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La verite cover La vérité aux puissants
Une sélection de cartes postales panafricaines

Tajudeen Abdul-Raheem

La mort prématurée du Dr Tajudeen Abdul-Raheem, le jour de la commémoration de la Libération de l'Afrique 2009, a frappé de stupeur le monde panafricain. Cette sélection de cartes postales panafricaines montre quel brillant orfèvre des mots il fut.

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PUBLIÉ PAR FAHAMU

FahamuPambazuka News (Pambazuka signifie levez-vous ou réveillez-vous en Kiswahili) est un outil pour le changement social progressif en Afrique. Pambazuka News est produit par Fahamu, une organisation qui utilise les technologies de la communication et de l’information pour couvrir les besoins des organismes et des mouvements sociaux qui aspirent à un changement social progressif.

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Ce site a été établi par Fahamu dans le but de réguliérement fournir des informations sur ce qui se passe au sein de l’Union Africaine. Dans l’immédiat, nous téléchargerons réguliérement des informations depuis le sommet de Khartoum à partir du 26 janvier 2006.
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Food Rebellions! Food Rebellions! Crisis and the hunger for justice Eric Holt-Giménez & Raj Patel.

Food Rebellions! takes a deep look at the world food crisis and its impact on the global South and under-served communities in the industrial North. While most governments and multilateral organisations offer short-term solutions based on proximate causes, authors Eric Holt-Giménez and Raj Patel unpack the planet's environmentally and economically vulnerable food systems to reveal the root causes of the crisis.

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Droits humains

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Cameroun : Un ancien ministre des Finances condamné à 25 ans de prison

2015-01-18, Numéro 352

Les juges du Tribunal criminel spécial du Cameroun ont reconnu M. Abah Abah coupable de quatre chefs d'accusation pour des malversations financières estimées à environ 7,8 milliards de francs Cfa (près de 12 millions d'euros). Ils lui ont infligé une peine de "25 ans de prison ferme". M. Abah Abah a affirmé qu'il allait se pourvoir en cassation. Sa condamnation est assortie de la confiscation de ses biens, dont 29 immeubles et des appartements, de sommes d'argent gardées sur des comptes bancaires, ainsi que de neuf véhicules. Les malversations dont M. Abah Abah a été reconnu coupable ont été commises alors qu'il occupait le poste de directeur des impôts, au début des années 2 000. Après la direction des impôts, il avait été promu en 2004 ministre de l'Economie et des Finances avant d'être déchu de ce poste en 2007 et d'être arrêté quelques mois plus tard en 2008. Il a déjà été condamné en 2012 à six ans de prison ferme pour évasion.

Côte d’Ivoire : Projet pour mettre fin à la peine de mort

2015-01-18, Numéro 352

La Côte d'Ivoire a adopté un projet de loi consacrant la suppression de la peine de mort. Selon le porte-parole du gouvernement ivoirien, ce projet de loi s'inscrit dans le cadre des réformes du secteur judiciaire, initiées par les autorités ivoiriennes après la sortie de crise. Les autorités ivoiriennes ont par ailleurs convenu de la suppression des dispositions prescriptives de l'action publique en matière de crimes contre l'humanité. La Côte d'Ivoire s'est engagée depuis plusieurs mois à opérer des réformes dans le domaine judiciaire.

Côte d'Ivoire : L'UE annule les sanctions contre un ancien pilier du régime Gbagbo

2015-01-18, Numéro 352

La justice européenne a annulé mercredi 14 janvier les sanctions de l'Union européenne (Us) contre l'Ivoirien Marcel Gossio, ancien pilier du régime du président déchu Laurent Gbagbo, au motif qu'il ne constituait plus un risque pour la stabilité de la Côte d'Ivoire. M. Gossio, qui a désormais rejoint le processus de réconciliation ivoirien, était inscrit sur la liste des personnes sanctionnées par l'Ue depuis 2011, au moment des violences post-électorales qui constituèrent l'épilogue sanglant d'une décennie de crise politico-militaire en Côte d'Ivoire et conduisirent à la chute et l'arrestation de Laurant Gbagbo. Marcel Gossio, ancien directeur du port d'Abidjan, était en exil au Maroc jusqu'à son retour dans son pays début 2014.

Egypte : Annulation de la condamnation de Moubarak

2015-01-18, Numéro 352

Va-t-on vers la libération d’Hosni Moubarak ? Tout porte à le croire, dans la mesure où l’ex-dictateur égyptien sera rejugé dans la seule affaire de corruption qui le maintient actuellement en détention. La Cour de cassation a ordonné, l’annulation de sa condamnation initiale en mai 2014 à trois ans de prison pour le détournement de fonds publics pour plus de 10 millions d’euros pour la rénovation de ses palais présidentiels. Toutefois, l’éventuelle remise en liberté de Moubarak dépend d’une nouvelle décision de justice. En novembre dernier, Hosni Moubarak avait déjà bénéficié d’un abandon, en appel, des accusations de meurtre de manifestants qui lui avaient valu la prison. A rappeler que Hosni Moubarak est détenu depuis avril 2011, après sa démission en février de la même année, alors qu’il venait de passer 30 années à la tête de l’Egypte.

Egypte : Le Parlement européen demande la libération des prisonniers d'opinion

2015-01-18, Numéro 352

Le Parlement européen a demandé jeudi 15 janvier la "libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers d'opinion" en Egypte, y compris les membres des Frères musulmans, la confrérie du président destitué Mohamed Morsi. Dans une résolution, le Parlement se déclare "gravement préoccupé par les restrictions en cours des droits fondamentaux, notamment les libertés d'expression, d'association et de réunion, le pluralisme politique et la primauté du droit en Egypte". Depuis le coup d'Etat militaire de juin 2013, qui a vu la destitution du président Morsi et l'arrivée au pouvoir de l'ex-chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, "le gouvernement égyptien a mené une vaste campagne d'arrestations arbitraires, de harcèlement, d'intimidation et de censure contre (ses) détracteurs", déplore le Parlement.

Ethiopie : Addis-Abeba, capitale africaine de la prostitution

2015-01-18, Numéro 352

La prostitution et l’exploitation sexuelle seraient monnaie courante en Ethiopie et Addis-Abeba serait devenue la ville africaine comptant le plus grand nombre de maisons closes sur le continent. C’est ce qu’affirme le département d’Etat américain, dans un rapport. Pire, le document indique que l’on peut y trouver des filles à partir de 8 ans. Le rapport américain dénonce l’apathie des autorités éthiopiennes, qui disposent pourtant de lois contre ce type d’exploitation.

Gambie : Les vrais auteurs du putsch identifiés

2015-01-18, Numéro 352

La traque contre les putschistes en Gambie se poursuit. Selon un communiqué du gouvernement gambien, une quinzaine de participants au coup d’Etat manqué du 30 décembre 2014ont été identifiés dont quatre qui ont été tués. Les assaillants ont été tués dans des échanges de tirs, à l’entrée principale de la Présidence tandis que l’un d’entre eux a perdu la vie en tentant de défoncer le portail au volant de son véhicule. Parmi les putschistes tués figurent celui qui a commandé l’opération, l’ancien lieutenant-colonel de l’armée gambienne Lamin Sanneh, ainsi qu’un capitaine à la retraite de l’armée américaine, Njaga Jagne. Les putschistes ont tenté de renverser le président Yayha Jammeh afin que «le leader présomptif Cherno Njie prenne les rênes du pouvoir». Ce dernier, citoyen américain, est poursuivi dans cette affaire aux côtés de Papa Faal, aux Etats-Unis, pour « avoir comploté dans le but de renverser, dans la violence, un gouvernement étranger, en violation de la loi américaine ».

Mauritanie : L’interprétation des textes favorise les violeurs

2015-01-18, Numéro 352

Violer en Mauritanie est devenu une monnaie courante. Déférer des délinquants sexuels au palais de justice est devenu une routine pour la police judicaire, la Gendarmerie et une banalité judicaire voire une infraction pour les magistrats. Les lois répressives existent mais impuissantes pour punir ce crime. Il est quasiment inexistant voire impossible de constater une condamnation d’un délinquant ou un groupe de jeunes à propos d’un viol. Les filles trinquent, la machine judiciaire reste impuissante et les Ong crient.

Mauritanie : Trois anti-esclavagistes condamnés à deux ans de prison ferme

2015-01-18, Numéro 352

Trois militants anti-esclavagistes de Mauritanie, dont un ex-candidat à la présidentielle ont été condamnés jeudi 15 janvier à deux ans de prison ferme, notamment pour "appartenance à une organisation non reconnue", a indiqué leur défense. Biram Ould Dah Ould Abeid, président de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste et candidat battu à la présidentielle de juin 2014, "et deux de ses co-accusés ont été condamnés à deux ans de prison ferme". Sept autres accusés "ont été relaxés", a ajouté le chef du collectif des avocats des dix accusés dont le procès s'était ouvert le 24 décembre. La défense va interjeter appel, a indiqué l'avocat.

Rd Congo : Le dossier judiciaire sur la Mort de Laurent-Désiré Kabila toujours ouvert

2015-01-18, Numéro 352

En Rdc, on commémorait le vendredi 16 janvier, comme chaque année, la mort de Laurent-Désiré Kabila, brutalement assassiné en 2001 par l’un de ses gardes rapprochés. Cet anniversaire est aussi l’occasion de revenir sur un dossier judiciaire qui n’est toujours pas bouclé depuis 14 ans. Une soixantaine de personnes ont été condamnées à mort ou à la perpétuité en 2003. Toutes clament leur innocence et demandent à être rejugées ou amnistiées.

Rwanda : Les conditions de détention de Victoire Ingabire dénoncées

2015-01-18, Numéro 352

Cela fait cinq ans que l'opposante Victoire Ingabire, présidente des Forces démocratiques unifiées, est rentrée au Rwanda. Candidate à l'époque à la présidentielle, elle avait été arrêtée puis condamnée pour «conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre» et «minimisation du génocide». Aujourd'hui, ses partisans dénoncent la dégradation de ses conditions de détention. La sécurité autour de sa cellule a été renforcée, et bien sûr que cela fait peur. Les visites ont été limitées sans explication. [...] Et d’après eux, l'objectif du gouvernement, c'est de la casser moralement.

Somalie : Trois personnes condamnées pour terrorisme

2015-01-18, Numéro 352

Deux Britanniques et un Somalien ont été emprisonnés vendredi 16 janvier en Ethiopie pour avoir tenté d'établir un Etat islamique. Les trois hommes, qui ont reçu des peines allant de quatre à sept ans, ont été accusés d'avoir eu des liens avec les djihadistes locaux. L’Ethiopie a des lois anti-terroristes très strictes. Le pays a longtemps mené une campagne contre le militantisme islamiste en Afrique de l’Ouest et a été impliqué dans la lutte contre des militants d’Al-Qaïda en Somalie voisine.

Sénégal : Karim Wade en grève de la faim

2015-01-18, Numéro 352

L’ancien ministre sénégalais des infrastructures Karim Wade, poursuivi pour enrichissent illicite a entamé une grève de la faim illimitée. Le fils de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade proteste contre l’absence de ses avocats qui ont boycotté l’audience du jeudi 15 janvier, pour son procès portant sur une accusation d’enrichissement illicite. Karim Wade avait été agressé et malmené par ses gardes pénitentiaires avant d’être contraint de rejoindre le box des accusés alors qu’il refusait de se présenter pour protester contre la poursuite de son procès, qui selon lui est «politique». Il est détenu à la prison centrale de Rebeuss à Dakar depuis avril 2013.

Tanzanie : Interdiction de la sorcellerie pour protéger les albinos

2015-01-18, Numéro 352

Le gouvernement tanzanien a décidé d'interdire la pratique de la sorcellerie pour tenter d'endiguer les attaques contre les albinos, victimes de croyances attribuant des vertus magiques à leurs organes. Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a annoncé le lancement, dans deux semaines, d’une opération spéciale dénommée «En finir avec les meurtres d’albinos». Elle va d’abord cibler les provinces les plus touchées, à savoir Mwanza, Geita, Tabora,Simiyu et Shinyanga, dans le nord. Cette décision du gouvernement tanzanien intervient après l’enlèvement, fin décembre, d’une fillette albinos de quatre ans portée disparue depuis lors.

Botswana : Demande la légalisation de l'avortement et de la prostitution

2015-01-04, Numéro 351

Une député du Botswana a plaidé devant ses collègues du Parlement en faveur d'une légalisation de l'avortement et de la prostitution, ainsi que de la mise en place d'une pension de grossesse pour les femmes dans le besoin. Botlogile Tshireletso, député de la région de Mahalapye Est et secrétaire d'État au gouvernement local et au développement rural, a déclaré qu'un nombre trop important d'avortements clandestins avait lieu à cause de l'illégalité de l'avortement, et qu'un grand nombre de personnes choisissant cette solution étaient des femmes pauvres qui meurent fréquemment dans cette opération.

Burkina Faso : Réouverture du dossier du journaliste Norbert Zongo

2015-01-04, Numéro 351

Le 18 juillet 2006, le juge d’instruction Wenceslas Ilboudo prenait une ordonnance de non-lieu au terme de l’enquête judiciaire sur la mort du journaliste Norbert Zongo. Huit ans plus tard, ce même magistrat, qui occupe aujourd’hui les fonctions de procureur général du Burkina Faso, est chargé de la réouverture du dossier. Norbert Zongo, directeur de la publication du journal L'Indépendant, est mort alors qu’il enquêtait sur la mort de David Ouédraogo, chauffeur de François Campaoré, le frère cadet du président Blaise Compaoré. Le chauffeur avait trouvé la mort le 18 janvier 1998 dans l'infirmerie de la présidence du Faso, après avoir été détenu un mois durant par le Régiment de sécurité présidentiel (Rsp). Norbert Zongo et 3 de ses compagnons (Yembi Ernest Zongo, Blaise Ilboudo et Ablassé Nikièma) ont été retrouvés morts calcinés dans leur véhicule criblé de balles le 13 décembre 1998.

Burundi : Apatrides malgré eux

2015-01-04, Numéro 351

«Depuis 2009, nous réclamons notre nationalité, en vain !», lance Nassor Mohamed, représentant des ressortissants omanais au Burundi. Ils se plaignent de l’interminable procédure d’obtention de la nationalité. Ils ont fait un sit-in devant le Haut commissariat des réfugiés dans l’espoir d’obtenir une réponse favorable. Mais la réponse est sans équivoque : « Le Hcr ne cesse de chercher le gouvernement omanais, mais ce dernier semble faire la sourde oreille. On ne peut pas le forcer.» Ils ont alors décidé de soumettre leur cause à Avocats sans frontière (Asf) afin de pouvoir bénéficier des services d’un avocat international.

Ethiopie : Punir les casques bleus impliqués dans des affaires de violence sexuelle

2015-01-04, Numéro 351

L’envoyée spéciale de l’Ua, Bineta Diop, a lancé un appel à la protection des femmes vivant dans les zones de conflit, en proposant une série de mesures strictes pour punir les délinquants sexuels. Dans un rapport publié au cours de cette année, les Casques bleus de la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) ont été accusés d'avoir violé des femmes qui cherchaient de l'aide médicale dans leurs bases en Somalie. «Nous appelons à une politique de tolérance zéro au viol et aux abus sexuels», a déclaré Mme Diop, après la présentation de son premier rapport sur la situation des femmes dans les conflits.

Kenya : Suspension de la loi anti-terroriste controversée

2015-01-04, Numéro 351

La lutte contre le terrorisme fait partie des priorités des autorités kényanes. A ce titre, le pays a adopté, via le Parlement, une loi anti-terroriste. Cette dernière, très critiquée par l’opposition, a été suspendue le vendredi 2 janvier par le juge George Odunga de la Haute cour en raison des risques pour les Droits de l’homme. A l’issue de l’adoption de cette loi par le président kényan Uhuru Kenyatta, de vives critiques ont émané de l’opposition. Convaincu du caractère indispensable de cette loi dans la lutte contre les attentats menés par les islamistes somalien shebab, le gouvernement tente, en dépit des critiques, de défendre le bien fondé de cette loi. Cette dernière prolonge la durée de détention d’un suspect d’actes terroristes ainsi que les peines de prison. Par ailleurs, le fait de publier des articles ou reportages en lien avec des opérations terroristes est passible de trois ans de prison.

Mauritanie : 5 ans de prison requis contre des militants antiesclavagistes

2015-01-04, Numéro 351

La cour de Rosso (sud-ouest de Nouakchott) est appelée à condamner huit militants anti-esclavagistes à 5 ans d’emprisonnement, pour «outrage aux forces de l’ordre et d’organisation d’un rassemblement public non autorisé». Il s’agit de huit membres de l’Initiative de résurgence antiesclavagiste (Ira), dont le président de l’organisation, Biram Ould Dah Ould Abeid, jugés depuis le 24 décembre. Dans son réquisitoire, le parquet a également requis la saisie des biens de l’Ira, qui n’est pas reconnue par l’administration mauritanienne. Les huit inculpés avaient été arrêtés et écroués le 11 novembre au moment où ils prenaient part à une caravane de sensibilisation contre l’expropriation des terres des anciens esclaves sur la rive droite du fleuve Sénégal.

Niger : Renvoi du procès d'un opposant accusé de trafic de bébés

2015-01-04, Numéro 351

Le procès pour trafic de bébés de l'ex-président du Parlement du Niger, devenu le principal opposant au chef de l'Etat Mahamadou Issoufou, a été renvoyé vendredi 2 janvier dès son ouverture en l'absence de l'accusé qui, en fuite, crie au «complot» politique. Pour des questions de procédure, le juge du tribunal correctionnel de Niamey a annoncé le renvoi du procès de Hama Amadou, jugé par contumace, et d'une vingtaine d'autres accusés, dont son épouse, qui comparaissaient libres après cinq à six mois de détention. Le juge a annoncé la date du 15 janvier pour la reprise des audiences. Issus des milieux politiques, économiques ou militaires nigériens, les prévenus sont notamment accusés de «supposition d'enfant» dans le cadre d'un trafic régional. Ce délit, qui consiste à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde, est passible de deux à huit ans de prison.

Ouganda : 4 ans de prison pour une domestique

2015-01-04, Numéro 351

Une domestique ougandaise, confondue par une vidéo rendue publique qui a fait scandale en Ouganda, a été condamnée lundi à quatre ans de prison pour avoir roué de coups un bébé de 18 mois dont elle avait la garde. La jeune femme de 22 ans, Jolly Tumuhiirwe, avait, lors d'une comparution initiale où elle n'avait pas d'avocat, plaidé coupable de "torture", un crime passible de 25 ans d'emprisonnement. Mais, vendredi 2 janvier, le tribunal de Kampala qui la juge avait requalifié les faits en "maltraitance", infraction passible de cinq ans de prison. Les images enregistrées par une caméra placée dans leur salon par les parents de la fillette, difficilement soutenables et largement diffusées sur internet, ont choqué le pays.

Sénégal : Habré écarte l’un de ses avocats pour avoir rencontré Déby

2015-01-04, Numéro 351

C'est la fin d'une collaboration longue de 14 ans. Hissène Habré, ancien président tchadien incarcéré au Sénégal, a chassé Maître El Hadji Diouf de son équipe de défense, selon les termes de l'avocat. A l'origine de cette brouille, une rencontre secrète entre ce dernier et Idriss Déby, l'actuel chef de l'Etat du Tchad. Même si à ce jour rien n'a filtré sur ce qui s'est dit entre les deux hommes, l'entrevue entre l'avocat et le président tchadien a provoqué la colère de l'ancien président du Tchad, emprisonné au Sénégal et inculpé, entre autres, de «crimes contre l'humanité». Hissène Habré a dégainé le premier, en publiant ce mardi 30 décembre un communiqué dans la presse. L'ancien président du Tchad reproche à Maître El Hadji Diouf d'avoir rencontré Idriss Déby sans l'avoir averti. « C'est donc pour son compte personnel que Maître Diouf est allé à ce rendez-vous », peut-on lire dans ce communiqué.

Soudan : La Cour pénale internationale suspend ses travaux sur le Darfour

2015-01-04, Numéro 351

C’est un véritable coup de semonce en direction du Conseil de sécurité des Nations unies qu’a tiré la procureure de la Cour pénale internationale. Présentant son 20e rapport d’étape sur le Darfour à New York, Fatou Bensouda a accusé les cinq membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) de « passivité ». En mars 2005, le Conseil de sécurité avait saisi la Cpi pour les crimes commis au Darfour, région de l’ouest du Soudan plongée dans une crise sans fin depuis 2003, mais près de dix ans plus tard, aucun des mandats d’arrêt, dont ceux émis contre le président soudanais, Omar Al-Bachir, n’a été exécuté. «Compte tenu de la passivité du Conseil de sécurité et du manque de ressources dont dispose mon bureau pour mener à bien ses investigations, a déclaré Fatou Bensouda, je n’ai plus d’autre choix que de mettre entre parenthèses mes activités d’enquête au Darfour.»

Soudan : Le Président Béchir se félicite de l’échec de la Cpi

2015-01-04, Numéro 351

Le Président s'est félicité de la décision de la Cpi de suspendre des enquêtes sur les crimes de guerre commis dans la région du Darfour. Inculpé pour crimes contre l’humanité et génocide en 2009, Omar El Béchir affirme que la Cpi a echoué dans ce qu'il a qualifié de tentative pour humilier son pays. La Cpi poursuivait également le ministre de la Défense, le ministre de l’Intérieur et le chef d’une milice. Mais selon Richard Dicker de l'organisation Human Rights Watch, le président soudanais n'a pas bien saisi le message : "Plutôt que de se résigner à la défaite, je pense qu’elle a en fait lancé un défi au Conseil de sécurité, qu’il doit s’impliquer et l’aider dans l’arrestation et la reddition d’Omar El Béchir et des autres accusés, pour un procès juste à la Cour Pénale Internationale."

Tanzanie : Une fillette albinos enlevée, quatre personnes arrêtées, dont son père

2015-01-04, Numéro 351

La police tanzanienne a affirmé le 31 décembre, avoir appréhendé quatre personnes après l'enlèvement, dans le nord du pays, d'une fillette albinos dont le sort reste inconnu. Pendo Emmanuelle Nundi, 4 ans, a été enlevée au domicile de son père dans le district de Kwimba (région de Mwanza) par des inconnus armés de machettes qui avaient auparavant neutralisé son père. Une experte du bureau des droits de l'Homme de l'ONU, Alicia Londono, a lié la recrudescence des attaques contre les albinos enregistrée en Tanzanie depuis début 2013 à l'approche des élections générales prévues en octobre 2015, qui pousse certains hommes politiques à faire appel aux sorciers dans l'espoir d'être élus.

Burundi : Un expert onusien fustige les pressions contre la société civile

2014-11-30, Numéro 349

Les défenseurs des droits humains du Burundi sont assimilés à des opposants politiques par le gouvernement burundais, a déploré Michel Forst, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits de l'homme. Dans un communiqué publié à l'issue d'une visite au Burundi, il souligne que les membres de la société civile dans le pays « vivent dans un environnement souvent difficile où ils font face à des graves obstacles qui peuvent s'apparenter à des violations de leurs droits et libertés fondamentaux ainsi qu'à leur droit légitime de promouvoir et protéger les droits de l'homme». M. Forst a évoqué notamment «des menaces et des campagnes de diffamation dans certains média». Ils seraient également confrontés à « de très nombreux cas de menaces physiques, appels téléphoniques anonymes, agressions, arrestations arbitraires, et harcèlement judiciaire».

Cameroun : Colère des pygmées Baka

2014-11-30, Numéro 349

L'organisation de défense des droits, Survival International, affirme que les pygmées du groupe ethnique Baka ont exhorté le Fonds mondial pour la nature (Wwf), à cesser de financer des activités anti-braconnage dans les forêts camerounaises. Dans une lettre adressée au Fonds, les Baka accusent les équipes anti-braconnage d’arrêter, de les battre et de les torturer au nom de la conservation de la nature. Ils soutiennent aussi que certains membres de leur ethnie sont morts à la suite de ces traitements.

Egypte : 78 manifestants pro-Morsi mineurs condamnés

2014-11-30, Numéro 349

Soixante-dix-huit mineurs ont été condamnés mercredi 26 novembre en Egypte à 2 à 5 ans de prison pour "appartenance à une organisation terroriste" parce qu'ils avaient manifesté pour réclamer le retour du président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l'armée en 2013. Le nouveau pouvoir égyptien est régulièrement accusé par les organisations internationales de bafouer les Droits de l'homme depuis qu'une implacable et sanglante répression s'est abattue sur les partisans de M. Morsi. Les adolescents, des garçons âgés de 13 à 17 ans, ont été condamnés en appel.

Egypte : Peines de prison confirmées en appel pour 85 étudiants

2014-11-30, Numéro 349

Une Cour d’appel égyptienne a confirmé dimanche 23 novembre, des peines allant jusqu’à cinq ans de prison pour au moins 85 étudiants condamnés pour manifestations illégales et vandalisme lors de manifestations de soutien au président islamiste destitué Mohamed Morsi. Plusieurs centaines d’étudiants ont été jugés pour des violences dans les campus, bastions des partisans de M. Morsi, écarté par l’armée en juillet 2013.

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