des forces en présence.

Le Balai citoyen, avec les leaders du Gcd, du Focal et du collectif référendum sont donc venus demander aux militaires de prendre leur responsabilité. Les leaders du Balai citoyen ont subi depuis d’importantes attaques les accusant d’avoir « vendu la lutte ». Ils s’en défendent arguant du fait qu’il fallait rétablir le calme afin d’aller de l’avant alors que les pillages pouvaient encore plus d’ampleur et qu'à tout moment des massacres pouvaient intervenir devant la présidence. Ils sont apparus aux côtés du lieutenant-colonel Isaac Zida, commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle, avec qui ils ont passé de longs moments le 31 octobre. Ils l’ont accompagné pour lire le premier communiqué à la Place de la révolution, qu’ils ont contribué à écrire.

On commence à en savoir un peu plus sur ce lieutenant-colonel. Des informations circulent que je livre ici au conditionnel. Il aurait été le seul officier à ne pas avoir été inquiété lors de la mutinerie de 2011. « Il a été accusé de complicité après l’incursion d’un soldat qui a ouvert le feu l’an dernier au sein du palais. Vous vous souvenez de ce soldat, qui a fait éruption au palais, qui a tiré. Le lieutenant-colonel Zida avait été mis aux arrêts de rigueur pendant 48h avant d’être libéré », explique Francis Kpatindé, fin connaisseur de la région (voir http://www.rfi.fr/emission/20141103-francis-kpatinde-parlant-zida-leve-le-poing-comme-sous-sankara/)

A sa charge, ce qui peut expliquer la méfiance d’une partie de la jeunesse actuellement, le Régiment de sécurité présidentielle était la troupe d’élite, favorisée par le régime. Il est l’adjoint de Gilbert Diendéré, chef d’Etat-major de Blaise Compaoré, souvent cité en même temps que Blaise Compaoré lors du procès de Charles Taylor. Les hommes du commando qui a assassiné Thomas Sankara, étaient sous les ordres de Gilbert Diendéré. Et ce dernier est à l’origine de l’arrestation d’Henri Zongo et Jean Baptiste Lingani, fusillés après avoir été accusé d’avoir fomenté un complot. Mais il apparait de plus en plus qu'il a joué un rôle important pour éviter qu'on ne tire sur la foule.

Deux autres militaires se sont manifestés durant cette journée. Le général Honoré Traoré, chef d’Etat major de l’armée, connu comme un proche de Blaise Compaoré, était soupçonné à juste raison de manœuvrer au profit de Blaise Compaoré. Le nom du général Kouamé Lougué a été scandé par la foule. Il est de la génération de Thomas Sankara et a été renvoyé de l’armée, accusé de vouloir fomenter un coup d’Etat. On lui a reproché de ne pas se manifester. Mais dans une interview, il explique qu’il s’est senti en danger dans la réunion des officiers au sein de l’Etat-major. Il a de nouveau, semble-t-il, tenté, plus tard, d’aller parler à la radio, mais il en a été empêché. Surtout il n’a aucun homme de troupe et si l’armée ne se rangeait pas derrière il aurait été incapable d’imposer à celle-ci son autorité.

Les dirigeants du Balai citoyen ont dû prendre des décisions rapides. Les leaders du mouvement citoyen, se sentant responsables de cette foule, se sont donc rendus à l’Etat major pour demander aux militaires de « prendre leur responsabilité ». Ils étaient avec d'autres membres de la société civile, des intellectuels moins militants, mais très influents. Il fallait éviter un bain de sang devant la présidence, mais aussi mettre fin au pillage. Ils subissent aujourd’hui des attaques nombreuses. Ils auraient trahi la révolution, quand on ne les soupçonne pas de vouloir des postes. Pour ceux qui les connaissent, c’est particulièrement malhonnête. En réalité, les dirigeants de l’opposition sont arrivés très tard. Sans doute ne savaient-ils pas quoi faire.
Les attaques viennent aussi d’autres organisations de la société civile. Le Balai citoyen en accuse certains de vouloir régler des comptes personnels. Le paysage est particulièrement divers et varié, quand on considère leur positionnement, leur compétence ou leur représentativité. Qu’auraient fait ces organisations si le Balai citoyen n’avait pas appelé l’armée à prendre ses responsabilités ? Peu d’entre elles auraient pu se faire écouter comme l’ont été alors les leaders du Balai citoyen dont l’un d’eux était resté dehors dans la rue pour tenter d’éviter qu’elle ne rentre de force dans l’Etat major.

Les partis politiques réunis au sein du Cfop ont pu se voir déposséder d’une victoire. Il faut reconnaitre à l’opposition le mérité d’avoir parfaitement réussi à mobiliser la population depuis juin 2013 rassemblant plusieurs fois des dizaines de milliers de personnes. Mais si elle était dirigée avant 2012 par des partis de gauche, elle est depuis les élections législatives, largement dominée par des libéraux, tous ayant un moment ou un autre collaboré avec Blaise Compaoré. Il y a donc une grande méfiance de la jeunesse envers le monde politique. Y compris envers les partis sankaristes qui se déchirent depuis longtemps. Un espoir cependant, ils ont entamé un processus d’unification qui pourrait les rendre plus crédibles et plus puissants.

Il faut ajouter que l’opposition n’a pas proposé de nom. Les plus en vue, ont des ambitions présidentielles. La situation sécuritaire étant maitrisée, les discussions peuvent désormais s'étaler dans le temps, mais le 31 octobre il fallait des décisions rapides.

Lors du débat sur France24 le 3 novembre, lorsque j’ai expliqué que les dirigeants ont été, un long moment où tout pouvait basculer, aux abonnés absents, le représentant sur le plateau de l’Union pour le changemen), le parti de Zéphitien Diabré, a répondu qu’il fallait qu’ils se concertent. Il fallait pourtant bien éviter le bain de sang, en particulier devant la présidence, tout comme les pillages et faire au plus vite.

De son côté le Pcrv dispose d’une certaine force militante. Depuis de nombreuses années il explique qu’il faut préparer une insurrection populaire. Les organisations dans lesquelles ils ont une certaine influence, comme la Ccvc appelait la veille de l’insurrection à une réforme de l’éducation nationale ! On notera par contre qu’après la chute de Blaise Compaoré ils ont appelé à rejoindre la manifestation, convoquée par l’opposition et « les » organisations de la société civile, Place de la révolution le 2 novembre. Si l’on connait les partis politiques, la liste de ces Osc n’a pas été publiée, ce qui pourrait mettre en doute la représentativité du signataire, censé les représenter.

UNE TRANSITION SE MET EN PLACE

Depuis quelques jours, le pays subit d’intenses pressions de la part de la plupart des institutions internationales, mais aussi de la France et des Etats Unis. La seule question qui compte serait le retour au pouvoir des « civils ». On peut s’étonner de ce réveil tardif après des interventions, avant la chute de Blaise Compaoré, plutôt peu incisives. Maintenant par contre il est question de sanction. Sans forcément l'annoncer, une succession de messages fermes incitant Blaise Compaoré à partir aurait peut-être eu un résultat. Par contre, ces pays et institutions internationales ont tous vantés, encore très récemment les qualités d’ « homme de paix » de Blaise Compaoré. Pourtant tous les diplomates connaissent le passé peu glorieux de Blaise Compaoré, impliqué dans les effroyables guerres du Libéria, de Sierra Leone, de Côte d’Ivoire et soutenant des mouvements rebelles au Mali. D’autant plus que, en ce qui concerne la guerre de Sierra Leone, qui n’est qu’un appendice de la guerre du Libéria, il a été de très nombreuses fois cité, lors du procès de Charles Taylor. Aurait-on peur d’un jugement public de Blaise Compaoré qui mettrait à nu toutes les complicités qui l’ont propulsé, comme homme de paix, et soutenu jusqu’au dernier moment ?

LA SITUATION SEMBLE MAITRISEE

Les discussions semblent intenses, la consultation très large. Le lieutenant colonel Zida semble donner des signes de bonne volonté. Et puis, ce pays a connu un président militaire, en la personne de Thomas Sankara, qui a bien mieux fait pour son pays que les civils qui s'étaient succédés avant lui. Gageons que ce pays va vers une transition consensuelle apaisée. Et des élections rapides, ce que tout le monde souhaite. Mais seulement un peu plus de 50% de la population en âge de voter est inscrite sur les listes électorales. Il faudrait donc rouvrir les listes pour les jeunes en particulier massivement. Une question reste posée importante pour l’avenir. La jeunesse va-t-elle se reconnaitre chez l’un ou l’autre des dirigeants des partis politiques ? Car tout porte à croire que c'est bien au moment des élections que l'avenir du pays va se jouer, maintenant que Blaise Compaoré a été chassé. Mais ne risquent-elles pas de voler au peuple burkinabé sa révolution si le président élu ne connait, pour développer son pays, que les recettes libérales?

PS : d'autres vidéos sur l'insurrection populaire à http://www.droitlibre.net/-burkina-faso-.html
Pour comprendre comment de tels évènements se sont produits, on se reportera à mes articles précédents ci-dessous. Vous comprendrez alors que cette insurrection était prévisible alors qu'elle semble avoir surpris tout le monde...
- http://bit.ly/1vhuJuZ
- http://bit.ly/1EQF0gA
- http://bit.ly/1uxEAeb
- http://bit.ly/1pzaCnG
- http://bit.ly/1H8Dn1Z
- http://bit.ly/1EUmPsr
- http://bit.ly/1uxFqaT


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** Bruno Jaffré anime un site consacré3 au président Thomas Sankara2

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Commentaires & analyses

Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal : L’axe des nouveaux perturbateurs ?

Ababacar Fall «Barros»

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/comment/93431


cc TIA
Pour avoir endossé, de fait le Pacte colonial avec Blaise, ces dernières décennies, certains politiciens répugnants ‘’se faufilent au pouvoir lorsque le peuple se bat’’. Les gesticulations, les tractations de ces ‘’envoyés spéciaux’’ autour de la ‘’la table de la Cedeao’’, à Ouagadougou, ne visent qu’un seul objectif : faire de sorte la situation n’échappe pas à la ‘’Françafrique’’.

Le président français, François Hollande, depuis le Québec, a avoué que la France, a aidé à faire exfiltrer Blaise Compaoré de Ougadougou vers la Côte d’Ivoire. Auparavant, un Sénégalais, ‘’spécialiste de la guerre’’, et les ‘’médiamensonges’’, ont tenté de brouiller les pistes en désignant Po et le Ghana, comme destinations du ‘’fugitif’’. Sachant bien que le Po de 1983 n’est plus celui du 31 octobre 2014. Et que le Ghana où vit la sentinelle Rawlings n’était pas la bonne destination pour l’assassin de Sankara, de Lingani, de Zongo, le journaliste brûlé vif avec quatre de ses compagnons dans leur véhicule. Toutes affaires non élucidées

Tous les observateurs avertis, à l’exception des journalistes + (plus) et autres chroniqueurs + (plus), savaient pertinemment que la destination de l’homme des occidentaux, la France en tête, était immanquablement la ‘’Cote d’Ivoire’’ d’Alassane Ouattara, de Guillaume Soro. Ce pays n’est pas choisi au hasard. Loin s’en faut.

- Les africains sérieux ont trouvé ridicules les gesticulations puériles et les menaces de sanctions envers le Burkina actuel lancées par l’Union africaine, ainsi que le déplacement de la délégation composée des présidents du Sénégal et du Nigéria. La réaction fut unanime : ‘’Pourquoi ils n’ont pas menacé de sanctions Blaise lorsqu’il s’est entêté à modifier la constitution ?’’

Les événements survenus au Burkina mettent avec netteté, en évidence, l’ordre colonial qui prévaut dans le pré-carré français, en Afrique de l’Ouest. Cela, particulièrement, en rapport avec les précédents événements survenus au Mali et en Cote d’Ivoire. Dans ce dernier pays, Chirac, Sarkozy, puis Hollande, tous dans le contexte de rivalités inter-impérialistes ne voulaient, pour rien au monde, perdre la Côte d’Ivoire et les Etats ‘’baignés’’ par le pétrole du Golfe de Guinée où des milliards de barils de pétrole y sont repérés dans l’océan. Il n’est point besoin de faire un dessin pour montrer que Ouattara, ancien commis expéditionnaire de la Bceao et du Fmi, et Blaise Compaoré, le barbouze, sont les agents attitrés pour défendre les intérêts occidentaux.

Concernant le Mali qui entre dans le dispositif impérialiste pour le contrôle des matières premières, le Journal sénégalais l’As du 31 octobre, nous apprend qu’ ATT, (Amadou Toumani Touré), ancien président du Mali, qui se la coule douce à Dakar, aux frais du contribuable sénégalais, venait de déménager du ‘’Petit Palais’’ , traditionnellement maison du Premier ministre, au quartier chic de Ngor Almadies. Mais pourquoi ATT est chouchouté et dorloté par l’Occident ? Nos stratèges les ‘’spécialistes machin’’, passent sous silence le fait que c’est à cause du laxisme (calculé ?) d’ATT, par rapport à la gestion du dossier du Nord-Mali, que Amadou Yaya Sanogo (étiqueté pro-américain), l’avait débarqué. Et que ce changement a profité à Ibrahima Boubacar Keita (IBK).

Après son élection à la présidence du Mali, ce dernier a nommé l’officier des bérets verts, général d’armée. Mais très vite, obéissant à l’injonction de ses amis occidentaux, IBK le mit aux ‘’arrêts de forteresse’’. Ce qui fait que depuis plus d’un an, on ne parle plus de lui. Sauf qu’hier on a cherché à lui coller le corps exhumé du colonel Youssouf Traoré, tué dans une mutinerie, en septembre 2013.

En tout état de cause, tous les hommes et femmes, de quel bord politique, syndical, religieux, de la société civile, démocrate, épris de justice, devraient simplement demander justice pour le Général Sanogo. C’est–à-dire ; qu’il soit jugé ou libéré. Rappelons-nous qu’après avoir trainé dans la boue Sanogo et calomnié l’armée malienne, des armes commandées pour le Mali furent bloquées dans les ports de Dakar, Togo ou Cotonou. La suite est connue, un boulevard a été ouvert aux djihadistes vers le Mali.

Aujourd’hui, Macky Sall est présenté par ‘’des cabinets de propagande’’ comme celui qui pourrait remplacer Blaise dans la ‘’mission de médiateur volontaire’’. En tout cas, cette mission sur le Burkina, accompagnée du débonnaire au chapeau noir (qui aurait dû rester dans son fief du Nigéria, pour en découdre avec Boko haram), n’a pas impressionné l’opposition qui a vite fait d’éventrer le complot qui consistait à remettre en selle les assassins du Cdp, parti de Blaise. Car la riposte fut cinglante lorsque les envoyés de la Cedeao ont tenté de le faire avec leurs gros mots : ‘’Dialogue inclusif, consensuel’’, rappelant un ancien théoricien du dialogue de Yamoussoukro, avec l’Afrique du Sud.

C’est ‘’la ronde des hyènes autour des cimetières’’

David Diop, le poète avait vu juste ! Le branle-bas qui se déroule à Ouagadougou n’est pas pour restituer la souveraineté aux populations qui ont débarqué le potentat Blaise. Même la secrétaire d’Etat aux Affaires africaines du gouvernement américain s’est invitée au débat. Tous avancent masqués, en parlant de remettre le pouvoir aux civils. Mais quels civils ? Pour eux, le bon civil ce sera le civil ‘’modéré’’, apte à défendre les intérêts des multinationales occidentales. Mais où sont les représentants des populations, des jeunes qui recevaient les balles ?

Pour avoir endossé, de fait le Pacte colonial avec Blaise, ces dernières décennies, certains politiciens répugnants ‘’se faufilent au pouvoir lorsque le peuple se bat’’. Les gesticulations, les tractations de ces ‘’envoyés spéciaux’’ autour de la ‘’la table de la Cedeao’’, à Ouagadougou, ne visent qu’un seul objectif : faire de sorte la situation n’échappe pas à la ‘’Françafrique’’ Pour qu’il y ait un homme capable d’égaler Blaise et ses compères Déby, Sassou, Eyadema, etc. Il semble que nom de celui va conduire la transition sera connu, le 29 novembre 2014. Devinez pourquoi ? Ce sera la date d’ouverture du Sommet de la Francophonie, à Dakar !

Cela dit, nous croyons que ce qui vient de se passer au Burkina Faso va faire ouvrir les yeux à certains de nos compatriotes qui, très virulents, s’étaient attaqués à bras raccourcis, à Gbagbo, le chef d’Etat insoumis, en le traitant de tout les noms. Qu’ils sortent d’abord leurs papiers, pour pouvoir faire leur ‘’mea-culpa’’ ou autocritique ! Les aveux de François Hollande montrent pertinemment, au regard de la tentative de reconstitution du ‘’nid d’aigles’’ à travers l’axe Ouagadougou, Bamako, Abidjan, Dakar, que la France est l’un des principaux ‘’perturbateurs endocriniens’’ de la Cedeao, de l’Uemoa, voire de la Cedeao.


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** Ababacar Fall-Barros est membre du Comité contre le sommet de la Francophonie

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Plaidoyers & campagnes

Soutien à la révolution burkinabé et leçons pour le Bénin

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/advocacy/93433


cc RT
Les récents soulèvements locaux à Péhunco et à Boukombé montrent que le peuple béninois peut suivre la voie du peuple burkinabé, renouant avec les moyens qui ont permis de renverser le pouvoir autocratique de Kérékou. Les expériences de la récupération des luttes par la haute-bourgeoisie depuis 25 ans bientôt, enseignent, plus que jamais, que les travailleurs et les peuples doivent se décider à prendre et à exercer le pouvoir pour leur profit ; le pouvoir des travailleurs et des peuples dont les bases sont claires

Ce qui s’est passé à la frontière de notre pays est une aide inestimable aux luttes que mènent les travailleurs, les jeunes et les peuples du Bénin contre le pouvoir dictatorial de Boni Yayi, avatar du régime du Renouveau dit démocratique. L’insurrection du peuple burkinabé intervenue au lendemain de la marche du 29 octobre 2014 indique à notre peuple la voie contre toute velléité et manœuvre de Boni Yayi de se perpétuer au pouvoir.

Désormais, tout le monde sait, y compris Boni Yayi lui-même, que son pouvoir est fini. Désormais, pour ce dirigeant qui a commis des crimes politiques et économiques abominables, c’est comment se couvrir son arrière, en faisant pour "qu’après lui, ce soit toujours lui". Bref, comment maintenir en place le système d’arbitraire, de fraude, de corruption.

C’est ainsi qu’il faut comprendre toutes les manœuvres pour le maintien de la Lépi et du Cos-Lépi. Il s’agit de conserver la machine de fraude électorale. Avec Boni Yayi au pouvoir, il n’y aura jamais d’élections transparentes, démocratiques et crédibles dans notre pays. Plus que jamais, le peuple doit dire non à la Lépi, non au Cos-Lépi. Le Cos-Lépi, cet instrument de couverture de la fraude électorale et de pillage des ressources du pays doit être dissout.

Pour les élections communales et législatives à venir, il faut refaire une liste en dehors de celle du Cos-Lépi, une liste ad ‘hoc, une nouvelle liste à partir des villages et quartiers de ville, sous la responsabilité de la Cena en concertation avec les représentants de partis politiques toutes tendances confondues représentés ou non au parlement. Cette proposition faite par la Convention reçoit l’adhésion de plus en plus d’autres forces politiques et sociales.

Par ailleurs, si Yayi cherche à se couvrir, c’est pour ne pas rendre compte des nombreux crimes politiques et économiques commis avec sa gestion scabreuse du pays depuis 2006. Les travailleurs, les jeunes et tout le peuple doivent demander à Boni Yayi des comptes sur les nombreux crimes politiques, les scandales économiques et toutes les turpitudes.

Boni Yayi, le peuple veut savoir où se trouve Dangnivo. Qui a tué le ministre Bernadette Agbossou Sohoudji ? Qui a tué le juge Coovi, le professeur Sébastien Djènontin ? Quels châtiments ont été infligés aux assassins des paysans d’Agonvi, du jeune Fawaz de Natitingou, du jeune zémidjan de Boukombé, etc. ?

Boni Yayi, le peuple veut savoir quelles dispositions vous prenez pour sanctionner vos préfets qui violent la Constitution en interdisant les réunions et manifestations pacifiques publiques ?

Boni Yayi, quand allez-vous retirer du parlement votre projet de loi portant révision de la Constitution ? Quand allez-vous cesser de vous attaquer au droit de grève et retirer du parlement vos projets de loi anti-grève contre les travailleurs et contre les magistrats ? Quand allez-vous restituer le droit de grève aux douaniers ? Quand allez-vous cesser de procéder à des mutations punitives et autres mesures de rétorsions contre les grévistes ?

Boni Yayi, le peuple escroqué veut savoir quand allez-vous restituer les sous que vous et vos ministres avez extorqués aux citoyens dans le cadre d’Icc-services et consorts montés par vos soins ? Qu’en est-il véritablement des affaires Cen-Sad ? Qui sont les bénéficiaires du scandale de la centrale électrique de Mariagléta, de la construction du siège de l’Assemblée nationale, des surfactures des projets de construction de routes. Quels sont les véritables dessous des affaires PVI et coton ? Quels sont les dessous des scandales de la Sonacop, de la Sbee, du Port Autonome, de Bénin Télécoms, de l’Ocbn et du projet de construction ferroviaire Cotonou-Niamey ? Quand allez-vous donner le privilège aux producteurs nationaux. Quand allez-vous sanctionner les auteurs des fraudes dans les concours et des tests de recrutement à la fonction publique, des fraudeurs dans l’attribution des marchés publics ?

Les travailleurs, la jeunesse et le peuple doivent se lever sans attendre pour demander des comptes au pouvoir fini de Boni Yayi. Les travailleurs, la jeunesse et le peuple ne doivent plus accepter l’inacceptable.

Les récents soulèvements locaux à Péhunco et à Boukombé montrent que le peuple béninois peut suivre la voie du peuple burkinabé, renouant avec les moyens qui ont permis de renverser le pouvoir autocratique de Kérékou. Les expériences de la récupération des luttes par la haute-bourgeoisie depuis 25 ans bientôt, enseignent, plus que jamais, que les travailleurs et les peuples doivent se décider à prendre et à exercer le pouvoir pour leur profit, le pouvoir des travailleurs et des peuples dont les bases sont claires : limogeage et jugement des auteurs de violations des libertés ; élection et révocabilité à tout instant des responsables chargés de la gestion du bien public.

Lutter pour le départ immédiat du pouvoir de Boni Yayi, instaurer ici le pouvoir des travailleurs et des peuples, voilà les tâches qui seront en retour une aide inestimable au peuple burkinabè et certainement aux autres peuples du monde.

A bas le pouvoir décrépit de Boni Yayi !

En avant pour le pouvoir des travailleurs et des peuples !

Je vous remercie

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** La convention patriotique des forces de gauche du bénin regroupe une douzaine de formations.

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Femmes & genre

Togo : L’époux partage désormais le rôle de chef de famille avec la femme

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/wgender/93423

Selon les articles 99 et 100 nouveaux du Code togolais des personnes et de la famille, l’époux n’est plus le seul chef de la famille au Togo. Il devra partager ce rôle avec la femme à travers la responsabilité morale et matérielle du ménage et des enfants. Ainsi en ont décidé jeudi 13 novembre, à l’unanimité, les députés à l’Assemblée nationale à l’issue de la 7ème séance plénière de la 2ème session parlementaire de l’année 2014.

http://bit.ly/1t28OQZ





Droits humains

Afrique du sud : La police ouvre une enquête à propos de la Résidence de Jacob Zuma

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93381

La police a confirmé avoir ouvert une enquête sur la résidence privée de Jacob Zuma, dont la rénovation a coûté plusieurs millions d'euros aux contribuables. L'affaire traîne depuis plusieurs années. La rénovation de Nkandla – plus de 17 millions d’euros de travaux aux frais du contribuable – est une affaire qui n’en finit pas. Depuis le début, le gouvernement soutient qu’il s’agit de travaux pour améliorer la sécurité du chef de l’Etat, tandis que la médiatrice de la République, chargée de veiller au bon usage de l’argent public, dénonce des abus comme la construction d'une piscine, d'un amphithéâtre ou encore d'un enclos à bétail. Elle a conclu que le chef de l’Etat a illégalement profité de ces travaux et doit rembourser une partie de la somme engagée. Le président a-t-il personnellement demandé ses travaux ? Etait-il au courant ? Depuis des mois, l’opposition demande des réponses. Frustrée, elle a fini par porter l’affaire en justice.

http://rfi.my/10Wo5fI


Burundi : Appel à lutter contre l’impunité

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93386

Les recommandations prioritaires établies par le comité des droits de l’Homme, qui a analysé le Burundi à Genève les 8 et 9 octobre 2014, doivent être mises en vigueur avant le 31 octobre 2015. D’après ce rapport final sur le Burundi, le Comité des droits de l’homme s’inquiète du nombre important de meurtres attribués à des membres des forces de sécurité sans qu’il y ait des enquêtes. Il demande que des enquêtes impartiales et efficaces soient menées pour identifier et condamner les responsables. Le Burundi devra donc, d’ici l’année prochaine, avoir mené des enquêtes impartiales et efficaces pour identifier les responsables et les condamner à des sanctions appropriées. Il en va de même pour les cas de torture par les forces de défense et de sécurité, les services de renseignements où l’impunité des responsables se remarque.

http://bit.ly/1A6vkk6


Burundi : Peur sur Bujumbura

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93385

Les habitants de la commune Kanyosha disent vivre dans la peur panique depuis début octobre à cause des hommes en armes qui sèment la terreur. Le gouverneur de province de Bujumbura leur propose de renforcer les comités mixtes de sécurité. D’après la population, depuis le 9 octobre 2014, des hommes vêtus de longs manteaux, munis de machettes, gourdins et armes à feu, circulent la nuit. Ils procèdent à des enlèvements en pleine journée ou pendant la nuit.

http://bit.ly/1qbLQwf


Centrafrique : Bemba coupable pour la "barbarie" de ses miliciens, selon la Cpi

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93390

Jean-Pierre Bemba doit être reconnu coupable pour la "barbarie" de ses miliciens en République centrafricaine en 2002-2003, a affirmé mercredi 12 novembre, le bureau du procureur de la Cpi, alors que le procès de l'ancien vice-président congolais touche à sa fin. Jean-Pierre Bemba, 52 ans, est détenu par la Cour pénale internationale à La Haye depuis juillet 2008. Son procès s'était ouvert en novembre 2010. Le président du deuxième parti d'opposition de la République démocratique du Congo, le Mouvement de libération du Congo (Mlc), est accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre qu'aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique.

http://bit.ly/1wMI7BW


Côte d'Ivoire : Le pays africain le plus touché par l'apatridie

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93395

Le représentant résident du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Hcr), Mohammed Touré, a révélé à Abidjan que la Côte d'Ivoire est le pays le plus touché par l'apatridie sur le continent africain. "L'on estime à 700 000 le nombre de personnes qui sont soit apatrides soit à risque d'apatridie", a noté M. Touré lors d'un entretien avec des médias. Le Hcr fait remarquer que les apatrides ne peuvent pas accéder aux services sociaux de base, faute de papiers. Cette situation affecte des centaines de milliers de gens, aussi bien les adultes que les enfants.

http://bit.ly/1xOaMuh


Gambie : Condamnation des «pratiques constantes» de torture

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93399

Amnesty International a déclaré que la Gambie a, de nouveau, démontré son mépris flagrant des Droits de l'homme en refusant à une équipe de l'Onu d'enquêter sur les allégations de torture et d'exécutions extra-judiciaires dans ce pays de l'Afrique de l'Ouest. Selon le directeur régional adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique occidentale et centrale, le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extra-judiciaires, sommaires ou arbitraires et le rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants se sont vu refuser l'accès aux centres de détention où les prisonniers sont estimés être à risque élevé de torture. La Gambie a initialement accepté les termes de référence des officiels de l'Onu, mais leur a refusé l'accès à certaines zones de la prison dont l'aile de sécurité de la prison «Mile 2» dans la capitale Banjul où les condamnés à mort sont détenus, souvent à l'isolement pendant de longues périodes et soumis à la torture.



http://bit.ly/1wMIjRU


Mauritanie : Arrestations de militants anti-esclavagistes

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93410

En Mauritanie, plusieurs militants de la lutte contre l'esclavage ont été arrêtés par la gendarmerie alors qu'ils participaient à une manifestation, le 11 novembre. Au moins neuf personnes sont détenues. Ce n’est pas la première fois que des militants des Ong anti-esclavagistes sont soumis à des intimidations. Les membres de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste, qui a fait partie de la « caravane anti-esclavagiste », ont déjà été arrêtés plusieurs fois. Les mobilisations contre l’esclavage sont toujours importantes en Mauritanie où le phénomène perdure même après l’abolition en 1981.

http://rfi.my/11cV0MY


Sénégal : Le procureur spécial du Procès de Karim Wade limogé

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93389

Alors que le procès de Karim Wade pour enrichissement illicite est en cours depuis trois mois et demi, le procureur spécial Alioune Ndao, qui portait l'accusation depuis deux ans, a été brutalement remplacé sur décision du président Macky Sall. Sans la moindre explication. Pendant six mois, cet ancien commissaire de police reconverti dans la magistrature avait conduit de façon discrétionnaire l'enquête préliminaire contre Karim Wade et ses présumés complices avant de passer le relais, en avril 2013, à la Commission d'instruction de la Chambre de répression de l’enrichissement illicite. Son remplaçant, Cheikh Tidiane Mara, est un magistrat ayant officié pendant 17 ans au Tribunal pénal international pour le Rwanda avant de revenir au Sénégal en 2013.

http://bit.ly/11iNIqN


Rdc : Comprendre le procès Bemba en 5 questions

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93414

Après les déclarations finales de l'accusation et de la défense, l'affaire Bemba est désormais mise en délibéré. En attendant le verdict, retour en cinq questions sur un procès qui s'est ouvert en 2010…

http://bit.ly/1BIk8vQ


Rd Congo : Le général Kakwavu condamné à 10 ans de prison

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93413

Ancien milicien, le général de brigade des Fardc Jérôme Kakwavu a été condamné, à Kinshasa, par la Haute cour militaire, à dix ans de prison ferme pour crimes de guerre. Il est le premier général congolais condamné par la justice de son pays pour crimes de guerre depuis le début de la première guerre du Congo (1996-1997). Le tribunal militaire a reconnu le général Jérôme Kakwavu coupable de viols répétés sur deux mineures, de deux meurtres et d’actes de tortures sur deux autres personnes. La Haute Cour est allée au-delà des réquisitions du ministère public, qui avait demandé huit ans de servitude pénale contre ce général de brigade, alors que le viol est passible de vingt ans d’emprisonnement en République démocratique du Congo.

http://bit.ly/1xOc7kN


Sénégal : Le procès de Karim Wade suspendu jusqu'au 1er Décembre

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93415

Le très médiatique procès de Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, jugé pour enrichissement illicite, a été suspendu jusqu'au 1er décembre en raison du sommet de la Francophonie prévu à Dakar fin novembre. Une annonce qui Intervient après le limogeage du procureur spécial de la Chambre de répression de l’enrichissement illicite, qui serait en désaccord avec sa hiérarchie. Ce dernier, selon la presse locale, voulait poursuivre d'autres anciens responsables, dont des ministres du président Wade, contre l'avis des autorités.

http://bit.ly/11uXmaQ


Soudan : L’armée chercherait-elle à cacher un viol collectif ?

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93419

L’armée soudanaise aurait intimidé les témoins d’un viol collectif commis par des soldats sur 200 femmes d’un village du Darfour du Sud en octobre dernier. Selon un rapport interne des Nations unies, les casques bleus de la mission Onu-Ua au Darfour n’ont pas pu enquêter dans de bonnes conditions sur ces accusations de viol collectif. La Minuad note une ambiance de peur et de silence.

http://bit.ly/1EU6CTX


Tchad : Les années noires de l'ère Habré en procès "historique" à N'Djamena

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/rights/93420

Le tribunal de N'Djamena, siégeant en session criminelle spéciale, a ouvert vendredi 13 novembre, le procès pour "assassinats" et "tortures" de 29 complices présumés de l'ex-président Hissène Habré, renversé en 1990, inculpé de crimes contre l'humanité et détenu à Dakar. Pour ce premier procès visant les crimes imputés à l'ex-président, dont certains remontent à bientôt trente ans, le principal accusé est Saleh Younous, un des anciens patrons de la sinistre et redoutée Direction de la documentation et de la sécurité (Dds, police politique). Aujourd'hui encore, signe de la terreur qu'inspirait la Dds dans les années 80, certains habitants de N'Djamena baissent toujours la voix en passant devant les anciens bâtiments de l'institution, pourtant dissoute.

http://bit.ly/1sXISqs





Réfugiés & migration forcée

Burundi : Plus de 7 000 réfugiés congolais vivent difficilement au camp de Musasa

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/refugees/93393

Plus de 7000 réfugiés congolais vivant au camp de Musasa, au Nord du Burundi, déplorent leurs conditions de vie. Ils ont saisi, le week-end dernier, l’Office de protection des réfugiés pour dénoncer cette situation. Ces réfugiés congolais se plaignent de ne plus pouvoir s’offrir une alimentation équilibrée depuis que le perdiem de leur ration alimentaire individuelle a été revue à la baisse. Elle est passée de 12,5 dollars américains à 10 dollars. Ces Congolais se plaignent également de la qualité de leurs soins de santé et des mauvaises conditions d’études de leurs enfants. Certains parents ont affirmé, sous le sceau de l’anonymat, que leurs filles mineures subissaient des violences sexuelles dans le camp de Musasa. Ces parents n’osent pas en parler au chef du camp car ils affirment subir des intimidations.

http://bit.ly/1A6vEj4





Elections & gouvernance

Afrique : Après le Burkina, à qui le tour ?

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93378

L’évolution de la situation politique au Burkina met en alerte maximum certains chefs d’Etat africains, qui craignent une éventuelle contamination de leurs populations par le syndrome burkinabé. Ainsi, dans les deux Congo (Rdc et Congo-Brazzaville), les autorités rivalisent d’ingéniosité pour empêcher leurs populations de s’informer sur les péripéties ayant conduit le peuple burkinabé à prendre ses responsabilités face à la boulimie de pouvoir du désormais ex-président Blaise Compaoré. Brouillage de signal pour perturber la réception radio-télé, censure de la presse étrangère, interdiction aux organes de presse publics de relayer les informations sur l’évolution de la situation au Burkina, menaces diverses, bref, rien n’a été épargné par Denis Sassou-Nguesso et Joseph Kabila pour empêcher leurs populations d’apprendre comment un peuple peut chasser un dictateur.

http://bit.ly/11iMpbp


Afrique : Blaise Compaoré va poser ses valises au Maroc

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93372

Si l’ancien président Blaise Compaoré a trouvé refuge à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire depuis le 31octobre, ce se serait qu’une destination provisoire. Il devrait bientôt quitter ce pays, dont il a la nationalité par les liens du mariage, pour le Maroc. Ce déplacement, selon La Lettre du Continent, a fait l’objet d’un accord entre Alassane Ouattara et le roi Mohammed VI. Il pourrait intervenir au cours de la semaine du 17 novembre, à partir d’un avion de la flotte présidentielle ivoirienne. Le départ de Blaise Compaoré devrait permettre à Alassane Ouattara d’atténuer les tensions nées de sa présence en Côte d’Ivoire où l’ancien chef d’Etat burkinabè est considéré comme le bras ayant appuyé, sinon financé, la rébellion menée par Guillaume Soro. Et depuis son arrivée en Côte d’Ivoire, la presse pro Gbagbo s’est déchaînée.

http://bit.ly/1qbL4iQ


Algérie : questions autour de l'hospitalisation Bouteflika

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93374

Abdelaziz Bouteflika est revenu à Alger samedi 15 novembre. Le président algérien était hospitalisé depuis deux jours dans le sud de la France. Le manque d'information sur l'état de santé du chef de l'état suscite la colère de ses opposants. Les autorités avaient pourtant un temps promis un communiqué mais il n'est jamais venu. Adnan Mehdi, rédacteur en chef au quotidien El Watan, n'est pas surpris par cette omerta. Pour lui, la question de la santé présidentielle est d'autant plus sensible que plusieurs partis d'opposition jugent le président incapable de gérer le pays. Ils exigent l'application de l'article 88 de la constitution pour qu'Abdelaziz Bouteflika soit destitué pour raison de santé. « C’est pour cela qu’ils [l'Etat algérien] ne veulent pas communiquer autour de cette question » insiste Adnan Mehdi.

http://bit.ly/1sXGFeI


Burkina Faso : Annulation des passeports de Blaise Compaoré et de ses proches

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93373

Les passeports diplomatiques de plusieurs dignitaires du régime déchu ont été annulés. Ce qui était dit sur un ton interrogatif s’est révélé effectif. Des sources proches du ministère des Affaires étrangères l’ont en effet confirmé. Retour de bâton ou mesures conservatoires ?

http://bit.ly/1yLUqke


Burkina : La charte de transition adoptée

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93376

Au Burkina Faso, les forces politiques et civiles sont parvenues à un accord avec les militaires au pouvoir. Le document adopté à l'unanimité, jeudi 13 novembre, prévoit un président civil pour diriger la transition. La version validée de la Charte de la transition a fait l’objet de plusieurs amendements, qui ont eu pour effet notamment de réduire le nombre d’institutions. Le Conseil national de la transition (Cnt), qui fera office de parlement, sera composé de 90 membres : 30 pour l’ancienne opposition, 10 pour l’ancienne majorité, 25 pour la société civile et 25 autres pour les forces de défense et de sécurité.

http://bbc.in/14y4LHH


Burkina Faso : Signature de la charte de transition

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93368

La charte de transition, qui va permettre de lancer concrètement les travaux de la transition politique, a été signée le dimanche 16 novembre, sous les applaudissements de tous les acteurs impliqués dans cette transition : les forces de défense et de sécurité, les partis politiques, les autorités religieuses et la société civile. Les applaudissements ont été particulièrement nourris lorsque le lieutenant-colonel Zida a levé vers le ciel le document signé. Applaudissements également pour tous les autres signataires : Zéphirin Diabré le leader de l’opposition politique, Amadou Dabo député de l’ancienne majorité au pouvoir, le juriste Luc Marius Ibriga pour la société civile. C’est ce dernier qui a véritablement conçu ce texte fondateur.

http://rfi.my/1A3AMUT


Burkina Faso : La Constitution est rétablie

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93371

Suspendue le 31 octobre dernier par le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, la Constitution a été «rétablie» le samedi 15 novembre, annonçant le processus de retour à une vie constitutionnelle normale au Burkina, telle que souhaitée par les acteurs. Intégralité de la déclaration lue par le porte-parole, le colonel David Kabré...

http://bit.ly/1vhe62r


Burkina : Le château de François Compaoré ou le musée des rumeurs

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93377

Avant, on accélérait le pas ici. On passait la tête baissée et c'est tout juste si l'on osait jeter un oeil quand le portail s'ouvrait. Parfois même, on traversait la route pour ne pas avoir à longer le mur de l'enceinte. C'était absurde peut-être, mais c'était ainsi : cette maison, et surtout son propriétaire, faisait peur. Aujourd'hui, le labyrinthe qui servait de château à François Compaoré - une succession de pièces donnant sur d'autres pièces situées à cinq minutes du Conseil de l'entente, là où le frère du président avait installé son bureau, et plus près encore du stade d'entraînement de son club de coeur, l'Étoile filante de Ouagadougou - est devenu l'un des lieux les plus fréquentés de la capitale. On s'y presse comme pour se convaincre que oui, l'insurrection a eu raison du clan Compaoré. Pour la plupart, c'est un pèlerinage que d'y pénétrer. Une sorte d'exorcisme.

http://bit.ly/1yLUzUU


Burkina Faso : Le FMI gèle son aide En attendant la formation d’un gouvernement

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93375

Le Fonds monétaire international (Fmi) a indiqué qu’il attendrait la formation d’un gouvernement «reconnu internationalement» au Burkina Faso pour reprendre son aide au pays. En décembre dernier, le Fonds a ouvert une ligne de crédit de 41,6 millions de dollars sur trois ans en faveur du Burkina Faso dont le versement par tranches est soumis à des audits trimestriels et à des réformes. Mais la crise politique ouverte par la chute du président Blaise Compaoré, le 31 octobre, après 27 ans de règne, a mis ce processus entre parenthèses. 
Jeudi 13 novembre, l’armée au pouvoir et les civils sont tombés d’accord sur les institutions de la transition, mais le casting gouvernemental fait toujours débat.

http://bit.ly/1uxfaxj


Burkina Faso : Michel Kafando, président de transition

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93430

Les tractations, qui ont duré toute la nuit, auront permis au collège de désignation du président de la transition de s'accorder sur un nom: celui de Michel Kafando. C'est donc ce diplomate qui sera chargé de conduire le Burkina Faso vers des élections dans un an. Michel Kafando est diplomate. Il a été ambassadeur du Burkina Faso auprès des Nations unies, entre 1981-1982, puis entre 1998-2011. Entre 1982 et 1983, l'homme a occupé le fauteuil de ministre des Affaires étrangères dans plusieurs gouvernements. Il a été préféré au journaliste Cheriff Sy et à l'ancienne ministre de l'Essor familiale, Joséphine Ouédraogo.

http://bit.ly/1xwXxzQ


Burkina Faso : Pourquoi le peuple refuse d’être sous la houlette du Lieutenant-colonel Zida ?

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93370

L’Armée Burkinabè étant partie prenante de Peuple, protectrice de ce même Peuple, et garante de l’intégrité territoriale, il convient de relever que rien ne justifierait une attitude de peur ou de haine vis à vis de cette institution nationale. Le Peuple Burkinabè aime et respecte son Armée. Par conséquent, il refuse qu’on l’accuse de haïr l’Armée au point de «tirer à boulets rouges» sur elle. Explications…

http://bit.ly/1xdaiOz


Bénin : Yayi et ses rêves tardifs pour les Béninois

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93382

Dans son message adressé aux Béninois le lundi 10 novembre 2014, le chef de l’Etat a émis de nouveaux rêves pour son pays. Des choses que Yayi n’est pas arrivé à réaliser en huit ans et qu’il compte faire pendant le peu de temps qui lui reste à la tête du pays. Il est permis de rêver. Il est permis d’avoir des ambitions personnelles, même pour son peuple. Mais le plus important est de les réaliser, surtout lorsqu’on est élu pour nourrir le peuple, l’habiller, le soigner, l’éduquer, lui garantir la liberté, la sécurité et lui permettre en toute quiétude de prendre part à des élections transparentes et crédibles, un peu pour paraphraser le chef de l’Etat. Seulement, quand on fait le bilan des huit ans et plus passés déjà à la tête du pays, on est loin du compte.

http://bit.ly/1wMHTux


Centrafrique : Des élections présidentielle et législatives pour juin 2015

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93392

Les élections présidentielle et législatives en Rca, initialement prévues en février prochain, sont repoussées. Le groupe de contact international qui s'est réuni, mardi 11 novembre, à Bangui, a entériné le nouveau calendrier proposé par l'Autorité nationale des élections qui prévoit la tenue des scrutins présidentiel et législatifs couplés en juin 2015 pour le premier tour et en juillet 2015 pour le second. Le groupe a par ailleurs entériné la tenue d'un forum de réconciliation nationale à Bangui au plus tard en janvier prochain. Le Groupe international de contact sur la Centrafrique appelle toutes les parties prenantes à la crise en Rca à participer à ce forum. Et exige seulement que les scrutins soient terminés avant la fin août, c'est-à-dire avant que les pluies ne rendent quasi impossibles les déplacements dans le pays.

http://rfi.my/1xu257l


Djibouti : Le Parlement passe au vote électronique

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93397

Le Parlement djiboutien passe au vote au mode électronique qui s’est matérialisé pour la première fois, lors de la première séance publique de la deuxième session ordinaire, au cours de laquelle les parlementaires ont eu recours à cette nouvelle technique. La plateforme de conférence intègre de nouveaux systèmes de microphone et de vote électronique et de vérification automatique de la liste de présence des députés. En outre, le système électronique intégré offre la possibilité à toute personne qui prend la parole, d’être vue à travers des écrans qui sont placés dans l’hémicycle. Avec ce nouveau système, on n’aura plus besoin de faire l’appel des députés.

http://bit.ly/1BIhIxh


Niger : Appel à prononcer la vacance du poste du président du Parlement en fuite

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93425

Les députés nigériens veulent faire prononcer "la vacance" du poste du président du Parlement, un opposant en fuite en France après sa mise en cause dans un trafic international de bébés. Le président du Parlement, Hama Amadou, a quitté le 27 août le Niger pour le Burkina Faso avant de rejoindre la France, après l'autorisation par ses pairs de son audition par la justice pour une affaire de trafic de bébés entre le Nigeria, le Bénin et le Niger. Un mandat d'arrêt a été émis fin septembre à l'encontre de Hama Amadou dans cette affaire retentissante qui a crispé le climat politique dans le pays. Aucun mandat d'arrêt international ne sera délivré contre lui, ce "principe" n'existant pas dans la législation nigérienne, a indiqué jeudi 13 novembre, le ministre de la Justice.

http://bit.ly/1wMK95e


Nigeria : Jonathan brigue officiellement un second mandat

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93411

Le président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a officiellement annoncé mardi 11 novembre à Abuja, qu'il briguerait un second mandat lors du scrutin présidentiel de février prochain. Elu il y a cinq ans, le chef de file du Parti démocratique du peuple a déclaré à ses partisans réunis à Abuja qu'il poursuivrait la lutte contre les islamistes du mouvement Boko Haram. Le président nigérian a également affirmé que les plus de 200 lycéennes enlevées à la mi-avril par le mouvement islamiste seraient libérées.

http://bit.ly/1xObYy2


Togo : Appel à boycotter l'élection présidentielle de 2015

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93422

Nicolas Messan Lawson, président national du Parti du renouveau et de la rédemption (Prr) n’est pas favorable à la tenue des élections présidentielles en 2015. Pour l’opposant, habitué à critiquer tout ce qui se fait, ni le pouvoir de Faure Gnassingbé, ni l’opposition ne sont dignes de confiance. Il aurait préféré avoir un « gouvernement de salut public » au Togo regroupant les membres de l’opposition et du parti au pouvoir.

http://bit.ly/1EQkCMM


Zambie : La bataille pour la présidence rebondit devant la justice

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/elections/93424

La bataille de succession ouverte en Zambie depuis la mort du président Michael Sata s'est durcie jeudi 13 novembre, un ancien ministre saisissant la justice pour tenter d'empêcher Guy Scott d'assurer l'intérim présidentiel jusqu'aux élections anticipées. La requête émane de l'ancien ministre de l'Education Newton Nguni, qui conteste la promotion de M. Scott, vice-président de M. Sata depuis 2011, et estime que l'intérim devait revenir à un rival, le ministre de la Défense et de la Justice Edgar Lungu. Juste avant de partir pour Londres où il est mort à l'hôpital, M. Sata avait confié à M. Lungu le soin de gérer les affaires courantes en son absence. Selon les documents transmis au tribunal par M. Nguni, M. Lungu a été forcé de transmettre le pouvoir à la mort de M. Sata "sous la menace d'être poursuivi pour trahison, lui et d'autres collègues du gouvernement, s'il ne s'exécutait pas".

http://bit.ly/1wMK95e





Corruption

Côte d’Ivoire : Comment le racket grippe les efforts du gouvernement

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/corruption/93394

Le racket dans le transport plombe les efforts du gouvernement ivoirien et constitue un obstacle à la compétitivité du pays. Selon le Directeur des opérations de la Banque mondiale, une dernière étude de la Banque mondiale mise à la disposition du gouvernement indique que le racket perpétré par les forces de l'ordre sur les routes ivoiriennes représente une somme globale annuelle estimée entre «95 et 150 milliards de francs Cfa» pour le transport de voyageurs, et entre 23 et 28 milliards de francs Cfa pour les véhicules de transport de marchandises dont 17 à 25 milliards de francs Cfa à Abidjan.

http://bit.ly/1u0IB5n


Malawi : Scandale du "Cashgate"

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/corruption/93407

Une haut-fonctionnaire du Malawi a été condamnée à trois ans de prison pour détournement de fonds et blanchiment d’argent, première décision de justice dans le scandale du "Cashgate" qui avait mené à la suspension des aides internationales à ce pays. L’ancienne secrétaire principale du ministère du Tourisme, Treza Namathanga Senzani, a reconnu avoir volé 150 000 dollars (120 000 euros) dans les coffres de l’Etat. Le juge a ordonné que l’argent détourné soit rendu au gouvernement. Les fonds faisaient partie d’un détournement plus large, évalué à au moins 30 millions de dollars (24 millions d’euros). Le scandale avait poussé les donateurs internationaux - qui fournissent près de 40% du budget du Malawi - à bloquer environ 118 millions d’euros d’aides prévues pour le pays. Ce "Cashgate", scandale financier le plus important de l’histoire du Malawi, avait poussé à la défaite l’ex-présidente du pays Joyce Banda lors des élections de mai dernier.

http://bit.ly/1xdchSS





Développement

Afrique : L’économie africaine croît, contre vents et marées

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/development/93396

La croissance vigoureuse enregistrée ces dernières années en Afrique subsaharienne devrait se poursuivre. Selon les prévisions, l’économie de la région devrait continuer de croître à un rythme soutenu, de l’ordre de 5 % en 2014, c’est-à-dire autant qu’en 2013, et s’accélérer pour s’établir à environ 5¾ % en 2015, en étant alimentée par la poursuite des investissements publics dans les infrastructures, la vitalité du secteur des services et une abondante production agricole. Ce dynamisme est particulièrement prononcé dans les pays à faible revenu de la région, où la croissance devrait atteindre 6¾ - 7 % en 2014-15.

http://bit.ly/1u0IBSX


Gambie : Enfin la construction d’un pont sur le fleuve Gambie…

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/development/93398

Après 40 ans de négociations et de tergiversations, le Sénégal et la Gambie procèdent enfin à la signature d’un contrat pour la construction d’un pont de 942m sur le fleuve Gambie. Une aubaine pour les Sénégalais en partance ou en provenance de la Casamance, en traversant la Gambie, de voyager et d’arriver à bon port sans tracasserie. Le financement de l’ouvrage est assuré par la Banque africaine de développement.

http://bit.ly/1vkrMcq


Guinée-Bissau : Le FMI débloque 5,4 millions de dollars pour le pays

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/development/93401

Dans le cadre de la Facilité de crédit rapide équivalente à 3,55 millions de droits de tirages spéciaux, le conseil d'administration du Fonds monétaire international a approuvé une assistance financière d'environ 5,4 millions de dollars au profit de la Guinée-Bissau. Cette assistance financière du Fmi vise à rétablir la stabilité macroéconomique et à combler les déficits budgétaires et de la balance des paiements, à réduire la pauvreté par la reprise des services-clé du gouvernement et le renforcement des capacités du gouvernement de la Guinée-Bissau.
L'approbation du décaissement de la Fcr permettra également aux autorités d'engager des discussions avec les partenaires au développement, en ce qui concerne une assistance supplémentaire.

http://bit.ly/1zvr0rM





Santé & VIH/SIDA

Afrique : Où sont passés les milliardaires africains dans la lutte contre Ebola ?

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/hivaids/93388

Mais où sont passés les milliardaires africains ? Alors que Bill Gates, cofondateur de Microsoft, et Mark Zuckerberg, Pdg de Facebook, annoncent donner respectivement 50 et 25 millions de dollars (soit près de 40 millions et de 20 millions d'euros) à la lutte contre Ebola, leurs homologues du continent se murent dans un silence assourdissant. Pas de nouvelles du Nigérian Aliko Dangote, l'Africain le plus riche (29e mondial), avec une fortune estimée à 22,8 milliards de dollars. Ni d'Isabel dos Santos, 7e fortune d'Afrique (et femme la plus riche du continent), 472e mondiale, avec 3,4 milliards de dollars d'avoirs. Ni de l'Égyptien Nassef Sawiris, 4e sur le continent et 243e au niveau mondial. Certes, des organisations non gouvernementales (tels Médecins sans frontières) ont laissé entendre qu'elles avaient davantage besoin de personnels sanitaires que d'argent. Il n'empêche, on aurait quand même aimé savoir les milliardaires africains en première ligne dans ce combat.

http://bit.ly/1xdbmln


Afrique : Premiers essais de trois traitements possibles contre Ebola

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/hivaids/93416

Médecins sans frontières a annoncé jeudi 13 novembre qu'elle allait commencer les premiers essais de trois traitements cliniques de la fièvre hémorragique Ebola dans trois de ses centres en Guinée et au Liberia. En l'absence de traitement spécifique de cette épidémie qui frappe plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, ces essais visent à essayer de trouver une thérapie efficace. Les trois essais seront respectivement placés sous l'autorité de l'université d'Oxford avec le médicament antiviral brincidofovir dans le centre Elwa 3 de Monrovia, au Libéria. Ils seront placés sous l'autorité de l'Institut français pour la santé et la recherche médicale avec le médicament antiviral favipiravir à Guéckédou en Guinée. Enfin, c'est l'Institut de médecine tropicale d'Antwerp, avec une thérapie à base de sang et de plasma de convalescents, qui gérera l'essai à Conakry, la capitale guinéenne.

http://bit.ly/1u0JHhB


Global : Le cap des 5000 morts est franchi avec Ebola

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/hivaids/93404

Un nouveau cap a été franchi dans l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola. Le nombre de morts dus au virus a dépassé le seuil des 5000, avec 5160 décès enregistrés pour 14 098 cas, selon le dernier bilan de l'Oms. Le précédent bilan de l’Oms, arrêté au 4 novembre, faisait état de 4960 morts dans huit pays, sur 13268 cas. Ce constat intervient alors que le Mali a enregistré des cas de décès.

http://bit.ly/1EQjM2z


Maroc : Près de 600 000 toxicomanes recensés

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/hivaids/93408

On estime aujourd’hui à plus de 600 000 le nombre de toxicomanes au Maroc, dont 15 000 sont accros à la cocaïne et à l’héroïne, d’après des chiffres officiels dévoilés par le ministère de la Santé. Et c’est le nord du pays qui arrive en tête des régions les plus touchées, surtout au sein des jeunes et des milieux défavorisés. Ce nombre est en augmentation constante. Actuellement, le Maroc compte cinq centres dédiés à des thérapies de substitution, notamment la méthadone. D’autres centres devraient ouvrir à partir de 2016.

http://bit.ly/1u0Jlrh


Ouganda : Le pays débarrassé du virus de Marburg

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/hivaids/93426

L'Ouganda a annoncé mardi 11 novembre, être débarrassé de la fièvre hémorragique à virus de Marburg, aucun nouveau cas n'ayant été détecté dans le pays depuis 42 jours. Un technicien hospitalier d'un établissement de la capitale Kampala était décédé le 28 septembre de cette fièvre hémorragique voisine de celle à virus Ebola qui sévit actuellement en Afrique de l'Ouest.

À la suite de ce décès, une centaine de personnes avaient été isolées et placées sous surveillance, mais aucun des tests réalisés sur elles ne s'est avéré positif.

Le délai de 42 jours imposés par l'Oms après l'apparition du dernier cas confirmé pour déclarer un pays débarrassé de Marburg correspond à deux fois la période maximale d'incubation.



http://bit.ly/1qbODWb


Afrique : Le Sénégal sommé d’ouvrir ses frontières avec la Guinée

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/hivaids/93428

La désignation de Macky Sall comme président du groupe de contact au Burkina Faso n’est pas la seule mesure prise lors du Sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui s’est tenu à Accra. La Cedeao a également enjoint les Etats, comme le Sénégal, qui avaient fermé leurs frontières avec les pays affectés par le virus Ebola (comme la Guinée Conakry), de les ouvrir. Il a été jugé que ces mesures violaient l’une des dispositions les plus sacrées de la Cedeao, à savoir la libre circulation des personnes et des biens. Le Sénégal devra alors incessamment rouvrir ses frontières aux Guinéens. Une décision qui était resté en travers de la gorge du président Alpha Condé qui ne cessait de lancer des piques à son homologue Macky Sall.

http://bit.ly/1xwDyBe





Éducation

Cameroun : Boko Haram fait régner la peur dans les écoles

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/education/93387

Les salles de classe se vident dans le nord du Cameroun. Les enfants et leurs parents craignent les attaques de Boko Haram. Dans l'extrême-nord du Cameroun, le climat de peur est de plus en plus présent dans les villes frontalières du Nigeria. Certains parents à interdisent à leurs enfants d'aller à l'école. Pourtant malgré la multiplication des attaques dans cette région, des écoles restent ouvertes.

http://bit.ly/1sXH4hl





LGBTI

Botswana : La justice autorise les homosexuels à avoir leur association

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/lgbti/93417

La communauté homosexuelle du Botswana a obtenu en justice le droit de fonder et d'enregistrer une association, contre l'avis du gouvernement dans ce pays où les relations sexuelles avec une personne du même sexe sont passibles de prison. "Dans une société démocratique comme la nôtre, la liberté d'association, d'assemblée et d'expression est une valeur importante, dûment protégée par la Constitution", a déclaré le juge Terrence Rannowane, donnant gain de cause à vingt plaignants.


http://bit.ly/11uXozs





Environnement

Afrique du Sud : Pretoria envisage de faire commerce des cornes

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/environment/93380

"On a tout essayé. Davantage de fusils, de gardes, caméras, systèmes de surveillance, mais les braconniers ont toujours un coup d'avance", explique un membre d'un comité nommé par le gouvernement sud africain pour étudier la possibilité de légaliser la vente des cornes et qui milite pour une mesure choc pour protéger les rhinocéros en Afrique du Sud. Une hérésie, selon de nombreux défenseurs de l'environnement qui soupçonnent le lobby pro-légalisation d'amasser des stocks de cornes en prévision des juteux bénéfices à retirer le jour où la vente sera de nouveau légalisée.

http://bit.ly/1xHfucm


Maurice : La transformation des déchets solides en électricité

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/environment/93409

Le groupe mauricien Green Waste Energy a récemment décidé d'opter pour la méthode de gazéification, afin d'éliminer les déchets solides de l'île sans faire appel à l'incinération à partir de la deuxième moitié de l'année 2017 dans deux prochains centres de traitement. Le projet approuvé par le gouvernement mauricien en septembre 2013 devrait coûter environ 8,75 milliards de roupies. Selon le ministre des Administrations régionales de l'île Maurice, cette décision n'impactera aucunement l'environnement et favorisera dans le même temps la diminution des déchets ménagers. Ainsi l'Etat mauricien pourra économiser quelque 48 milliards de roupies durant les 20 prochaines années à travers ce choix écologique stratégique.

http://bit.ly/1wMJsca


Nigeria : Shell admet une pollution pétrolière

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/environment/93412

Le géant pétrolier anglo-néerlandais Shell a admis que la pollution causée par deux fuites de pétrole en 2008 au Nigeria avait été plus importante que prévu, mais sans donner de nouveaux chiffres. L'enquête initiale avait conclu au déversement de 4 144 barils. Cet aveu fait suite à des informations d'Amnesty International qui dit s'être procuré des documents de justice dans lesquels Shell accepte l'idée d'avoir sous-évalué l'ampleur et l'impact de la pollution dans le delta du Niger. Un procès doit se tenir en mai 2015 devant la Haute Cour de Londres après une action en justice intentée au Royaume-Uni par 15 000 habitants de la communauté de Bodo, au sud du Nigeria, qui réclament des indemnisations à Shell.

http://bit.ly/14y6fS8





Média & liberté d'expression

Cameroun : 3 journalistes assignés à résidence par le tribunal militaire

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/media/93384

La Fédération internationale des journalistes, dans un communiqué de presse paru à Yaoundé, dénonce les violations à la liberté de la presse imposés à trois journalistes camerounais, désormais en résidence surveillée. Il s'agit de Rodrigue Tongue du quotidien Le Messager, Félix Cyriaque Ebolé Bola de Mutations et Baba Wamé, enseignant en journalisme. Inculpés par le tribunal militaire, ils sont désormais sous le coup de plusieurs mesures d'interdiction. Des mesures prises à l'issue de leur audition par le commissaire du gouvernement, le 28 octobre dernier. Les journalistes sont poursuivis pour n'avoir pas transmis aux autorités administratives et judiciaires des informations susceptibles de nuire à la sécurité de l'Etat, qu'ils avaient en leur possession.

http://bit.ly/1xHfwkG


Guinée Equatoriale : Les médias d'État interdits d'évoquer la chute de Compaoré

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/media/93400

La Guinée équatoriale, dirigée depuis 1979 par le président Teodoro Obiang Nguema, a interdit à ses médias d'État d'évoquer la chute du président burkinabe Blaise Compaoré, chassé sous la pression de la rue après 27 ans de pouvoir. Les autorités de Malabo avaient déjà bloqué la diffusion dans les médias d'État d'informations sur le printemps arabe ou la crise ivoirienne. «Nous ne faisons pas de l'ingérence dans les affaires intérieures d'un autre État», avait alors justifié Malabo. Le 22 octobre, le président Obiang a accordé une «amnistie générale» aux opposants en exil en vue de la tenue d'un nouveau «dialogue national», le cinquième du genre organisé par le pouvoir. Les travaux ont officiellement débuté, mais sept partis d'opposition ont refusé d'y participer, exigeant notamment la libération préalable de «tous les prisonniers politiques». Le gouvernement a qualifié cette position de «geste prémédité».

http://bit.ly/11iO2pF


Libye : Rassemblement à Tunis pour deux journalistes portés disparus

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/media/93405

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à Tunis pour réclamer la libération de deux journalistes tunisiens portés disparus en Libye depuis le 8 septembre. Sofiène Chourabi, un blogueur très actif durant la révolution tunisienne de 2011, et Nadhir Ktari, un photographe, ont disparu dans la région d'Ajdabiya, dans l'est de la Libye. Leur disparition est intervenue quelques jours après une première arrestation des deux hommes, qui travaillaient sans autorisation, par un groupe armé. Le ministre tunisien des Affaires étrangères Mongi Hamdi a récemment exhorté la Libye à retrouver "au plus vite" les deux journalistes, en lui faisant porter "l'entière responsabilité de (...) les libérer".

http://huff.to/1qbO7rk


Sierra Leone : Un journaliste arrêté pour avoir évoqué le Burkina Faso

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/media/93383

Le journaliste arrêté en Sierra Leone pour avoir critiqué le président a évoqué des troubles comme ceux qui ont chassé Blaise Compaoré au Burkina Faso. David Tam Baryoh, animateur d'une émission sur la radio Citizen Fm, a été officiellement arrêté pour avoir critiqué le chef de l'Etat Ernest Bai Koroma pour sa gestion de l'épidémie Ebola. Le procureur explique sa fermeté à l'égard du journaliste par le fait que la Sierra Leone qui a connu de longues années de guerre civile et qui fait face à l'Ebola n'a pas besoin de troubles. Quatorze Ong ont réclamé le respect des règles de droit et la libération sous caution de David Tam Baryoh qui aurait laissé entendre que le gouvernement sierra léonais se préoccupe de "se maintenir au pouvoir et non pas lutter contre Ebola".

http://bbc.in/1sXGZtT





Conflits & urgences

Afrique du Sud : L'explosion de la centrale syndicale Cosatu, un séisme

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/conflict/93379

Un syndicat doit-il soutenir sans faille un parti au pouvoir qui ne l'écoute pas ? La question est sur le point de faire exploser le Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu), au risque de provoquer un séisme politique en déstabilisant l'Anc.
Après des mois de procès d'intentions, de petites phrases, de déclarations enflammées et d'anathèmes, la direction du Cosatu a exclu samedi le syndicat des métallos Numsa, l'une de ses 21 composantes et la plus importante numériquement avec près de 350 000 adhérents (sur 2,2 millions).
Le Numsa ne cessait depuis plusieurs mois de critiquer la "politique néolibérale" de l'Anc, qu'il a refusé de soutenir pour les élections législatives de mai dernier. Pire, il a annoncé le prochain lancement de sa propre centrale.

http://bit.ly/1EU5hfT


Centrafrique : Menace sur l'aide humanitaire

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/conflict/93391

Médecins sans frontières s'est dit préoccupée par la recrudescence de l'insécurité et des actes de violences et de racket. Des actes imputés à des "groupes armés crapuleux'' qui visent les acteurs humanitaires. Cette situation d'insécurité agace sérieusement. Médecins sans Frontières, qui réclame un environnement apaisé, juge curieux le silence des autorités de transition et des forces internationales déployées dans le pays. Préoccupations apparemment prise en compte par le Groupe international de contact sur la Centrafrique qui insiste pour que tous les acteurs humanitaires aient la possibilité d'accomplir librement leur mission sur toute l'étendue du territoire national. Reste que ces mesures soient suivies d'effets.

http://bit.ly/1zvqOsr


Lesotho : L'auteur du coup d'Etat manqué accusé de menacer le retour à la paix

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/conflict/93403

L'auteur présumé du coup d'Etat manqué fin août au Lesotho n'a pas tenu sa promesse de se retirer et menace l'accord de paix signé fin octobre, accuse un haut responsable de l'armée, qui demande l'aide de la Communauté d'Afrique australe. Dans une lettre adressée au vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa, le secrétaire du ministère de la Défense Thato Mohasoa accuse le général Tlali Kamoli de harceler ses rivaux et de continuer à donner des instructions à ses hommes, malgré sa promesse de retrait. En octobre, sous la pression des médiateurs sud-africains, il avait accepté de "prendre un congé" et de déléguer son autorité à son adjoint pour une durée indéterminée. Ses deux principaux rivaux avaient accepté de faire de même.

http://bit.ly/1qOk6Zb


Lesotho : Les autorités soupçonnent la présence de mercenaires

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/conflict/93402

Une enquête a été ouverte au Lesotho sur la présence possible de mercenaires étrangers complotant l'assassinat du Premier ministre Thomas Thabane, déjà visé par une tentative de coup d'Etat fin août. Des responsables policiers et gouvernementaux ont précisé que des bureaux du gouvernement avaient dû être évacués, tandis que le Premier ministre et le roi Letsie III ont annulé des obligations publiques pour ces raisons. Selon un commissaire adjoint, une quinzaine de mercenaires du Nigeria et du Ghana sont soupçonnés de s'être introduits dans le pays avec des armes.

http://bit.ly/1u0INBL


Madagascar : Cohabitation impossible entre Ravalomanana et Rajaonarimampianina

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/conflict/93406

L’idée d’une cohabitation véhiculée par certains politiciens bute déjà sur le refus des partisans des deux camps en présence. Le sort de l’ancien président Marc Ravalomanana se joue actuellement sur deux tableaux. D’un côté, il y a les négociations menées par le ministre Rolland Ravatomanga qui joue le rôle de médiateur entre le président Hery Rajaonarimampianina et l’ancien exilé d’Afrique du Sud. De l’autre, il y a le procès qui a été confirmé par le ministre des Transports qui a déclaré à Ivato que l’Aviation civile de Madagascar avait déposé une plainte contre la compagnie dont l’aéronef a transporté l’ancien président, entré sans autorisation dans le pays, et que cette plainte n’est pas retirée jusqu’ici.

http://bit.ly/11cUWwK


Somalie : Les shebabs reprennent du terrain

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/conflict/93418

En Somalie, les miliciens shebabs semblent avoir reconquis ce week-end l'île stratégique de Kudhaa, située au sud-ouest des côtes somaliennes. Kudhaa, située à 45 kilomètres au sud-ouest de Kismayo, est un véritable enjeu économique pour les shebabs. C'est à partir de cette île, en effet, que les islamistes somaliens se livrent à l'une de leurs activités économiques importantes : l'exportation de charbon de bois.

http://rfi.my/1EU6zrf


Tchad : Enseignants, avocats, huissiers et notaires dans la rue

2014-11-17

http://pambazuka.net/fr/category/conflict/93421

Plus rien ne va au Tchad où la grogne sociale s’est transformée en manifestation avec plusieurs mouvements de grève des enseignants, des avocats, des huissiers et des notaires. Tout a tout a commencé à Sarh, dans le sud du Tchad, où les habitants ont entamé une opération dénommée "tintamarre", répondant à l’appel du syndicat des enseignants. Les manifestants ont frappé sur tout ce qu’ils pouvaient trouver, pour faire du bruit, notamment des casseroles. Les enseignants tenaient à exprimer leur mécontentement face au non paiement des salaires.

http://bit.ly/1wMK1T4





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